FREI
allemand, musique de Lindpaintner, représenté en Allemagne vers 1835.
FRÉDÉRIQUE ET ADOLPHE, opéra-COmi-
que, musique de Gyrowetz, représenté à Prague vers 1832.
FREE AND EASY (the) [le Franc luron], opéra anglais, musique de Addisson, représenté au théâtre du Lycée, à Londres, vers
FREE KNIGHTS {les Chevaliers errants), opéra anglais, musique de Mazzinghi, représenté à Londres vers 1810.
FREEMANN, opéra allemand, musique de Jester, représenté à Berlin vers 1800.
FREIBRIEF (der) [le Privilège], opéra allemand, musique de J. Miller, représenté aiî théâtre de la Cour, à Sleswig, en 1802.
* FREI LUIZ DE SOUZA, opéra portugais en quatre actes, poème tiré d'un drame fameux en Portugal d'Almeida Garreti, musique de M. Francisco de Freitas Gazul, représenté avec succès au théâtre San Carlos de Lisbonne le 21 mars 1891. Sous le bénéfice des suppressions nécessitées par l'intervention de la musique, le drame original a été suivi presque pas à pas par l'adaptateur. Quant à la partition, elle paraît être d'une grande importance et d'une réelle valeur. On en vante surtout la facture, et tout particulièrement l'instrumentation, qui l'une et l'autre sont d'un sentiment moderne très accusé, y compris l'emploi du leitmotiv à la manière de Richard "Wagner. « Le personnage de Magdalena, disait à ce propos un journal portugais, est toujours accompagné par une phrase mélodique qui se présente en premier lieu sur la quatrième corde des violons, et qui ensuite se reproduit sous diverses formes, selon la situation. C'est elle qui caractérise tous les élans dramatiques d'une importance capitale. » L'ouvrage a étt accueilli avec transports par un public qui, à la [question d'art, mêlait une sorte de sentiment de patriotisme d'ailleurs assez naturel, et le succès du compositeur a été aidé par une interprétation absolument remarquable, qui réunissait les noms de Mmes Helena Théodorini et Linda Brambilla et de MM. Gabrielesco, Menotti, Wùlmann et Mastrobuono.
FREISCHUTZ (der) [le Franc tireur], opéra allemand "en trois actes, texte de Kind, musique de Charles-Marie de Weber, repr. pour
la première fois à Berlin le îs juin 1821. Il avait été composé à Dresde. Traduit par E. Pacini et arrangé pour la scène française par M. Hector Berlioz, cet opéra fut représenté à l'Académie royale de musique le 7 juin 1841. Dans une traduction antérieure, faite par M. Sauvage et donnée à l'Odéon sous le titre de Robin des bois, les noms des personnages qui paraissaient inséparables du caractère musical des rôles, avaient été changés, ainsi que le lieu de l'action. Castil-Blaze avait imaginé de tronquer le dénoûment, en remplaçant l'entrée de l'ermite par la reprise du chœur des chasseurs, sans doute avec l'intention toute française de renvoyer les spectateurs plus gaiement chez eux. MM. E. Pacini et Berlioz ont rétabli judicieusement l'ordonnance du livret primitif. Le dialogue de la pièce allemande a été mis en récitatif par M. Berlioz, qui s'est acquitté de cette tâche délicate avec beaucoup de goût et tout le succès désirable. Crevel de Charlemagne a aussi publié une traduction du Freischutz , et elle n'est pas sans mérite. Lorsque le Freischutz fut représenté à Berlin, il obtint un succès immense qui se renouvela dans toute l'Allemagne, et rendit populaire le nom du compositeur.
Un chasseur nommé Bartoch, qui vivait au xvie siècle, s'était rendu célèbre dans toute l'Allemagne par son habileté. Il s'était tellement distingué par son grand art au tir, qu'on disait de lui qu'il avait fait un pacte avec le diable, et qu'il en avait reçu des balles fondues exprès pour lui; mais la chronique ajoute que, grâce aux sages conseils d'un moine, il avait sauvé son âme des étreintes de Satan. Ce Bartoch, d'abord au service de la famille Mezericki de Lomnitz, alla ensuite en Autriche , où il se fixa comme chasseur. Un de ses descendants, François Bartoch, apprenti cordonnier, vient de mourir à Vienne.
C'est donc ce célèbre tireur qui a donné lieu aux nombreuses légendes populaires sur le Chasseur noir, sur Robin des bois, sur le Freischutz enfin. Saluons donc en passant l'ombre de ce Bartoch , qui nous a valu un chef-d'œuvre.
L'ouverture est admirable de tout point, et c'est depuis longtemps la pièce la plus en faveur à la Société des concerts du Conservatoire. Elle est aussi la plus parfaite que Weber ait écrite. L'adagio, d'une harmonie grave et douce, annonce par le timbre de l'instrumentation le caractère étrange de l'ouvrage ; l'allégro vivace qui lui succède est formé de deux idées principales, développées avec une fou-