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ENEA

en un acte, paroles d'Antilly , musique de Kreutzer, représenté au théâtre Favart le 7 novembre 1794.

ENDE GUT , ALLES GUT (Tout est bien gui finit bien), opéra allemand en deux actes, musique de Ferdinand d'Antoine, représenté en

ENDE GUT, ALLES GUT (Tout est bien qui finit bien), opérette allemande, musique du baron de Lichtenstein, rep. à Dessau en 1800.

ENDIMIONE, opéra italien, musique de Tricarico, représenté à Ferrare en 1665.

ENDIMIONE, opéra italien, musique de Boniventi, représenté à Naples en 1702.

ENDIMIONE, opéra italien, musique de Bononcini, représenté à Vienne en 1706.

ENDIMIONE, pastorale italienne, musique de Bioni, représentée a Breslau en 1727.

ENDIMIONE, opéra italien, musique de Buini, paroles de Métastase, représenté à Bologne en 1729.

ENDIMIONE, opéra italien, paroles de Métastase, musique de Jomelli, représenté à Stuttgard vers 1763.

Les airs contenus dans cet ouvrage célèbre sont les suivants :

Non ti celar con me , chanté par Diane ; Perché copra al sole il volto , par Nice ; Quel ruscelletto, solo chanté par l'Amour; Dimmi, che vaga sez',par Endymion; Nell' amorosa face , par Nice ; QuelV aima severa , par l'Amour ; Non so dir se sono amante, par Endymion ; Semplice fanciulletto, par Diane ; Se non m'inganna (duetto) , par l'Amour et Endymion; Fra le stelle, o fra le piante, par Diane ; Vado per un momento, par Endymion ; Se s'accende in flamme ardenti , solo par l'Amour; 0 fa, che m' ami, solo par Nice; Dali' aima mia costante , par Endymion; Chiedi in vano amor da me (duetto) , par Endymion et Nice; CM provato ha laprocella, chanté par Diane ; Amor, che nasce, par Diane ; Cosi talor rimira, par Nice ; et le chœur final :

Fuggan da noi gli aflanni, Bi torbido pensier; Il riso ed il jriacer Ci resti in seno.

Ne venga a disturbar CM bene amar dcsia La fredda gelosia Col suo veleno.

endimione, opéra italien, paroles de Métastase, musique de Bernasconi, représenté à la cour de Bavière en 1766.

ENDIMIONE, opéra italien, paroles de Métastase, musique de Sigismondi, représenté à Vienne vers 1767.

ENDYMION, opéra allemand , musique de Keiser, représenté à Hombourg en 1701.

endymion, pastorale héroïque en cinq aetes et un prologue, paroles de Fontenelle, musique de Colin de Blamont, représentée à l'Opéra le 17 mai 1731. Le poète Roy se vengea ainsi des épigrammes dont lui-même avait été si souvent l'objet :

Fontenelle, ce vieux bedeau

Du temple de Cythère, Fait remonter sur le tréteau

Sa muse douairière.

Si, de ce ballet avorté, Vous daignez faire une critique, Cher Dominique;

Je dis qu'en vérité.

Vous aurez bien de la bonté.

Dominique était le grand faiseur de parodies au théâtre de la Foire, et Fontenelle avait alors soixante-quatorze ans.

ENDYMION, opéra allemand, musique de J.-M. Haydn, écrit à Vienne vers 1770.

ENDYMION , opéra allemand , musique de Schmittbauer, représenté à Carlsruhe vers

ENEA E LAVINIA, opéra italien , musique de Giardini, représenté à Londres en 1746.

ENEAE LAVINIA, opéra italien, musique de Sacchini, représenté à Londres en 1779.

ENEA E lavinia, opéra italien, musique de P. Guglielmi, représenté à Naples en

ENEA IN CARTAGINE, opéra italien, musique de Colla (Joseph), représenté à Turin en 1770.

ENEA IN CARTAGINE, opéra italien, musique de Liverati , représenté au théâtre de la Cour, à Vienne, vers 1796.

ENEA IN CARTAGINE, opéra italien, musique de Capotorti, représenté au théâtre Saint-Charles, à Naples, en 1805.

