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acte, musique de Winter, représenté à Vienne en

LAC des fées (le), opéra en cinq actes, paroles de Scribe et Mélesville , musique de M. Auber, représenté à l'Académie royale de musique le 1er avril 1839. Le sujet de la pièce appartient à une ballade allemande et ne pouvait suffire aux dimensions d'un opéra en cinq actes. L'ouverture est une des mieux réussies du célèbre compositeur, et on l'entend toujours avec plaisir. Duprez a chanté avec talent le rôle de l'étudiant poétique et rêveur Albert; Mlle Nau, celui de la reine des fées Zéila. Nous citerons particulièrement le duo : Asile modeste et tranquille , et le chœur des étudiants : Vive la jeunesse.

LAC DE GLENASTON (le) , opéra anglais, livret de Oxenford, musique de J. Benedict, représenté au théâtre de Covent-Garden, à Londres, en février 1862. Cet ouvrage a obtenu un franc succès. Huit morceaux ont été bissés.

LAC ENCHANTÉ (le) , opéra allemand, musique de Remde, repr.à Weimar en 1836.

LADIES FROLIC (the) [les Femmes gaillardes], opéra anglais, musique de Ame, représenté au théâtre de Drury-Lane en 1770; il a été gravé en partition. Les airs sont trèscourts, mais bien faits. L'harmonie est intéressante.

LADISLAO, opéra, musique de Pisani , représenté au théâtre de Naum , à Constantinople, en janvier 1863.

LADISLAS HUNYADI, opéra hongrois en quatre actes, livret de M. Egreth, musique de M. François Erkel , représenté au théâtre hongrois de Vienne le 14 août 1856.

LADISLAS IV , opéra polonais en trois actes, musique de Joseph Elsner, représenté à Varsovie vers 1845.

LADY melvil, opéra-comique en trois actes, paroles de de Saint -Georges et do Leuven, musique d'Albert Grisar, représenté sur le théâtre de la Renaissance lo 15 novembre 1838. L'action se passe à. Londres. Une grande dame, lady Melvil, est aimée par un artiste florentin nommé Bernard, qui emploie, pour parvenir à lui faire connaître son amour, bien des moyens, au nombre desquels il s'en trouve d'assez peu délicats, entre autres celui de lui envoyer une parure "vendue à la duchesse do Devonshire. Malgré le scandale causé par cette licence, lady Melvil et Bernard

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s'entendent à merveille et finissent par s'épouser, et, ce qui atténue singulièrement la thèse que les auteurs se sont proposé de soutenir pour flatter le goût du public de ce temps, il se trouve que Bernard est noble et qu'il cachait son titre sous les apparences de la profession d'orfèvre. La partition renferme de jolies idées, des phrases originales, en un mot elle annonçait beaucoup de talent; le trio en canon du premier acte, les couplets de Tom Krick, les airs de lady Melvil ont été appréciés d'emblée par les musiciens et le public. C'est dans cet ouvrage que la charmante cantatrice anglaise, Mme Anna Thillon, a débuté. Les autres rôles ont été remplis par Féréol, Saint-Firmin, M^es Chambéry et Henri. Voyez Joaillier de Saint-James (le).

* LADY OP LONGPORD (the), opéra, paroles de MM. Augustus Harris et Weatherley, musique de M. Emile Bach, représenté à Londres, sur le théâtre de Covent-Garden, en 1894. L'ouvrage avait été traduit en italien par M. Mazzucato, et il avait pour principaux interprètes Mme Emma Eames, MM. Alvarez et Edouard de Reszké.

LADY OP THE MANOR {la Dame du manoir), opéra-comique anglais, musique de J. Hooke, représenté sur le théâtre de Covent- Garden, à Londres, en 1778.

lady s FROLIC (the), opéra anglais, musique de Bâtes, repr. à Londres vers 1790.

LAGO DELLE PATE (il) [le Lac des Fées], opéra italien, livret tiré de la pièce française, musique de Coccia, représenté au théâtre Royal de Turin en 1841.

LAGO DELLE FATE (il) [le Lac des Fées], opéra fantastique, livret de Zanardini , musique de C. Dominiceti, représenté au théâtre Carcano, à Milan, le 18 mai 1878; chanté par Benfratelli, Verdini, Viviani ; Mmes Bellariva, Bartolucci.

