‹ Dictionnaire des opérasChapitre 467 sur 928 · LISE · texte numérisé non relu

LISE

LISA DE' LAPI, opéra séria , musique de E. Samengo, représenté au théâtre National de Gênes le 4 décembre 1880.

liseeth, opéra -comique en trois actes, paroles de Favières, musique de Grétry, représenté aux Italiens le 10 janvier 1797. La jolie nouvelle de Florian intitulée Claudine a fourni le sujet du livret ; mais l'auteur a renchéri sur le caractère pastoral du roman suisse, et l'a gâté en faisant intervenir Gessner, qui déclame des tirades philosophiques à l'usage des âmes sensibles. Le succès de Lisbeth ne s'est pas soutenu, malgré une romance charmante , et la partition n'en a pas été gravée.

lisbeth, opéra -comique en deux actes, musique de Félix Mendelssohn, représenté au Théâtre-Lyrique le vendredi 9 juin 1865, d'après la traduction faite sur le livret allemand par M. Jules Barbier. Le titre de la partition allemande est Die ruckkehr aus der fremde (le Retour d'un voyage à l'étranger). Mendelssohn a composé cet ouvrage à l'occasion du vingt-cinquième anniversaire du mariage de ses parents. Il fut exécuté pour la première fois en public au théâtre du Grand-Opéra de Berlin eu 1851. C'est un opéra des plus médiocres ; si l'on en excepte des couplets empreints de cette douce rêverie qui caractérise la musique du célèbre compositeur , tout le reste est inférieur aux plus faibles ouvrages du répertoire français. L'orchestration affecte les plus singulières sonorités. La première des deux sérénades, dont le motif est assez gracieux, a pour accompagnement des batteries en pizzicati , imitation maladroite de la guitare , auxquelles viennent se joindre des rentrées d'instruments à vent qui ne sont pas d'un effet plus heureux. Mozart, dont Mendelssohn a parlé quelque part avec dédain, traitait autrement les pizzicati, surtout dans sa délicieuse sérénade de Don Juan : Ah! vieni alla finestra. La seconde sérénade , chantée par le faux Fritz , consiste dans une lamentable phrase répétée à satiété sans accompagnement, et terminée par une rentrée des instruments à cordes. Au commencement du second acte , pendant que la scène s'éclaire, on remarque une courte symphonie exprimant successivement le sommeil et le lever de l'aurore ; cette fois, le compositeur a été bien inspiré ; l'harmonie en est douce et suave ; quant au sujet, il est d'une naïveté par trop allemande, et ne supporte pas l'analyse. L'interprétation au Théâtre-Lyri-

que a été fort intéressante : Mme Faure-Lefebvre, MM. Petit, Fromant et "Wartel ont joué avec zèle cette épave d'un grand maître.

LISCHEN ET FRITZCHEN, opérette en un acte, paroles de M. Paul Dubois, musique de M. Offenbach, représentée au théâtre des Bouffes-Parisiens le 5 janvier 1S64. Cette petite pièce a obtenu le succès le plus franc. Fritzchen , pauvre domestique alsacien, estropie si outrageusement le français que son maître l'a mis à la porte. Au moment où il exhale sa douleur en plaintes comiques, il rencontre Lischen , jeune marchande de petits balais. Tous deux parlent un idiome si extravagant qu'ils s'en effarouchent mutuellement; mais, entre compatriotes, la paix est bientôt faite, et un temps de valse les a aussitôt réconciliés. Le duo qu'ils chantent sur les paroles : Je suis Alsacienne, je suis Alsacien, est d'une mélodie agréable. Fritzchen a des vues sur Lischen ; mais ils s'aperçoivent tout à coup qu'ils sont frère et sœur; ce qui les oblige à se séparer. Heureusement que Lischen a en sa possession une certaine lettre qu'elle n'a jamais pu lire. Fritzchen, plus lettré , y découvre qu'ils ne sont que cousin et cousine. Ils se livrent naturellement à une gaieté folle à laquelle le public s'associe de bonne grâce. L'ouverture a de la gentillesse ; l'air de la marchande de balais, la fable : Le rat de ville et le rat des champs, dite par Lischen en langue franco-allemande, sont avec le duo les morceaux les plus amusants de cette opérette, qui a été jouée avec entrain par Désiré et MUeZulmaBouffar. C'est à Ems qu'elle a été jouée pour la première fois. M. Offenbach aurait dû, selon nous, ne pas dépasser ces limites de la bouffonnerie.

Ne forçons pas notre talent, Nous ne ferions rien avec grâce.

* lise, opérette française en deux actes, paroles de M. Saint-Eman, musique de M. Byn (pseudonyme de M. Albert Roth, compositeur bernois), représentée à Berne le 16 février 1887.

LISE ET COLIN , opéra-comique en deux actes, paroles d'Eugène Hus, musique de Gaveaux (Pierre) , représenté à Feydeau le 4 août 1796.

LISETTA E GIANINO , opéra italien , musique de Fioravanti (Valentin) , représenté en Italie vers 1796.

