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* FIDÈS, « drame mimé » en un acte, avec chœurs, de MM. Roger Milhès et Egidio Rossi, musique de M. Georges Street, représenté à l'Opéra-Comique le 28 février 1S94. Ce « drame mimé », que le public a paru, non sans quelque raison, assez surpris de voir figurer sur la scène de l'Opéra-Comique, n'était en réalité qu'une contre-partie (réduite !) du Polyeucte de Corneille, où Pclyeucte était remplacé par une chrétienne du nom de Fidès, tandis qu'un nommé Hyphax remplaçait Pauline et se laissait convertir par celle qu'il aimait. La musique de la pantomime et des chœurs invisibles n'était pas faite pour égayer beaucoup ce sujet sombre, dont l'action se passait dans les murs d'un cachot. Ce qu'on y trouvait de plus intéressant était la présence de Mlle Laus, l'excellente danseuse de l'Opéra, qui mimait d'une façon vraiment remarquable le rôle difficile de Fidès, celui d'Hyphax étant joué par M. Rossi.

FIERA (la) [la Boire], opéra italien, musique de Caruso, représenté à Rome en 1779.

FIERA (la) [la Foire], opéra buffa, musique de P.-C. Guglielmi, représenté au théâtre des Florentins, à Naples, vers 1785.

FIERA (la), opéra italien, musique de Pavesi, représenté à Venise vers 1S30.

FIERA (la), melodramma giocoso en trois actes, musique de Delfico; représenté à Naples, au théâtre Mercadante, en août 1872- On a remarqué de jolies mélodies dans cet ouvrage.

* FIERA (la), opéra semi-sérieux entrais actes, paroles de M. Salvatore Di Giacomo, musique de M. Nicola d'Arienzo, représenté au théâtre Nuovo de Naples en mars 1887.

* fiera Di BRINDISI (la), opéra-bouffe, musique de Stefano Pavesi, représenté à Modène en 1815.

fiera 31 FORLIPOPOLI (la), opéra italien, musique de Bernardini, représenté à Rome en 17S9.

FIERA DI FRASGATI (la), opéra italien, musique de Bresciani , représenté au théâtre San Benedetto, à Venise, en mars 1830.

fiera DI VENEZIA (la) [la Foire de Venise], opéra italien en trois actes, musique de Salieri, représenté à Vienne en 1772.

FIERABRAS, opéra en trois actes, paroles de Joseph Kupelwieser, musique de François Schubert, composé en 1S23 et non re-

présenté. Cet ouvrage passe pour le chefd'œuvre dramatique du maître. Nous supposons qu'il renferme de grandes beautés ; car à nos yeux, la place de Schubert est sur le même rang que les plus illustres musiciens et lorsqu'on connaîtra plus complètement ses œuvres, ce rang ne lui sera disputé par personne. En attendant, nous rapportons ce que ses compatriotes ont affirmé relativement à son opéra de Fierabras. Le sujet est emprunté à l'histoire des Chevaliers de la Table ronde. Les amours d'Eginhart avec Emma, fille de Charlemagne, ceux de Roland avec Florinde , fille du roi des Maures, forment le tissu du poème ; mais la figure principale est celle de Fierabras, frère de Florinde et l'honneur de la chevalerie de son temps. L'ouverture a un caractère énergique et sombre. La partition abonde en morceaux importants, chœurs, marches, airs et duos développés. Plusieurs fragments furent exécutés à Vienne par l'association des Chanteurs viennois, sous la direction de M. Herbeck.

FIESCHI (i), opéra séria, livret de Giannini, musique de Montuoro, représenté au théâtre de la Scala, à Milan, le 20 mars 1869. On sait que, dans la nuit même où Fiesquc, à la tête de ses conjurés, se rendit maître de la ville de Gênes, le 2 janvier 1547, ce conspirateur, en mettant le pied sur une planche pour entrer dans une galère, tomba à la mer et y trouva la mort. L'opéra de Montuoro eut le même sort.

* FIESTA DE LA GRAN VIA (la), revue mêlée de musique, paroles de M. Pina Dominguez, musique de M. Manuel Nieto, représentée au théâtre Eslava, de Madrid, en février 1887.

* fifi et nini, opérette en un acte, paroles d'Albert Monnior, musique d'Hervé, représentée aux Folies-Conccrtantes en 1855.

