KETTLY OU LE RETOUR EN SUISSE
opéra-comique en un acte, musique de Denefve, représenté au théâtre de Mons en 183S.
KHAN THALOU, folie chinoise, musique de M. Magner, représentée aux Bouffes-Parisiens, à Paris, dans le mois de mars 1867. Chantée par Kelm et Jeannin.
* KHÉDIVE (the), opéra-comique, paroles de MM. Louis et Miah Blake, musique de MM. Harry Edward et Miah Blake, représenté à la Nouvelle-Orléans en décembre 1890. Cela paraît être un opéra de famille.
* KHEDIVE (lé), opérette en trois actes paroles de MM. C. Bieberfeld et L. Sittenfeld, musique de M. Cari Faust, représentée à Breslau le 24 janvier 1891.
KIFFHAEUSER BERG (der) [la Montagne de Kiffhauser], opéra allemand, musique de Schmidt (Samuel), représenté à Kœnigsberg en 1817.
KIFFHAEUSER BERG (der), opéra allemand, paroles de Kotzebue, musique de Praeger , représenté à Cologne en 1838.
KIFFHAEUSER BERG (der), opéra allemand, musique de Marschner, représenté à Vienne en 1816.
KINDER DER NATUR (die) [les Enfants de la nature] , opéra allemand, musique de Aspelmayer, représenté à Vienne en 1770.
KING ARTHUR (le Roi Arthur), opéra anglais, musique de Purcell, représenté à Londres en 1691.
* KING arthur, drame fantastique, avec musiquo do M. Arthur Sullivan, représenté au théâtre du Lyceum, à Londres, en 1894. La partition vocale de cet ouvrage so e
sait de chœurs et de ballades qui produisirent uno vive impression et qui étaient écrits spé-
KIOS
KOBO
tialement à son intention. Il n'en était pas de même en ce qui concerne la partie symphonique, pour laquelle le compositeur avait eu recours à quelques-unes de ses compositions antérieures : le prélude du prologue était une version condensée de son ouverture de Marmion, écrite en 1867 pour la Société philharmonique ; le premier acte était précédé de la Marche impériale; le troisième d'un morceau de la symphonie en mi mineur; enfin, le second et le quatrième de deux entr'actes de la Tempête.
KING PEPIN'S CAMPAIGN (la Campagne du roi Pépin) , opéra anglais , musique de Ame, représenté à Londres en 1745.
KIOSQUE (le), opéra-comique en un acte, paroles de Scribe et Duport , musique de Mazas , représenté à l'Opéra - Comique le 3 novembre 1842. La scène se passe en Espagne, à l'époque de la royauté de Joseph Napoléon, dans un joli kiosque habité par nne respectable douairière et ses deux nièces. Un jeune officier français, accusé d'avoir mal parlé du nouveau gouvernement, est obligé de se cacher, et comme il est amateur de peinture, il s'introduit dans le parc et se dispose à dessiner le kiosque. Pendant qu'il cherche un point de vue, il prête l'oreille à une conversation des deux cousines qui se plaignent de la fatuité des hommes, et vont jusqu'à désirer qu'ils fussent tous muets. Notre officier se présente alors à ces dames comme un jeune artiste privé de la parole ; il excite leur intérêt , qui redouble, lorsque s'emparant d'un violon, il répond à coups d'archet à toutes leurs questions. Il se rend si bien maître de la place, qu'il l'emporte sur un rival redoutable, un noble officier espagnol chargé d'arrêter le factieux, et qu'il épouse la jeune Estrelle. Une telle fable paraît avoir été imaginée dans l'unique but de tirer parti du talent de violoniste d'un acteur de l'Opéra- Comique , Emon , chanteur muet ou à peu près. Il faut ajouter que l'auteur de la musique du Kiosque était aussi un habile violoniste qui a laissé des ouvrages estimés. La fréquence des morceaux de violon et des airs chantés par des femmes a donné à cet opéra une sonorité aiguë, perpétuelle et fatigante. Le style de la partition est d'ailleurs franc et dans le goût des anciens opéras-comiques. On a remarqué le quatuor chanté par Mmes Boulanger, Descot, Darcier, Révilly; un boléro, chanté par Sainte-Foy, dans lequel un dessin de flûte imite gentiment le glouglou d'un bouteille; enfin un duo pour
soprano et ténor renfermant une mélodie charmante accompagnée par le cor.