* lago de LOS serpentes (el), zarzuela en trois actes, musique de Moderalti et José Rogel, représentée à Madrid en 1866.

LAGRIME DELLA VIRGINE NEL SEPOL- CRO DI CRISTO ( les Larmes de la Vierge sur le sépulcre du Christ), opéra sacré italien, livret de Aurelio Amalteo, musique de Marc'- Antonio Ziani de Venise, représenté dans la chapelle impériale à Vienne en 1662.

LAGRIME D'UNA VEDOVA (le) [les Larmes d'une veuve], opéra italien, musique de Generali, représenté à Venise en 1808.

LAHME HUSAR (der) [le Hussard estropié], opéra-comique allemand, musique de Seydelmann, représenté au théâtre de Dresde vers 1772.

LAITIÈRE DE MONTPERMEIL (la), opéra en cinq actes, musique de Conradin Kreutzer, représenté à Vienne en 1827 avec succès,

LAITIÈRE DE TRIANON (la), opéra de salon , paroles de M. Galoppe d'Onquaire , musique de M. Wekerlin, représenté dans les salons de Rossini le 18 décembre 1858. C'est une idylle agréable, qui a été chantée avec talent par M. Biéval et M'ie Mira.

* LAKMÉ, opéra-comique en trois actes, paroles de MM. Edmond Gondinet et Philippe Gillo,. musique de Léo Delibes, représenté à l'Opéra-Comique le 14 avril 1883. Lakmé, grâce à sa musique si pleine de charme, de poésie, de couleur et d'originalité, a obtenu l'un des plus grands succès qu'on ait connus à l'Opéra- Comique depuis une vingtaine d'années.

C'est là de la musique bien française, claire, limpide, élégante, vraiment inspirée, qui a placé son auteur au premier rang des artistes de ce temps. Elle avait valu à Delibes, que la mort nous a enlevé trop tôt, son élection à l'Académie des beaux-arts, en remplacement de Victor Massé, et elle semblait lui promettre un long et brillant avenir, brisé par une fin brusque et prématurée dont l'art français s'est ressenti cruellement.

Le livret de Lakmé, peut-être un peu uniforme, était aimable cependant, et présentait cette qualité trop rare qu'il était écrit avec une véritable élégance. Il avait d'ailleurs inspiré le musicien de la façon la plus heureuse, et l'on ne saurait lui en demander davantage. La scène se passe dans les Indes anglaises, où un jeune officier nommé Gérald doit épouser prochainement une belle jeune fille, miss Ellen, sa compatriote. Le hasard veut qu'un jour, pénétrant dans le jardin d'un brahmane, il se trouve en présence de la fille de celui-ci, la jolie Lakmé, dont il s'éprend aussitôt et qui répond à son amour. Mais le père de celle-ci, Nilakantha, prêtre fanatique, ayant appris qu'un profane avait franchi le seuil de sa demeure sacrée et avait osé adresser la parole à sa fille, a juré la mort de l'infidèle dont la présence a souillé son logis. Nilakantha ne saurait reconnaître Gérald, qui s'est enfui à son approche, mais il le découvrira pour se venger de lui. A cet effet il parcourt la ville, sous les habits d'un moine mendiant, et se fait accompagner par sa fille, dont il fait une diseuse de chansons, pensant que sa vue et

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sa voix amèneront Gérald à se découvrir. A la vue de celle qu'il aime, Gérald se trahit eD effet, et un coup de poignard Ta bientôt puni de son audace. La blessure toutefois n'est pas mortelle, et le dévouement de Lakmé, qui soigne Gérald en secret, le rend à la vie. Les deux amants s'adorent plus que jamais, et Lakmé prépare leur union secrète selon le rite de Brahma, lorsqu'on entend "au loin la musique d'un régiment qui passe : c'est celui de Gérald, qui s'éloigne pour aller prendre part à la répression d'une révolte des Indiens. Le devoir parle au cœur du jeune officier plus fort que l'amour. Gérald ne peut rester auprès de son amie, qu'il abandonne pour aller où l'honneur l'appelle. Lakmé, qui ne peut supporter son départ, s'empoisonne alors en mâchant la feuille d'un arbre dont le suc est mortel, pour mourir dans les bras de celui qu'elle ne saurait cesser d'aimer. «C'est mon rêve, » dit- elle,

C'est mon rêve qui sombre, Et je ne sais quel ombre Passe sur mon cœur attristé; Mais je meurs sous le charme De ma première larme D'ivresse et de volupté.