* FIFRE DE durenbach (le), opéra en trois actes, paroles de MM. W. Wulff et W. Wennacke, musique de M. Richard Kleinmichel, représenté au théâtre municipal de Hambourg, le 21 mars 1S91. Livret tiré d'une légende chevaleresque du moyen âge, partition estimable sans originalité, succès médiocre.

* FIFRE DE HARDT (le), opéra, livret tiré par M. Haas d'un conte de Hauff intitulé Lichtenstein, musique de M. Langer, représenté avec un très grand succès sur le théâtre Royal de Stuttgard, en présence du roi et de toute la cour, en janvier 1894.

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FIFRE ENCHANTÉ (le), opérette en un acte, paroles de MM. Nuitter et Tréfeu, musique de M. Jacques Offenbach, représentée aux Bouffes-Parisiens le 30 septembre 1868.

* FIFRE ET LE TAMBOUR (le), Opéra-CO-

mique en deux actes, paroles de Mellinet aîné et Sewrin, musique de Solié fils, représenté au théâtre des Jeunes-Artistes le 17 juin 1801.

* figarella, opérette en un acte, paroles de MM. Charles Grandmougin et Méry, musique de M. Justin Clérice, représentée aux Bouffes-Parisi6ns le 3 juin 1889.

FIGARO , opéra allemand , musique de Tost, représenté à Presbourg en 1795.

* FIGARO OU LE JOUR DES NOCES, opéra en trois actes, poème de Beaumarchais arrangé par Dartois frères, musique de Mozart et Rossini adaptée par Blangini, représenté aux Nouveautés le 16 août 1827.

* FIGARO A LA COUR, opéra-comique en trois actes, texte de M. Bohrmann-Riegen, musique de M. U. Mùller-Norden, représenté au Central-Theater de Berlin en mai 1S95.

* FIGLE ENAMORADO (el), zarzuela en un acte, paroles de Ramos Carrion, musique d'Emilio Arrieta, représentée le 24 décembre 1867 à Madrid, sur le théâtre du Cirque.

FIGLI DEI BORGIA (î), opéra séria, livret de Barattani, musique de Strigelli; représenté au théâtre de la Scala, de Milan, le 29 septembre 1866. Succès médiocre.

FIGLIA DEL DIAVOLO (la.), opéra semiseria, livret de Landi, musique de N. d'Arienzo, représenté au théâtre Bellini, à Naples, le 16 novembre 1879 ; chanté par Deliliers, Barbieri, M^es Musiani, Rossi.

* FIGLIA DEL DOGE (la), drame lyrique en quatre actes et un prologue, musique de M. Salvatore Pappalardo, représenté à Catane en 1855.

FIGLIA DEL MARINAJO (la), opéra italien, musique de Clodio Conti, représenté au théâtre Bellini, de Naples, dans le mois de mai 1866. Le premier rôle a été chanté par la prima donna Mancusi.

* FIGLIA DEL PROSCRITTO (la), opéra sérieux, musique d'Angelo Villanis, représenté au théâtre Carignan, de Turin, en 185 1.

* FIGLIA DEL sergente (la), opéra en deux actes, musique de M. Emmanuel de Roxas, représenté à Naples, en 1848, sur un

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petit théâtre aujourd'hui disparu. L'auteur, à peine âgé de 21 ans, sortait du Conservatoire de Naples, où il avait fait ses études et où il devait se retrouver plus tard comme professeur. Son opéra fut fort bien accueilli par le public.

FIGLIA DEL REGGIMENTO [(LA), opéra-

comique en deux actes, musique de Donizetti. Voyez la Fille du régiment.

FIGLIA DEL SOLDATO (la), opéra italien, musique deRaientroph, représenté au théâtre Nuovo, de Naples, en 1842.

FIGLIA DELL' ARCIERE (là) [la Fille de l archer], opéra italien, musique de Coccia, représenté à Naples en 1834.

FIGLIA DELL'ARGIERE (la) [la Fille de l'archer], opéra italien, musique de Pedrotti, représenté à Mantoue en 1845.

FIGLIA DELL' ARIA (la) [la Fille de l'Air], opéra italien, musique de Paini , représenté en Italie vers 1790.

FIGLIA DELL' ARIA (la) [la Fille de l'Air]r opéra italien, musique de Garcia (Manueldel-Popolo-Vicente), représenté à New-York vers 1826.

