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GUIS

GUIT

coupées du quatuor donnent une idée du silence qui règne dans la chaumière de Mechtal, restée déserte depuis le meurtre du vieillard. Arnold chante alors cet air merveilleux de grâce et de douleur profonde :

Asile héréditaire Où mes yeux s'ouvrirent au jour.

lequel, supprimé par Nourrit comme trop fatigant sans doute pour l'état de sa voix, fut rétabli par Duprez avec un succès éclatant.

Les stances guerrières avec chœur qu'Arnold adresse à ses compatriotes qu'il vient d'armer ont le caractère qui convient à cette situation. C'est dans cette scène que Duprez a fait entendre pour la première fois ce fameux ut de poitrine qui depuis a été le point de mire de tous les ténors et aussi une pierre d'achoppement pour beaucoup d'entre eux.

Il nous reste à signaler le trio de femmes en canon à l'unisson, petit joyau presque oublié au milieu d'une rivière de diamants : Je rends à votre amour un fils digne de vous , et la scène de la tempête, traitée avec une telle maestria dans l'orchestration, qu'elle n'a pas été surpassée, quoi qu'on dise. Les deux voix d'Hedwige, la femme de Guillaume, et de Mathilde, la protectrice de son fils, scintillent au milieu de l'orage, comme deux étoiles tutélaires dans cette prière :

Toi qui du faible es l'espérance , Sauve Guillaume, ô Providence!

Enfin, pour clore cette analyse incomplète d'une œuvre qui, à nos yeux, est l'opéra des opéras modernes, comme Don Juan est l'opéra des opéras anciens, nous appelons l'attention des amateurs sur les effets de sonorité du dernier tableau, où les harpes et les triolets des violons à l'aigu donnent à l'hymne de délivrance des Suisses les teintes d'une aurore qui se lève radieuse et triomphante.

GUILLERY LE TROMPETTE, opéra-comique en deux actes , paroles de MM. de Leuven et Arthur de Beauplan, musique de Sarmiento, représenté au Théâtre-Lyrique le 8 décembre 1852.

GUIRLANDE (la) OU LES FLEURS EN- CHANTÉES, opéra-ballet en un acte, paroles de Marmontel, musique de Rameau, représenté par l'Académie royale de musique le 21 septembre 1751 , précédé de plusieurs entrées appartenant à d'autres ballets. Jélyotte et Mlle Fel chantèrent les principaux rôles : Vestris et sa fille se distingèrent dans le ballet.

* GUISE OU LES ÉTATS DE BLOIS, Opéra-

comique en trois actes, paroles de Planard et Saint-Georges, musique d'Onslow, représenté' à l'Opéra-Comique le 8 septembre 1837.

GUISEMBERGA Di spoleto, opéra italien, musique de Filippo San-Giorgi, représenté à Spoleto en septembre 1864.

GUITARERO (le), opéra-comique en trois actes , paroles de Scribe, musique d'Halévy, représenté à l'Opéra-Comique le 21 janvier 1841. L'action de la pièce se passe à Santarem. Un pauvre guitariste aime sans espoir une jeune et fière princesse, Zarah de "Villaréal. Un prétendant éconduit, don Alvar, pour se venger des mépris de la belle Zarah, fait passer le guitarero pour don Juan de Guymarens , jeune seigneur qu'on attend à Santarem. "Vêtu magnifiquement, il est présenté et accueilli , d'autant mieux qu'il a su, sans se montrer , charmer de sa musique et de sa voix l'oreille de Zarah et émouvoir son cœur. Le troubadour populaire est , comme dans beaucoup de libretti de Scribe, l'instrument aveugle d'une conspiration politique qui a pour objet d'affranchir le Portugal du joug espagnol. On presse le mariage. Nous devons dire, à l'honneur du pauvre artiste, qu'il a fait tous ses efforts pour informer Zarah de sa véritable condition. Après la découverte du statagème, inventé par la vengeance do don Alvar et consommé par l'ignorance des deux époux, tout s'arrange au moyen de titres de noblesse délivrés, séance tenante , au guitarero , devenu comte de Santarem. La partition d'Halévy renferme des morceeaux élégants et empreints d'une expression toujours dramatique et distinguée. Nous signalerons dans l'ouverture les deux motifs confiés au violon et à la clarinette. Au premier acte, la sérénade chantée par le guitarero (Roger) : N'entends-tu pas, â maîtresse chérie, est simple et gracieuse ; elle est accompagnée par l'orchestre avec un goût exquis. L'air de Zarah : Il existe un être terrible, a une coupe originale ; il a servi de début à Mlle Capdeville. Le second acte s'ouvre par un solo de violon, dont le principal motif revient accompagner la scène dans laquelle le jeune Guitarero s'abandonne aux rêves heureux de sa mystérieuse aventure :

