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COSTANZA IN CIMENTO COLLA CRU

DELTÀ , opéra italien , musique de Aresti, représenté à Venise en 1712.

COSTANZA IN TRIONFO (la), opéra italien, musique de Ziani, représenté àVeniseen 1696.

COSTANZA IN TRIONFO (la) , opéra italien, musique de Peli, représenté à Munich en 1737.

COSTANZA TRIONFANTE (la), opéra italien, musique de Partenio , représenté à Venise en 1673.

COSTANZA TRIONFANTE (la), opéra italien , musique de Vivaldi , représenté au théâtre San-Mosè de Venise en 1716.

COSTANZA VINCE IL DESTINO (la), opéra italien, musique de Pignati , représenté an théâtre San-Giovanni et San-Paolo, à Ve-

* cotorra (la), zarzuela en un acte, paroles de Luis Olona, musique de Joaquin Gaztambide, représentée au théâtre du Cirque, à Madrid, le 26 avril 1853.

* COUCOU (le), opéra-comique en un acte, paroles de Sewrin, musique de Jadin, représenté au théâtre Montansier en 1798.

COUP DE PISTOLET (le) , opéra-comique en un acte, musique de Peellaert, représenté à Bruxelles dans le mois de mai 1836.

COUPE ENCHANTÉE (la), opéra-comique en deux actes, musique de Th. Radoux; représenté au théâtre de la Monnaie, à Bruxelles, le 16 janvier 1872. On a reproché à cet ouvrage de manquer de caractère dramatique, M. Radoux, directeur du conservatoire de Liège, a été plus heureux comme compositeur de musique sacrée.

* coupe et les lèvres (la), opéra en cinq actes, paroles de M. Ernest d'Hervilly d'après Alfred de Musset, musique de M. Gustave Canoby, représenté à Rouen, sur le théâtre des Arts, le 3 mai 1890. Cet ouvrage distingué avait été présenté par ses auteurs au concours ouvert au Théâtre-Lyrique et classé par le jury d'une façon très favorable. Fort bien accueilli par le public rouennais, il arriva malheureusement à la fin d'une saison, ce qui ne lui permit d'être joué qu'un petit nombre de fois.

COUPE DU ROI DE THULÉ (la), opéra en trois actes et quatre tableaux, livret de MM. Louis Gallet et Edouard Blau, musique de M. Eugène Diaz, représenté au théâtre national de l'Opéra le 10 janvier 1873.

Cet ouvrage a été couronné au concours ouvert par le ministre des beaux-arts en 1867. Je ne sais où les membres du jury avaient l'esprit le jour ou ils ont imposé aux musiciens un livret aussi peu scénique et conçu sur une donnée aussi bizarre que celle de la Coupe du roi de Thulé. Ce titre, pris à la chanson que Marguerite fredonne dans le Faust de Gœthe, et dont MM. Barbier et Gounod ont fait une ballade intéressante dans leur opéra de Faust, a servi de prétexte pour imaginer un poème d'un caractère moitié germain, moitié Scandinave, qui n'est ni franchement mythologique, ni soumis aux conditions de l'existence humaine, où l'humanité se trouve en communauté d'action avec des divinités marines. Ce livret n'est ni chair ni poisson. Le spectateur est transporté de l'intérieur d'un palais dans le sein des flots. C'est un opéra amphibie. Comme on va le voir dans une courte analyse, les auteurs eussent pu éviter les inconvénients de cette impression vague et double en prenant le parti d'idéaliser davantage l'action humaine et de ne pas introduire dans des tableaux poétiques qui ne manquent pas de charme des scènes réalistes, des idées trop modernes et des allusions fréquentes aux émotions flottantes du forum populaire.

Cette coupe du roi de Thulé, d'accessoire purement symbolique qu'elle était, est deve-

COUP

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nue une coupe enchantée à la possession de laquelle le pouvoir est attaché. Le vieux roi de l'île de Thulé meurt et lègue cette coupe à PaddDck, son bouffon, de préférence à Angus, son ministre, avec l'injonction de la donner au plus digne, absolument comme Alexandre le Grand avait fait remettre son anneau royal. Paddock, qui, tout bouffon qu'il est, est chargé detre dans la pièce l'organe de la morale, comme Triboulet dans le Moi s'amuse, et beaucoup d'autres qui valaient moins encore que lui dans une foule d'ouvrages dramatiques, Paddock donne une leçon aux courtisans et jette la coupe à la mer. La belle Myrrha, la complice d'Angus, et qui espérait régner, partage plus que tous la fureur générale et promet son amour à qui lui rapportera cette coupe précieuse. Myrrha exerce sur tous un charme de séduction irrésistible. Le vieux roi est mort de douleur de n'avoir pu triompher de son indifférence. Un jeune pêcheur, Yorick, qui en est amoureux en secret, saisit l'occasion qui lui est offerte de prouver sa passion à Myrrha.

Sans la coupe, présent de la reine des ondes, La légende le dit, nul ne triomphera!

Ce talisman perdu sous les vagues profondes, Ah! mon amour à qui me le rapportera I

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