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JUGE

il faut signaler la prière finale du premier acte; au second, un long et très beau monologue de Judith, très caractéristique, et dont certains passages acquièrent une grande puissance; au troisième, la marche triomphale d'Holopherne, qui est d'un effet grandiose, le double chœur féminin des odalisques et de jolis airs de danse ; au quatrième, un nouveau divertissement dansé et l'air très mâle d'Holopherne ; enfin, au dernier, des chœurs vigoureux et l'hosannah final de Judith. L'ouvrage était joué par Mme Raab, par MM. Korsof (Holopherne), Sariotti et Barzal.

* Judith, opéra, musique de M. Boris Scheel, écrite sur un poème français. Cet ouvrage n'a pas encore paru à la scène, mais il a été exécuté sous forme de concert, à Paris, dans une séance donnée par et chez M. le prince de Lusignan, le 10 février 1884.

* JUDITH, opéra héroïque, poème de M. E. Moelle, musique posthume de Cari Gcetze, représenté à Magdebourg en février 1887. L'auteur, qui remplissait les fonctions de chef d'orchestre à ce théâtre, était mort pendant les répétitions de son œuvre.

* JUDITH ET HOLOPHERNE OU LE SIÈGE SE BÉTHULIE, grand drame lyrique représenté à Boston, en 1891, par une troupe chantante hébraïque qui prenait le titre de the United-Hebrew Opéra Company. Nous ignorons les noms des auteurs de cet ouvrage, qui se produisit dans des conditions assez singulières : en effet, si la troupe qui le représentait s'annonçait en anglais, les programmes de ses spectacles était imprimés en hébreu, ce qui n'était sans doute pas très commode pour la masse des spectateurs, et l'opéra était chanté en allemand.

* jugar CON fuego, zarzuela en trois actes, paroles de Ventura de la Vega, musique de Francisco Barbieri, représentée sur le théâtre du Cirque, à Madrid, le 6 octobre 1851. Cet ouvrage obtint un succès éclatant; en même temps qu'il sauvait de la ruine une entreprise sur le point de périr, il rendit célèbre auprès de ses compatriotes le compositeur Barbieri, qui devint un zarzueleristc. hors de pair et l'un des artistes les plus justement renommés de son pays. Toutefois, certains critiques ses compatriotes lui reprochent d'avoir employé dans Jugar con fuego des formes trop italiennes, et pour cette raison préfèrent les autres productions importantes de l'auteur, où le style national brille de tout son éclat.

* JUGE DE GRENADE (le), opérette, musique de M. R. von Perger, représentée au théâtre municipal de Cologne en déc. 1889.

* JUGE de village (le), opéra-comique en un acte, livret tiré de la Cruche cassée de Kleist, musique de M. H. Kahn, représenté au théâtre municipal de Breslau le 3 avril

* JUGE et partie, opéra-comique en deux actes, paroles de M. Jules Adenis, musique de M. Edmond Missa, représenté à l'Opéra- Comique le 17 novembre 1886. Le livret de cet ouvrage était une réduction et une adaptation habilement faite d'une comédie célèbre de Montfleury, la Femme juge et partie, qui, en cinq actes alors, faisait son apparition à l'Hôtel de Bourgogne le 2 mars 1669. Ainsi transformée et mise en musique, Juge et partie avait été présentée au concours Cressent et avait remporté le prix. La pièce parut alors à l'Opéra-Comique, où elle remporta un succès assez vif pour qu'on puisse s'étonner qu'elle ne soit pas restée au répertoire. C'était le début à la scène de M. Edmond Missa, qui avait remporté une mention honorable au concours de Rome, et ce début semblait présager mieux pour l'avenir du compositeur que ce qu'il a donné depuis lors. H y avait en vérité, dans la partition de Juge et partie, nombre de morceaux sinon d'une grande originalité, du moins d'une saveur et d'une facture fort agréables, empreints d'une verve et d'une gaieté tout à fait de bon aloi. On peut noter particulièrement les gentils couplets de Julia, ainsi que ceux de Bernadille, un heureux quintette et la scène du jugement, qui était traitée d'une façon fort habile, sans compter un charmant petit entr'acte symphonique. La pièce était merveilleusement jouée d'ailleurs, surtout pour les deux rôles principaux, qui étaient tenus d'une façon vraiment remarquable par Mlle Esther Chevalier et M. Fugère.

JUGEMENT D'APOLLON, opéra allemand, musique de Schwanberg, représenté à Brunswick en 1794.

JUGEMENT DE DIEU (le), opéra en quatre actes, paroles de M. Carcassonne, musique de M. Auguste Morel, directeur du Conservatoire de Marseille, représenté à Marseillo le 9 mars 1860, et au théâtre des Arts, à Rouen, le 4 mai 18G4. Cette œuvre indigène a été chaudement accueillie. On a remarqué un chœur de guerre, le sextuor du premier acte, quelques jolies romances, un duo scé-

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