‹ Dictionnaire des opérasChapitre 30 sur 928 · ALI · texte numérisé non relu

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malgré une interprétation excellente aussi confiée à Mmes Jeanne Thibault et Argyl, à MMv Morlet, Gourdon et Désiré. Le milieu n'était pas favorable, la trop vaste salle de TÉden ne convenait pas au genre de l'œuvre, et le résultat ne fut pas tel qu'on eût pu l'attendre. Il n'en reste pas moins que la partition d' Ali-Baba est une des meilleures qui soient sorties de la plume de M. Lecocq, et qu'on y peut remarquer nombre de morceaux charmants, comme le duo dramatique et la chanson des bûcherons au second acte, le finale du troisième avec sa charmante chanson du Muezzin, d'une saveur orientale si fine et si délicate, enfin l'adorable romance d'Ali et les amusants couplets du bois d'oranger au quatrième acte. Le tout avec l'habileté technique et la distinction de forme qui caractérisent le talent de M. Lecocq. Je serais bien étonné si Ali-Baba ne retrouvait pas un jour l'occasion de se montrer dans des conditions plus favorables et de rencontrer le succès qu'il mérite à tous égards.

* ali-baba, opérette en un acte, paroles de M. E. Laroche, musique de M. Charles Haring, représentée à Bordeaux le 9 février

ALI-BABA OU LES QUARANTE VOLEURS, opéra en quatre actes précédé d'un prologue, paroles de Scribe et Mélesville , musique de Cherubini, représenté à l'Académie royale de Musique, le 22 juillet 1833. Le livret n'était que l'arrangement d'une vieille pièce écrite en 1793, par Duveyrier-Mélesville père, sous le titre de Koukourgi, et non représentée. La partition n'eut qu'un succès d'estime. Elle était l'œuvre d'un vieillard de soixantetreize ans. M. Fétis, qui l'a entendue, assure qu'elle renferme néanmoins de grandes beautés, et que plusieurs morceaux sont encore dignes du grand compositeur. Cherubini avait introduit dans cet opéra la marche de Faniska, ouvrage joué àVienne en 1805, et la belle bacchanale de son ballet d'Achille à Scyros. Un vers du poème excita un scandale parmi les puristes. Voici ce vers :

Au moka surtout je songeais.

C'était un prétexte de plaisanterie plutôt que d'indignation littéraire. Nourrit, Levasseur , Mmes Falcon et Damoreau créèrent les rôles principaux.

ALI D'AMORE (le) [ les Ailes d'amour] , opéra italien, musique de Rauzzini, représenté à Munich en 1770.

ALI,PACHADEJANlNA,opéradeLortzing,

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compositeur berlinois, fut représenté avec succès en 1826 dans les principales villes d'Allemagne.

ALI ET REZIA OU LA RENCONTRE IM- PRÉVUE, opéra-bouffon en trois actes, tiré des Pèlerins de la Mecque, paroles de Dancourt (comédien), musique de Gluck, représenté à Vienne en 1764 et imprimé. Cet ouvrage a été joué à la Comédie-Italienne le îer mai 1790, sous le titre des Fous de Médine ou la Rencontre imprévue, avec une musique arrangée par Solié.

ALIBI (l'), opéra-comique en trois actes, livret de M. Jules Moinaux, musique de M. Nibelle, représenté au théâtre de l'Athénée en octobre 1872. Cette pièce est beaucoup trop chargée d'action : un va-et-vient continuel, des entrées et des sorties, vraies et fausses, une agitation bruyante sur la scène fatiguent le spectateur. Gascon de Mauperché a escaladé les murs du couvent où MUe Gabrielle, nièce du docteur Perrinet, est aussi mal gardée que mal élevée : on pénètre de tous les côtés dans cette maison. Gaston, contraint à la retraite, se réfugie dans une auberge fréquentée aussi irrégulièrement que le couvent. Pour dissimuler son escapade, de complicité avec une couturière compatissante, il retarde l'horloge et pourra ainsi invoquer un alibi. En outre, il fait constater sa présence par tous les hôtes de l'auberge qu'il réveille et fait sortir de leurs chambres en se livrant à un tapage effroyable. Il y a aussi dans la pièce un bailli grotesque assez réussi, avec sa harangue au roi et sa perruque traditionnelle. L'oncle Perrinet finit par se laisser attendrir, et Gaston épouse Gabrielle. La partition est très-touffue et a été écrite avec beaucoup de facilité ; le sujet ne comportait guère autre chose qu'une musique scénique animée, pleine d'entrain et sans prétention. Il n'y a pas dans l'ouvrage une seule scène de sentiment. Je rappellerai une fanfare et un air de soprano au premier acte ; le chœur du deuxième acte : A demain, monsieur le bailli; il est bien traité et offre des effets d'imitation intéressants ; et le trio de soprano, ténor et basse, au troisième. L'instrumentation m'a paru trop sonore ; on aurait désiré plus de sobriété et de variété. Les tutti trop fréquents nuisent à l'effet vocal. Cet opéra-comique a été chanté par Lary, Bonnet, Geraizer, Vauthier, Varlet, Galabert, Mlles Girard et Marietti.

ALICE, drame lyrique en un acte, paroles de M. le vicomte Honoré de Sussy et Darnay

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