FILLE DU PASTEUR DE TAUBENHEIM
(la), opéra-comique allemand, musique de Lœwe (Jean-Henri), repri à Berlin vers 1795.
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* FILLE DU pêcheur (la), opéra-comique, paroles de M. Montgomery Ward, musique de M. G. Adye Curan, représenté au théâtre de la Reine, à Dublin, en février 1892.
FILLE DU régiment (la), opéra en deux actes, paroles de Bayard et Saint- Georges, musique de Donizetti , représenté à l'Opéra- Comique le il février 1840. Parmi les ouvrages de demi-caractère du compositeur de Bergame, celui-ci brille au premier rang par le nombre des motifs heureux , par la grâce touchante des mélodies. Le livret est intéressant. L'action se passe dans le Tyrol. Une pauvre enfant, abandonnée sur un champ de bataille, a été recueillie par un brave sergent nommé Sulpice , qui l'a fait adopter par son régiment. Marie a grandi, entourée de la tendresse et du respect des grenadiers du 2ie. Elle est devenue une gentille vivandière. Elle est aimée d'un jeune Tyrolien qui lui a sauvé la vie dans une circonstance où elle était en péril. Mais le mystère de sa naissance se découvre, et sa mère, une marquise, l'enlève naturellement à la vie des camps, l'emmène dans son château, où elle l'élève avec soin en la faisant passer toutefois pour sa nièce. Au second acte, la fille du régiment, qui regrette ses habitudes martiales, se prête difficilement à l'éducation conforme à son rang, et encore moins au riche mariage qu'on veut lui faire contracter. Elle revoit son cher Tyrolien, devenu lieutenant dans le fameux 2ie, son régiment adoptif. Après bien des traverses et des péripéties, sa mère ne résiste plus à une union à laquelle est attaché le bonheur de sa fille. L'ouverture est gracieuse et en rapport avec le ton général de l'ouvrage. Le duo entre Marie et Sulpice est original et bien écrit pour les voix. Les couplets sur le 21e et le finale du premier acte sont traités avec cette facilité mélodique particulière à Donizetti. On sait que dans les villes de garnison il arrivait souvent qu'on substituât au 2ie le numéro du régiment présent. C'était une galanterie toujours bien accueillie par les abonnés du théâtre. La cantilène des Adieux, chantée par Marie,, est d'une sensibilité vraie; la scène de la romance de Garât, trio entre la marquise, sa fille et le sergent, est d'un comique de bon goût ; la valse exécutée dans la coulisse a une délicatesse de touche tout aristocratique. Nous signalerons aussi un petit trio d'un bon effet scénique et dans lequel l'agencement des voix produit un harmonieux ensemble. L'opéra de la Fille du régiment, traduit en italien, a été représenté à la salle Ventadour
en 1850. Mme Sontag, après êtr6 restée éloignée de la scène par suite de son mariage avec le comte Rossi, a reparu avec éclat dans la Figlia del regimento. A l'Opéra-Comique, Mlle Borghèse a créé le rôle de Marie, et les autres ont été interprétés par Marié, Henri et Mme Boulanger.
* fille DU ROI (la), opéra-comique, musique de M. W. de Haan, représenté à Darmstadt en 1885, puis à Rotterdam en janvier 1886. Le compositeur, qui était natif de Rotterdam, occupait les fonctions de maître de chapelle à la cour de Darmstadt.
* FILLE DU ROI DES AULNES (la), Opéra, musique de M. Johan-Peter Hartmann, représenté au théâtre Royal de Copenhague en 1867. M. Hartmann, le patriarche des compositeurs européens, né en 1805, a célébré en 1874, à Copenhague, sa cinquantaine artistique, et en 1895, le 9oe anniversaire de sa naissance. Directeur du Conservatoire, organiste d'une église importante, maître de chapelle du roi de Danemark, il est considéré comme le plus grand musicien et le plus populaire de son pays.
FILLE DU TAMBOUR-MAJOR (la), Opéraeomique en trois actes, livret de MM. Chivot et Duru, musique de M. J. Offenbach, représenté aux-Folies-Dramatiques le 13 décembre 1879. Le sujet de la pièce diffère peu de celui du charmant opéra-comique la Fille du régiment, si on la regarde à travers une lorgnette dont on aurait sali les verres. Des couplets grivois, des cocasseries de tout genre, surtout de mauvais genre, sont encadrés dans un Cantique à la Madone, et le chant patriotique et superbe de Méhul, le Chant du dé' -part. Tout cela passe à notre époque sans qu'aucune autre protestation que celle-ci s'élève dans la presse. Des soldats français sont introduits dans un couvent par une jeune pensionnaire nommée Stella. Elle est la fille du sergent-major le beau Monthaboret d'une femme avec laquelle il a divorcé et qui est devenue l'épouse du comte délia Volta. Celui-ci veut marier Stella avec le marquis Bambini; mais elle est éprise d'un officier français qu'elle finit par épouser, après beaucoup d'incidents burlesques à la suite desquels cette jeune délurée s'est faite vivandière pour suivre dans les camps son bien-aimé Robert. La musique n'a rien d'original. Ce sont des phrases sautillantes, de fort courte haleine et d'un caractère enfantin. On a distingué dans l'ouverture une jolie valse, les couplets du Fruit défendu,\a, chanson de l'Ane.
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