FÊTES DE L'AMOUR ET DE BACCHUS
pastorale en trois actes , avec un prologue , paroles de Molière, Benserade, Quinault, etc., mise au théâtre par ce dernier avec la musique de Lulli, et représentée par l'Académie royale de musique au théâtre du Bel-Air, rue de Vaugirard, le 15 novembre 1672. On attri-
bue à divers auteurs, on fixe à diverses époques l'introduction du genre bouffon dans les ouvrages composés pour l'Académie royale de musique. Le ton épique solennel et la mise en scène mythologique furent quelquefois sacrifiés au dialogue familier de personnages contemporains peu au courant des usages de l'Olympe. C'est ainsi qu'en 1672, nous voyons figurer, dans la distribution des rôles de l'opéra de Lulli, un homme du bel air, une femme du bel air , un Gascon , un Suisse , de vieux bourgeois, leur fille, un donneur de livres, des importuns. Les Fêtes de l'amour et de Bacchus n'eurent pas moins de six reprises de 1672 à 1738. Elles eussent été plus que suffisantes pour acclimater le genre comique, si on l'eût jugé alors compatible avec la nature même du spectacle lyrique.
FÊTES DE L'ÉTÉ (les) , opéra-ballet en trois actes, avec un prologue, paroles de l'abbé Pellegrin (sous le nom de MUe Barbier), musique de Montéclair, représenté par l'Académie royale de musique le vendredi 12 juin 1716. Ce ballet fut joué avec succès jusqu'à l'année 1748. On y admira la belle voix du ténor Murayre , le talent et la beauté de MUe Antier, qui prit possession des rôles de Vénus et d'Armide. Montéclair était un musicien laborieux. Son opéra de Jephté renferme de beaux chœurs qui ont eu de la réputation.