* ENEA IN CUMA, opéra sérieux en trois actes, paroles de Pasquale Mililotti, musiquo de Nicola Piccinni, représenté à Naples, sur le théâtre des Fiorentini, en 1775.

enea in italia, opéra italien, musique de C. Pallavicino , représenté à Venise en

enea in italia, opéra italien, musique de Draghi (Antoine), repr. à Vienne en 1078.

ENEM

ENFA

ENEA IN ITALIA, opéra italien, musique de Bernabei (Antoine) , représenté à Munich en 1679.

* ENEA IN ITALIA, opéra sérieux, musique de Jacopo Melani, représenté dans le palais du duc de Toscane en 1698.

ENEA IN ITALIA , opéra italien , musique de Perez, représenté à Lisbonne en 1759.

ENEA NEGLI ELISI (Énée aux Champs- Elysées) , opéra italien , musique de Fux (Jean- Joseph.) , représenté à Vienne en 1731.

ENEA NEL LAZIO, opéra italien, musique de Jomelli, représenté à Stuttgard en 1755.

ENEA NEL LAZIO, opéra italien, musique de Gardi, représenté à Modène en 1786.

ENEA NEL lazio, opéra italien, musique de Righini, représenté à Berlin en janvier

ÉNÉE, opéra, musique de Franck (Jean- Wolfgang), représenté à Hambourg en 1680.

ÉNÉE À CARTHAGE, opéra suédois, musique de Uttini, représ. à Stockholm vers 1756.

* ÉNÉE ET DIDON, opéra, musique de M. Otto Neitzel, représenté à Brème en juin 1884.

ÉNÉE ET lavinie, tragédie-opéra en cinq actes et un prologue, paroles de Fontenelle, musique de Colasse, représentée à l'Opéra le 16 décembre 1690.

Le poème en avait été critiqué. On reprochait à l'auteur d'avoir trop compté sur l'effet des machines et du merveilleux , comme aussi d'avoir rendu Enée moins intéressant, en faisant apparaître l'ombre de Didon. Cet ouvrage était donc promptement tombé , malgré le talent déployé par Mlle Le Rochois, dans le rôle de Lavinie, et de MUe Desmâtins dans celui de Junon. Lorsque Dauvergne annonça le projet d'en refaire la musique à Fontenelle, alors presque centenaire, celui-ci lui répondit : «Monsieur, vous me faites beaucoup d'honneur; mais il y a soixante ans que cet opéra fut représenté pour la première fois; il tomba, et personne alors ne me dit que ce fût la faute du musicien. » Dauvergne était alors le musicien à la mode; sa partition, représentée le 14 février 1758, eut un succès passager.

* enemigos domesticos (r.os), zarzuela en deux actes, paroles de José Picon, musique d'Emilio Arrieta, représentée le 16 novem-

bre 1867 à Madrid, sur le théâtre du Cirque.

ENFANCE DE J.-J. ROUSSEAU (l'), opéracomique en un acte, paroles d'Andrieux, musique de Dalayrac, représenté au théâtre de l'Opéra-Comique le 23 mai 1794. Rousseau, écrivant à treize ans des articles de politique dans le journal de Genève, accusé devant le conseil et renvoyé avec les honneurs d'une couronne décernée à ses talents, voilà bien un des livrets les plus grotesques qu'on puisse imaginer. Nous n'en connaissons point la musique, et nous ne pouvons nous figurer celle que Dalayrac a pu écrire sur un pareil sujet.

