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HERM

cinq actes , paroles de Marmontel, musique de Dauvergne, représentée à l'Opéra le 3 avril 1761. La pièce reproduit les principales situations de la tragédie de Rotrou. Dauvergne écrivit cette partition pendant qu'il était directeur de l'Opéra. Il n'en est resté que le titre.

HERE, THERE, AND EVERYWHERE {Ici,

là et partout), opéra anglais, musique de Samuel Arnold, repr. à Hay-Market en 1784.

* herederos (los), zarzuela en un acte, paroles de Ferrer del Rio, musique de Francisco Barbieri, représentée à Madrid, sur le théâtre de la Zarzuela, le 5 juin 1862.

HÉRITAGE (l'), petit opéra allemand, musique de Weissflog, repr. à Sagau vers 1768.

* HÉRITAGE DE CAUDEBEG (l/), Opéra-

comique en trois actes, paroles de M. Biesse, musique de M. Baggers, représenté à Vichy le 28 août 1888.

* HÉRITAGE DE M. MACLOU (i/), opérette en un acte, musique de M. Georges Moniot, représentée en 1877 aux Folies-Marigny.

* HÉRITAGE DU POSTILLON (i/), opérette en un acte, paroles de MM. Amédée de Jallais et Francis Tourte , musique d'Auguste L'Eveillé, représentée aux Folies-Marigny le

30 août 1867.

* héritier DE MORLEY (l'), opéra, musique de Franz von Holstein, représenté sur le théâtre ducal de Sondershausen en mars 1889. L'auteur était mort peu de temps avant l'apparition de son œuvre.

héritier de paimpol (l'), opéra-comique en trois actes, paroles de Sewrin, musique de Bochsa, représenté à l'Opéra- Comique le 23 décembre 1813.

HÉRITIER SANS LE SAVOIR (l'), opéra de salon , paroles et musique de Mlle Thys, représenté chez M. Lefébure-Wély en avril 1858, chanté par Jules Lefort, Malézieux et Mme Lefébure-Wély.

HÉRITIÈRE (i/), opéra-comique en un acte , paroles de Théaulon , musique de Kreubé, représenté à l'Opéra-Comique le 29 décembre 1817.

héritiers mighau (les) , opéra en un acte, paroles de Planard, musique de Bochsa, représenté à l'Opéra-Comique le 30 avril 1SU.

* HÉRITIERS QUI RIENT (les), Opérette,

paroles de MM. Horst et Stein, musique de

M. Weinberger, représentée au Carl-Theater de Vienne, en novembre 1892.

HERMANN, opéra allemand, musique de Brande, représenté au théâtre de Carlsruhe

HERMANN DE UNNA, opéra, musique de Vogler, représenté à Copenhague en 1799.

HERMANN DE UNNA, drame allemand, musique de Apell, représenté à Hesse-Cassel en 1801.

HERMANN ET DOROTHÉE, opéra allemand d'après le roman de Goethe, musique de Schœnfeld, représenté en Allemagne vers

* HERMANN ET DOROTÉE, opéra en trois actes et quatre tableaux, livret tiré du roman célèbre deGœthepar M. Julien Goujon, musique de M. Frédéric Le Rey, représenté sur le théâtre des Arts, à Rouen, en décembre 1894. Principaux interprètes : M. Degenne, ancien ténor de l'Opéra-Comique, Mlles Mosca et Cholain.

HERMANN ET THUSNELDA, opéra allemand, paroles de Kotzebue, musique de J. Miller, représenté à Kœnigsberg vers 1S15.

HERMANN ET THUSNELDA, grand Opéra de Kotzebue , musique de Weber (Bernard- Ansemie), représenté à Berlin en 1819.

HERMANNSSCHLACHT (die) [la Bataille d'Hermann] , opéra allemand, musique de Mangold, représenté à Darmstadt en îs is.

HE3MIPHAS, opéra allemand, musique de L. Huber, représenté à Ingolstadt vers

HERMITE DE FORMENTARA (i/), opéra, musique de Ritter (Pierre), représenté à Manheim en 1788.

HERMITE DE FORMENTARA (l'), opéra, musique d'Ebers (Charles-Frédéric), représenté à Pesth en 1796.

HERMIONE, opéra en quatre actes, musique de M. Max Bruch, représenté à Berlin le 20 mars 1872. Ce livret a été tiré du Conte d'hiver, de Shakspeare. On a remarqué plusieurs bons morceaux dans le troisième acte. Chanté par Betz, Formes, Mm°s Voggenhuber et Brandt.

"HERMOLD LE NORMAND, opéra en un acte, paroles de Micaëls, musique d'Agniez, représenté à Bruxelles, sur le théâtre de la Monnaie, le 16 mars 1858.

HÉRO

HÉRO

* hermosa, opéra sérieux, paroles de M. Morgighi, musique de M. Branca, représenté au théâtre Bellini, de Naples, le 6 mars

hero , monodrame , musique de Weber (Bernard- Anselme) , représenté au théâtre Royal de Berlin en 1800.

