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et là les traces du laisser-aller italien ; mais il est impossible d'admettre qu'un ouvrage qui est resté à la scène pendant vingt-huit ans sans interruption soit une œuvre médiocre. L'introduction , qui n'est autre chose qu'une gamme ascendante et descendante, est rythmée et accompagnée de manière à satisfaire le goût des harmonistes les plus sévères. La cavatine : Un ange , une femme inconnue, est suave et touchante; le duo qui suit offre une phrase inspirée : Idole si douce et si chère. Vn chœur fort gracieux précède un duo plein de passion, où se trouve encore une phrase distinguée, à trois temps larghetto: Ah! que dit-elle ? L'air de bravoure du ténor : Oui, ta voix m'inspire, d'une allure un peu commune peut-être, exprime l'ardeur belliqueuse d'un jeune capitaine. Le second acte s'ouvre dans les jardins de l'Alcazar. Le roi y chante un air dont le début est empreint d'une langueur voluptueuse, d'une morbidesse orientale; mais la fin manque de distinction. Le petit duo qui suit est d'une mélancolie à laquelle l'emploi des grandes ressources harmoniques n'aurait rien ajouté. Nous accordons que les airs du ballet sont insignifiants, et que le finale du deuxième acte est bruyant et rendu presque intolérable par la façon dont on l'exécute. Dans le troisième acte , le compositeur se relève par le trio pathétique avec voix récitante : Pour tant d'amour ne soyez pas ingrate, et par l'andante : 0 mon Fernand, précédé d'une ritournelle exécutée par les cors. Le chœur : Déjà dans la chapelle, est unjolihors-d'œuvre, et le finale du troisième acte, malgré quelques phrases banales, ne manque pas d'ampleur et de noblesse. Le quatrième acte est le plus beau de tous ; le caractère des personnages est profondément senti et la déclamation juste ; le chœur : Frères, creusons l'asile, écrit sur une seule note, a l'expression convenable, et la phrase : Les deux s'emplissent d'étincelles, est aussi religieuse qu'une phrase peut l'être au théâtre. Nous terminerons en rappelant la cavatine délicieuse : Ange si pur , et le duo final, dont la phrase, devenue populaire, n'est certainement pas la plus belle; la mélodie chantée par Léonore, en la bémol mineur, est ravissante, et en somme l'action dramatique y est partout exprimée avec force et vérité. Le plus beau rôle de Mme stoltz a été celui de Léonore. Baroilhet a laissé des souvenirs dans celui d'Alphonse, et Roger a toujours chanté avec la plus grande distinction le rôle de Fernand, créé par Duprez.

favorito (il), opéra italien, musique de

Carlo Pedrotti, représenté au théâtre Royal de Turin en mars 1870 ; cet ouvrage a été bien accueilli. Les principaux rôles ont été interprétés par Carpi, Cotogni et Mme Teresina Stolz.

FAY'S TALE (tee) [le Conte de fées], opéra anglais, musique de Michel Arne et de Battisbill, représenté au théâtre de Drury-Lane en 1764.

FAYEL, opéra italien, musique de Coccia, représenté à Florence en 1819.

* FAYEL, opéra, musique de M. Caronna, représenté sur le théâtre Costanzi, à Rome, en juin 1882.

FAZZOLETTO (il) [le Mouchoir], opéra en un acte, musique de Garcia (Manuel-del-Popolo-Vicente), représenté au Théâtre-Italien le 23 mai 1820.

FEDE IN CIMENTO (la) [la Fidélité à l'épreuve], opéra italien, musique de Gasparini, représenté à Venise en 1730.

FEDE IN CIMENTO (la) [la Fidélité à l'épreuve], opéra italien, musique de Lapis, représenté à Venise en 1730.

FEDE NE' TRADIMENTI (la) [la Fidélité dans la trahison], opéra italien, musique de Pollarolo, représenté à Venise en 1705.

FEDE NE' TRADIMENTI (la), opéra italien, musique de Sarri, représenté au théâtre San-Bartolomeo en 1718.

FEDE NE' TRADIMENTI, opéra italien, musique de Schiassi, représenté à Bologne en 1732.

FEDE NELL' INCOSTANZA (la) OSsia GLI AMICI RIVALI [la Fidélité dans l'incon' stance ou les Amis rivaux), opéra-bouffe, musique de Galuppi, représenté à Venise vers 1723. Cet ouvrage fut mal accueilli, malgré le mérite et la réputation du musicien.

FEDE PUBBLICA (la) , opéra italien, musique de Buononcini, représenté à Vienne en

FEDE TRA GLI INGANNI (la) [la Fidélité gardée sous des apparences trompeuses, opéra italien , musique de Albinoni, représenté à Rome en 1707.

FEDE TRADITA (la) [la Foi trahie], opéra italien, musique de Vivaldi, représenté au théâtre San-Angiolo, de Venise, en 1726.

FEDE TRADITA E VENDICATA (LA.), opéra italien, musique de Gasparini (Francesco), représenté à Rome en 1704.

