LE DOCTEUR OX
Sachez donc, ô chers inférieurs, Que vous péririez dans la gêne Sans les talents bien supérieurs jDu docteur Ox.
Et puis d'Ygènel Sans Ox, Ygène (bis), Que deviendrait l'espèce humaine?
Le bourgmestre Van Tricasse promet au docteur la main de sa fille ; mais une Circassienne, Prascovia, que le docteur avait séduite, survient avec une troupe de bohémiens, fait manquer les expériences du docteur, le brouille avec Van Tricasse et l'oblige à tenir sa promesse et à l'épouser. Ce canevas est bien faible et la musique l'est aussi. La scène dans laquelle le gaz produit par le docteur excite toute la population, échauffe les têtes et trouble les cerveaux des habitants de Quiquendone n'est pas amusante. On commence, un peu tard à mon avis, à se lasser des agencements grotesques de syllabes inventés par M. Offenbach, tels que les habitants de Qui, de Qui, de Quiquendone, et d'entendre chanter dans un chœur les mots trente fois répétés : Le thé bout, le thé bout ; comme aussi de subir un chant développé sur le mot Thesaurochrysonicochrysidès. Les seuls morceaux qui aient quelque originalité dans cet ouvrage sont la légende de la Guzla, les couplets du docteur Ox : Je suis ému par vos souhaits, la Marche bohémienne, chantée par Prascovia, ainsi que les couplets : Tout s'éveille dans la nature, dans le premier acte; dans le second, le duo flamand de Prascovia et du docteur Ox. Chanté par MM. Dupuis, Pradeau, Léonce, Baron; Mmes Judic, A. Duval, Angèle, , Baumaine, etc.
DOCTEUR PYRAMIDE (le), opéra-comique en un acte, livret de MM. L. Braud et Jala-
bert, musique de M. Haring, représenté à Toulouse en janvier 1877.
docteur rose (le), opéra-bouffe en trois actes et quatre tableaux, paroles d'Emile de Najac, musique de Ricci, représenté au théâtre des Bouffes-Parisiens le 18 février 1872. La pièce offre bien peu d'intérêt à cause surtout de son invraisemblance. Le docteur Rose a la spécialité des résurrections. Il tue les malades, mais il les ressuscite. Un ténor de théâtre, nommé Zeroli, est le bourreau des cœurs sensibles, à Venise. Il délaisse sa camarade, la Gardinella, pour courir de belle en belle. Il s'introduit même dans le palais du doge, qui le surprend et le condamne à être pendu. Zeroli se prépare à devancer l'exécution de la sentence; mais, au moment où il va se passer la corde au cou, la jolie pupille du docteur Rose s'attendrit sur son sort, au point de le cacher dans sa gondole et de le faire passer pour mort. Le docteur Rose, chez qui Zeroli a été transporté, s'imagine qu'il le rend à la vie. Mais le séducteur de la dogaresse n'a garde de se montrer, et le docteur est contraint de l'héberger, quoiqu'il fasse la cour à sa pupille. Par bonheur, il découvre en lui un fils qu'il a eu dans sa jeunesse et consent à son mariage. La musique est agréable et aurait obtenu du succès si la pièce eût été mieux faite. Elle est bien inférieure à celle de Crispino e la Comare, à celle d'Une folie à Rome ; mais les mélodies sont gaies, facilement écrites, et l'entente de la scène s'unit à une verve incontestable. Je citerai, dans le premier acte, le finale : Il est mort ; dans le second, le trio, et, dans le troisième, qui est de beaucoup le meilleur, une charmante romance et un bon trio bouffe. Le rôle du ténor Zeroli a été écrit pour une voix de soprano, ce qui est singulier et même absurde ; c'est Mme Peschard qui a joué ce rôle travesti. Les autres ont été joués par Désiré, Berthelier, Mlles Fonti, Bonelli, Peyron et Mme Thierret.
DOCTEUR SANGRADO (le), opéra-comique en un acte, paroles d'Anseaume, musique de Duni et Laruette, représenté à l'Opéra-Comique le 13 février 1758.
* DOCTEUR VIEUXTEMPS (le), opérette, musique de M. Jules Goetinck, représentée à Bruges en janvier 1886. Le compositeur s'est servi sans façon du livret que l'excellent chansonnier Gustave Nadaud avait écrit pour