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en 1828 et en 1863. Dans cette dernière reprise, Carrier a chanté le rôle de ténor, Gourdin celui de l'oncle, Mlle Girard, l'air célèbre du second acte : Comme un éclair, la flatteuse espérance.

C'est une des pièces où l'auteur a montré le plus de verve. Bernardin de Saint-Pierre raconte que ce fut à une représentation de la Fausse magie que Grétry fut présenté à J.-J. Rousseau. « Je veux vous connaître., lui dit celui-ci; ou, pour mieux dire, je vous, connais déjà par vos ouvrages ; mais je veux être votre ami. » Qu'on juge du bonheur de Grétry à ces paroles ! Ils sortirent ensemble. Des pierres embarrassant la rue, Grétry saisit le bras de Rousseau et l'avertit de prendre garde. Rousseau retira brusquement son bras , et s'écria d'une voix fâchée : « Laissezmoi me servir de mes propres forces! » Des voitures les séparèrent, et jamais ils ne se revirent.

FAUSSE PAYSANNE (la) OU L'HEUREUSE Inconséquence, opéra-comique en trois actes, paroles de Piis, musique de Propiac, repr. à la Comédie-Italienne le 26 mars 1789.

FAUSSE PEUR (la), opéra-comique en un acte, paroles de Marsollier, musique de Darcis, représenté à la Comédie-Italienne le

18 juillet 1774.

FAUSSE PRIMA donna (la) , opéra allemand en un acte , musique de Kirchner , représenté à Vienne en 1827.

FAUSSE VEUVE (la), opéra-comique, musique de Saint- Amans, représenté à Bruxelles en 1778.

FAUSSES APPARENCES (LÉS), V. l'Amant JALOUX.

FAUSSES NOUVELLES (les), comédie en deux actes, mêlée d'ariettes, paroles de Fallet, musique de Champein, représentée à la Comédie-Italienne le 26 août 1786.

FAUST, opéra allemand en deux actes, texte tiré de Goethe, musique de Spohr, écrit à Vienne en 1814, et représenté à Francfort en 1818, et depuis sur les principales scènes de l'Allemagne et à Londres. Faust est un des chefs-d'œuvre de l'école allemande. Il s'est maintenu pendant plus de trente ans au répertoire sans rien perdre de l'admiration qu'il a excitée. Le célèbre chanteur Devrient a interprété avec un grand succès le rôle de Faust dans les représentations qui ont eu lieu à Berlin. Cette partition est considérée en France comme un ouvrage classique. Les

choeurs sont d'une grande beauté, et l'instrumentation est traitée avec une science consommée.

Il fut représenté ensuite au théâtre de

la cour, à Cassel. Lorsqu'on reprit plus tard

cet ouvrage, on substitua des récitatifs au

• dialogue et on distribua la pièce en trois

actes.

FAUST, mélodrame allemand, musique du chevalier de Seyfried, joué à Vienne en 1820.

FAUST, opéra en trois actes, paroles de Théaulon et Gondelier, d'après Gœthe, musique de Béancourt, représenté au théâtre des Nouveautés le 27 octobre 1827. Cette magnifique et puissante conception du génie de Gœthe a été transportée alors pour la première fois sur la scène française. Théaulon s'avisa d'en faire un opéra pastiche.

FAUST, opéra allemand, texte tiré de Gœthe, musique de Lindpaintner, représenté à Stuttgard en 1831, et à Berlin en 1854.

FAUST, opéra en trois actes, paroles de Théaulon, d'après l'œuvre de Gœthe, musique de M. de Pellaert, représenté à Bruxelles au mois de mars 1834. M de Pellaert, amateur distingué, composa sur ce livret une musique à grands développements qui fut appréciée comme l'œuvre d'un musicien instruit et d'un homme de goût. Elle obtint un brillant succès à Bruxelles. Chollet et Ml le Prévost chantèrent les rôles de Faust et de Marguerite. Il serait difficile d'imaginer un travestissement plus complet que celui que l'arrangeur Théaulon a fait subir à l'ouvrage de Gœthe. Les noms des personnages seuls ont été conservés par lui ; tous les épisodes ont disparu pour faire place à des inventions de son choix.