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FEDE TRADITA E VENDICATA (la) [la Foi trahie et vengée'], opéra italien, musique de Orlandini, représenté à Venise en 1713.

FEDE TRADITA E VENDICATA (la), Opéra

italien, musique de Bioni, représenté à Breslau en 1729.

FEDELTÀ CORONATA (la) [la Fidélité récompensée], opéra allemand , musique de Keiser, représenté à Hambourg en 1706.

FEDELTÀ D'AMORE ALLA PROVA (la)

[la Fidélité de l'amour à l'épreuve], opéra italien, musique de Gazzaniga, représenté en Italie en 1776.

FEDELTÀ E GENEROSITÀ, opéra italien, musique de Draghi (Antoine), représenté à Vienne en 1692.

FEDELTÀ IN amore (lA), opéra italien, musique de Schuster, représenté à Dresde vers 1770.

FEDELTÀ NELLE SELVE (LA) [la Fidélité chez les sauvages], opéra italien, musique de Trento, représenté à Florence, Parme, Turin, Naples, Venise, vers 1797.

FEDELTÀ PREMIATA (la) [la Fidélité récompensée], opéra italien, musique de F.-J. Haydn, représenté à Vienne vers 1784.

FÉDÉRATION DU PARNASSE (la), divertissement en un acte, mêlé de vaudevilles et d'airs nouveaux, paroles et musique du Cousin Jacques (Beffroy de Reigny), représenté au théâtre des Beaujolais en juillet 1890. — Voy. Retour du Champ-de-Mars (le).

FEDERICO SECONDO (il), opéra italien, musique de J. Mosca , représenté à Palerme vers 1817.

FEDERIGO, opéra danois en trois actes, musique de Rung , représenté au théâtre de Copenhague en 1848.

FEDONTE (il) [le Phédon], opéra italien, musique de Jome^i, représenté à Stuttgard vers 1761.

FÉDOR ET MARIE, opéra allemand, musique de Kûhn, inédit. (Commencement du xixe siècle.)

FEDRA {Phèdre), opéra, musique de Gluck,

FEDRA, opéra italien, musique de Paisiello, représenté à Naples vers 1787.

FEDRA, opéra italien, musique de F. Orlandi, représenté en Italie en 1814.

FEDRA, opéra sérieux en deux actes , musique du comte de Westmoreland, représenté à Florence en 1828.

FEDRA OSSia IL RITORNO DI TESEO

[Phèdre ou le Retour de Thésée], opéra italien, musique de J. Niccolini, représenté à Rome en 1804.

* fedra, opéra sérieux, poème de Romanelli, musique de Simon Mayr, représenté au théâtre de la Scala, de Milan, le 26 décembre 1820. Deux des plus grands artistes de ce temps, le ténor Tacchinardi et la célèbre cantatrice Mme Giorgi-Belloc, dont le talent scénique était aussi de premier ordre, remplissaient les deux principaux rôles de cet ouvrage.

FÉE (la), opéra-comique en un acte, livret de MM. Octave Feuillet et L. Gallet, musique 'de M. Hémery, représenté à l'Opéra-Comique le 14 juin 1880. Le proverbe de lacadémicien ne pouvait faire un bon sujet de pièce. C'est un thème littéraire ingénieusement traité, mais dont la donnée ne pouvait avoir aucune prise sur les spectateurs et encore moins sur des amateurs de musique dramatique. Comment admettre au théâtre une jeune fille jouant seule, dans son château, un rôle de vieille maniaque pour éprouver l'amour de l'élégant comte de Comminges , reprenant ensuite ses traits juvéniles pour achever sa conquête? Tout est faux, gauche et guindé dans cette étrange pièce. Si la jeune fée bretonne est osée dans ce rôle fantasque, le comte est d'une crédulité qui touche à la niaiserie. La musique a une couleur vieillotte et affecte des tonalités vagues qui sont loin de satisfaire l'oreille. Lorsqu'on veut traiter en musique le genre légendaire, comme dans l'espèce la ballade des Chiens danois, il faut le faire d'une manière idéale et ne pas s'abaisser à des imitations trop crues. Dès que l'inspiration est remplacée par le pastiche, l'intérêt cesse. La Fée n'a eu que peu de représentations; elle s'est promptement évanouie ceu fumus in auras. Chanté par Nicot, Morlet, Barnolt, Mlle Tbuillier.