LISETTE, opéra-comique en deux actes, paroles de Thomas Sauvage, musique de M. Eugène Ortolan , représenté à Paris sur

LISI

le Théâtre-Lyrique le 10 avril 1855. Le canevas de cette pièce n'a pas une grande consistance. Il s'agit d'une comtesse hollandaise qui aime assez les aventures , et que sa camériste Lisette tire d'embarras, prête qu'elle est à endosser ses robes et sa responsabilité. Germain , son amoureux , trouve même que Lisette pousse trop loin la complaisance, et, de dépit, il se fait soldat. Devenu officier sous le nom de M. de Fouville, et faisant le service de la tranchée pendant le siège de Berg-op-Zoom, il pense qu'il fera la conquête d'une comtesse qui habite le château voisin. C'est toujours notre comtesse hollandaise , et encore Lisette qui recevra à sa place la déclaration. On devine le dénoûment. Cette partition fut accueillie avec faveur, et on y remarqua une bonne entente des effets scéniques , une instrumentation traitée avec goût , et les qualités qui résultent d'une éducation littéraire et distinguée. Eugène Ortolan était le fils du savant professeur à la Faculté de droit de Paris, élève de Berton et Halévy, et lauréat de l'Institut (2me grand prix de composition musicale). L'opéra de Lisette offre des chœurs bien rythmés, et, entre autres jolis morceaux, l'air de baryton du premier acte et la romance du deuxième : Lisette, croyez -moi, cause ce trouble extrême. Le sentiment musical y est vrai , quoique les situations dramatiques soient fausses. Nous pensons que le talent de M. Ortolan est trop civilisé pour s'exercer avec succès dans des paysanneries qui ne sont pas sorties de la palette de Boucher ni de la plume de Florian.

LISEZ plutarque, opéra- sornique en ul acte, musique de Plantade , représenté au théâtre Montansier en 1800.

lisia, comédie en un acte et en prose, mêlée d'ariettes, paroles de Monnet, musique de Scio , réprésentée sur le théâtre Feydeau le 8 juillet 1793. On remarque dans cette pièce quelque préoccupation de la couleur locale ; elle se passe dans le nouveau monde; on y célèbre la fête du Soleil , et la scène du fusil est assez bien imaginée, pour hâter la reconnaissance de la fille adoptive du chef indien. Scio, l'auteur de la musique, était violoniste et le mari de la célèbre chanteuse de l'Opéra-Comique.

lisidore ET montrose, opéra-comique en trois actes , paroles de Monnet, musique /de Scio, représenté au théâtre Feydeau le 27 avril 1792. Le sujet de la pièce est le

même que celui de Raoul de Cre'qui, de Michar d Cœur-de-lion. Il était dans tous les cas plus intéressant que les bergeries sentimentales qui ont occupé la scène pendant toute la seconde moitié du xvme siècle.

LISIMACO, opéra italien, livret de D. Cristoforo Ivanowich, chanoine de Saint-Marc , musique de Pagliardi , représenté sur le théâtre des Saints-Jean-et-Paul, à Venise, en

LISIMACO RIAMATO DA ALESSANDRO

(Lisimaque réconcilié avec Alexandre) , opéra italien, livret de Giacomo Sinibaldi, musique de Legrenzi, représenté sur le théâtre de San-Salvatore, à Venise, en 1682. Cet ouvrage eut du succès et fut représenté à Rome, puis à Bologne en 1688.

LIST GEGEN LIST, etc. (Buse contre ruse ou le Diable dans le château), opéra allemand, musique de Hacker , représenté à Salzbourg vers 1800.

LIST GEGEN LIST (Ruse contre ruse), intermède allemand en un acte , musique de Bergt , écrit à Bautzen en isoi.

LISWENNA, opéra allemand en trois actes, musique de M. Rosenhain, écrit à Weimar, non représenté.

LITIGANTE SENZA LITE (il) [le Plaideur sans procès], opéra-bouffe en deux actes, musique de Aspa, représenté au théâtre du Fondo, à Naples, en 1833.

LITIGANTI (i) [les Plaideurs], opéra italien , musique de Altavilla, représenté à Na-

LITIGIO DEL CIELO E DELLA TERRA, CONCILIATO DALLA FELICITA DI BA- VIERA, intermède de circonstance, musique de Bernabei, représenté en Bavière en 1680.

* LITTLE CHRISTOPHER COLOMBUS, opérette-bouffe, paroles de MM. G.-R. Sims et C. Raleigh, musique de M. Ivan Caiyl (pseudonyme de M. Félix Telkins), représentée au Lyric-Theatre de Londres en novembre 1893.

LITUANI (i), opéra italien, livret de Ghislanzoni. musique de Ponchielli , représenté à la Scala de Milan le 8 mars 1874. Le sujet a été tiré d'un poème de Mickiewicz, Conrad Waltenrod. Ouvrago très distingué , chanté avec succès par Pandolfini, Petit, Mme Fricci.

LIVIETTAETRACOLO, intormède italien,

LLAM

Page 1