* FAUST, opéra en trois actes, musique de Porphire-Désiré Hennebert, représenté au théâtre royal de Liège le 3 avril 1835.

FAUST, opéra allemand, texte tiré de Gœthe, musique de Rietz, représenté au théâtre d'Immermann, àDusseldorf, vers 1836.

FAUST, opéra en cinq actes, paroles de MM. Michel Carré et Jules Barbier, d'après le premier Faust de Gœthe, musique de M. Charles Gounod, représenté au Théâtre-Lyrique le 19 mars 1859. Depuis plus de soixante ans, le chef-d'œuvre du grand écrivain allemand a été traduit de bien des manières et il a fait vivre bien des gens. Il a été joué, chanté, mimé, dansé. Théaulon en a fait une pièce jouée aux Nouveautés ; Spohr, un opéra allemand ; Mlle Bertin, un opéra ita-

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lien; Frédérick-Lemaître, un succès d'acteur à la Porte-Saint-Martin ; M. Berlioz, une symphonie fantastique pleine d'impétuosité, de passion et de paradoxes musicaux. Enfin, MM. Michel Carré et Jules Barbier donnèrent à cette œuvre psychologique une forme dramatique fort convenable et de bonnes proportions. Eliminant tout ce qui leur paraissait extra-lyrique, ils ont conservé les principaux personnages et les épisodes caractéristiques de l'action. Dans le premier acte, le docteur Faust est rajeuni par Méphistophélès , qui lui montre dans un transparent magique Marguerite à son rouet et qui chante en filant. Dans le second , on' voit la kermesse, la sortie de l'église, Faust abordant Marguerite. C'est dans le troisième acte qu'on assiste à la scène de la promenade , à la déclaration d'amour de Siebel, à la séduction de Marguerite. Le quatrième acte débute par le chœur des soldats revenant de la guerre ; il est rempli par la sérénade de Méphistophélès, le duel et la mort de "Valentin, la scène de l'église et les remords de Marguerite. Quant a la nuit de "Walpurgis et aux dernières scènes de l'ouvrage, qu'on a d'ailleurs retouchées et abrégées, l'effet en a paru manqué. L'arrangement de la pièce est, à cette exception près , très habilement fait.

Nous ne voudrions pas trop restreindre la part du musicien dans le succès presque universel de l'opéra de Faust. Il est incontestable qu'il a déployé dans cette œuvre des facultés remarquables; d'abord une science harmonique de premier ordre; ensuite une grande intelligence scénique et l'appropriation la plus ingénieuse des couleurs de l'orchestre aux différents caractères des personnages et aux situations si variées de ce drame émouvant. Mais il faut reconnaître qu'il y a des conceptions littéraires qui parlent si fort au cœur des spectateurs, dont l'intérêt est si constant et les applications si directes, malgré les apparences fantastiques qu'il a plu à l'auteur de donner à son poème, que le compositeur est soutenu, fortifié, protégé par son collaborateur. C'est évidemment un sort heureux que de se laisser porter sur les ailes du génie. Il faut cependant rester à la hauteur de cette situation périlleuse et ne pas être pris de vertige. M. Gounod a toujours su profiter du choix habile qu'il a fait d'œuvres dramatiques ou simplement poétiques très-autorisées. Soit qu'il traitât le Médecin malgré lui , le Conte du Faucon sous le titre de la Colombe, Philémon et Baucis, la Miréio de Mistral ou le Faust de Gœthe,