* FIGLIA Dl cheope (la), opéra-bouffe en dialecte napolitain, paroles de Luigi Campesi, musique de Giovanni Valente.rep. sur le théâtre de la Fenice, à Naples, en 1874.

FIGLIA DI DOMENICO (la), opéra italien, musique du comte Belgiojoso, représenté au théâtre Re, de Milan, en 1845.

* FIGLIA DI DOMENICO (la), opéra-bouffe, livret imité du vaudeville français, musique de M. Michèle Panico, représenté à Naples, sur le théâtre Nuovo, en 1857.

* FIGLIA DI domenico(la), opéra-bouffe, livret imité du vaudeville français la Fille de Dominique, musique de M. Alberti, représenté au théâtre Nuovo, de Naples, en 1873.

* FIGLIA DI DON LIBORIO (la), opéra, musique d'Antonio Cagnoni, représenté sur lo théâtre Carlo Felice, de Gênes, en 1856.

FIGLIA DI FIGARO (la) [la Fille de Figaro], opéra italien, musique de Lauro Rossi, donné à Vienne en 1846, à Turin en 1847, et repris avec quelque succès au théâtre Carcano, à Milan, en 1850.

* FIGLIA DI JEFTE (la), opéra sérieux, paroles de M. Caputo, musique de M. Giorgio

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Mieeli, représenté au théâtre San Carlo de Naples le 21 avril 1886.

FIGLIA DI MADAMA ANGOT (LA.), opéra

buffa, musique de Fischetti, représenté au théâtre Goldoni de Naples en août 1874. Cet ouvrage ne faisait pas une concurrence redoutable à l'opéra de M. Lecocq, joué en même temps au Teatro-Nuovo.

FIGLIO bandito (il), opéra italien, musique de Coppola (Pierre-Antoine) , représenté au théâtre del Fondo, à Naples, en 1816. Cet ouvrage annonçait un compositeur d'un bel avenir, mais l'admiration publique était exclusivement réservée aux opéras de Rossini.

FIGLIO DEL SIGNOR PADRE (il) [le Fils de Monsieur son père] , opéra-bouffe italien en deux actes, musique de Valentini (Charles), repr* au théâtre Nuovo, de Naples, en 1831.

* FIGLIO DELLA SCHIAVA (il), opéra se

rieux, musique de Lillo, représenté le 9 juillet 1853 à Naples, sur le théâtre du Fondo.

FIGLIO delle SELVE (il) [l'Enfant des bois], opéra italien, musique de Scarlatti, représenté à Naples en 1702.

FIGLIO DELLE SELVE (il) [l'Enfant des bois], opéra italien, musique de J. Holzbauer, repr, au théâtre de Schwetzingen en 1753.

* FIGLio DELLO SCHIAVO (il), opéra sérieux, paroles de Marco d'Arienzo, musique de Giuseppe Puzone, représenté sur le théâtre du Fondo, à Naples, en 1845.

FIGLIO PER AZZARDO (il), neuvième opéra composé par Rossini , âgé alors de vingt-deux ans. Il fut représenté sur le théâtre San-Mosè, à Venise, pendant le carnaval de 1813. Quoiqu'il soit un des opéras les moins connus de Rossini, Il figlio per azsardo n'en est pas moins mémorable, car c'est le soir de l'unique représentation qu'eut cet ouvrage qu'éclata dans la salle du théâtre San-Mosè une tempête dont on a gardé longtemps le souvenir à Venise. Voici quelle en fut l'occasion. Rossini préparait alors son Tancredi pour le théâtre de la Fenice, au grand déplaisir de l'imprésario Cera, qui aurait voulu confisquer les talents du maître au profit du San-Mosè, dont il était le directeur. Pour se venger, il donna à Rossini le livret pitoyable du Figlio per azzardo, certain qu'il éprouverait une chute complète. Le compositeur jura à part lui qu'il ferait une musique plus détestable encore. Entre autres plaisanteries

instrumentales, il imagina de faire frapper par les violonistes un coup d'archet, à chaque mesure, sur les réverbères en ferblanc fixés à leur pupitre. Le public, ignorant la vengeance noire des parties, crut à une mystification. On enjamba les banquettes, on envahit l'orchestre, on brisa les pupitres et les instruments, et Rossini, qui conduisait avec un imperturbable sang-froid cette débauche de sons, crut prudent de se dérober à l'indignation comique des spectateurs. Quelques semaines plus tard, le spirituel musicien se faisait pardonner son irrespectueuse audace en donnant aux Vénitiens la primeur du Di tanti palpiii, qui fit promptement le tour de l'Europe.

