LEGE
LÉHÉ
schem, musique de M. Rûckbeil, représenté à Fribourg-en-Brisgau en juin 1894. Les deux auteurs de ce petit ouvrage étaient Tua et l'autre artistes de l'orchestre du théâtre.
* légende DE l'ondine (la), drame lyrique en trois actes et six tableaux, paroles de M. Charles Velmont, musique de M. Georges Rosenlecker, représenté sur le théâtre Royal de Liège le 5 mai 1886.
* LÉGENDE DE SAINTE-CÉCILE (la), en trois actes, en vers, de M. Maurice Bouchor, musique de M. Ernest Chausson, représentée au petit théâtre de la Galerie Vivienne, par des marionnettes, le 14 janvier 1892. C'est daprès la légende chrétienne que M. Bouchor a construit son petit poème tragique, car la Légende sainte Cécile n'est pas autre chose qu'une tragi-comédie — à l'usage des marionnettes. On sait que Cécile, d'après la légende, est restée pure, quoique mariée à Valérien, qui, sur ses prières, respecta son innocence. Mais Valérien était idolâtre, et elle le convertit. C'est la contre-partie de Polyeucte. Le poète nous montre Cécile prisonnière du roi, qui veut l'épouser; elle s'y refuse, quoique n'étant encore, de par la volonté de l'auteur, que la fiancée de Valérien. Mais le roi est païen, et il lui fait horreur. Celui-ci pourtant lui donne le temps de réfléchir, et il lui dépêche, pour l'amener à ses fins, son confident Gaymas, un bon vivant, très cynique, dont tous les efforts tendent à prouver à Cécile que ces dieux, qu'elle fait état de mépriser et de haïr, sont des êtres bien plus agréables qu'elle ne le suppose. Mais l'impatience du roi le pousse à venir trouver Cécile dans sa prison ; il emploie vainement auprès d'elle toutes les supplications, la vierge reste inflexible et repousse plus que jamais son amour. Survient Valérien, le visage ensanglanté, car déjà son martyre a commencé. Le roi, furieux alors, menace Cécile de la livrer à ses soldats, qui la souilleront sans pitié. Prise de terreur, Cécile appelle à son aide l'archange saint Michel, qui foudroie le misérable. Mais les deux fiancés n'échapperont point pour cela au supplice qui les attend. Cécile, la première, est livrée aux tigres, et Valérien implore le ciel afin de la voir une dernière fois pour que sa vue lui donne le courage de mourir à son tour. C'est alors que Cécile lui apparaît, radieuse et souriante, montant au ciel soutenue par deux anges. M. Ernest Chausson, qui est un de nos jeunes musiciens les plus épris des théories les plus avancées, a écrit pour cette pièce une musique qui ne
cadre guère avec sa poésie simple et savoureuse. Ce n'est ni par la clarté ni par la simplicité que brille cette musique plus contournée et plus tourmentée qu'il ne faudrait, qui a surtout le tort d'offrir une grande difficulté d'exécution, par suite de la façon bizarre dont elle est écrite et qui témoigne du peu de respect de l'auteur pour la voix humaine.
* LÉGENDE DU BOUFFON (la), scène lyrique en forme de grand opéra, pour contralto, ténor et baryton, musique d'Alphonse Pellet, exécutée à Nîmes en 1880.
* LÉGENDE DU diable (la), opéra-comique en deux actes, musique de M. Léon Vercken, représenté à Anvers, sur un théâtre de société, le 20 novembre 1865.
* légende du magyar (la), opérette en trois actes, paroles de M. Maxime Boucheron, musique de M. Aimé Godard, représentée au théâtre des Galeries -Saint -Hubert, de Bruxelles, en avril 1888.
* légende d'unsterberg (la), opéra en deux actes, musique posthume de Franz Schubert, représenté avec un grand succès à Vienne, en juin 1884.
* LÉGENDE DU pacha (la), opérette en un acte, paroles de M. F. Corbie, musique de M. Duhem, représenté au concert du XIXe-Siècle le 20 décembre 1873.
LÉGENDES DE GAVARNI (les) , pièce en trois actes , paroles de M. H. Lefebvre, musique de M. F. Barbier , représentée aux Bouffes - Parisiens le 29 janvier 1867. C'est une bouffonnerie de carnaval. Des clercs de notaire déguisés en débardeurs; un habitant de Senlis, oncle de la future d'un des jeunes gens , qui s'est faufilé dans cette société à l'aide d'un costume de femme sauvage; une querelle; des cartes échangées, dont l'une se trouve être, par erreur, celle du patron des basochiens ; tout cela fait une pièce assez plaisante, mais qui appartient plutôt au répertoire du Palais-Royal qu'à celui d'un théâtre lyrique. Chantée par Gourdon, Bonnet, Croué, M^es Geraizer, Bonelli, Decroix et Rigault.