M. Gounod était un interprète fidèle, et montrait autant de goût que de savoir dans cette tâche difficile. Son succès était plus contesté lorsqu'il se trouvait aux prises avec des livrets d'une provenance plus modeste et d'un mérite plus contestable, tels que ceux de Sapho, de la Nonne sanglante ou de la Reine de Saba. Il semble qu'un compositeur n'a gagné ses éperons que lorsqu'il a triomphé d'un mauvais poème. L'ensemble de l'œuvre musicale est intéressant dans Faust, surtout à cause de sa remarquable appropriation aux diverses situations du drame. Chaque morceau offre une phrase ordinairement courte, mais d'une vérité d'expression forte ou ingénieuse; au point de vue de l'art proprement dit, on désirerait que ces phrases fussent plus développées, au lieu d'être souvent répétées à satiété, comme le fait jusqu'à seize fois Siebel dans ses couplets : Faites-lui mes aveux. Nous mentionnerons ici les fragments les plus saillants de Faust. D'abord la ronde bizarre du Veau d'or, la phrase des vieillards pendant la kermesse : Aux jours de dimanche; la valse, la cavatine de Faust : Salut, demeure chaste et pure; phrase délicieuse accompagnée par un violon solo, mais dont les développements manquent d'intérêt; la ballade : Il était un roi de Thulé, dans laquelle le compositeur a introduit un emprunt caractéristique fait à la tonalité grégorienne; l'air brillant des bijoux, la scène de la fenêtre : Laisse-moi contempler ton visage; le duo passionné : 0 nuit d'amour, ciel radieux, et enfin le chœur des soldats, devenu populaire : Gloire immortelle de nos aïeux. Le rôle de Marguerite, rêveuse, passionnée et mystique, a été, pour son habile interprète, Mme Carvalho, l'occasion d'une suite de succès et d'ovations prolongées. Celui de Faust a été rendu d'abord par Barbot, puis par Monjauze et Michot. Le personnage de Méphistophélès a été bien rendu par Balanqué et Petit. Mlle Faivre chantait fort agréablement le rôle du jeune Siebel. Ismaël a joué Valentin avec l'énergie et l'intelligence dramatique qui en ont fait un de nos premiers sujets lyriques. L'opéra de Faust a eu autant de succès à l'étranger qu'en France. Il a élevé Gounod au rang de nos premiers compositeurs dans l'opinion populaire.

FAUST, drame musical allemand, musique de M. F. de Roda, exécuté par l'Académie de chant et les orchestres de Rostock et de Schwerin en mars 1872.

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FAUST, drame de Goethe, musique de Edouard Lassen, représenté à Weimar, sur le théâtre Grand-Ducal, le 6 mai 1876. Le drame a été complètement joué, avec les prologues et l'épilogue. La partition de M. Lassen, compositeur belge, contient quarante-six morceaux. Le succès a été très grand, malgré la longueur du spectacle.

* FAUST, grand opéra, musique de M. Heinrich Zœllner, représenté au théâtre royal de Munich en octobre 1887. Après Spohr, après Schumann, après Berlioz, après Gounod, un jeune musicien ne craignait pas de s'attaquer à ce sujet redoutable de Faust, qui avait tenté aussi jusqu'à Boieldieu, à Rossini et à Meyerbeer. Le procédé employé par ce jeune artiste était d'ailleurs nouveau, en ce sens qu'il se servait du texte même de Goethe; c'està-dire que, avec les raccourcissements nécessaires, le livret mis en musique par lui était tiré tout entier du drame du grand poète, dont les vers même avaient été conservés. Quelque bruit se fit d'abord autour de cet ouvrage, par suite d'une protestation véhémente de l'archevêque, qui, dès le lendemain de la première représentation, réclamait la suppression immédiate du « prologue dans le ciel, » qu'il considérait comme un sacrilège; mais les autorités civiles répondirent au prélat que sa protestation était mal fondée, et laissèrent continuer les représentations dans leur intégralité. Celles-ci ne furent pas très nombreuses, du reste, l'œuvre du musicien étant estimable, sans plus, ce qui était insuffisant pour un pareil sujet, traité déjà de diverses façons par plusieurs artistes de génie. Les deux rôles de Faust et de Marguerite étaient tenus par M. Gura et Mlle "Weckerlin, qui surent s'y faire applaudir.