* figliuol PRODIGO (il), opéra sérieux, paroles d'Achille de Lauzières, musique de M. Paolo Serrao, représenté le 23 avril 1868 à Naples, sur le théâtre San Carlo.

FIGLÎUOLO PRODIGO (il) [l'Enfant prodigué], opéra italien, musique de Biffi, représenté sur le théâtre de Venise en 1704.

FIGLIUOLO PRODIGO (il), melodramma en 4 actes, livret de M. A. Zanardini, musique de M. A. Ponchielli , représenté au théâtre de la Scala, à Milan, le 26 décembre 1880. Cet ouvrage a obtenu un grand succès. Les morceaux qui ont été le plus applaudis sont le finale du premier acte et le prélude du quatrième. Chanté par Tamagno, de Reszké, Salvati, Mme* d'Angeri et Prasini.

* FIGON DE LAS DESDICHAS (EL), «jeu lyrique» en un acte, paroles de M. Llanos, musique de M. Ruperto Chapi, représenté à Madrid, sur le théâtre Estava, en janvier 1S87. La musique obtint un très grand succès.

FIGURANTE (la) , opéra-comique en cinq actes, paroles de Scribe et Dupin, musique de Clapisson, représenté à l'Opéra-Comique le 24 août 1838. Quoiqu'il ne fût connu alors que par des chansonnettes qui n'ont été que trop populaires, telles que le Postillon de mam' Ablou, etc., M. Clapisson a été assez heureux pour montrer, dès sa première épreuve au théâtre, qu'il était un excellent musicien. Le livret de la Figurante était mal conçu et encore plus mal exécuté; il présentait des trivialités choquantes; cependant, malgré d'aussi mauvaises conditions, M. Clapisson trouva des mélodies charmantes, conserva pendant toute la durée de l'ouvrage un style très élégant et fit preuve d'une grande habileté d'instrumentation. Nous mentionnerons, au premier acte, l'air d'entrée de Ju-

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dith, chanté par Jenny Colon, devenue alors Mme Leplus; au second acte, un joli duo chanté par Mme J. Colon et Mlle Rossi : Allons, ma chère, point de mystère ! la romance chantée par Roger : Elle m'aimait; nous citerons encore , dans la suite de l'opéra de la Figurante, les couplets de la quêteuse et le boléro final.

FILENO E CLORINDA, opéra italien, musique de Bianchi (Antoine), représenté à Breslau en 1797.

* FILHA DE AR (a), pièce fantastique et lyrique en trois actes et six tableaux précédés d'un prologue, livret imité du vaudeville français la Fille de l'air, musique de M. Joaquim Casimiro, représentée avec un très grand succès au théâtre du Gymnase, de Lisbonne, le 17 juin 1856, et reprise ensuite sur celui de la Rua dos Condes.

* FILHA DE THOMÉ FEIJORA (a), Opéra-COmique en trois actes, paroles de MM. Severino d'Almeida et Eduardo de Abreu, musique de M. Placido Stichini, représenté sur le théâtre Avenida, de Lisbonne, en juillet 1894.

FILINDO, opéra italien, musique de Buini, représenté à Venise en 1720.

FILINDO, pastorale eroica, opéra italien, musique de Bioni, repr. à Breslau en 1728.

FILIPPO, opéra italien, livret tiré de la tragédie d'Alfieri, dont on n'a reproduit que trois actes, musique du baron Crescimanno d'Albafiorita, représenté à la Pergola de Florence le 21 avril 1875.

FILIPPO, RE DI GRECIA, opéra italien, musique de Pollarolo, repr< à Venise en 1706.

FILIPPO, RE DI MAGEDONIA , opéra italien, musique de Vivaldi, représenté au théâtre San Angiolo, de Venise, en 1721.

* fille A trucs (une), opérette en un acte, paroles de MM. Péricaud et Villemer, musique de M. A. de Villebichot, représentée au concert de l'Eldorado en 1876.

FILLE avec la bague (la) , opéra , musique de F. Neumann, repr. à Altona en 1798.