KISS ME quick, opérette de M. O. de La-
goanère, représentée au théâtre de la Porte- Saint-Denis le 13 octobre is77 ; chantée par Mme Matz-Ferrare.
* KLAPPERMAN (le) OU LE CRIEUR DE NUIT D'AMSTERDAM, opéra-comique en un acte, musique de Joseph Borremans, représenté au théâtre de la Monnaie de Bruxelles le 31 octobre 1804.
KLEINE AEHRENLESERIN (die) [la Petite glaneuse], opéra allemand, musique de Friberth, représenté à Passaw. Cet artiste était à Vienne en 1770, en qualité de chanteur de la chapelle impériale.
KLEINE SCHADENFROH (der) [le Petit espiègle] , opéra allemand , musique de Schubert (Ferdinand), composé pour des enfants vers 1825.
* KLOPSTOCK A ZURICH, drame lyrique, paroles de M. Max Morold, musique de M. J. Reiter, représenté à Linz en juin 1894.
KLUGE JACOB (der) [la Malin Jacques] opéra allemand, paroles de W'etzel, musique de Hubatschek, représenté en Allemagne vers 1790.
KNALL UND FALL (l'Eclat et la chute), opéra allemand en deux actes, paroles et musique du baron de Lichtenstein, représenté à Bamberg en 1795.
KNIGHT OF SUOWDOWN (the) [le Chevalier de Suowdown], opéra anglais, musique de Bishop, représenté au théâtre de Covent- Garden en 1811. Ce drame a été tiré de la Dame du Lac, de Walter Scott.
KNIGHTS OF THE CROSS (the) [les Chevaliers de la croix] , opéra anglais, musique de Bishop, repr. à Covent-Garden en 1S26.
KOBOLD (der) [le Lutin], opéra allemand, musique de Himmel', repr. à Berlin en 1S04.
KOBOLD (le), opéra-comique en un acte, livret de MM. Nuitter et Louis Galle, musique d'E. Guiraud, représenté càl'Opéra-Comique le 2 juillet 1870. Le kobold est un lutin dont la fonction consiste à empêcher les jeunes garçons de contracter mariage. Jaloux de leur amitié, il veut en jouir en égoïste. Mais sa puissance n'a d'effet qu'autant qu'il reste invisible ; s'il est vu par un mortel, il perd son pouvoir et périt dans les flammes. Un garde-chasse, du nom de Fré-
KONI
KOSI
déric, est fiancé à Catherine, fille de Pippermann. Le kobold leur joue mille tours; mais Catherine, par ses stratagèmes, et surtout en excitant la jalousie du lutin outre mesure, l'oblige à se montrer, ce qui finit la pièce, et lui permet d'épouser Frédéric. Cette fable aurait pu fournir la matière d'une jolie fantaisie lyrique. Charles Nodier a montré, dans Trilby, le parti qu'on peut tirer de ces lutins familiers. Quant à la musique, elle a été fort goûtée, autant que le permettaient les préoccupations si graves du public, puisque, dans la même soirée, on chantait la Marseillaise et le Rhin allemand dans tous les théâtres. Les bonnes études qu'a faites le compositeur se révèlent dans l'ouverture et dans l'arrangement de l'harmonie et de l'instrumentation, sur les motifs assez simples et peu développés de la partie vocale de la partition. Les airs de ballet sont agréables. Le kobold est naturellement une danseuse; Mlle Trévisan faisait alors partie de la troupe de l'Opéra-Comique, et la pièce a, dit-on, été faite pour elle. Cette idée a rarement réussi. Il vaut mieux que l'Opéra-Comique garde son genre. Les autres rôles ont été chantés par Leroy, Nathan et MUe Heilbronn.