* ENFANCE DE ROLAND (i/), drame lyrique en trois actes et six tableaux, paroles et musique de M. Emile Mathieu, représenté à Bruxelles, sur le théâtre de la Monnaie, le 16 janvier 1895. Le sujet de cet opéra, inspiré de deux ballades de Ulhand : Klein Roland et Roland Schildtraeger, relève directement des innombrables légendes que les trou-: vères du moyen âge ont greffées sur l'histoire du paladin de Roncevaux, neveu de Charlemagne. Il s'agit ici de la conquête de l'escarboucle magique que gardait, au fond de la forêt des Ardennes, le fameux géant Fafner. Roland entreprend cette conquête pour complaire à son oncle, persuadé que s'il ne la possède il ne se ralliera pas les Saxons vaincus, et il y réussit, à la grande joie de sa cousine, la princesse Imma, que Charlemagne, grâce à cet exploit, peut unir au jeune chevalier Sigmar, qu'elle aime et dont elle est aimée. Cette légende, par elle-même un peu enfantine, a surtout le tort de rappeler, par les petits côtés, les aventures grandioses de Sigurd, de Siegfried et de Parsifal, qui ont donné lieu aux larges créations de Richard Wagner. Le livret de M. Emile Mathieu, d'ailleurs bien agencé, se ressent de ce caractère un peu puéril. De même, sa musique manque un peu d'ampleur. La partition n'est pas sans intérêt cependant, l'auteur étant en possession d'un talent très réel. Le succès de l'œuvre a été surtout pour le second acte, qui présente le tableau fantastique de la conquête de Fescarboucle, précédée du combat de Roland contre les Willis et les Kobolds de la forêt enchantée. Ce tableau, presque entièrement symphonique, est d'une forme très châtiée, d'une couleur exquise et d'un effet délicieux. L'ouverture a été aussi très goûtée. L'Enfance de Roland avait pour interprètes Mme Belina (Roland), MUe Lejeune (Imma), MM. Seguin (Charlemagne) et Casset.

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* ENFANT DE Munich (l'), opérette-bouffe, paroles de MM. Landesberg et E. Stein, musique de M. Weinberger, représentée à Berlin, au théâtre Sous-les-Tilleuls, en décembre

* enfant DES flots (l'), opéra-comique en un acte, musique de M. Hugh Cass, représenté au Gymnase de Marseille en 1868.

* ENFANT DU DIMANCHE (l'), Opéra-COmique, paroles de M. Bulthaupt, musique de M. Albert Dietrich, représenté au théâtre municipal de Brème le 21 mars 1886.

* ENFANT DU DIMANCHE (i/) , Opérette,

musique de M. Millœcker, représentée avec un vif succès à Vienne, sur le théâtre An der Wien, en février 1892.

* ENFANT JÉSUS (l'), mystère en trois actes, en vers, de M. Charles Grandmougin, avec musique de M. Francis Thomé, représenté au théâtre d'Application le 14 décembre 1891.

ENFANT GÂTÉ (l'), opéra, musique de François Krafft, représenté à Liège à la fin du xvme siècle.

ENFANT PRODIGUE (l'), mélodrame, musique de Morange, représenté à Paris vers

enfant prodigue (i/), opéra-comique en trois actes, paroles de Riboutté et Souriguière, musique de Gaveaux, représenté à rOpéra-Comique le 23 novembre 1811.

ENFANT PRODIGUE (l'), mélodrame, musique de Drechsler ( Joseph ) , représenté à Vienne vers 1820.

ENFANT PRODIGUE (l'), opéra en cinq actes, paroles de Scribe, musique de M. Auber, représenté sur le théâtre de l'Académie nationale de musique le 6 décembre 1850. Dans le poëme , Scribe s'est permis avec la parabole de l'Evangile les mêmes inexactitudes capitales qu'avec les histoires les plus connues du moyen âge, celle de Jean de Leyde, par exemple. Azaël est le fils unique d'un pauvre vieillard. IL quitte la maison paternelle et sa fiancée Jephtèle, pour aller jouir de tous les plaisirs que lui proinet la ville de Memphis. Il se ruine au jeu; il se laisse séduire par la courtisane Nephté, par la danseuse Lia. Il pénètre dans le temple d'Isis, où sont célébrés les mystères de la bonne déesse. Les Egyptiens lui font expier son sacrilège en le précipitant dans le Nil. Il en est retiré par le chef d'une caravane, et il est