* FILLE COUPABLE (la), opéra-comique en deux actes, paroles de Boieldieu père, musique de Boieldieu, représenté à Rouen, sur le théâtre des Arts, le 2 novembre 1793.

FILLE DANS LE BOIS DE CHÊNES (la),

opéra-comique allemand , musique de G. Lampe, représenté à la fin du xvm» siècle..

* FILLE DE CACOLET (la), pièce en trois actes et cinq tableaux, de MM. Chivot etDuru, airs nouveaux de M. Edmond Audrau, représentée au théâtre des Variétés le 10 juillet

* FILLE DE DAGOBERT (la), opérette en un acte, paroles d'Hermil, musique d'Eugène Moniot, représenté aux Folies-Bergère le 18 février 1874.

* FILLE DE FANCHON LA VIELLEUSE (la),

opérette en quatre actes et cinq tableaux, paroles de MM. Armand Liorat, W. Busnacb. et Fortuny, musique de M. Louis Varney, représentée aux Folies-Dramatiques le 3 novembre 1891. Il y a plus de quatre-vingts ans que tout Paris courait au Vaudeville pour y voir Fanchon la Vielleuse, pièce sentimentale du vertueux et filandreux Bouilly, dont le succès était colossal. Elle n'était pourtant pas bonne, la pièce; mais l'héroïne était comme une sorte de personnage historique, que chacun avait pu contempler naguère au boulevard du Temple, en compagnie des bateleurs et des histrions qui faisaient la joie de ce coin du Paris populaire et pittoresque, et elle était représentée au Vaudeville par une actrice aimée, la gracieuse Mme Belmont, si jop;e sous sa petite marmotte savoyarde, et qui, de sa voix charmante, chantait d'une façon séduisante les couplets anodins de M. Bouilly.

Fanchon la vielleuse eut donc, en son genre, autant de succès que Madame Angot ; et de même que trois auteurs eurent l'idée de donner à celle-ci une suite sous le titre de la Fille de madame Angot, trois auteurs aussi se sont avisés de donner une suite à celle-là sous le titre de la Fille de Fanchon la vielleuse. La seconde imitation ne vaut peut-être pas la première ; cependant, on y rencontre plus d'un détail vraiment aimable et quelques scènes bien venues. Quant à la musique, qui affecte les formes de l'opcra-comique, elle n'est certes pas indigne du genre, et fait honneur à l'artiste qui l'a signée. Il en faut faire ressortir surtout, au premier acte, un chœur charmant : La voilà, cette caisse mystérieuse, fort joliment accompagné à l'orchestre, et la romance : Aux montagnes de la Savoie, à laquelle sa naïveté n'enlève rien de sa grâce séduisante; au second, un gentil duo, un petit quatuor spirituellement construit sur des thèmes populaires, et la seèae charmante dans laquelle le soprano dialogue avec la flûte; puis encore, pour le reste, une chansonnette d'un ton vraiment comique et

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un rondeau très agréable. La Fille de Fanchon la vielleuse était fort bien jouée par Mmes Thuillier-Leloir, Zelo-Duran et Freder, MM. Lafbaudière, Gobin, Guyon, Bellucci, Lacroix, Lamy et Mesmacker.

fille d'Egypte (la), opéra-comique en deux actes et trois tableaux , paroles de M. Jules Barbier, musique de M.Jules Béer, représenté au Théâtre-Lyrique le 23 avril 1862. Le livret n'a pas réussi. La musique, du neveu de Meyerbeer, a été trouvée bien faite, surtout sous le rapport de l'instrumentation.

* fille DE grenade (la), opéra, paroles de M. Christiernsson, musique de M. J. Hallstrœm, représenté au théâtre Royal de Stockholm le 30 novembre 1892.

* FILLE DE JAÏRE (la), scène lyrique, poème de M. Paul Collin, musique de Mme la marquise de Grandval, exécutée dans la salle des concerts du Conservatoire le 10 février 1881. Cette composition avait été couronnée au concours Rossini de 1880. Elle était chantée par Mme Brunet-Lafleur, MM. Bosquin et Lauwers.

fille de jephté (la), opéra en trois actes, musique de Meyerbeer, représenté à Munich vers 1812. Cet ouvrage, dans lequel l'élève de l'abbé Vogler avait montré plus de science que d'inspiration, fut accueilli froidement. C'était plutôt un oratorio qu'un opéra.

