DOM
lui et dont il avait composé lui-même la musique.
• docteur vieuxtemps (le), opérette de salon en un acte, paroles et musique de Gustave Nadaud, publiée chez l'éditeur Heugel.
* dodicï tabarri (i), opéra-bouffe, musique de Giuseppe Curci, représenté à Naples, sur le théâtre du Fondo, en 1834.
doje lettere (le), opéra buffa, en dialecte napolitain, musique de Vinci, représenté au théâtre de Fiorentini, à Naples, en
DOKTOR UND APOTHEKER (dEE) [le Médecin et l'Apothicaire], opéra allemand, musique de Ditters, représenté à Vienne en 1786.
DOLORES, opéra italien, musique de Auteri-Manzocchi , représenté d'abord à Florence, puis au théâtre dal Verme de Milan, en juin 1875. La partition de ce jeune compositeur sicilien a été très applaudie.
* DOLORES (la), opéra espagnol en trois actes, paroles de M. José Félin, musique de M. Tomas Breton, représenté à Madrid, sur le théâtre de la Zarzuela, en mars 1895. Une parodie de cet ouvrage, intiutlée Delores.... de cabeza o el colegial atvevido, paroles de M. Granés, musique de M. Arnedo, a été jouée peu après sur le théâtre Apolo, de Madrid.
* DOM MENDOCE OU LE TUTEUR PORTU- GAIS, opéra-comique en un acte, paroles de ***, musique de Romberg , représenté à l'Opéra-Comique le 15 février 1802.
DOM SÉBASTIEN DE PORTUGAL, opéra en cinq actes, paroles de Scribe, musique de Donizetti, représenté à l'Académie royale de musique le 13 novembre 1843. Cette partition, pleine de vie, de chaleur et de grâce, a été enterrée par Scribe dans un poème lugubre, absurde, monotone. Le premier acte se passe à Lisbonne. Le roi dom Sébastien va s'embarquer pour une expédition aventureuse en Afrique, laissant son royaume à la merci de ses ennemis, dom Antonio et dom Juan de Silva. Le poète Camoëns sollicite la faveur d'accompagner le roi et en même temps la grâce d'une captive africaine qu'on nomme Zaïda. Au second acte, on est en Afrique; Zaïda, rendue à son père, le gouverneur de Fez , repousse l'amour d'Abayaldos, chef d'une tribu. Les indigènes se préparent à combattre les Portugais. Dans un autre tableau , dom Sébastien, vaincu,
blessé, va être massacré, lorsqu'un de ses officiers, dom Enrique, se donne pour le roi et tombe frappé à sa place. Mais ce n'est pas assez d'un seul dévouement ; Zaïda , par reconnaissance, s'interpose encore entre le roi et Abayaldos , et échange , contre un hymen qu'elle déteste, la vie et la liberté de dom Sébastien.
Quelle musique, fût-elle céleste, résisterait à des situations aussi ridicules? Au troisième acte, Scribe fait assister le public de l'Opéra et dom Sébastien lui-même au convoi funèbre du roi de Portugal , qu'on croit mort , et qui, malgré le témoignage de Camoëns, ne peut se faire reconnaître. On passe du spectacle des pompes funèbres à celui du tribunal de l'inquisition. Zaïda déclare que dom Sébastien a été sauvé par elle ; elle est accusée d'adultère par Abayaldos , qui les fait condamner tous deux à être brûlés. Enfin le cinquième acte arrive et représente dom Sébastien et Zaïda cherchant à s'évader de leur prison, aidés par le fidèle Camoëns (quel rôle singulier Scribe fait jouer à l'auteur des Lusiades!). Ils confient leur salut à une échelle de corde; lorsqu'ils s'y sont engagés, des soldats coupent les cordes et les malheureux tombent dans la mer. Abayaldos ajoute encore à l'effet de ce dénoùment en leur tirant des coups de fusil au jugé ; la toile tombe. Nous nous sommes résigné à donner cette analyse dans le but de dégager la responsabilité du compositeur et de faire attribuer au seul librettiste la chute de l'ouvrage. L'introduction fait entendre un fragment de la marche funèbre. La cavatine chantée par Camoëns : Soldats, j'ai cherché la victoire, est le morceau le plus saillant du premier acte. Dans le second se trouve un bon duo pour soprano et ténor, et la romance que Duprez a rendue célèbre : Seul sur la terre. Le troisième acte renferme la mélodie si mélancolique, si expressive, chantée par Baroilhet : O Lisbonne, ô ma patrie! si le duo pathétique entre le roi et Camoëns: C'est un soldat qui revient de la guerre. Au point de vue de la haute critique musicale , la scène de l'inquisition, au quatrième acte, a toujours passé pour un chef-d'œuvre qu'on peut comparer aux beaux ensembles de Lucia et de Poliuto. Nous avons hâte d'arriver au cinquième acte pour signaler le duo de la prison, et cette ravissante barcarolle, Pêcheur de la rive, chantée avec tant de goût par Baroilhet. Lo rôle de Zaïda fut un des meilleurs de Mme stoltz. Celui d'Abayaldos a été joué par Massol. Cette partition est considérable.