‹ Dictionnaire des opérasChapitre 447 sur 928 · LAMB · texte numérisé non relu

LAMB

présenté à l'Opéra-Comique le 12 mai 1862. L'originalité du poème, dont l'invention appartient à Thomas Moore, le lieu de l'action, la poésie vague de certaines situations, l'indécision même des caractères , tout semblait concourir à favoriser l'inspiration du compositeur. Aussi a-t-il obtenu un succès incontestable et mérité. Lalla Roukh (Joue de Tulipe, en langue indienne), fille d'un sultan des Indes, se rend de Delhi à Cachemire pour épouser le fils du roi de la Petite Boukharie. Elle est accompagnée par un homme de confiance, un eunuque nommé Baskir, lequel, chargé de veiller sur la princesse, s'acquitte assez mal de ses délicates fonctions. Pour charmer les ennuis du voyage, une sorte de trouvère indien chante à Lalla Roukh des romances si tendres, qu'elle écoute avec tant de plaisir, que son cœur n'est plus libre au moment où elle touche au but de son voyage. Fort heureusement , comme dans Jean de Paris, le compagnon de route de la princesse n'était autre que le jeune prince de Boukharie, qui avait voulu connaître quels sentiments il pouvait inspirer à sa fiancée et parvenir à se faire aimer pour lui-même. Après une délicieuse introduction : C'est ici le pays des roses, et les couplets de Baskir, dont le rythme est heureux, le morceau le plus saillant du premier acte, est la suave cantilène de Noureddin : Ma maîtresse a quitte' la tente ; les couplets de Mirza : Si vous ne savez plus charmer, avec son petit allegro, ont aussi beaucoup de grâce. Au deuxième acte, l'air de Lalla Roukh : 0 nuit d'amour, est d'une poésie inspirée. Nous aimons moins l'allégretto qui le suit et qui manque de distinction. Le duettino : Loin du bruit, loin du monde, est un des plus jolis nocturnes qu'on entende au théâtre. Les couplets : Ah! funeste ambassade! et le duo bouffe : Tout ira bien demain, sont aussi des morceaux parfaitement réussis. Mlle Cico a créé le rôle de Lalla Roukh avec toutes les apparences de la distinction ; Gourdin et Mlle Bélia ont aussi très bien rempli leurs rôles. Montaubry n'a donné aucun relief à celui de Noureddin.

lamano, opéra italien, livret de Domenico Lalli, de Naples, musique de Gasparini (Michel- Ange), représenté sur le théâtre Grimani de Saint- Jean-Chrysostome à Venise en 1719.

LAMENTO DI MARIA VERGINE, drame sacré dans le style du récitatif, musique de Michel-Ange Capollini, représenté dans l'église des Saints-Innocents, à Mantoue, le

lundi saint 1627. Les personnages sont la sainte Vierge, sainte Marie-Madeleine et saint Jean.

LAMBERT SIMNEL , opéra - comique en trois actes , paroles de Scribe et Mélesville , musique de Hippolyte Monpou, représenté à l'Opéra-Comique le 14 septembre 1843. La partition est l'œuvre posthume du compositeur. Elle était restée inachevée , dit-on ; Adolphe Adam la termina. L'action se passe sous Henri VII, roi d'Angleterre. Le comte de Warwick, dernier descendant des Plantagenets, est mort dans la Tour de Londres. Ses partisans découvrent un jeune garçon qui lui ressemble, c'est Lambert Simnel. C'était dans l'histoire le fils d'un boulanger ; Scribe a préféré en faire un garçon pâtissier, comme il a transformé, dans le Prophète, Jean de Leyde, le tailleur, en un cabaretier. Le comte de Lincoln fait passer Lambert Simnel pour le prétendant. L'ambition s'empare du pauvre garçon, qui abandonne sa fiancée Catherine et court se signaler par mille exploits. Mais le masque tombe, le héros redevient pâtissier comme devant, épouse Catherine, et le répertoire de l'Opéra-Comique compte un mauvais poème de plus. Il avait été refusé par Donizetti et par Halévy. On retrouve dans la musique les qualités et les défauts du compositeur romantique : la recherche de la couleur, un sentiment mélodique réel , des modulations trop brusques et des rythmes heurtés. Nous doutons qu'on doive lui attribuer le monstrueux anachronisme du God save the king, composé plus de cent soixantedix ans après la guerre des Deux roses. Scribe n'y regardait pas de si près et Adolphe Adam encore moins. Nous citerons, parmi les morceaux les plus saillants, le chœur d'introduction , qui a de la vigueur et qui est coupé par de jolis couplets; l'air de ténor, dont l'adagio est empreint d'une mystique tendresse :

Les yeux baissés, timide et belle, Ma fiancée est à mon bras ; Doucement vers la chapelle Je guide ses pas ;

le terzetto : Il nous faut un Warwick, est bien traité; l'air de soprano qui ouvre le second acte : Anges divins, de celui que j'aime, se distingue par un adagio d'un sentiment exquis et qui, exécuté par les violoncelles , a servi d'ouverture. Les couplets : J'avais fait un plus joli rêve, sont d'une touche délicate et expressive. Le troisième acte n'offre guère de saillant que la romance chantée par Simnel : Adieu, doux rêves de ma gloire, qui se