KŒFIG (der) [la Cage], opéra allemand, musique de Fuss (Jean), représenté à Presbourg vers 1800.
kœhlerm£:dchen (das) [la Fille du charbonnier], opéra allemand, musique de Mangold, représenté à Darmstadt en 1843.
KŒNIG BRANOR'S SCHWERT (das) [le Glaive du roi Branor], opéra allemand, musique de Saint-Lubin, représenté à Berlin vers 1830.
* KŒNIG • DROSSELBART, opéra-comique, musique de M. C. Félix (le docteur Félix Colin), représenté au théâtre de la cour d'Altenberg le 7 novembre 1886.
KŒNIG ENZIO (der), opéra allemand, musiquede Randhartinger, représenté à Vienne vers 1830.
* KŒNIG HIARNE, drame lyrique, musique posthume do Marschner, représenté sur le théâtre Royal de Munich en 1883.
KŒNIG-RABE (der) [le Roi Corôeau], opéracomique allemand, musique de Martelli, maître de chapelle à Munster, représenté en Allemagne vers 1790.
KŒNIG UND PACHTER (Roi et fermier), opéra allemand, musique de Lobe, représenté à Weimar en 1846.
KŒNIG WASA, opéra, musique de M. Gotze, repr. au théâtre de Chemnitz en février 1878.
KŒNIGIN DER SCKWARZEN INSELN
(die) [la Reine des Iles noires], opéra allemand, musique de Eber, représenté à Vienne en 1801.
KŒNIGIN VON KASTILIEN (die) [la Reine de Castille], opéra allemand, musique de Netzer, représenté à Leipzig en 1846.
* KOKO, opérette flamande en cinq actes, paroles imitées d'un vaudeville français de Clairville par M. Wytink, musique de M. Franz van Herzeele, représentée avec un vif succès à Gand, sur le théâtre Minard, en novembre 1885.
KOMALA , opéra allemand , musique de M. Sobolewski , représenté au théâtre de la Cour, à Weimar, en novembre 1858.
KONDESCREPT (the), opéra anglais , musique de Heather , représenté à Covent-Garden, à Londres, vers 1810.
* KOPPEN EN LETTEREN, opéra-comique flamand en un acte, musique de Van den Acker, représenté à Anvers le 12 nov^. 1866.
KOSIKI, opéra-comique en trois actes, livret de MM. William Busnach et Armand Liorat, musique de M. Charles Lecocq , représenté au théâtre de la Renaissance le 18 octobre 1876. Après le succès littéraire de la relation d'un voyage au Japon par M. le comte de Beauvoir, les pièces japonaises ont été à la mode et plusieurs ont réussi. Kosiki est du nombre. La mise en scène et les costumes ont ajouté un attrait de plus à cet ouvrage tout de fantaisie et d'invraisemblance et à la partition du musicien, qui renferme de jolies mélodies et certains effets piquants. La trame est assez compliquée. Le mikado est mort, Kosiki lui succède. Le taïcoun Xicoco parvient à lui faire épouser Nousima, sa fille, qui est aimée de son cousin, Sagami; mais Kosiki n'éprouve auprès de Nousima aucun sentiment tendre, tandis qu'au contraire elle se sent troublée en présence du jeune jongleur Fitzo. Kosiki est une fille. Un neveu du mikado, Namitou, dans l'espoir de lui succéder, a substitué une fille à l'enfant héritier, et il se trouve naturellement que cet héritier frustré n'est autre que le jongleur Kitzo. Kosiki monte sur le trône avec celui qu'elle aime, et Sagami épouse Nousima. Quoiqu'il y ait eu chez les auteurs l'intention évidente d'obtenir le succès en soulignant trop Les situations scabreuses, on ne peut méconnaître
LA
LA
que c'est là un véritable opèra-comique. Il y a moins d'extravagance que dans les opérettes ordinaires.
