DON CARLOS OU LA BELLE INVISIBLE
opéra , musique de Duplessis ( le chevalier Lenoir) , représenté sur le petit théâtre des Elèves de l'Opéra de Paris en 1780.
DON CARLOS , opéra-comique en un acte , paroles de Léger et du Tremblay, musique de Deshayes, représenté au théâtre de l'Opéra- Comique le il janvier 1800.
* DON CARLOS, opéra, musique d'Eugène Nordal, représenté à Linz en 1843.
DON CARLOS, opéra, musique de Costa (Michel), repr, à Londres le 29 juin 1844.
DON CARLOS , opéra italien , musique de Vincenzo Moscuzza, représenté au théâtre Saint-Charles, à Naples, le 25 mai 1862.
DON CARLOS, opéra en cinq actes, livret de Méry et Camille du Locle, musique de M. Verdi, représenté à l'Opéra le il mars 1867. On a généralement remarqué que, dans cet ouvrage , M. Verdi avait modifié son style , qu'il avait cherché à se plier au goût français ; et là-dessus on s'est lancé dans des théories auxquelles probablement le maître lombard n'a jamais pensé. On a semblé oublier qu'il n'avait écrit qu'une seule fois pour notre scène, et il y a longtemps : c'était son opéra des Vêpres siciliennes. Celui de Jérusalem n'était qu'un arrangement. Dans l'espace de douze années, il est bien naturel de penser que M. Verdi, dont les relations avec nos théâtres sont constantes , a dû acquérir une connaissance plus parfaite de notre langue, une expérience plus sûre du public français. Il n'a nullement modifié son tempérament artistique ; seulement il a composé sur des paroles françaises, et conséquemment la déclamation , les effets scéniques auxquels la bonne accentuation du texte n'est pas étrangère, la diction lyrique, tout cela est plus frappant de vérité, plus saisissant que dans les autres ouvrages dont la traduction , quelque habile qu'elle soit, ne peut que dissimuler les qualités de cette nature. Les fragments les plus beaux de cet ouvrage de M. Verdi sont la cavatine du marquis de Posa, la scène du troisième acte, dans laquelle l'infant Carlos embrasse la cause des députés flamands , l'air de Philippe II:
Je dormirai sous ces voûtes de pierre, plein d'une sombre mélancolie, et l'air de la princesse d'Eboli. Don Carlos est l'œuvre d'un grand musicien; mais il y a des longueurs, peu de variété, et moins de mélodie que dans les autres ouvrages du maître. En outre, la pièce, quoique empruntée au drame de Schiller, est d'un ennui mortel et n'offre au public que des impressions pénibles et désagréables.
Voici la distribution de cet ouvrage : Philippe II, Obin; don Carlos, Morère; le marquis de Posa, Faure ; le grand inquisiteur Belval; un moine, David ; Elisabeth de Valois, M«>c Sass; la princesse Epoli, Mme Gueymard; un page, M'ie Levieilli.
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C'est à l'occasion de l'Exposition universelle que la direction de l'Opéra avait invité M. Verdi à écrire Don Carlos. Malgré son admirable interprétation, le succès de l'ouvrage ne répondit pas à l'attente générale et se borna à une série de quarante-trois représentations. Don Carlos n'a jamais été repris. DON CÉSAR DE BAZAN , opéra - comique en trois actes et quatre tableaux, livret de MM. Dennery, Dumanoir et Chantepie, musique de M. J. Massenet; représenté à l'Opéra - Comique le 30 novembre
Le sujet de cet opéra est emprunté à un drame en cinq actes et en prose, écrit par les mêmes auteurs et représenté au théâtre de la Porte-Saint-Martin en 1844. A une époque où le romantisme était encore en faveur, où Frederick Lemaître était le Talma du boulevard, les personnages du drame de Victor Hugo, Buy Blas, Maritana, Don César de Bazan devinrent assez facilement célèbres. Wallace, le compositeur irlandais, a même fait preuve d'un rare mérite dans son opéra de Maritana (voyez ce mot). Il me semble que c'était assez d'honneur pour cet hidalgo dépenaillé. D'ailleurs, le sujet n'est pas lyrique. L'œuvre littéraire, débarrassée de ses tirades et de ses récits descriptifs , n'offre que peu d'incidents dramatiques; l'action est pauvre et les épisodes dépourvus de cette sensibilité qui est la principale source de l'inspiration chez le compositeur. La musique de cet ouvrage est plutôt symphonique que dramatique ; la partie vocale est sacrifiée à