FÊTE DES VERTUS ET DES GRACES
(la), opéra, musique de C.-G. Glœsch, représenté à Berlin en 1773.
FÊTE DU VILLAGE (la), comédie en deux actes mêlée d'ariettes , paroles de Dorvigny, musique de Désormery, représentée aux Italiens le 28 juin 1775. Ce compositeur a peu écrit. Ses deux opéras à'Euthyme et Lyris, de Myrtile et Lycoris avaient obtenu un grand nombre de représentations. Il paraît qu'il fut découragé par l'insuccès de la Fête du village, dont le livret d'ailleurs était détestable.
FÊTE DU VILLAGE (la), opéra-comique en un acte, paroles d'Etienne, musique de Nicolo Isouard, représenté à l'Opéra-Comique le 31 mars îsil.
FÊTÉ
FÊTE
FÊTE DU VILLAGE VOISIN (la), Opéracomique en trois actes, paroles de Sewrin, musique de Boieldieu, représenté à l'Opéra- Comique le 5 mars 1816.
La conception du livret n'était pas heureuse, mais le compositeur sut interpréter avec un goût exquis et la grâce qui lui était familière d'assez fades épisodes. Le premier et le troisième acte se passent dans le château du baron de Fonviel ; le second, dans un village à une lieue du château. Mme de Ligneul, veuve jeune et jolie, s'ennuie dans ce vieux manoir. En l'absence de son oncle, et quoiqu'elle attende la visite d'un prétendu, M. de Renneville, le besoin d'une distraction l'emporte, et elle se rend sous un déguisement à la fête d'un village voisin, non pas sans être accompagnée de Rose , sa suivante, et de Geneviève, jardinière du château. A peine est-elle partie, que M. de Renneville arrive, et est fort surpris de ne trouver personne au château. En faisant causer Rémi, le jardinier, il apprend l'escapade de Mme de Ligneul, et, prenant à son tour des habits de paysan, il se rend avec son valet à la fête. Là , une intrigue assez pâle et sans intérêt se noue entre les personnages pour se dénouer plus platement encore, au troisième acte, dans le château. Il n'y a que les rôles de femmes qui soient bien traités dans cet ouvrage. Nous remarquerons qu'il en est de même en général pour tous les opéras du compositeur. Aucun n'a mieux que lui exprimé en musique la galanterie, la douce et fine gaieté , la coquetterie et la frivolité gracieuse et insouciante du sexe faible. C'est chez Boieldieu un art exquis. En revanche , à l'exception des trois rôles de Georges, de Gaveston et de Dickson, dans la Dame blanche, pourrait-on citer d'autres rôles d'hommes étudiés et fortement caractérisés. Nous ne le croyons pas. Prenons donc la Fête du village voisin pour ce qu'elle est, c'est-à-dire pour une gracieuse fantaisie. L'ouverture est peu saillante. Dans le premier acte, le boléro chanté par Mme de Ligneul est un hors-d'œuvre peu réussi. Ce genre de composition, d'ailleurs fort difficile à traiter, n'aurait pas dû tenter Boieldieu , qui excellait dans le rondeau, témoin celui que chante Rose : La gaîté sied à notre âge. Le trio qui suit , dans lequel Geneviève apprend à Mme de Ligneul à s'exprimer et à agir en paysanne, n'est qu'ingénieux. Il n'en est pas de même des couplets à boire , dont l'air est devenu populaire et a défrayé bien des vaudevilles. Si la franchise de la mélodie plaît aux esprits gaulois, la finesse de
l'instrumentation délecte les connaisseurs:
Amusez-vous, oui, je vous le conseille; Allez à c'te fête sans moi, Mais, par bonheur, j'ai là de quoi M'en dédommager à merveille.
Les jolis glouglous,
Les glouglous si doux, Les glouglous de la bouteille.
Me plaisent bien plus {bis) Que tous les fronfrons d'un violon .
Que tous les zigzags d'un rigodon, Que tous les lonlas d'un' chanson.
