‹ Dictionnaire des opérasChapitre 367 sur 928 · GRANDE-BRETAGNE EN ALLÉGRESSE · texte numérisé non relu

GRANDE-BRETAGNE EN ALLÉGRESSE

(la), opéra allemand, musique de Keiser, représenté à Hambourg en 1724.

GRANDE-DUCHESSE (la), opéra en quatre actes, paroles de Mélesville et Merville, musique de Carafa, représenté sur le théâtre de l'Opéra-Comique le 16 novembre 1835. Le succès du poème a été emprunté à une nouvelle de Frédéric Soulié. Il s'agit d'un mariage odieux , d'un évanouissement léthargique, de funérailles et d'une heureuse résurrection. On voit que Carafa n'a pas eu de chance dans le choix de ses livrets. Au contact de la légende allemande , la muse du compositeur s'est évanouie, mais ne s'est jamais réveillée depuis. Et cependant , malgré les dédains d'une critique aveugle, injuste et partiale , la musique de ce dernier opéra de Carafa n'était pas dénuée de beauté, de grâce et de caractère dramatique. Si Carafa avait imité Rossini, et fait servir les plus beaux fragments de ses opéras tombés à de nouveaux poèmes plus heureusement composés, nous aurions pu entendre avec plaisir deux beaux duos de la Grande-duchesse, la prière : Vierge Marie , et une belle marche funèbre, dans laquelle on a signalé des effets alors nouveaux qui auraient été imités ou reproduits, sans intention de plagiat d'ailleurs, par M. "Verdi, dans son Miserere du Trovatore.

GRANDE - DUCHESSE DE GÉROLSTEIN (la), opéra-bouffe en trois actes et quatre tableaux , paroles de MM. H. Meilhac et Ludovic Halévy, musique de M. Jacques Offenbach, représenté aux Variétés le 12 avril 1867. Cette pièce a obtenu un succès européen. Nous ne pouvons en donner qu'une courte analyse, car le jeu de la scène, les excentricités des acteurs et les hardiesses des actrices ont formé la pièce elle-même bien plus que l'invention du scénario. Cependant, le voici en peu de mots : La grande-duchesse a donné le commandement de ses troupes au général Boum. En passant une revue, elle

•remarque un soldat de haute et de belle prestance. C'est le soldat Fritz, dont elle fait son favori. Il devient presque en un clin dœil sergent, comte, général en chef, et il remplace Boum. Une conspiration s'ourdit contre lui ; mais il détruit lui-même sa fortune en préférant épouser la petite paysanne Wanda, qu'il aime, plutôt que d'accepter les faveurs que lui offre la grande-duchesse. Fritz est l'objet de mille mystifications pendant la première nuit de ses noces. On lui donne successivement des aubades, des charivaris; enfin on le force de se mettre à la tête d'une troupe de soldats et d'aller attaquer un château voisin. Là, on le prend pour un galant, et il est roué de coups. Il perd toutes ses dignités. Le baron Grog lui succède un moment ; mais, en apprenant que cet homme est marié et père de quatre enfants, la grande-duchesse lui enlève le panache, symbole du commandement, et le rend au général Boum.

Si toutes les trompettes de la renommée ont sonné une fanfare en l'honneur du compositeur, nous ne voyons rien dans la partition qui ait, musicalement parlant, assez de valeur pour être détaché du cadre théâtral. Nous nous contenterons de citer les morceaux les plus applaudis à la scène : ce sont, dans le premier acte, les couplets du Piff paff, la Chronique de la Gazette de Hollande, les couplets du Sabre de mon père, la chanson : Allez, jeunes fillettes, lerondo : Ah! que j'aime les militaires; dans le second acte, l'air des billets doux, le récit de la bataille, le duo entre la duchesse et Fritz, le Carillon de ma grand' mère, qui est une sorte de bacchanale échevelée. Dans le troisième acte, les couplets : Tout ça pour que cent ans après ; le quintette : Sortez de ce couloir, le chœur des conjurés, parodie sur la Bénédiction des poignards des Huguenots; la Légende du verre, etc. Interprètes : Dupuis, Couderc, Grenier, Kopp, Baron, Gardel, Mlles Schneider, Garail, Legrand, Morosini, Véron et Marcourt.

GRANDE SERENATA {la Grande sérénade), opéra italien, musique de Cocchi (Joachim), représenté à Londres en 1761.

* grande vitesse, port DÛ, opérette en un acte, paroles de M. Philibert, musique de M. Louis Gregh, représentée au concert de la Cigale le 19 septembre 1890.

* GRANDES MANŒUVRES (les), opérette en un acte, paroles de MM. A. Cahen et Norès musique de M. Chadeigne, représentée aa concert des Ternes le 24 janvier 1885.

GRÊG

GREN

GRANDUCA DI GEROLSTEIN (il), Opéra

italien, musique de Bernardi; représenté au Teatro-Milanese et au petit théâtre des Giardini-Pubblici, en 1871 et 1872.

GRAUE MANNLEIN (das) [le Petit homme gris], drame allemand, musique de Taubert, représenté à Dresde vers 1833

* grave affaire (une), opérette en un acte, paroles de Gothi, musique de Victor Robillard, représentée au concert du café Parisien le 12 février 1876.

