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* FLEUR D'ORANGEB, vaudeville en trois actes, de MM. Alfred Hennequin et Victor Bernard, musique nouvelle d'Auguste Cœdès, représenté au théâtre des Nouveautés le 7 décembre 1878.

FLEUR-DE-BAISER, opérette en trois actes et quatre tableaux, livret de M. Alexandre jeune, musique de M. Cœdès, représentée au théâtre des Folies-Dramatiques le 24 février 1876. Fleur-de-Baiser a promis sa foi à son cousin Gaston ; mais celui-ci ayantdisparu et, selon les apparences, ayant été mangé parles sauvages, son amie se décide à épouser le comte Rigobert de Présalé. Gaston reparaît et, après bien des péripéties, épouse sa cousine. La musique est accorte et légère. On a remarqué le chœur des marins : Nous venons de Madagascar; le chœur des pensionnaires, les couplets de Fleur-de-Baiser : Je partis un jour. Chantée par M11^ Jane May et Simon Max.

* fleur DE LIS, opéra-comique, paroles de M. Cherver Goodwin, musique de A. William Furst, représenté au Palmer's Théâtre de New- York en août 1895. C'est une imitation grossière de Fleur de thé, notre jolie opérette française.

FLEUR DE LOTUS (la), opéra-comique, paroles de M. Jules Barbier, musique de M. Prosper Pascal, représenté à Bade le 29 juillet 1864.

* FLEUR DE LOTUS opérette en un acte, paroles de M. Guillaume Livet, musique de M. Georges Fragerolle, représentée au Casino des Arts, de Lyon, le 16 février 1887.

FLEUR DE THÉ, opéra-bouffe en trois actes, paroles de MM. Chivot et Duru, musique de M. Charles Lecocq , représenté à l'Athénée le il avril 1868. C'est une bouffonnerie amusante. Plusieurs scènes sont comiques et semées de quelques mots spirituels. On a applaudi les couplets du mandarin : Je suis clairvoyant comme un sphinx; l'air de Césarine : En tous pays, et un joli duo au troisième acte : Rappelle-toi. Joué par Désiré , Léonce, Sylter, Mlles irma Marié et Lucie Cabel.

* FLEUR DE VERTU, vaudeville-opérette en trois actes, paroles de M. Ernest Depré, musique de M. Edmond Diet, représenté aux Bouffes-Parisiens en mai 1894.

FLEUR DES BOIS (la), opéra national dont le sujet est tiré de la guerre de l'indépen-

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dance , musique de M. Sobolewski , représenté à Philadelphie en octobre 1859.

FLEUR DU DÉSERT (la), opéra anglais, paroles de Harris, musique de Wallace, représenté à Londres en octobre 1863. Le livret reproduit celui de Jaguarita l'Indienne, opéra de M. Halévy. La musique de la Fleur du désert a été fort goûtée des amateurs.

fleur du val SUZON (la), opéra-comique en un acte, paroles de M. Turpin de Sançay, musique de M. Georges Douay, représenté au Théâtre-Lyrique le 25 avril 1862.

* fleurette, opéra-comique en deux actes, musique de Victor Nessler, représenté à Strasbourg en mars 1864.

FLEURETTE, opérette, livret de M. Ascher, musique de J. Offenbach ; représentée au Carl- Theater, à Vienne, en mars 1872. Mlle Mila Rœder a chanté le rôle principal.

fleurs animées (les), opérette en Un acte, paroles de Jerrmann, musique de Telle, représenté au théâtre Frédéric- Wilhelmstadt, à Berlin, en novembre 1853.

* fleurs animées (les), opérette, mùsisique de Klerr, représentée à Vienne, sur le théâtre An der Wien, en décembre 1866.

FLEUVE SCAMANDRE (le), pastorale, paroles de Renout, musique de Barthélemon, représenté à Paris le 28 décembre 1768.