D'un songe heureux goûtant les charmes.

Une scène des plus intéressantes est celle dans laquelle Riccardo n'ose se décider à faire connaître sa modeste condition à la belle et noble Zarah. Il y a là des nuances d'expression que le compositeur excellait à peindre et qu'il a dépensées là en pure perte ;

GULN

GUNT

Et par un mot peut-être La perdre sans retour.

Le sextuor.: Voici l'instant du mariage, est travaillé; mais l'invraisemblance de la situation lui fait perdre une partie de son effet. Toutefois, le finale est très dramatique et de nature à produire toujours de fortes impressions. La cavatine en la de Zarah : Je n'ose lire dans mon âme et de honte je rougis, et la romance dramatique qui suit : Je connais mes devoirs, dont les derniers mots : Partez, monsieur, partes, impressionnaient l'auditoire, sont les morceaux saillants du troisième acte. Grignon , Botelli, Moreau-Sainti complétaient le personnel de la représentation.

Halévy a dû éprouver le regret d'avoir consacré un travail considérable, des idées pleines de recherches et d'études à un aussi mauvais livret. Faire épouser une princesse par un pauvre guitariste des rues! Voilà donc le problème qu'a cherché à résoudre l'auteur qu'on appelle depuis quarante ans le fécond et spirituel vaudevilliste ! Projet vraiment digne d'éloges ! Autrefois, les compositeurs, cédant au prestige du nom et de la réputation , ambitionnaient un poëme de Scribe. Pour combien d'entre eux, et je n'en excepte pas M. Auber, ce nom n'a-t-il pas été une jettatura?

* guitarra (a), opérette, musique de M. Augusto Machado, réprésentée à Lisbonne en 1878.

GULISTAN OU LE HULLA DE SAMARcande, opéra-comique en trois actes, paroles d'Etienne et de La Chabeaussière, musique de Dalayrac, représenté à l'Opéra-Comique le 30 septembre 1805. Le sujet de cet ouvrage a été tiré des Mille et une Nuits. La partition est une des dernières qu'ait écrites le gracieux compositeur. Elle contient deux morceaux qui ont eu un succès universel, l'air si bien chanté depuis par Ponchard, père : Cent esclaves ornaient ce superbe festin, et la romance de Gulistan :

Le point du jour A nos bosquets rend toute leur parure.

Flore est plus belle à son retour; L'oiseau redit son chant d'amour; Tout célèbre dans la nature

Le point du jour.

Cette mélodie est pleine de sentiment et do fraîcheur. Les critiques moroses auront beau dédaigner ce genre de composition naturel et gracieux, on ne saurait disconvenir qu'il est difficile, autant que rare d'y exceller et d'y plaire.

gulnara, opéra séria, musique de A. Guar-

neri, représenté au théâtre Carlo-Felice de Gênes le 28 février 1877; chanté par Capelli. Delilliers, Maini, Mme Capozzi. Cet ouvrage n'a pas réussi.

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