GRAZIE VENDICATE (le) [les Grâces vengées], intermède italien, livret de Métastase, musique de Caldara, représenté à Vienne le 28 août 1735. C'est une petite pièce de circonstance, écrite pour célébrer la naissance de la princesse Elisa; elle a trois personnages, qui sont : Eupbrosine, Aglaja, Talia. L'action se passe au milieu d'un bosquet de lauriers, arrosé par l'eau de la fontaine Acidalie,'dans la campagne de la Béotie. La déclamation est interrompue par quelques chants intéressants; l'air d'Euphrosine : No, no, di tanto orgoglio ; celui d'Aglaja : Talor di sdegno ardente; celui de Talia : lo lo so, lo veggo anch' io, et le chœur final : Esci dal gange fuora, Esci, felice aurora.

* GRAZIella, opéra semi-sérieux, musique de M. Moscatelli, représenté à Terni en mai

"GRAZIELLA, comédie lyrique en trois actes, poème anonyme, tiré du roman célèbre de Lamartine, musique de M. Salvatore Auteri- Manzocchi, représenté au Théâtre-Lyrique- International de Milan le 23 octobre 1894.

* GRAZIELLA, drame lyrique en trois actes, tiré du roman de Lamartine, paroles et musique de M. Rinaldo Caffi, représentée sans grand succès sur le théâtre Guillaume, de Brescia le 1" novembre 1894.

GRAZIOSA, opéra italien, musique de Dolzauer (Juste-Jean-Frédéric), représenté à Dresde en 1841.

GREENEYED MONSTER (the) [le Monstre aux yeux verts], farce anglaise, musique de Welsh, représentée au théâtre du Lycée, à Londres, vers 1800.

*gredin de pigoche, opérette en un acte, paroles de Michel Masson et Georges Fath, musique do Vogcl, représentée aux Folies-Marigny lo 19 octobre 1866.

GRÉGOIRE (Mme) ( opéra-comique en trois actes, paroles de Scribe et Boisseaux, musi-

que de Louis Clapisson, représenté au Théâtre-Lyrique le 8 février 1861. La pièce est une \ des plus embarrassées et des plus chargées d'intrigue du théâtre de Scribe. La scène se passe au temps de Mme de Pompadour, contre laquelle on a fait circuler la satire qui commence ainsi :

Cotillon deux de son endroit

Un jour vint par le coche ; On dit qu'aux mains elle avait froid;

EU' les mit dans nos poches.

Le lieutenant de police a été chargé de découvrir l'auteur de cette impertinence. C'est dans le cabaret de Mme Grégoire que se passe une partie de l'action , et elle-même y joue un rôle essentiel. Le compositeur, ne trouvant pas de situations musicales dans cette pièce, a fait de grands frais de musique et d'orchestration. C'est sa partition la plus riche en morceaux longs et développés, sinon la plus heureuse. Nous citerons l'air : 0 mon ange , inspire-moi , et le trio : Mais voici le soir, bonsoir. Il y a aussi plusieurs scènes comiques bien traitées. Les rôles ont été remplis par Wartel, Lesage, Gabriel, Mlles Roziès et Moreau.

GRELOT (le), opérette en un acte, livret de MM. E. Grange et Victor Bernard, musique de M. Léon Vasseur , représentée aux Bouffes- Parisiens le 21 mai 1873. Le conte de La Fontaine, intitulé la Clochette, a fourni le sujet de la pièce. Au lieu d'une vache, c'est un mouton que Glycère a perdu ; au lieu d'une clochette, c'est un grelot que Myrtil fait tinter pour attirer la bergère. Mais j'ajouterai qu'au lieu d'un badinage rapide et fin dont la lecture ne dépasse pas cinq minutes, on a àsupporter pendant une heure un sujet scabreux, auquel viennent s'ajouter des détails épisodiques sans intérêt et des gravelures plus que transparentes. On a remarqué uue villanelle, un duo, la romance : Je l'ai perdu, et les couplets du grelot. Chantée par Georges, Mmes Judic et Peschard.

GRENADIER (der) [le Grenadier], petit opéra allemand, musique de Michel Umlauff, représenté à Vienne vers 1810.

GRENADIER DE WAGRAM (le), opéracomique en un acte, paroles de Hippolyte Lefebvre et Saint-Amans, musique de Eugène Prévost, représenté sur lo théâtre de l'Ambigu le 14 mai 1831. Le lendemain de la journée do Wagrani, un grenadier en faction a abandonné son poste pour voler au secours d'une jeune fille poursuivie par des soldats. Napoléon, trouvant la guérite déserte , avait

GRIS

GRIS

pris la place du factionnaire libérateur. Il fait appeler Georges, le grenadier, et lui annonce qu'il ne fait plus partie de la grande armée. Mais, apprenant que ce soldat s'est conduit valeureusement, la veille, pendant la bataille, il lui pardonne sa faute ; il fait plus encore, en le nommant officier. Cette pièce a eu assez de succès. C'était le second ouvrage lyrique de Eugène Prévost, lauréat de l'Institut; on y a remarqué des motifs agréables, une jolie romance et des couplets qui ont eu leur jour de vogue.

Page 1