* HERO, opéra, musique de M. Ernst Franck, représenté à l'Opéra royal de Berlin en décembre 1884. Lapartition, conçue d'après les formes et les doctrines wagnériennes, a été favorablement accueillie, bien qu'elle fût écrite sur un poème froid, languissant et peu scénique.

héro et LÉANDRE, mélodrame, musique de Seidel (Louis), repr.à Berlin vers 1815.

héro ET LÉANDRE, opéra-comique, musique de M. W. Steinhart , chef d'orchestre du roi de Wurtemberg, représenté à Magdebourg en mars 1868.

* héro et LÉANDRE, scène dramatique et lyrique, musique de Goring Thomas, exécutée à Londres vers 1888.

* hérode, scène lyrique et dramatique, poème de M. Georges Boyer, musique de M. William Chaumet, exécutée au Conservatoire le 6 décembre 1885. Cette œuvre intéressante, vivante et mouvementée, avait été couronnée au précédent concours Rossini ; la partition, pleine de couleur, de nerf et d'accent, et dans laquelle l'orchestre joue un rôle important et varié sans que ce soit aux dépens des égards qui sont dus à cet incomparable instrument qui a nom la voix humaine, se fait remarquer par la belle sonorité des chœurs, la coupe heureuse des morceaux, la belle allure des récitatifs, la finesse des harmonies et la générosité du jet mélodique. Parmi ses meilleures pages, il faut signaler la chanson bachique de Cléophas : Le vin guérit toute souffrance, toute la scène du massacre, énergique sans excès ni violence, l'air d'Hérode : Meiryane, toi que j'adore, dont le début surtout est charmant et dont la conclusion à deux voix est pleine do poésie, enfin l'arioso plaintif et douloureux de Rachel : Comme des lis qui ferment leurs corolles..., sans oublier un joli chœur d'introduction et un air de ballet délicieux, dont l'orchestration est exquise et le rythme plein de grâce, de jeunesse et de fraîcheur. Les interprètes d'Hérode étaient Mme Salla (Meiryane), MUe Aima Reggiani (Rachel), MM. Maurel (Hérode) et Escalaïs (Cléophas). Le 30 janvier

1892, cette œuvre intéressante fut mise à la scène et représentée à Bordeaux, sur le Grand- Théâtre, à l'occasion d'une fête agricole organisée par la presse de cette ville.

herodes VON BETHLEEM, opéra en deux actes , musique de Wagner (Charles) , représenté àDarmstadt en 1810.

* HÉrodiade, opéra en trois actes et cinq tableaux, paroles de MM. Paul Milliet et Henri Grémont (Georges Hartmann), musique de M. J. Massenet, représenté à Bruxelles, sur le théâtre de la Monnaie, le 19 décembre 1881. C'était sans doute une idée singulière, de la part des librettistes, de prendre, pour la porter à la scène et en faire le sujet d'un opéra, la légende fameuse de Salomé, de dénaturer le caractère des personnages, de faire de cette Salomé comme une sorte de grisette israélite qui poursuit saint Jean-Baptiste de ses obsessions amoureuses, et de transformer le prophète illuminé en une espèce de niais qui finit par se laisser prendre aux agaceries de cette donzelle et par en devenir absolument féru. Si l'on ajoute ce fait assez original qu'Hérode est lui-même amoureux fou de Salomé, qui ne veut point l'écouter, qu'Hérodiade le poursuit pour obtenir de lui la mort de saint Jean, qu'elle finit par obtenir, que lorsque la tête de celui-ci a é^é tranchée, Salomé veut tuerHérodiade, qu'Hérodiade enfin lui apprend alors qu'elle est sa mère, et qu'épouvantée devant cet aveu Salomé se frappe elle-même et expire à ses pieds, il sera facile de concevoir le peu d'intérêt qu'offre ce livret et la bizarrerie avec laquelle il est conduit. La musique de M. Massenet est heureusement plus intéressante que « ces lieux communs de morale lubrique ».

Tout en regrettant que M. Massenet ne veuille point consentir à écrire d'ouvertures pour ses opéras, on doit constater le grand caractère du beau prélude instrumental qui sert de préface à la partition, et qui est suivi d'un joli chœur de marchands et d'esclaves, d'une couleur très harmonieuse. Après un cantabile très expressif et très scénique du Chaldéen Phanuel : Le monde est inquiet, la patrie est en larmes, vient l'air chanté par Salomé pour exalter les vertus de Jean- Baptiste : Il est doux, il est bon, sa parole est sereine. Cet air, d'un tissu mélodique plein de charme, d'une doucour onctueuse, d'un caractùro très féminin, très tendre, est phrasé d'une manière adorable et accompagné par un orchestre exquis, qui no cesse do serrer de près la voix sans jamais pourtant ni l'étouffer