* FILLE DE jephté (la.), grande 'scène lyrique, paroles de M. Ed. Guinand, musique de Clément Broutin, exécutée à Lille le 20 décembre 1878. C'était la cantate qui, dans le cours de la même année, avait valu le grand prix de Rome au jeune compositeur. Jules - Clément Broutin, né à Orehies le 4 mai 1851, devenu directeur de l'École nationale de musique de Roubaix, mourut en cette dernière ville le 28 mai 1889, à peine âgé de trentehuit ans.

FILLE DE LA HONGRIE (la) , opéra anglais, musique de Wallace, représ, à Londres au théâtre de Drury-Lane le 22 février 1847.

* FILLE DE L'AIR (la), opérette-féerie en trois actes et sept tableaux, paroles de Cogniard frères, couplets nouveaux de M. Armand Liorat, musique de M. P. Lacome, représentée aux Folies-Dramatiques le 20 juin 1890. Ctte pièce n'était que la transformation musicale d'un ancien vaudeville créé en 1837 au même théâtre, où il avait pour interprète

principale Mlle Nathalie, qui fut plus tard sociétaire de la Comédie-Française. Sous sa première forme, la Fille de Pair avait fait courir tout Paris et obtenu naguère un succès éclatant, succès qu'elle ne retrouva pas même en partie sous l'aspect nouveau qu'on avait cru pouvoir lui donner. On trouva la pièce vieillote et sans intérêt, et la musique fut impuissante à lui prêter des grâces nouvelles. Elle était jouée cette fois par Mlles Nesville, Stella, Pieval, Génat, Vernon et MM. Germain, Larbaudière et Vandenne.

FILLE DE LA PLACE SAINT-MARC (la),

opéra anglais, musique de Balfe, représenté à Londres vers 1845.

* FILLE DE LA PRAIRIE (la), opérette en trois actes, paroles de M. H. Bohrmann, musique de M. Weissleder, représentée au Thalia-Theater de Chemnitz en août 1891.

* FILLE DE L'EMPEREUR (la) [die Kaisertochter], opéra, paroles de AL Guillaume Jacoby, musique de M. Wilhem de Haan, représenté à Darmstadt le 1er février 1885.

FILLE DE L'ORFÈVRE (la), opéra, paroles de MM. Foussier et Leroy , musique de M. Edmond Membrée , représenté à Bade le 27 juillet 1863. Le sujet a été tiré d'une ballade de Uhland. La fille d'un orfèvre de Nuremberg s'est laissé aimer par un jeune étudiant, qui a disparu et n'a plus donné signe dévie. Pendant plusieurs années, la jeune fille s'abandonne au chagrin, au désespoir. Voilà qu'un jour il n'est bruit dans la ville que du retour de la croisade du comte Hubert. Suivi d'un brillant cortège, il s'arrête devant la boutique de l'orfèvre. Il entre et choisit des bijoux et une parure pour sa fiancée. La jeune fille est frappée de stupeur en reconnaissant dans le comte l'étudiant à qui elle a donné son cœur, et cette surprise se change bientôt en humiliation profonde et douloureuse, lorsque le comte l'invite à essayer les parures destinées à une rivale. C'en est trop : elle s'évanouit. Mais le comte Hubert n'a point oublié son amour ; il n'a voulu que s'assurer du constant souvenir et de la fidélité de sa bien-aimée. C'est pour ellemême qu'il a acheté ces joyaux. C'est elle qui doit les porter avec la couronne de comtesse. M. Membrée, l'auteur de la charmante composition Page, écuyer, capitaine, a traité cette ballade ton amore. Chaque morceau a son caractère propre. Les mélodies de M. Membrée ont de la couleur, sans rien emprunter au pathos de la musique de l'avenir. Il nous rap-

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pelle Hippolyte Monpou, mais avec des études musicales plus fortes et une manière d'écrire plus correcte. On a applaudi le chœur des ouvriers orfèvres, l'air de la Paresse, et le duo final entre Marie et le comte. Cet ouvrage a été chanté par Balanqué,Mengal,Fromant, MUes Henrion et Faivre.