réduit à garder les troupeaux. C'est alors que l'enfant prodigue rentre en lui-même et revient se jeter dans les bras de son père. On a reproché à l'auteur de ce poëme d'avoir affaibli toutes les situations dramatiques que le sujet comportait, en multipliant les épisodes , les tableaux , les impressions purement physiques d'une mise en scène exagérée. La promenade du bœuf Apis , entre autres détails, a paru d'une puérilité peu digne d'un ouvrage sérieux. La musique renferme plus de mélodies élégantes que de scènes d'opéra proprement dites. Les détails de l'orchestration offrent au musicien des observations pleines d'intérêt et de charme qui échappent à la majorité des auditeurs. Parmi les morceaux les plus remarqués, nous mentionnerons , au premier acte , la romance de Jephtèle, chantée par M'ie Dameron : Allez, suivez votre pensée; l'entrée de Massol au bruit des clochettes des troupeaux; la romance, au deuxième acte : Il est un enfant d'Israël; au troisième acte, la scène de l'épreuve, parfaitement interprétée par Roger, et le quintette final. Les couplets du chamelier, chantés par Mme Petit-Brière, ont eu du succès, et l'andante de l'air d' Azaël : J'ai tout perdu, Seigneur, oui, tout perdu, jusqu'à l'honneur , a une expression touchante. L'air final de la reconnaissance : Mon fils, c'est toi, est peut-être le morceau le plus pathétique de cet ouvrage. On a remarqué aussi l'effet pittoresque du solo de hautbois pendant le passage de la caravane.

* ENFANT prodigue (i/), « parabole biblique » en sept parties, paroles et musique de M. Georges Flagerolles, tableaux de M. Henri Rivière, représentée au théâtre du Chat-Noir en décembre 1894.

ENFANT TROUVÉ (l'), opéra, musique de Benda, représenté à Gotha vers 1777.

* ENFANTS DE LA BALLE (les), Opérette

en un acte, paroles de MM. Péricaud et Delormel, musique de M. Fraucis Chassaigne, représentée au concert de l'Eldorado en 1877.

ENFANTS DE MAÎTRE PIERRE (les),

opéra-comique en trois actes, paroles de Paul de Kock, musique de Kreubé , représenté à l'Opéra-Comique de Paris le 6 août 1825.

ENFANTS DES LANDES (les), opéra allemand, musique de Rubinstein, représenté à Vienne, sur le théâtre de la Porte-de-Carinthie, le 23 février 1861 , avec le concours de Ander et de Mme Gillag.

ENGU

ËNLÉ

ENGELBERTA , opéra italien , musique de Albinoni, représenté à Venise en 1690.

ENGELBERTA , opéra italien , musique de Gasparini (Francesco), représenté à Rome en

ENGELBERTA, opéra italien , musique de Bioni, représenté à Breslau en 1729.

ENGELBERTO, opéra italien, musique de Mancini, représenté à Naples , au palais du vice-roi, en 1709.

ENGLAND'S GLORY (Gloire de l'Angleterre), opéra anglais, musique de Kremberg, représenté à Londres en 1706.

ENGLISCHE PATRIOT (der) [le Patriote anglais] , opéra allemand, musique de J.-M. Haydn, écrit à Vienne vers 1770.

* ENGLISCHEN WAAREN (die), (les Marchandises anglaises), opéra, musique d'Hermann-George Dam, représenté à Berlin en

ENGLISH FLEET (the) [la Flotte anglaise], musique de Braham, représenté à Londres vers 1825.

ENGL1SHMAN IN INDIA (the) [l'Anglais dans l'Inde], opéra anglais, musique de Bishop, représenté à Covent-Garden en 1827.

* ENGUERRANDE, drame lyrique en quatre actes, paroles de MM. Emile Bergerat et Victor Wilder, musique de M. Auguste Chapuis, représenté à l'Opéra-Comique le 9 mai 1892. M. Emile Bergerat avait publié, avec un certain luxe, un poème dramatique intitulé Enguerrande. De ee poème il eut l'idée de tirer un jour, avec l'aide de M. Victor Wilder, un livret d'opéra. Mais un tel ouvrage n'est pas si facile à faire que quelques-uns se l'imaginent communément, et il s'est trouvé que celui-ci n'eut pas l'heur de plaire considérablement au public. Il s'agit des amours de Gaétan, neveu de Jean III, roi de Sicile, avec la princesse Enguerrande, reine de Corse.

