LARA
laodicea, opéra italien, musique de Puccita, représenté à Londres en 1813.
LAODICEA , opéra italien , musique de Morlacchi, représenté à Naples en 1825.
LAODICEA E BERENICE, opéra italien, livret de Matteo Noris de Venise , musique de Perti de Bologne , représenté au théâtre de San-Salvatore, à Venise, en 1695.
* LAO-KAÏ, opérette en un acte, paroles de M. Gervais, musique de M. Gaston Maynard, représentée aux Folies-Bordelaises, à Bordeaux, le 23 décembre 1886.
laomedonte, opéra italien, livret de Guizzardi, musique de Basseggio, représenté sur le théâtre San-Mosè, à Venise, en 1715.
LAPIN BLANC (le) , opéra-comique en un acte, paroles de Mélesville et Carmouche, musique de L.-J.-F. Herold, représenté à l'Opéra-Comique le 21 mai 1825, sans succès.
LARA , opéra italien en trois actes, musique du vicomte de Ruolz, représenté au théâtre San-Carlo, à Naples, dans le mois de janvier 1835. Le livret appartient au genre romantique. La musique fut portée aux nues par Alexandre Dumas, qui avait fait le voyage d'Italie avec le compositeur. Il envoya à la Gazette musicale un compte rendu fantastique de la représentation : « Le second acte commence, dit-il ; les beautés allèrent croissant, des flots d'harmonie se répandaient dans la salle, le public était haletant; c'était quelque chose de merveilleux que cette puissance du génie qui pèse sur trois mille personnes qui se débattent et étouffent sous elle. L'atmosphère avait presque cessé d'être respirable pour tous les hommes autour desquels flottaient des vapeurs symphoniques , chaudes comme ces bouffées d'air qui précèdent l'orage. » Et le célèbre romancier continue sur ce ton hyperbolique. Or la vérité est que , malgré le talent de Duprez , de Ronconi, de la Tachinardi , l'opéra de Lara éprouva une chute «complète.
Rien de plus dangereux qu'un imprudent ami; Mieux vaudrait un sage ennemi.
Une scène avec chœurs, extraite de cet ouvrage, a été chantée par Nourrit dans un concert au Conservatoire.
LARA, opéra italien, musique de Lillo, représenté à Naples en 1843.
LARA 0 IL CAVALIERE VERDE, opéra
italien, musique de Fabrizzi, représenté à Spolète en 1844.
LARA , opéra italien , musique de Salvi (Matteo), repr. à la Scala de Milan en 1845.
LARA, opéra-comique en trois actes et six tableaux , paroles de MM. Cormon et Michel Carré, musique de M. Aimé Maillart , représenté à l'Opéra-Comique le 2i mars 1864. Les deux poèmes de lord Byron, le Corsaire et Lara, ont fourni le sujet de cette pièce. Lara revient dans le château de ses pères , qu'il a quitté depuis' de longues années, pour mener la vie aventureuse d'un forban. Il est suivi de Kaled, jeune esclave habillée en homme et dévouée à son maître pour lequel elle ressent un amour passionné. Pendant son absence, le château a été gardé par Lambro, vieux domestique qui n'y a laissé pénétrer personne, pas même la jeune comtesse de Flor , cousine de Lara et future héritière de ses biens. Cependant, au deuxième acte, Lara reçoit en grand seigneur ses invités. L'un d'eux , Ezzelin , aime la comtesse de Flor; Lara, de son côté, se montre sensible à ses charmes, au grand desespoir de Kaled, dont la jalousie trahit le sexe aux yeux de la comtesse. Elle ne peut cacher sa douleur à Ezzelin, qui apprend d'elle le secret de son maître. Lara n'est autre chose que Conrad le corsaire. Ezzelin le fait connaître à l'assemblée; mais Lara soutient si bien son rôle que les doutes se dissipent. Un rêve de Lara, qui rappelle celui de Lorédan dans Haydée, occupe une partie du troisième acte. Il se voit au milieu de ses compagnons ; un combat s'engage ; il est blessé à mort et tombe dans les bras de la fidèle Kaled. Lorsque Lara se réveille, il lit le testament de son père et y trouve la condamnation de sa conduite passée. Il se jugo indigne d'habiter la demeure de ses aïeux, d'hériter de leur nom , de leurs richesses. 11 s'exile donc volontairement , et monte dans une barque où Kaled le suit. Cet ouvrage a réussi. Son caractère dramatique a été rendu avec habileté par le compositeur. Comme dans les Dragons de Villars, on y trouve plusieurs scènes extraînantes et d'un grand effet. Parmi les morceaux remarqués, nous distinguerons dans le premier acte un beau chœur d'hommes, la ballade suivie du refrain : On te pendra ; les couplets de Lambro : Comme un chien fidèle. Dans le second, d'autres couplets bien tournés et chantés encore par Lambro ; la grande scène de Kaled, qui est la meilleure de tout l'ouvrage ; et le finale , qui est traité magistralement. Enfin, dans le troisième acte, la scène du rêve. L'opéra de Lara a été chanté par Montaubry, Gourdin, Crosti, Mm* Galli-Marié et M'ie Baretti.