LANG

LAOD

distingue surtout par le sentiment de ce refrain :

Vous m'avez donné la couronne,

Vous m'avez ravi le bonheur 1

En somme, l'intérêt musical est plus puissant dans le premier acte que dans ceux qui suivent , ce qui est nécessairement pour un ouvrage lyrique une cause d'insuccès. Masset et Mlle Darcier ont chanté avec talent les rôles de Lambert Simnel et de Catherine ; les autres ont été interprétés par Grard, Mocker, Henri, Grignon , Duvernoy , M>es Prévost et Révilly.

LAMBERT SIMNEL, opéra- comique en trois actes, même livret que l'opéra précédent, musique de Van der Does, maître de musique du roi Guillaume III, représenté à La Haye dans le mois de janvier 1851. On a prétendu que plusieurs morceaux avaient été composés par le roi lui-même.

Lambert AZZI (i), opéra italien, musique du prince Poniatowski , représenté à Florence en 1845.

LAMPO DINFIDELTÀ (un) [Un éclair

d'infidélité], opéra italien, musique de Graffigna, représenté à Lodi en 1838.

LANARA, KŒNIGIN DES PALMENHAINS

{la Heine des palmiers), opéra allemand, musique de Fischer (Antoine), représenté à Vienne vers 1805.

LANASSA, tragédie allemande. Ebell en a écrit la musique, qui a été exécutée en mai 1802 ; Tuczek, à Pesth vers 1809 ; Schneider (Michel) en a écrit les chœurs vers 1815.

LANCELOT, opéra allemand en quatre actes, livret de M. Franz Bittong , musique de Theodor Heutschei, représenté au théâtre de 3rême en novembre 1878 et au Stadttheater de Leipzig le 16 octobre 1880. Cet ouvrage, conçu d'après la théorie de M. Wagner, a été froidement accueilli.

* LANCELOT, opéra héroïque en trois actes, poème de M. E. Wolfram, musique de M. A.- R. Hermann, représenté au théâtre principal de Brunswick le 15 octobre 1891.

* lancero (el), zarzuela en un acte, paroles de Camprodon, musique de Joaquin Gaztambide, représentée à Madrid, sur le théâtre de la Zarzuela, le 31 janvier 1857.

* lancha pavorita, opéra en trois actes, paroles de M. Arthur Marinho de Silva, musique de M. Filippe Duarte, exécuté au Club de Lisbonne le 18 juin 1896.

LANDFRIEDE (der) [la Paix du pays], opéra allemand en trois actes, livret de Mosenthal, d'après Bauernfeld, musique d'Ignaz Brùll, représenté à l'Opéra de Vienne le 4 octobre 1877. Le sujet de la pièce se rattache à redit du Landfriede publié par l'empereur Maximilien, après de longues guerres féodales. Cet ouvrage a obtenu un certain succès.

LANDSTURM (der), opéra allemand , musique de Haibel , représenté au théâtre do Schikaneder, à Vienne, vers 1792.

LANGRAVIO DI TURINGIA (il) [le Landgrave de Thuringe], opéra italien, musique de Gagliardi, représenté au théâtre Nuovo de Naples, dans le mois de mars 1832.

LANGUE MUSICALE (là), opéra-comique en un acte, paroles de Gabriel et Moreau, musique d'Halévy, représenté à l'Opéra- Comique le il décembre 1830.

LANTERNA DI DIOGENE (la), opéra italien, livret de Niccolo Minato de Bergame, musique de Draghi (Antoine) , représenté à Vienne en 1674. Cet ouvrage fut écrit pour le sacre de l'empereur Léopold et de l'impératrice Claudia.

LANTERNA DI DIOGENE (la), opéra italien, musique de P. Guglielmi, représenté à Naples en 1791.

LANTERNE MAGIQUE (la), opéra en trois actes, musique deMiry, représenté au Grand- Théâtre de Gand en 1854.

lanterne magique (la) , opérette en un acte, paroles de M. A. Carré, musique de M. Deffès, écrite expressément pour le Ma' gasin des demoiselles et publiée en 1862.

LANTERNE MAGIQUE DE L'AMOUR (la), opéra-comique, musique de Reichardt, représenté en Allemagne en 1773.

LANVAL ET Viviane, comédie-féerie en cinq actes , en vers, d'André de Murville musique de Champein, représentée au Théâtre-Français le 13 septembre 1788.

• LANZO, opéra, musique- d'un dilettante, M. Michel d'Ogarcw, consul de Russie à Schwerin, repr. à Lubeck en octobre 1887.

LAODiCE, opéra italien, livret de Angelo Schietti, musique de Albinoni , représenté sur le théâtre de San-Mosè, à Venise, en

Laodicea. opéra italien, musique de Paér, représenté à Padoue en 1793,

Page 1