Le trio d'hommes a l'inconvénient d'être la reproduction de la même leçon de paysannerie donnée précédemment aux femmes par Geneviève. Il est traité d'ailleurs avec esprit. La phrase charmante : 0 ma tendre musette, entendue seule, puis répétée à trois voix, est d'un à-propos ingénieux. Au second acte, à partir du quintette, la mélodie pétille et abonde. C'est l'air de la petite marchande :
Je suis la petite marchande, Tout o' que j'ai, c'est de bon aloi.
C'est le quintette final : Quand la mémoire est infidèle; dans le troisième acte, c'est la cavatine délicieuse chantée par Henri :
Simple, innocente et joliette.
N'emprunte pas d'autres secours, Rose, pour me plaire toujours, Sois toujours, sois toujours Perrette.
C'est enfin le duo de Renneville et de Mme de Ligneul : Attraits divins, simple parure. Ce dernier morceau est d'une facture un peu maniérée ; mais, quoiqu'elle soit bien démodée, son archaïsme même la rend intéressante en nous faisant connaître les habitudes de goût et d'esprit de la société française au commencement de la Restauration.
FÊTE DI PIEDIGROTTA (LA), Opéra-CO-
mique en trois actes, musique de Louis Ricci, représenté au théâtre de l'Athénée le 23 décembre 1869. C'est un imbroglio qui avait déjà été joué à Naples il y a quelques années, et dont l'analyse n'offre pas d'intérêt. Il y est question de deux soldats amoureux de deux jeunes filles, de deux voisins des jeunes filles et de leurs femmes. Tous ces couples, après bien des rivalités, des péripéties et des aventures, finissent par danser une tarentelle entraînante. La musique de M. Ricci a suffi pour animer cette intrigue banale; cette musique a beaucoup de grâce et d'entrain; toujours mélodieuse, scénique, bien écrite pour les voix, elle charme l'oreille et amuse l'esprit. Je signalerai au premier acte une sérénade ; au deuxième, qui est le meilleur, la chanson bachique et le chœur; un air bouffe : Amour, patron des scélérats, et un quinque poux voix de femmes.
FÊTE
FÊTE
qui est une trouvaille ; au troisième acte, la tarentelle finale. Cet ouvrage a été chanté par Aubéry, Justin Née, Soto, Barnolt, Davoust, Mlles singelée, Ceronetti, Lyonnel. Biarini et M» Decroix.
FÊTE française (la), opéra-comique en un acte, paroles de Delestre-Poirson, musique de Piccinni (Alexandre), représenté au Gymnase le 24 août 1823.
* fête interrompue (la), opéra-comique en un acte, paroles de M. Edmond Delière, musique de M. Amédée Marié, représenté à Saint-Quentin le 11 février 1875.
* FÊTE TROUBLÉE PAR LA PLUIE (la), opéra-bouffe en langue wallonne, musique de Jehan-Noël Hamal, représenté à, Liège en
FÊTES BOLONAISES (les), opéra-ballet, musique de Batistin (Struck), représenté à Versailles vers 1718.
FÊTES D'EUTERPE, opéra-ballet en quatre actes, composé de la Sibylle, paroles de Moncrif; de Alphée et Aréthuse, paroles de Danchet; de la Coquette trompée, paroles de Favart; du Rival favorable, paroles de Brunet. Dauvergne composa la musique de cet ouvrage, qui fut représenté par l'Académie royale de musique le 8 août 1758.
FÊTES D'HÉBÉ (les) OU LES TALENTS LYRIQUES, opéra-ballet en trois entrées avec un prologue, paroles de Gaultier de Mondorge, musique de Rameau, représenté à l'Académie royale le 21 mai 1739. L'acte de Tyrtée a un caractère héroïque qui met en relief les qualités énergiques du talent de Rameau. C'était alors une insurrection que de renoncer, dans une composition de ce genre, à
Développer, en des scènes dolentes,
Du doux Quinault les pandectes galantes-
FÊTES DE CORINTHE (les), opéra, musique de Campra, non représenté.
* fêtes de grenade (les), opéra-ballet en un acte, musique de Desmazures, représenté au Concert de Dijon le 12 janvier 1752.