HERO

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ni la gêner. Il est suivi d'une courte phrase dite par Phanuel, que font ressortir les effets charmants d'un chœur entendu au loin. Mais le morceau capital de ce premier acte est le duo de Jean et de Salomé qui termine le premier tableau, alors que le prophète, repoussant encore l'amour de la jeune femme, lui conseille d'élever son âme « jusqu'au ciel ». Sur un joli chant des violons à l'aigu, plein d'élégance et scandé par les accords des harpes, se déroule toute la première partie de ce duo ; cela est plein de poésie et d'un charme pénétrant. La seconde partie, chantée par Jean, est plus heureuse encore peut-être : la voix du ténor se fait entendre sur un dessin de cors et de violoncelles, tandis que les harpes, continuant de marquer les temps forts, se marient merveilleusement avec le trémolo que soutiennent les violons dans le haut. Puis, sur l'évocation mystique du Précurseur, l'inspiration musicale prend une force et un éclat superbes. Pour le second tableau il faut signaler d'abord un beau fragment choral très mâle, très vivant : Aux Romains, orgueilleux de nous avoir soumis...., auquel l'accompagnement tourmenté des basses donne un accent vigoureux et bien en situation; puis le chœur avec fanfare qui annonce l'arrivée des Romains. Quant au finale, qui est très scénique et d'une grande allure, la première partie en est construite un peu à l'italienne, avec une grande énergie instrumentale; je constate simplement le fait, en ajoutant que le morceau est très beau et d'un grand effet.

Au second acte, après un joli chœur lointain, plein de charme et d'allégresse, après l'air en fa de Salomé : Charme des jours passés où f 'entendais sa voix, qui n'est qu'un long cantabile, il faut citer le duo en ré majeur de Salomé et d'Hérode, surtout pour la belle phrase chantée par celui-ci: Vision fugitive..., phrase caressante et tendre annoncée par une jolie entrée de saxophone. Mais un morceau de premier ordre, c'est la marche (à quatre temps, en si bémol) qui se fait entendre lors de l'arrivée des Israélites au temple. Ce morceau symphonique, dont le dessin est d'abord établi par les violons, dont les développements sont superbes et dont le caractère est si plein de nouveauté, était à peine compris au théâtre, le public étant trop préoccupé du riche et pompeux spectacle que la scène offrait à ses regards. Ce n'en est pas moins une page d'une beauté lumineuse. Les « danses sacrées » qui viennent ensuite sont charmantes, et valent surtout par leur instrumentation fine, délicate et merveilleusement ouvrée. Le petit

couplet de la jeune israélite : Comme la rose nouvelle mon bien-aimé resplendit, est écrit dans une forme étrange, à la fois très voulue et très élégante. Enfin, toute la scène de l'arrivée de Vitellius est pleine de couleur ; la strophe chantée par Salomé lors de l'arrestation de Jean : C'est Dieu que Von te nomme, est profondément pathétique, et le finale est d'un éclat qui ne laisse rien à désirer.

Dans le tableau de la prison qui ouvre le troisième acte, je signalerai l'air de Jean, dans lequel on trouve des phrases d'un bel accent, et la fin de son duo avec Salomé, dont l'élan est remarquable. Le tableau suivant s'ouvre par un chœur : Romains! nous sommes Romains! qui ne paraît pas devoir compter au nombre des meilleures pages de la partition, malgré ou à cause de son accompagnement de fanfare et de sa sonorité, qu'on pourrait qualifier d'aveuglante ; ce morceau, d'un rythme tant soit peu vulgaire, me semble une a concession » faite par l'auteur au mauvais goût du public. Mais je distinguerai, parmi les airs de ballet, celui des Gauloises captives et celui des Phéniciennes, qui tous deux sont exquis.

Une analyse aussi sèche ne saurait malheureusement donner une idée complète de la valeur de la partition à'Hérodiade. J'ai bien pu essayer de faire ressortir la valeur de certains morceaux; mais comment faire apprécier l'ensemble de cette œuvre mâle, et pourtant si harmonieuse et si fondue? Comment faire apprécier la beauté de cet orchestre à la fois riche, sobre et corsé, toujours plein d'élégance et de caractère, cet orchestre d'autant plus solide qu'il s'appuie rationnellement sur le quatuor des instruments à cordes, dont les violons surtout, merveilleusement écrits, lui donnent un éclat, un relief et un brillant superbes? Comment faire comprendre que cet orchestre paraît en quelque sorte soudé au chant, qu'il s'y lie d'une façon étonnante et semble ne faire qu'un avec lui? Comment faire saisir le charme offert par les jolis contrepoints que l'auteur confie à tel ou tel instrument, et les effets prodigieux qu'il en sait tirer ? Comment enfin faire ressortir cette particularité que la douceur et le fondu de la phrase musicale s'allient pourtant, dans tout le cours de l'ouvrage, à une vigueur et à un accent dramatique d'une rare intensité, et que c'est peut-être là le côté individuel, caractéristique et vraiment neuf de l'œuvre, que c'est un procédé, ou pour mieux dire une manière qui appartient en propre à M. Massenet et qui constitue un élément typique de son

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