Si l'on voulait signaler toutes les belles pages de la partition de Lakmé, il faudrait, en quelque sorte, en dresser le catalogue thématique. C'est d'abord le beau prélude instrumental, dans lequel les violons établissent avec une grande puissance la phrase que nous retrouverons au second acte, dans le duo passionné de Gérald et de Lakmé, puis le chœur religieux des Hindous qu'on entend dès le lever du rideau et auquel succède le noble et large chant de Nilakantha : Soyez trois fois bénis! L'invocation du vieux prêtre : Blanche Dourga, pâle Siva, n'est pas moins heureuse, et le petit duo de Lakmé et de sa , compagne Mallika est d'une grâce onduleuse et charmante. Ce premier acte, très riche, renferme encore un quintette d'un rythme piquant dans lequel est insérée une jolie romance de baryton, l'air de Gérald : Fantaisie aux divins mensonges et l'adorable chant de Lakmé : Pourquoi dans les g7-ands bois... devenu si célèbre. Le second acte s'ouvre sur la scène vivante, brillante et grouillante du marché, traitée par le musicien avec une verve, un entrain, une crânerieet une sûreté de main extrêmement remarquables, et les airs de danse qui la terminent sont d'une fraîcheur et d'un dessin adorables. La légende de la Fille du paria est un air de virtuosité qui était destiné surtout à faire ressortir l'habileté et toutes les ressources de la voix si

étonnante de Mlle Van Zandt; grâce à son talent, Delibes a su éviter la banalité dans une circonstance où tout autre que lui peutêtre y aurait succombé. L'acte se couronne d'une façon superbe par le grand duo d'amour de Gérald et de Lakmé dont l'orchestre nous a donné uu avant-goût dans l'introduction symphonique de l'œuvre. Enfin, sans oublier l'entr'acte et le joli chœur lointain : Descendons la pente doucement, il faut surtout citer au troisième acte les deux grands duos de Gérald et de Lakmé, avec le délicieux cantabile de celle-ci : Ah ! viens dans la forêt profonde, dont le sentiment est si pénétrant. Mais une énumération est bien sèche et bien froide lorsqu'il s'agit d'une telle œuvre, où il faut louer surtout la couleur, la grâce, la poésie, le sentiment à la fois chaste et passionné de l'inspiration, sans parler du choix et de la fraîcheur des idées, du piquant et de la nouveauté des harmonies, de la tenue et de la clarté du discours musical, de la richesse et de la variété de l'orchestre, enfin de toutes les qualités de forme et de fond qui concourent à l'enfantement d'une œuvre exquise en son ensemble et dans toutes ses parties. C'est grâce à ces qualités que Lakmé, après avoir enchanté le public français, a fait triomphalement le tour de toutes les scènes de l'Europe, portant au loin la renommée de Delibes et contribuant pour sa grande part à la gloire de la jeune école française dans ce qu'elle a de sain, de vigoureux, de personnel et de vraiment national. Le succès si franc, si spontané et si sincère de Lakmé était d'ailleurs aidé par une interprétation de tout point remarquable. C'était une artiste pleine de grâce et d'originalité, Mlle Marie Van Zandt, cantatrice d'une extraordinaire habileté, qui personnifiait la jeune héroïne indienne, tandis que le rôle de Gérald était tenupar M. Talazac et que celui de Nilakantha faisait le plus grand honneur à M. Cobalet; les autres, moins importants, étaient confiés à Mlle» Frandin, Rémy, Mole et Pierron, à MM. Barré et Chenevière.

lalla-rook, opéra allemand, musique de C.-E. Horn, représenté à Dublin vers mo.

lalla-rookh, opéra allemand en deux actes, paroles do Rodenberg, musique do M. Rubinstein, représenté au théâtre de la Cour, a Dresde, en mars 1863. (V. Fkramors.)

lalla-roukh, opéra en deux actes, paroles de MM. Hippolyte Lucas et Michel Carré, musique de M. Félicien David, re-

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