* flibustier (le), opéra en trois actes, poème de M. Jean Richepin , musique de M. César Cui, représenté à l'Opéra-Comique le 22 janvier 1894. Ceci n'est point, comme on pourrait le croire, une adaptation lyrique de la comédie que M. Richepin donna sous ce titre, le Flibustier, le 14 mai 1888 à la Comédie-Française, mais une simple transformation de cette pièce en opéra. Le compositeur, en effet, n'a demandé au poète ni un remaniement, ni un changement, ni une modification quelconque. Il s'est borné à mettre en musique, de l'un à l'autre bout, les vers de la comédie telle qu'elle avait été conçue, écrite et jouée dans sa forme originale. L'entreprise était ardue, et je n'ose dire que l'artiste y a complètement réussi, mais elle était nouvelle assurément, et curieuse en plus d'un point.

M. César Cui, fils d'un Français établi en Russie et d'une Moscovite, est général dans l'armée russe et professeur de fortification à l'École militaire de Saint-Pétersbourg. Il n'est donc point musicien de profession, ce

qui ne l'empêche pas d'avoir reçu une instruction musicale complète et d'avoir écrit plusieurs opéras représentés en Russie. Il s'est en même temps beaucoup occupé de critique musicale, et il est même curieux de voir avec quelle âpreté, on pourrait dire avec quel dédain, il a souvent traité de grands artistes, ses compatriotes, tels que Antoine Rubinstein et Tschaïkowsky. C'est avec le désir ardent de le faire jouer en France qu'il avait mis en. musique le Flibustier de M. Richepin, mettant en œuvre, dans cette partition, certains procédés qui touchent de très près à ceux de Richard Wagner, bien qu'il s'en défende absolument, entre autres celui qui consiste à ne jamais répéter une phrase musicale et à ne jamais interrompre le discours mélodique. Sa partition, il faut le reconnaître, était lourde, grise de ton, et, si elle ne manquait pas d'un certain accent personnel, elle n'arrivait pas pourtant à l'originalité ; son orchestre même était hésitant, sans couleur et sans relief. On peut croire d'ailleurs que, par elle-même, la tentative de M. Cui était d'avance vouée à l'insuccès, la pièce de M. Jean Richepin étant écrite non en vers libres, mais en alexandrins, forme poétique manifestement hostile à la musique, surtout lorsqu'elle se prolonge, comme c'était ici le cas, pendant trois actes entiers. Quelques morceaux de cette partition du Flibustier étaient bien venus cependant, entre autres la gentille chanson de Janik au premier acte, le récit de la bataille fait par Jacquemin et surtout Y Angélus à deux voix de femmes qui était une trouvaille mélodique vraiment délicieuse, et qui était accompagnée d'une façon exquise. Mais cela ne suffit pas à sauver l'œuvre d'un échec à peu près complet, en dépit d'une excellente interprétation confiée à M^es Landouzy et Tarquini d'Or, à MM. Clément, Fugère et Taskin.

FLIBUSTIERS (les) [Die flibustier], opéra allemand en trois actes, paroles de Gehr, musique de J.-C. Lobe, représenté sur le théâtre de la Cour, à Weimar, en 1831, et sur les principales scènes de l'Allemagne. Le style de cet ouvrage porte l'empreinte du caractère de l'école allemande moderne, dont Weber est regardé comme le chef ou l'initiateur : Miraturque novas frondes et non sua poma. Le chœur des Flibustiers , en si mineur, a de la couleur, et le rythme en est original. Les rôles principaux, qui sont ceux d'Alonso et de Marie , ne sont pas bien écrits pour les voix; mais le sentiment dramatique et l'harmonie caractérisée qui vivifient cet onéra leur donnent néanmoins de l'intérêt.

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Homme instruit et théoricien distinguêrLobs a fait preuve d'une grande sincérité de conviction dans les principes et les destinées de son art, tels qu'il les concevait. Il s'efforça de les démontrer dans une symphonie à grand orchestre, exécutée à Weimar, et qu'il intitula Peinture des sons.