FILLE DE MADAME ANGOT (LA), OpérS,-

bouffe, paroles de MM. Clairville, Siraudin et Koning, musique de M. Ch. Lecocq; joué au théâtre des Fantaisies-Parisiennes, à Bruxelles, en novembre 1872. La pièce est très amusante. La fille de Mme Angot, Clairette, est une jolie fleuriste que les dames de la halle ont prise sous leur protection et veulent marier à un perruquier, le sieur Pomponnet; mais Clairette aime le chansonnier Ange Pitou; celui-ci, fort inconstant, sacrifie son amie aux beaux yeux de Mlle Lange, la célèbre comédienne; Clairette, après toutes sortes de péripéties, après s'être même fait mettre en prison pour avoir chanté une chanson satirique de son amant, se console de son infidélité en accordant sa main à Pomponnet. La musique de cet ouvrage est agréable, facilement écrite et expressive. Le public a fait bon accueil aux couplets sur Mme Angot : Très jolie, peu polie, au chœur des conspirateurs : Quand on conspire, à la valse : Tournez, tournez, et à la scène finale du troisième acte, dont ce qu'on appelle le catéchisme poissard a fait les principaux frais. Cet opéra-bouffe a été chanté par Widmer, Jolly, M'ies Desclauzas, Luigini, Mme Delorme. La Fille de madame Angot a obtenu depuis un immense succès à Paris, lorsqu'elle fut jouée aux Folies-Dramatiques, le 23 février 1873. Les interprètes étaient alors Mlles Paola Marié, Desclauzas et Toudouze, MM. Mendasti et Dupin, et la pièce, dont les principaux morceaux devinrent aussitôt populaires, obtint une série consécutive de quatre cents représentations, qui est aujourd'hui bien plus que doublée.

* fille DE paillasse (la), opérette en trois actes, paroles de MM. Armand Liorat et Louis Leloir, musique de M. Louis Varney, représentée aux Folies-Dramatiques le 20 avril 1894. La scène est en 1815, sur le boulevard du Temple, où la foule encombre le théâtre, ou pour mieux dire la baraque de Paillasse. La fille de celui-ci, Marianne, va épouser le jeune Frédéric, un enfant perdu que le saltimbanque a recueilli en 1792. Il se trouve que ce dernier est reconnu par son oncle, un grand seigneur, le marquis de Lau-

bépin, qui le ramène à lui et veut lui faire épouser une jeune fille de grande famille. Frédéric résiste, le marquis s'entête, les choses s'embrouillent, et enfin le jeune homme, devenu riche, finit par retrouver Marianne et en faire sa femme. Tout cela n'est pas très neuf, mais tout cela est assez gai, et agrémenté d'une musique aimable et frétillante. Interprètes : Mmes Thuillier-Leloir et de Bèrio, MM. Guy, Vauthier, Guyon, Perrin et Riga.

* FILLE DE SAÙL, grand opéra, musique de M. Félix Godefroid, non représenté, mais exécuté par fragments en diverses circonstances et publié en 1883

* FILLE des bruyères (la), opérette en un acte, paroles de M. Jules de Wailly, musique de Georges Rose, représentée aux Nouveautés le 5 avril 1867.

FILLE DES ÉTOILES (la), opéra allemand, musique de Payer , représenté à Vienne vers

FILLE DES FLEURS (la), opéra allemand, texte de Rochlitz, musique de Bierey, représenté à Dresde en 1802.

FILLE du DANUBE (la), opéra russe, musique de Cavos , représenté à Saint-Pétersbourg en 1806.

FILLE DU GOLFE (la), opéra-comique en an acte, paroles de M. Charles Nuitter, musique de M. Léo Delibes, publié dans le Ma' gasin des Demoiselles en 1852.

FILLE DU MAÎTRE DE CHAPELLE (la), opéra-comique en trois actes , paroles de MM. Mestépès et Vauzanges, musique de M. Ventéj oui, représenté au théâtre Déjazet le 9 juillet 1864.

FILLE DU MONDE DES FÉES (la), vaudeville allemand, musique de Drechsler (Joseph), représenté à Vienne vers 1820.

* FILLE DU SACHA ;la), opéra, musique de M. P. Heise, représenté sur le théâtre Royal de Copenhague en septembre 1869.

Tout jeune encore et à l'aurore de sa carrière, l'auteur n'avait pas dû lutter moins de cinq années pour pouvoir présenter son œuvre au public. Ses efforts furent heureusement couronnés de succès, et son opéra fut iccueilli avec la plus grande faveur.

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