CRISPUS, CONSTANT1NI MAGNI FILIUS
drame, musique de Eberlin (Jean). Cette partition a été exécutée par les étudiants du couvent des Bénédictins de Salzbourg, le 31 août et le 2 septembre 1757.
* CRISTIANA (la), drame lyrique, musique de Nicola De Giosa, resté inédit. Cet ouvrage avait été écrit par son auteur pour le théâtre de la Fenice, de Venise, où il devait être représenté en 1858. J'ignore par suite de quelles circonstances il ne put paraître sur ce théâtre, et surtout comment il se fait que De Giosa ne l'ait jamais fait jouer ailleurs.
CRISTINA pi SVEZIA, opéra italien, musique de Nini, représenté à Gênes en 1840.
CRISTINA Dl SVEZIA, opéra italien, musique de Lillo, représenté à Naples en 1841.
CRISTINA Dl SVEZIA , opéra italien, musique de Thalberg. Date de repr. inconnue.
* CRISTINA Dl SVEZIA, opéra sérieux, musique de Paolo Fabrizi, représenté à Spolète en 1844.
* CRISTOBAL COLON, drame lyrique, musique de M. Francisco Vidal y Careta, représenté sur le théâtre du Liceo de Barcelone en septembre 1892, à l'occasion des fêtes du centenaire de Christophe Colomb. Cet ouvrage subit une chute lamentable.
* CRISTOFORO COLOMBO, opéra italien, musique de Mlle Casella, représenté à Nice en 1865.
* CRISTOFORO COLOMBO, opéra sérieux, musique posthume de C. Marcora, représenté à Bahia en 1869.
* CRISTOFORO COLOMBO, opéra sérieux, musique de MM. Penco et Bignami, représenté à Gênes en 1883.
* CRISTOFORO COLOMBO, drame lyrique en quatre actes et un épilogue, musique de M. le baron Alberto Franchetti, représenté à Gênes, sur le théâtre Carlo-Felice, à l'occasion des fêtes du centenaire de Christophe Colomb, le 6 octobre 1892. Cet ouvrage avait été commandé au compositeur par la municipalité de Gênes, qui voulait, par sa représentation, compléter l'éclat des fêtes superbes qu'elle préparait pour solenniser le souvenir et la gloire de l'illustre navigateur.
CRITICA teatrale (la), opéra italien, musique de Astaritta, représenté à Rome vers 1775.
CROCIATO IN egitto (il) , opéra héroï-
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que, paroles de Rossi, musique de Meyerbeer, représenté à la Fenice, à Venise, en 1824. Cet ouvrage appartient à la première manière tout italienne du maître. Il lui valut les rodomontades de son ami "Weber. C'est dans le Crociato que se révèle le génie musical de Meyerbeer. A travers les formules et le style imité de Rossini, on distingue des conceptions harmoniques puissantes et variées.
Nous ne parlons pas du chœur des croisés qui est devenu populaire, non pas de cette popularité digne et enviable des chœurs des chasseurs à! Euryanthe et de Freyschûtz, mais de la vulgarité des vaudevilles de Scribe. Mais nous rappellerons surtout l'air magnifique de soprano : Ah! corne rapida, qui serait un chef-d'œuvre si la musique de la strette convenait à la situation et aux émotions du cœur d'une mère.
CROCIATI IN PTOLEMAÏDE (i), Opéra
italien, musique de J. Pacini, représenté à Trieste vers 1827.
CROISADE (la), opéra historique anglais, musique de Shield , représenté à Covent- Garden en 1790.
croisade DES DAMES (la), opéra-comique en un acte, paroles française de M. Victor Wilder, musique de Franz Schubert, représenté pour la première fois à Paris, sur le théâtre des Fantaisies-Parisiennes, le 3 février 1868. Ce ne sera pas un des moindres titres de M. Martinet au souvenir des amis des arts , que d'avoir fait représenter pour la première fois en France ce petit chef-d'œuvre de l'auteur du Roi des Aulnes. La Croisade des dames a porté originairement le titre de la Guerre domestique ou les Conjurés. (V. la Guerre domestique.) Le sujet a pu être suggéré par la pièce d'Aristophane, intitulée : Lysistrata; mais on n'y remarque aucune trace des obscénités qui rendent illisible la comédie de l'auteur grec. De braves chevaliers reviennent de la croisade. Les châtelaines, irritées par la longue absence de leurs maris, complotent de se venger en les déconcertant par la froideur de leur accueil; mais plusieurs des conjurées trahissent en secret leur serment, et la réconciliation devient bientôt générale. L'ouverture, quoique peu développée, est une page magistrale. Schubert est, à notre avis, supérieur à la plupart des compositeurs allemands dans l'art d'écrire pour les voix. Les chœurs, dans ce petit opéra, ont une sonorité magnifique. Belle harmonie au service d'idées originales, des formes variées d'accompagnement, un
sentiment poétique et toujours conforme aux règles du goût le plus pur, telles sont les qualités maîtresses de François Schubert. On les retrouve toutes dans son petit opéra. Nous recommandons aux amateurs, dans l'édition française publiée par M. Gérard, la lecture du délicieux lieder : Hélas! verrai-je encore, du morceau d'ensemble : Seigneurs, dans vos domaines, l'ariette du baron Thrasybule : Pour toi, j'ai souffert, et le finale. Cet ouvrage a été chanté par Geraizer, Laurent, Masson, Guyard, Mme* Decroix, Arnaud, Vois et Deneux.