FLIBUSTIERS (les), opéra allemand, musique d'Ebell, représenté à Magdebourg en

FLIGENDE HOLLANDER (der) [le Hollandais volant ou le Vaisseau fantôme], opéra allemand, paroles et musique de M. Wagner (Richard), représenté à Dresde le 2 janvier 1843, puis dans plusieurs villes d'Allemagne, et repris à Munich en janvier 1865. La donnée de la pièce est la même que celle du Vaisseau fantôme représenté à l'Opéra en 1842. M. Wagner avait cédé le poème à M. Léon Pillet, qui en confia la musique à Dietsch. Le Hollandais volant fut froidement accueilli à Dresde, et fit une lourde chute à Berlin. M. de Gasperini a apprécié beaucoup mieux que nous la musique du célèbre novateur; aussi nous lui donnons la parole sur le Vaisseau fantôme. « Dans cet opéra, a-t-il dit, Wagner se révèle , pour qui sait lire, avec ses vives préoccupations du drame, de la matière scénique ; en même temps que le musicien jeune, plein d'idées, de chaudes convictions, déborde à chaque instant le poète. L'ouverture, qu'on a entendue quelquefois à Paris, est une des plus curieuses pages de la partition. Weber est manifestement encore l'unique modèle du compositeur ; mais, sous les formes de l'auteur à'Oberon , il est facile de reconnaître le tempérament propre du disciple, la puissance de ses développements, les hardiesses de ses combinaisons harmoniques et orchestrales. Au premier abord , en écoutant cette l'ongue ouverture, vous ne distinguez que difficilement des points d'éclaircie dans cet immense ouragan ; ce vacarme, ces vociférations des basses haletantes, tumultueuses, fatiguent vite et indisposent l'auditeur. Peu à peu la lumière se fait; dans ce chaos des éléments déchaînés, vous reconnaissez un point central, une lumière, un phare ; c'est la mélodie que chantera plus tard celle qui attend le capitaine maudit et qui aspire à se dévouer pour lui. Cette mélodie revient sans cesse, tantôt pleine, entière , retentissante , tantôt tronquée et affaiblie, comme si le marin que le destin poursuit voyait tour à tour se rapprocher et s'éloigner de lui la terre de salut. A la fin,

la mélodie, dépouillée de tous ses ornements harmoniques et portée par les harpes, s'élève et expire dans un lointain céleste ; le salut est assuré et la fatalité vaincue. »

* FLIK E FLOK, « spectacle comico-fantastique », paroles de Luigi Campesi, musique

' de Giovanni Valente , représenté à Naples, sur le théâtre de la Fenice, en i87i!

FLITCH OF BACON (the), opéra anglais, musique de Shield, représenté à Londres en

FLITTERWOCHEN IN GEBIRGE (die) [les Semaines de plaisir dans la montagne] , opéra allemand en un acte, musique de Rintel , représenté au théâtre Frédéric- Wilhemss'tadt en 1854.

* FLOR DE LIS, zarzuela en un acte, musique de M. Ruperto Chapi, représentée sans succès à l'Eldorado de Madrid ennov.1895.

FLORA, opéra italien, musique de Sertorio, représenté à "Venise en 1681.

FLORA or JOB IN THE WELL {Flora OU Job dans un puits), opéra anglais, musique de Bâtes, représenté à Londres vers 1791.

FLORA, opéra en trois actes, paroles de Dubuisson, musique de Fay , représenté sur le théâtre de la rue de Louvois, le 4 février 1792. Fay était alors acteur à ce théâtre.

* FLORA mag-donald, opéra sérieux, musique de M. John Urich, compositeur anglais, représenté au théâtre communal de Bologne en décembre 1882.

* FLORA mirabilis, «légende» en trois actes, paroles de M. Ferdinando Fontana, musique de M. Spiro Samara, représentée au théâtre Carcano de Milan le 16 mai 1886. Le compositeur était un jeune artiste grec qui avait fait son éducation musicale à Paris, sous la direction de Léo Delibes. Flora mirabilis a obtenu en Italie un incontestable succès, qui jusqu'ici pourtant n'a pas franchi les frontières du pays où cet ouvrage a vu le jour. C'était le début de Fauteur, début qui semble d'un heureux augure pour la suite de sa carrière.

FLORE, opéra allemand, musique de Krieger, représenté vers la fin du xvue siècle.

FLORE, opéra-ballet, musique de Batistin (Struck), représenté à Versailles vers 1715.

FLORE ET ZÉPHIRE, opéra-comiquo en un acte, paroles de MM. de Leuven et Des-

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