* FAUST ET marguerite, drame fantastique avec musique (ouverture et entr' actes) de J.-L. Hatton, représenté à Londres vers

FAUST LEBEN, THATEN UND HŒLLEN- FAHRT (la Vie, les actions et la descente de Faust aux enfers) , opéra allemand , texte tiré de Gœthe, musique de Lickl, représenté au théâtre Schikaneder en 1815.

FAUST'S LEBEN UND THATEN (la Vie et

les actions de taust) , opéra allemand, texte tiré de Gœthe, musique de Strauss, représenté dans la province de Transylvanie vers 1814.

FAUSTA, opéra italien, deDonizetti,jouéà Naples en 1831, et plus tard au théâtre de la Fenice à Venise , et chanté par Mme Pasta,

Donzelli et Cartagenova. Il y a dans cet ouvrage, comme dans toutes les œuvres de Donizetti, même dans les plus faibles, de jolies cavatines et de beaux duos.

* FAUSTA, opéra-ballet en quatre actes, paroles de M. Parmenio Bettoli, musique de M. Primo Bandini, représenté au théâtre Dal Verme de Milan le 15 septembre 1886. Cet ouvrage, écrit dans les formes italiennes et qui dénotait un excellent sentiment de la scène, fut très bien accueilli par le publie et vivement loué par la critique.

* FAUSTINA (la.), comédie musicale, paroles d'Antonio Palomma, musique de Girolamo Cordella, représentée à Naples, sur le théâtre des Fiorentini, en 1747.

FAUSTO, opéra en quatre actes, texte tira de Gœthe, musique de MUe Louise Bertin,, représenté à Paris, au Théâtre-Italien, le 8 mars 1831.

FAUSTO, opéra italien, musique de L. Gordigiani, représenté au théâtre de la Pergola, à Florence, en 1837.

* FAUSTO, opéra-bouffe, paroles de Luigi Campesi, musique de Giovanni Valente, représenté à Naples, sur le théâtre de la Fenice, en 1875.

FAUSTO ARR1VO (il) [l'Heureux retour], opéra italien, musique de Raimondi, représenté à Naples vers 1837.

FAUSTUS , opéra anglais , musique de Bishop, représenté au théâtre de Covent- Garden, à Londres, en 1825.

FAUTE PAR AMOUR (une), opéra en un acte, paroles de Vial, musique de Mengozzi, représenté au théâtre Feydeau le 16 mai 1795. FAUTEUIL DE MON ONCLE (le), opérette en un acte , paroles de M. René de Rovigo , musique de M'ie Collinet, représentée aux Bouffes-Parisiens le 8 septembre 1859.

* FAUVETTE DU TEMPLE (la), opérette en trois actes, paroles de MM. Burani et Humbert, musique de M. André Messager, représentée aux Folies-Dramatiques le 17 novembre 1885. C'était une pièce semi-populaire, semi-militaire, du caractère de celles qu'on jouait jadis à l'ancien Cirque du boulevard du Temple; la musique, sans grande originalité, était du moins alerte et vive, et écrite par un vrai musicien. L'ouvrage était joué à souhait par MM. Simon Max, Gobin, Jourdan, Riga, Chauvreau et Mmes Simon- Girard et Vialda.

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FAUX FAUST (le), opérette-bouffe, musique de M. Stephan (Frédéric Barbier), représentée aux Folies -Nouvelles en novembre 1S58.

* faux HÉRITAGE (le), opéra-comique en ua acte, paroles de Théaulon, musique de Frédéric Kreubé, représenté à l'Opéra-Comique le 29 décembre 1817. Le 2 janvier 1818 on change le titre de cet ouvrage, qui prend celui de Y Héritière.

FAUX INQUISITEUR (le) , opéra-comique en trois actes, paroles de Viennet, musique de Daussoigne, représenté à Paris dans le mois de décembre 1817.

* FAUX LORD (le), opéra-comique en trois actes, paroles de Parmentier, musique de Gossec, représenté à la Comédie-Italienne le 27 juin 1765.