CROISÉE (la), opéra en deux actes, musique de Cambini (Jean- Joseph), représenté au théâtre des Beaujolais en 1785.
CROISÉS (les), mélodrame de Kotzebue, musique de Reichardt , représenté en Allemagne en 1809. La partition écrite par Reichardt pour ce mélodrame comprenait une ouverture, une marche pour orchestre et plusieurs chœurs d'un bon effet.
CROISÉS (les), opéra allemand, musique de Spohr, représenté à Berlin en 1845 avec un grand succès. Meyerbeer estimait beaucoup cette partition de l'auteur de Faust.
CROISÉS (les) [the Crusaders] ou LE VIEUX DE LA MONTAGNE, opéra anglais en trois actes , livret de M. de Saint-Georges, musique de Benedict , représenté à Londres, au théâtre de Drury-Lane, en 1846, et à Munich en 1853. Cet ouvrage a eu du succès en Angleterre, où le compositeur occupe depuis de longues années une haute position musicale.
CROIX DE DIAMANTS , opéra danois , paroles de M. Thomas Overskou , musique de M. Saloman , représenté à Copenhague le 20 mars 1847. Le style de cet ouvrage est sévère, l'instrumentation travaillée. La partie mélodique est faible et manque d'invention. Les interprètes principaux, Mlle Tuczek et Kraus , ont fait valoir cet ouvrage et y ont obtenu un grand succès , tant à Copenhague qu'au théâtre Royal de Berlin, où la Croix de diamants (Das Diamant-Kreuz) ne tarda pas à être représentée. Les ouvrages du compositeur danois lui valurent une certaine réputation dans le nord de l'Europe , en Suède et jusqu'en Finlande. Le livret de Overskou offre une action intéressante et dramatique.
CROIX DE FEU (la), opéra allemand, musique de Payer, représenté à Vienne vers
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* CROIX DE JEANNETTE (la), opéra-COmique en un acte, paroles de M. Maurice Bouquet, musique de M. Hugh-Cass, représenté au Grand-Théâtre de Marseille le 17 janvier 1865. M. Hugh-Cass était alors chef d'orchestre au Casino de Marseille.
croix DE L'ALCADE (la), opéra-bouffe en. trois actes, livret de MM. Vast-Ricouard et Favin, musique de M. Henri Perry, représenté au théâtre des Fantaisies-Parisiennes le 29 août 1878. La pièce repose sur l'invention fantaisiste d'un édit assez désagréable pour les maris trompés, qui ordonnait de tracer une croix sur la porte de leur demeure. Le promoteur de cette ordonnance devait nécessairement subir la peine du talion. Une Espagnole fort délurée, la sefiora Dolorès, se charge de faire afficher la sentence à la porte de l'alcade. Des incidents plus burlesques que comiques émaillent cel ouvrage qui n'est qu'une opérette. La musique se recommande plus particulièrement par la correction que par l'originalité. Cependant il y a beaucoup de naturel dans l'expression des scènes ; les couplets de Dolorès . Me prends-tu pour une novice, ont de la rondeur ; ceux de Rosita : Ah ! papa, pitié pour moi! de la gentillesse; le duo de Rosita et Pablo, du naturel. La valse et le boléro du troisième acte ont assez d'entrain; mais le meilleur morceau de la partition est le menuet en fa exécuté pendant le premier entr'acte. Il est traité avec goût et a du caractère. C'est un joli hors-d'œuvre qui repose l'auditeur des vulgarités de l'ouvrage. Distribution :• Pablo, M"" Rose Mérys ; Rosita, M"« Maria Thève ; Gertrude, Mile J. Dalby ; Dolorès, Mmo Julian; don Antonio, don Bartholomé, Rolando, José, MM. Soto, Caillât, Bonnet, Sujol.
* CROIX DE MA MÈRE (la), opérette en un acte, paroles de M. Edouard Varney, musique de M. Lafaye, représentée à Périgueux en 1864 ou 1865.
CROIX DE MARIE (la), opéra-comique en trois actes , paroles de MM. Lockroy et Dennery, musique de M. Aimé Maillart , représenté à l'Opéra-Comique le 19 juillet 1852.
CROIX D'OR (la), opéra-comique allemand, livret de Mosenthal, tiré du vaudeville français : Catherirne ou la Croix d'or, de Brazier et Mélesville, musique de Ignaz Brull, représenté à l'Opéra de Berlin ea décembre 1875. Cet ouvrage a obtenu un très grand succès.