des effets harmoniques ou rythmiques qui lui ôtent souvent toute expression et tout caractère. Le coloris instrumental est la faculté maîtresse du compositeur. Les idées sont rares, l'inspiration dramatique peu naturelle. Tout ce que le sujet renfermait de motifs pittoresques, au point de vue littéraire, a été exploité par le musicien ; ce procédé est plus ingénieux qu'efficace dans un opéra. Beaucoup de nos compositeurs, égarés par l'enseignement qui leur a été donné et par les exemples de leurs maîtres, se sont fait une idée erronée de la musique dramatique. Ils y ont fait une part trop grande au genre descriptif. Ce qui est admirablement à sa place dans les symphonies de Beethoven et dans les Saisons d'Haydn est un hors-d'œuvre dans un opéra où l'action, la passion et la sensibilité doivent dominer. Cela me fait l'effet du concert qui précède le bal. Les jeunes danseuses n'écoutent pas
et trépignent d'impatience. Elles sont dans leur droit. Motifs espagnols, fandangos, boléros, sévillanes, séguidilles, sont traités avec beaucoup de science et de talent. Mais à peine trouve-t-on dans cet ouvrage, en trois actes, quatre ou cinq mélodies qui captivent ; et encore il n'y en a aucune qui soit complète, qui ait un commencement, un milieu et une fin, tant l'auteur paraît avoir horreur de la cavatine, dont les jeunes musiciens s'éloignent comme d'une vipère. Qu'ils se rassurent; elle ne leur fera jamais de mal. On a remarqué l'introduction, le premier entr'acte, une berceuse fort jolie: Dors, ami, dors, et que les songes t'apportent leurs riants mensonges ; la scène de la mariée dans laquelle l'orgue et les effets de cloches produisent un effet charmant, et un trio assez dramatique. Cet opéra-comique a été chanté par Bouhy, Lhérie, Neveu, Mme Galli-Marié et Mlle Priola.
* DON CÉSAR DE BAZAN, opéra, musique de Grégoire Lyschine, représenté en Russie aux environs de 1880.
* DON CESARE DI BAZAN, drame lyrique en quatre actes, paroles de M. Luigi Scalchi, musique de M. Senatore Sparapani, représenté au théâtre Manzoni, de Milan, le 8 septembre 1886.
* DON CHECCO, « scherzo comique » en deux actes, paroles d'Almerindo Spadetta, musique de Nicola De Giosa, représenté à Naples, sur le théâtre Nuovo, en 1850. Un des plus grands succès de l'opéra-bouffe italien contemporain, l'ouvrage le plus heureux du compositeur et son meilleur titre à la renommée. De Giosa a fait preuve, dans la partition de Don Checco, d'une verve, d'un brio, d'une chaleur dont les Italiens de nos jours semblent avoir perdu le secret, en dépit des modèles merveilleux que leur ont légués leurs ancêtres, et il y a déployé une inspiration toute juvénile. Parmi les meilleures pages de l'œuvre, on cite surtout un air de don Checco, dont l'effet a toujours été irrésistible. Ce qui est certain, c'est que le succès de Don Checco a été éclatant, non seulement à Naples, où il a vu le jour, mais par toute l'Italie, et qu'il est constamment resté au répertoire des scènes lyriques de ce pays. Je ne sache pas, toutefois, qu'il en ait franchi les frontières, et qu'il se soit produit sur aucun théâtre étranger.
DON CHISCIOTTE, opéra talien, musique de Treu, représenté à Breslau en 1727.
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DON CHISCIOTTE, opéra italien, musique de J. Holzbauer, représenté à Vienne vers
DON chisciottb, opéra italien, musique de Piccinni, représenté à Naples en 1770.
DON chisciotte, opéra italien en un acte, musique de Salieri, représenté à Vienne
eu 1771.
DON chisciotte, opéra italien, musique de Tarchi, représenté à Paris en 1791.
DON CHISCIOTTE, opéra italien, musique de Generali, représenté à Milan en 1806.
DON chisciotte, opéra en deux actes, musique de Garcia (Manuel-del-Popolo-Vicente), représenté à New- York vers 1827.
don chisciotte, opéra italien, musique de Mazzucato, représenté au théâtre de la Canobbiana, le 26 avril 1836. Cet ouvrage n'eut aucun succès.
* DON chisciotte , « opéra héroï-comique », paroles de MM. Fiorentino et Gallo, musique de M. Luigi Ricci, représenté au théâtre Malibran, de Venise, le 4 février 1881.
don chisciotte della mancia, opéra italien, musique de Paisiello, représenté à Naples vers 1776.