FAUX LORD (le), comédie en deux actes, en prose, mêlée d'ariettes, paroles de Piccinni fils, musique de Piccinni père, représentée à l'O péra-Comique le 6 décembre 1783. L'intrigue consiste dans une supercherie d'assez mauvais goût. La musique a été jugée digne du maître. Nous trouvons, dans le récit de la première représentation, la preuve que les exhibitions de la personne des auteurs avait lieu au xvme siècle chez nous comme en Italie, et comme on en veut généraliser la fâcheuse coutume. Le public demanda l'auteur, Piccinni fils parut. On demanda l'auteur de la musique; Piccinni père parut à son tour aux applaudissements de la salle.

FAUX MENDIANTS (les), opéra en un acte, paroles de Lebrun -Tossa, musique de Gresnick, représenté au théâtre de la rue de Louvois, à Paris, le 23 novembre 1797.

FAUX MONNAYEURS (les) OU LA VEN- GEANCE, drame lyrique en trois actes, paroles de Cuvelier, musique de Gresnick, représenté au théâtre Montansier, à Paris, le 2 mai 1797.

* FAUX PARENTS (les), opéra-comique en un acte, musique de Dubarrois, représenté au théâtre des Jeunes-Artistes le 27 août 1803.

FAUX recruteur (le), opéra-comique, musique de Frédéric Neumann, représenté à Vienne vers 1800.

FAUX SERMENT (le), opéra-comique , musique de Deshayes, représenté au théâtre des Beaujolais en 1786.

FAVORE DEGLI DEI (la) [la Faveur des

dieux], opéra italien, musique de Sabadini, représenté à Venise en 1689.

* FAVORI (le), opérette, musique de M. Cari Grau, représentée au Residenz-Theater de Hanovre en mars 1886. L'auteur occupait les fonctions de chef d'orchestre au théâtre du "Wallhalla de Berlin.

FAVORITE (la), opéra en quatre actes, paroles de A. Royer et Gustave Waëz, musique de Donizetti, représenté à l'Académie royale de musique le 2 décembre 1840. Cet ouvrage devait être joué en trois actes au théâtre de la Renaissance, sous le titre de : l'Ange de Nisida. La fermeture de ce théâtre fit transporter la pièce à l'Opéra. Ce fut alors qu'on ajouta un quatrième acte auquel Scribe collabora : ce qui explique pourquoi le nom de cet auteur se trouve dans les premières éditions de la partition. Le sujet de cet ouvrage est intéressant. Les auteurs l'ont emprunté à la tragédie de Baculard-Darnaud, intitulée : le Comte de Comminges. Fernand, novice au couvent de Saint-Jacques de Compostelle , se sent troublé à la vue d'une femme qu'il rencontre au sortir de l'église. Son imagination s'exalte, et, malgré les avertissements de son supérieur, il renonce à la vie monastique. Celle dont il est épris n'est autre que Léonore de Gusman, la favorite du roi Alphonse XI , roi de Castille ; mais Fernand l'ignore, et, pour mériter sa main, il prend l'épée et rend au monarque des services signalés; à titre de récompense, il demande et obtient d'épouser celle qu'il aime. Alphonse découvre la trahison de sa maîtresse, et presse le moment de cette union funeste. A son tour, Fernand apprend de la bouche des seigneurs de la cour le déshonneur dont il vient de se couvrir. Le message par lequel il aurait pu connaître la vérité avait été intercepté. Révolté du rôle que le roi lui a fait jouer, il brise son épée à ses pieds, car, dit-il, il est le roi; il se dépouille de ses insignes et de ses titres, et revient pleurer dans le cloître ses illusions perdues; mais Léonore, brisée par la douleur, s'est traînée jusqu'au monastère. Elle entend la voix de son amant prononcer des vœux éternels, et lorsqu'il sort du temple, elle tombe expirante à ses pieds. Une réconciliation in extremis a lieu entre les deux amants.

La musique de Donizetti est constamment à la hauteur de ces situations dramatiques , passionnées, émouvantes. Le souffle de l'honneur, qui circule dans le poème, anime aussi la partition. Les aristarques peuvent signaler ci

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