DION
déclamation creuse où le compositeur semble avoir pris à tâche d'accumuler sans raison les duretés harmoniques les plus cruelles, les heurts d'instruments les plus fâcheux, sans souci des oreilles de ses auditeurs et surtout des règles les plus élémentaires de la grammaire musicale. En revenant à Shakspeare, premier inspirateur de cette œuvre manquée, on peut dire qu'il y a là dedans beaucoup de bruit pour rien. La seule page vraiment intéressante de la partition est un fort joli mélodrame qui souligne, au second acte, le moment où Dinah se prépare au sommeil. Cela est vraiment musical et d'un très heureux sentiment. Pourquoi faut-il que ce soit si court ! L'ouvrage était joué par Mlles Marcolini (Dinah) et Lambrecht (Flora), MM. Engel (Mentano), Manoury (Pachimo) et Robert Lafon (Philario).
* DINER DE MADELON (le), opéra-comique en un acte, livret tiré du vaudeville de Désaugiers, musique de Charles Lemanissier, représenté à la Rochelle en mars 1859.
* DINER DE MADELON (le), opéra-comique en un acte, d'après l'ancien vaudeville de Désaugïers, musique de M. Lefèvre, représenté au théâtre de la Monnaie de Bruxelles le 6 mars 1888.
* DINER DE MADELON (le), opéra-comique en un acte, adaptation lyrique du vieux vaudeville de Désaugiers par M. d'Aubran, musique de M. A. Charles, représenté à Nantes en février 1894.
* dîner DE pierrot (le), opéra-comique en un acte, paroles de M. Millanvoye (et de M. Truffier, de la Comédie-Française), musique de M. Ch.-L. Hess, représenté à l'Opéra- Comiquele25 septembre i893.Cepetitouvrage n'est que l'adaptation lyrique d'une gentille comédie en un acte qui, jouée d'abord à l'Odéon par M. Porel et Mlle Chartier, était passée ensuite au répertoire de la Comédie française, où elle avait pour interprètes M. Berr et MHe Ludwig. C'est un badinage aimable, sans grande consistance, qui vaut surtout par la grâce de la forme et la finesse des détails. La partition que M. Hess, pour son début scénique, a juxtaposée sur cette saynète, n'est peut-être pas d'une grande abondance mélodique, mais elle est écrite avec soin, avec distinction, et orchestrée d'une façon délicate et fine. Elle débute de la façon la plus heureuse par une petite ouverture charmante, vive et fringante, d'un Style un peu rococo, dans laquelle les violons
font merveille, et qui ajuste la sonorité et'les proportions voulues. Mais ce n'est pas là le seul morceau à signaler ; il faut tirer de pair aussi la jolie romance de Colombine : Autrefois par les soirs de lune... qui est d'un tour plein de grâce et de mélancolie, le gentil duo des époux, les couplets alertes de Colombine : Enfin, voici l'heure, la chanson du vin, dont le rythme très franc est bien accompagné par les pizzicati des violons, et surtout le madrigal plein de grâce de Pierrot : Tls sont si bleus, vos grands yeux ! qui est d'un sentiment tout à fait pénétrant. Tout cela est bien venu, bien conçu, dans la note juste et dans la juste mesure, sans qu'on puisse reprocher au compositeur un écart ou un excès. Il y avait longtemps qu'on n'avait vu àl'Opéra-Comique un petit acte aussi gentiment troussé. Celui-ci était joué à souhait et d'une façon délicieuse par M. Périer et Mme Molé-Truffier.
* DINEROS DEL SACRISTAN (LOS), zarzuela en un acte, musique de M. Fernandez Caballero, représentée au Tivoli de Barcelone en juin 1894.
dioclete, opéra italien, musique de Orgiani, représenté au théâtre San-Angelo, à Venise, en 1687.
DIOCLÉTIEN, opéra, musique de Franck (Jean-Wolfgang), repr. à Hambourg en 1682.
DIOCLÉTIEN OU LE PROPHÈTE, opéra anglais, musique de Purcell, représenté à Londres en 1690.
DIOCLEZIANO, opéra italien , musique de C. Pallavicino , représenté à Venise en 1674.
DIOGÈNE, opéra allemand, musique de Conradi (Jean-Georges) , représenté à Hambourg en 1691.
DIOGÈne ET ALEXANDRE, opéra en trois actes, musique de Grétry (non représenté).
diomede, opéra italien, musique de Novi, représenté en Italie vers le commencement du xvnie siècle.
DIOMÈDE, tragédie lyrique en cinq actes, avec un prologue, paroles de Laserre, musique de Bertin, représentée par l'Académie royale de musique le lundi 28 avril 1710. Le personnage de Diomède fut chanté par Thévenard.
DIOMEDE PUNITO DA ALCIDE, opéra italien, musique de Albinoni,rep.àRomeeni70l.
DIONISIO, opéra italien, musique de Partenio, représenté à Venise en 1681.