La musique de M. Lecocq aie mérite d'être toujours bien appropriée au caractère de la scène et de bien rendre les mots eux-mêmes, avec le sens un peu équivoque qui est fréquent dans ces sortes de pièces et que les actrices ont bien soin de souligner, souvent avec exagération. Dans le premier acte, je glisserai sur les premiers couplets de Nousima : Ah! que la vie était maussade, qui sont à peine dignes d'un vaudeville, pour rappeler ceux de Namitou : Ce n'est pas une sinécure que d'être prisonnier d'Etat, le chœur des Yacounines : Prosternons-nous, les jolis couplets de la poupée : Voyez ces beaux cheveux d'ébène, le chœur à l'unisson des demoiselles d'honneur et surtout les couplets du jongleur. Dans le second acte, après le trio bouffe, je signalerai le rondo de la lettre, les couplets de Kosiki: Allons, que rien ne t'effarouche, le duo des refus et le finale. Le morceau d'orchestre qui précède le troisième acte n'est que bizarre. La recherche de l'effet au moyen des intervalles chromatiques et des sonorités étranges est presque étrangère à la musique. On ne peut guère rappeler dans cet acte que les couplets de Namitou : Dans la forteresse, et le duo des couteaux, chanté par Fitzo et Kosiki. Distribution : Namitou, Vau- •thier; Fitzo, Félix Puget; Xicoco, Berthelier; Sagami, Urbain; Kosiki, Mme Zulma Bouffar ; Nousima, Mlle Marie Harlem.
KOULOUF ou LES CHINOIS , opéra-comique en trois actes et en prose, paroles de Guilbert de Pixérécourt, musique de Dalayrac, représenté au théâtre Feydeau le 18 décembre 1806.
KRANKE FRAU (die) [la Femme malade], opéra allemand, musique de Frischmuth, représenté à Doebblin vers 1788.
kreolin (die) [la Créole], opéra allemand, musique de Gaehrich, représenté à Berlin vers 1840.
KREUZ AN DER OSTSEE (das) [la Croix sur la Baltique], mélodrame allemand, pa-
roles de Z. Werner, musique de E.-T.-G.
Hoffmann, représenté à Varsovie vers 1805.
KRIEG (der) [la Guerre], opéra allemand,, musique de J.-A. Hiller, représenté en Allemagne en 1750.
* KRIGHT OF THE ROAD (THE), opéra-CO-
mique anglais, musique de M. Houstœ-Collison, représenté à Dublin en mai 1891.
KRŒNUNG LUDWIGS XV, KONIGS IN
FRANKREICH (die) [le Couronnement de Louis XV, roi de France], opéra-intermède, musique de Viocca, représenté à Hambourg en 1722.
KROL LOKIETEK {le Roi Lokietek), opéra polonais en deux actes, musique d'Elsner, représenté à Varsovie en 1818.
* kunihild, opéra, paroles de M. le comte de Sporck, musique de M. Cyrille Kistler, représenté à Sondershausen en mars 1884.
KUNST GELIEB ZU WERDEN (die) [l'Art de se faire aimer] , opéra-comique allemand, musique de Gumbert, représenté à Potsdam en )847.
kunz DE KANFUNGEN, opéra allemand, musique de Zœllner, représenté à Vienne vers 1824.
KURZE THORHEIT IST DIE BESTE {la plus courte folie est la meilleure), opéra-comique allemand, musique d'André, représenté à Berlin en 1780.
KUSS (der) [le Baiser] , opéra allemand, musique de Danzi, repr. à Munich en 1799.
KUSS (ein) [Un baiser], opéra thcèque en deux actes, musique de Smetana, représenté à Prague en novembre 1876. Cet opéra a été favorablement accueilli.
KÙSSES (die) [les Baisers], opéra allemand, musique de Homann, représenté à Braunsberg en 1846.
KUSTER IM STROH (der) [le Sacristain empaillé], opéra-comique allemand, musique de Schœnebeck, repr. à Kœnigsberg en 1778.
* LA BONNE AVENTURE, Ô GUÉ ! revue en trois actes et huit tableaux, de M. Amédéa de Jallais, musique d'Auguste L'Eveillé, représentée aux Folies -Marigny le 13 déc. 1867.
LA faridondaine, drame en cinq actes mêlé de chant, de Dupeuty et Bourget, musique d'Adolphe Adam et De Groot, représenté à la Porte-Saint-Martin le 30 décem-
LABY