Jean III est mort, et son neveu est appelé à lui succéder ; on veut donc le faire monter sur le trône, et le marier en même temps avec la belle Enguerrande, qu'il ne connaît pas ; mais il a la couronne en horreur, ainsi que le mariage, et refuse l'une et l'autre. Cependant, le hasard le met en présence d'Enguerrande, dont il devient aussitôt amoureux fou ; il lui déclare sa passion, et celle-ci lui déclare de son côté qu'elle n'épousera qu'un roi. La condition paraît trop dure à Gaétan, qui se dé-

robe. Il me serait difficile de dire comment ils se retrouvent ensuite et comment Enguerrande, éprise à son tour, renonce à son trône pour appartenir à celui qu'elle aime. Tout à coup, la guerre se déchaîne sur le pays; le peuple entier court aux armes pour défendre son indépendance, Gaétan juge qu'il est temps de faire preuve de cœur, il se met à la tête de l'armée et meurt dans un combat où les siens triomphent. Tel est le livret à la fois incohérent et enfantin dont les auteurs avaient chargé un jeune compositeur, M. Chapuis, d'écrire la musique pour son début au théâtre. Celle-ci était inexpérimentée sans doute et fort inégale, mais elle décelait pourtant la main d'un artiste et n'était point sans quelques réelles qualités. Elle se fût, en somme, honorablement soutenue à la scène, si la chute d'un poème par trop médiocre ne l'eût fait sombrer avec lui. La première partie du premier acte, en particulier, était bien venue et solidement construite. Entre autres pages intéressantes, il faut citer, dans ce premier acte, la ballade des Goélands ; au second, le chant caractéristique du bûcheron, puis un grand duo d'amour et l'appel aux armes, qui n'est ni sans élan ni sans vigueur. C'est surtout dans la façon de traiter l'orehestre que le compositeur laissait percer sa jeunesse et son inexpérience, car cet orchestre était tantôt lourd et pâteux, tantôt, au contraire, vide et sans consistance. L'œuvre, pourtant, je le répète, était estimable en certaines parties, et non indigne d'encouragements. Enguerrande avait pour interprètes Mlles Boucart pour ses débuts) et Horwitz, MM. Gibert et Fugère.

ENIGMA DISCIOLTA (i/) [l'Enigme divulguée], opéra italien, musique de Pollarolo, représenté à Venise en 1705.

ENIGMA DISCIOLTA (l') [l'Enigme divulguée], opéra italien, musique de Aresti, représenté à Bologne en 1710.

ÉNIGME (l') , opérette allemande en deux actes , musique de Kerpen, représentée à Mayence en 1791.

ENLÈVEMENT (l'), opéra-comique en trois actes, paroles de Saint -Victor, Scribe et d'Epagny, musique de Zimmermann , représenté à l'Opéra-Comique le 26 octobre 1830.

ENLÈVEMENT AU SÉRAIL (l') [Die entfûhrung aus dern sérail] , opéra allemand en trois actes, paroles de Stéphani, d'après la pièce de Bretzner, musique de Mozart, re-

ENLÈ

ENLÈ

présenté à Vienne le 12 juillet 1782. Mozart avait vingt-six ans lorsqu'il écrivit cet ouvrage. Les musiciens le proclamèrent un chef-d'œuvre. La partition allemande renferme trois actes , dont le dernier a été supprimé à la représentation. Elle a été exécutée pour la première fois à Paris au lycée des Arts, le 26 septembre 1798 ; puis, en 1801, sur une traduction de Moline; ensuite en 1830, mais en allemand. M. Prosper Pascal en a fait une traduction pour la scène française , et l'Enlèvement au sérail a été représenté au Théâtre-Lyrique, le 11 mai 1859, avec beaucoup de succès. Tout est charmant dans cet opéra. De tous les opéras du maître, Y Enlèvement au sérail est celui qui a joui de la plus longue vogue sur les théâtres de l'Allemagne. Le livret n'est qu'un canevas presque puéril , aussi invraisemblable que possible , et qui n'offre qu'une seule jolie scène, celle de la bouteille. L'action se passe dans le sérail du pacha Sélim, où se trouvent réunis la belle Espagnole Constance , sa camériste Blondine, son valet Pédrille, sous la surveillance de l'intendant Osmin. Belmonte, amant de Constance, s'est mis à sa recherche et a fini par pénétrer dans le sérail. Dans le but de favoriser une évasion générale, Pédrille tente d'endormir Osmin en lui faisant boire du vin dans lequel il a versé un narcotique. L'intendant a compris son dessein. Tous deux font semblant de boire à pleines rasades, tandis qu'ils jettent par-dessus leur épaule le contenu du flacon. La mèche est donc éventée , et les captifs seraient empalés ou pendus, si le pacha Sélim ne reconnaissait en Belmonte un citoyen de Burgos qui lui a autrefois sauvé la vie. Dans sa reconnaissance, il les fait mettre tous en liberté.