*fée aux chèvres (la), opérette à spectacle en trois actes et quatre tableaux, paroles de MM. Paul Ferrier et Albert Vanloo, musique de M. Louis Varney, représentée à la Gaîtô le 18 décembre 1890. L'idée première de cette pièce est directement empruntée à l'un des plus jolis contes de Perrault, le Chat botté, dont on a pourtant usé et abusé au théâtre Dieu sait comme, mais que les au-

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teurs ont rajeuni d'une certaine façon. Entre leurs mains, le Chat botté est devenu une toute gentille chevrière nommée Yvette, et le marquis de Carabas a pris le nom de Roger de Saint- Luz. Toute dévoué au jeune Roger, Yvette remplit auprès de lui le rôle du maître chat, et, par ses efforts, lui procure une fortune considérable, que celui-ci finit par lui faire partager en l'épousant. Sur ce canevas de peu de consistance, mais assez habilement brodé et d'ailleurs agrémenté d'un luxe inouï de mise en scène, M. Varney a écrit une partition qui comptera parmi ses meilleures, bien que parfois elle montre un peu trop de prétention. Mais il en faut citer au moins avec éloges les deux trios du premier et du second acte, la chanson alerte des tambourinaires, et surtout des airs de ballet d'une grâce délicate et charmante. La Fée des chèvres avait pour interprètes principaux : Mlle Samé, une artiste aimable qui sortait de l'Opéra-Comique, Mlle Gélabert, MM. Alexandre, Vauthier, Mesmacker, P. Fugère, Riga, et Bartel.

FÉE AUX PERLES (la), opérette, livret de MM. d'Ennery et Burani, musique de M. Olivier Métra, représentée aux Bouffes-Parisiens en 1880.

FÉE AUX ROSES (la), opéra-comique en trois actes, paroles de Scribe et de Saint- Georges, musique d'Halévy, représenté pour la première fois à l'Opéra-Comique le 1er octobre 1849. L'action se passe dans la Perse. Un magicien possède une jolie esclave nommée Nérilha. Il voudrait s'en faire aimer, mais Nérilha n'aime que les roses , dont elle est la reine, la fée souveraine, à la condition qu'elle restera pure de tout amour humain. Au moment même où elle avouerait la faiblesse de son cœur, elle deviendrait subitement une laide et vieille créature. Cependant le prince de Delhy voit Nérilha au milieu de ses fleurs chéries ; il l'aime et il ne tarde pas à lui faire partager ses sentiments. La pauvre fée éprouve donc le sort prédit parle magicien. D'un autre côté, le prince de Delhy est sous l'empire d'une fatale destinée. Il ne doit hériter du pouvoir suprême qu'à la condition d'épouser une princesse nommée Gulnare, si toutefois le cœur de celle-ci n'a pas déjà parlé. Cette princesse, dont on a perdu la trace depuis son enfance , se retrouve parmi les compagnes de Nérilha. Mais loin de remplir les conditions du testament , elle est aimée en secret par le grand vizir du prince. Un bouquet de fleurs blanches , pré-

sent du magicien, tombe entre ses mains ; se changeant subitement en fleurs rouges, il révèle aux yeux de tous l'indignité de la fiancée. Le bouquet avait été offert à Gulnare par la pauvre esclave Nérilha. Le prince de Delhy lui donne un oaiser pour la remercier. Au même moment, la fée aux roses reparaît dans tout l'éclat de sa j eunesse et de sa beauté, et devient la princesse de Delhy. Ce conte oriental est trop chargé d'incidents et d'invraisemblances pour captiver le spectateur et émouvoir sa sensibilité. La partition est remplie de pensées délicieuses, d'inspirations suaves, d'ingénieux détails d'orchestration. L'ouverture se compose d'un andante et d'un boléro traités magistralement. Nous rappellerons, dans le premier acte, l'air de basse d'Atalmuck le magicien : Art divin qui faisait ma gloire; le trio entre Nérilha, Kadige et Gulnare : Désir de fille, feu qui pétille, qui est d'une verve charmante ; le duo pour basse et soprano : Si tu pouvais devenir plus traitable ; dans le second acte, le grand air de Nérilha, le quintette ; enfin dans le dernier, l'air d'Atalmuck : Ne crois pas que je te cède; le duo entre Nérilha et le sultan: Ah! monseigneur , à la vieillesse on ne saurait rien refuser, et les couplets si fins , si spirituels : Au temps de la jeunesse. M">e Ugalde et Bataille ont admirablement interprété les rôles de la fée aux roses et du magicien. Les autres personnages ont été représentés convenablement par Audran, Sainte-Foy et par Mlles Lemercier et Meyer.

FÉE CARABOSSE (la), opéra-comique en trois actes, précédé d'un prologue, paroles de MM. Lockroy et Cogniard % musique de M. Victor Massé, représenté au Théâtre-Lyrique le 28 février 1859. C'est une de ces pièces qu'on voit sans ennui, mais auxquelles on ne s'intéresse pas assez pour retourner les entendre. La partition renferme de jolies choses, notamment l'air du comte Albert : Hocher, bois solitaire, et le chant du sommeil: Dormez, mes amis chéris. Mme Ugalde a joué avec son talent habituel le rôle de la fée Carabosse. Les autres ont été chantés par Michot, Meillet et MUe Faivre.

* FÉE COCOTTE (la), féerie en trois actes, de MM. Gaston Marot et Edouard Philippe, musique nouvelle de MM. Raoul Pugno et Bourgeois, représentée au Palace-Theatre le 26 janvier 1S81.

FÉE D'ELVERSHOCH (la), opéra romantique en trois actes, texte de Leffler, musiqus de Reiter, rep. à Wiesbaden le 26 janv. 1865.

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