HUNT
raine, suivi du chœur délicieux des baigneuses, de la scène du bandeau et du duo : Beauté divine, enchanteresse. C'est ensuite que commence l'œuvre dramatique proprement dite.
Elle s'ouvre en mettant en présence les étudiants huguenots et les catholiques. Ici, la partialité et l'esprit général de l'opéra se dissimulent mal ; car autant le rataplan a une allure franche et sympathique, autant les litanies sont pleurardes et languissantes. La ronde des bohémiennes, si originale, et le chant du couvre-feu , nous préparent bien à des scènes étranges et lugubres. La passion de l'amour éclate pour la première fois dans le magnifique duo entre Marcel et Valentine : Dans la nuit où seul je veille. Le septuor du duel accuse avec plus de force le fanatisme des deux partis que toutes les escarmouches précédentes. Enfin l'action arrive à son paroxysme dans la scène de la conjuration et de la bénédiction des poignards, écrite aussi par M. Emile Deschamps. Les masses chorales et instrumentales se réunissent pour produire un des plus beaux effets qui existent au théâtre. Les entraînements de l'amour, les résistances de l'honneur ne le cèdent pas en puissance d'expression dans l'immortel duo du quatrième acte, dû à l'inspiration poétique du même auteur : Où je vais?... secourir mes frères; Tu l'as dit , oui tu m'aimes. Enfin la catastrophe est consommée à la fin du grand trio : Savez-vous qu'en joignant vos mains dans les ténèbres. On voit par quelle suite savante et habilement ménagée Meyerbeer est arrivé à produire des effets puissants et irrésistibles. MUeFalcon, Nourrit, Duprez et Levasseur ont été de dignes intei?prètes de cette œuvre admirable.
HUGUES DE SORNERGHEM, opéra en trois actes, musique de Gevaërt, représenté au théâtre de Gand le 23 mars 1848.
* huis-clos, opérette en un acte, paroles de M. Guénée, musique de M. Charles Lecoq, représentée aux Folies-Nouvelles le 29 janvier 1859.
* HUISSIER MÉLOMANE (l'J, opérette en un acte, paroles de M. Francis Tourte, musique de M. Albert Barlatier, représentée à la Tertullia en 1873.
HUÎTRE ET LES PLAIDEURS (l') OU LE TRIBUNAL DE LA CHICANE, opéra-comique en un acte , paroles de Sedaine, musique de Philidor, représenté à l'Opéra-Comique de la foire Saint-Laurent le 18 septembre 1759.
* HULDA, opéra en quatre actes et un épi-
logue, poème de M. Charles Grandmougin, musique posthume de César Franck, représenté au théâtre de Monte-Carlo le 4 mars 1894. L'auteur de Buth, de Bédemption et des Béatitudes n'a pu aborder le théâtre de son vivant. Il s'en était occupé pourtant; mais c'est seulement quatre ans après sa mort que le public fut appelé à le juger sous ce rapport et à apprécier les hautes facultés dramatiques de ce musicien, qui ne s'était fait connaître que par ses oratorios, ses compositions symphoniques et sa musique d'orgue. Le poème sur lequel il avait travaillé ne valait ni plus ni moins que beaucoup d'autres, et ne brillait pas beaucoup par la nouveauté des formes, mais, en somme, il avait suffi à inspirer l'artiste, et l'on ne saurait se montrer plus exigeant que celui-ci. Ce poème, très sombre, peut se résumer en peu de mots. La scène est en Norvège, au moyen âge ; Hulda a étéenlevée par des barbares ennemis de sa race, à la suite de l'envahissement de son pays, de la mort et du carnage de tous les siens ; mais elle devient fatale à, ceux dont elle partage désormais la vie, cause la mort de deux hommes qui l'aimaient avec fureur, puis se tue elle-même. C'est sur ce sujet que Franck a enfanté une œuvre remarquable, empreinte d'un grand souffle, toute pleine d'émotion, et par instants enveloppée d'un charme inexprimable. Il n'est pas besoin de dire qu'avec un tel artiste la perfection de la forme ne pouvait qu'ajouter encore à la noblesse et à la grandeur de l'inspiration. Les chœurs, les morceaux polyphoniques, les airs de ballet décèlent le grand musicien familier avec tous les artifices de la symphonie vocale et instrumentale, tandis que les grandes pages pathéthiques de l'œuvre révèlent la puissance et la justesse de son sentiment dramatique. Les rôles de Hulda étaient confiés à Mn« Jéhin- Deschamps (Hulda) et d'Alba (Swanhilde), à. MM. Saléza (Eiolf), Lhérie et Fabre.
BULDIGUNG TREUL (die) [le Serment de fidélité] , prologue , musique de Lasser , représenté à Munich en 1791.
HUMOROUS LIEUTENANT (le Lieutenant joyeux), opéra anglais, musique de Bishop, représenté à Covent-Garden en 1817.
HUMOURS OF THE AGE (the) [les Caprices de la vieillesse], écrit par Baker, musique de Finger, représenté à Drury-Lane, de Londres, en 1701.
HUNT THE LIPPER (the) [la Pantoufle qui court], farce anglaise, musique de Samuel