Mozart a écrit cet opéra à Vienne , sur la demande de l'empereur Joseph II. Mais la cour, habituée alors à la musique des maîtres italiens, fit un froid accueil à ce chef-d'œuvre. L'empereur dit même à Mozart, après la représentation : « Cela est trop savant pour nos oreilles ; je trouve qu'il y a là-dedans trop de notes. » On rapporte que Mozart répondit hardiment : « Sire, il y a autant de notes qu'il en faut. » Il reçut cinquante ducats pour la composition de cet opéra. L'abbé Da Ponte raconte dans ses mémoires que l'empereur Joseph, lui parlant de Y Enlèvement au sérail, lui dit : « Que ce n'était pas grand'ehose : Non era gran cosa; que Mozart avait beaucoup de talent pour la musique instrumentale , mais que pour la vocale, c'était bien différent. » Cejugement impérial, quoique entaché de lé-

gèreté et de partialité, indique assez bien que le compositeur n'était pas encore arrivé au degré de perfection qu'il devait atteindre. L'instrumentation, en effet, est traitée avec une habileté consommée, tandis que les morceaux de chant n'ont pas encore cette simplicité de conception , cette facilité d'intonation jointes à cette grâce variée qu'on distingue à chaque page des partitions de la Flûte enchantée, de Don Juan et des Nozze. Signalons d'abord, parmi les fragments les plus saillants , l'ouverture , le chœur des esclaves du sérail et le duo de la bouteille entre Osmin et Belmonte. Viennent ensuite les deux airs bouffes d'Osmin , et le quatuor qui termine le second acte et dont l'orchestration révèle déjà l'auteur de Don Juan et des Nozze. Les rôles de femmes ont été écrits par le compositeur pour des voix exceptionnelles. C'est pour cette raison qu'on les transpose et même qu'on fait des suppressions regrettables lorsqu'on donne cet ouvrage au Théâtre- Lyrique. Mmes Ugalde et Meilletont chanté les rôles de Constance et de Blondine ; Bataille, Michot et Fromant, ceux d'Osmin, de Belmonte et de Pédrille.

ENLÈVEMENT AU SÉRAIL (i/) , Opérette allemande, musique deKnecht, écrite à la fin du xvnie siècle et restée en manuscrit.

ENLÈVEMENT D'ARGENTINE (i/), opérabouffe, musique de Salvator, représenté à Toulon en février 1862.

* ENLÈVEMENT DE LA TOLEDAD (i/), opérette-bouffe en trois actes, paroles de M. Fabrice Carré, musique de M. Edmond Audran, représentée aux Bouffes-Parisiens le 17 octobre 1894. Un livret alerte et amusant, plein de mouvement, d'esprit et de gaieté, avec un joli grain d'aimable fantaisie, une musique facile, claire et piquante, ont fait le succès très franc de cette pièce, qui semble renouveler un genre que des fabricateurs de bas étage avaient fait tomber dans une fange presque ignominieuse. Plusieurs morceaux de la partition de M. Audran ont été franchement et justement applaudis : la habanera et la lecture de la lettre au premier acte, au second la ronde si comique de Thuissier, le duo espagnol si amusant, enfin, au troisième, un duo plein de grâce et d'esprit à la fois. Les interprètes, excellents, étaient Mmes Simon-Girard, Germaine Gallois, Maurel et Burty, et MM. Huguenet, Lamy, Barrai et Bartel.

* ENLÈVEMENT DES SABINES (l'), Opé-

ENRI

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