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FREM

FRÉR

gue, un souffle impétueux, qui en font une œuvre à part, originale et caractéristique. Il faudrait citer la majeure partie des morceaux qui composent la partition, si on voulait en signaler les beautés. Nous nous contenterons de rappeler les couplets de basse avec chœur; la scène de désespoir de Max, suivie de la chasse; la valse du Freischùtz, dite de Robin des bois, qui est populaire ; le grand air chanté par Max, dont l'allégro a été placé par Weber dans l'ouverture; la ronde en si mineur, la plus bizarre et la mieux réussie des rondes fantastiques ; la scène de la Fonte des balles magiques, où le compositeur a su imaginer les timbres les plus bizarres et les dessins d'orchestre les mieux appropriés à la situation. Dans le second acte, nous rappellerons le duo d'Annette et d'Agathe, appelé le duo des Deux cousmes, dans lequel la tendresse mélancolique de l'une forme un contraste charmant avec le gracieux enjouement de l'autre ; la magnifique scène tout empreinte de la poésie rêveuse, mystique et passionnée de la vieille Allemagne. Dans le troisième acte, la cavatine d'Annette, d'un sentiment si pur ; la fraîche mélodie de la ronde des jeunes filles; le chœur si connu des chasseurs ; tels sont les principaux fragments de cette œuvre de génie. Conçue avec unité de sentiment et de plan, quoique écrite laborieusement, elle n'en offre pas moins des contrastes heureux, mais insuffisants pour notre goût français. Ces contrastes se font remarquer entre l'élément féminin, tendre, doux, un peu craintif, toujours gracieux et confiant, et les rôles d'hommes, qui sont tous âpres et farouches. Le compositeur a pu d'autant mieux rendre de telles nuances, qu'il en avait le type sous les yeux à l'époque surtout où il écrivait, époque d'agitation et de renouvellement pour l'Allemagne. Mme stolz a créé avec beaucoup de charme le rôle d'Agathe à l'Opéra français ; son duo avec Mlle Nau (Annette) était d'un effet délicieux. Bouché , Marié et Massol ont interprété les autres rôles.

FREIWILLIGEN (die) [les Volontaires], drame avec chant , musique de Sussmayer, représenté à Vienne en 1796.

freluchette, opérette en un acte, paroles de M. Pol Mercier , musique de Montaubry , représentée au théâtre des Folies- Nouvelles le 27 mars 1856. Interprétée par Kelm, Camille Michel et Mlle Géraldine.

fremden ( die ) [les Étrangers], opéracomique allemand en trois actes , livret de Wilhelm Hoxar, musique de Johannes

Starke, repr. à Mannheim le 1er mai 1877.

FREMOR ET meline, drame allemand, musique de J. Michl, représenté à Munich vers 1777.

FRENESIE D'AMORE (le), opéra italien, .musique de Buini, représenté à Bologne en

FRENETICO PER AMORE (il), opéra italien, musique de Cordella (Jacques), représenté au théâtre Nucvo, de Naples, en 1824.

FRÈRE ET MARI , opéra-comique en un acte, paroles de MM. Th. Polak et Humbert, musique de M. Clapisson , représenté à l'Opéra-Comique le 7 juillet 1841. Un artiste peintre, marié à une femme qu'il aime , engage celle-ci à passer pour sa sœur afin de ne pas perdre les bonnes grâces d'une certaine comtesse qui le protège, et doit lui procurer une place de conservateur dans un musée. Telle est la donnée aussi plate qu'immorale de cette pièce, qui n'a obtenu aucun succès. La musique en est jolie. On a remarqué dans l'ouverture un élégant solo de cor, le nocturne : Restons amis, et le finale, qui est d'un bel effet dramatique.

FRÈRE PHILIPPE (le), opéra-comique en un acte, paroles d'Auguste Duport, musique de Dourlen, représenté salle Feydeau le 20 janvier 1818.

* FRÈRES AVARES (les), opérette en un acte, paroles de M. Georges Richard, musique de M. Matz, représentée au Gymnase de Bordeaux le il mai 1866, puis à Paris, au théâtre des Menus-Plaisirs, le 15 octobre 1873, sous ce titre : les Deux Avares.

* FRÈRES CORSES (les), opéra, livret tiré au roman dAlexandre Dumas, musique de M. Fox, représenté au théâtre du Crystal Palace, à Londres, en novembre 1888.

FRÈRES JUMEAUX (les), opéra-bouffe allemand en un acte, musique de François Schubert, représenté au théâtre de la porte de Carinthie, à Vienne, vers 1815. C'est toujours la pièce des Ménechmes qui fournit la donnée de tels sujets. Ces jumeaux se ressemblent et sont pris l'un pour l'autre. L'ouvrage fut chanté par Vogl qui remplit le double rôle des frères ; il réussit, et l'auteur fut acclamé à la fin du spectacle. On a perdu de vue la partition du maître, qui n'a pas été imprimée. Il avait, à l'égard de ses œuvres, la touchante imprévoyance de beaucoup d'hommes de génie.

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