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d'une beauté radieuse et puissante, à côté d'autres qui sont simplement insupportables, surtout à cause de leur longueur et de leur inutilité. Comment exprimer son admiration pour presque tout le premier acte, l'incomparable prélude, la prière, d'un si bel accent, la scène de l'interrogatoire d'Eisa, l'arrivée du cygne, d'un effet si merveilleux? au second acte, pour la rêverie aux étoiles? puis encore pour la marche des fiançailles, et au dernier acte pour ce duo d'amour, qui est vraiment d'une inspiration céleste?
Mais, en revanche, que de morceaux insipides et dénués d'intérêt! L'interminable duo d'Ortrude et de Frédéric au second acte, celui des deux femmes, qui n'est guère moins ■développé, et, pour remettre l'auditeur de ces deux pages vraiment cruelles, le dialogue peu récréatif du héraut avec le chœur. Ce qui paraît bien long encore, c'est tout le récit de Lohengrin à Eisa au premier acte, et, quoi qu'en puissent dire quelques-uns, le récit du Graal au troisième. Et, il faut bien l'avouer, ce qui paraît enfantin, rococo et vide de sens, c'est cette pièce qui n'a ni queue ni tête, ni action, ni mouvement, ni intrigue, c'est cette féerie qu'on dirait conçue pour un théâtre de marionnettes, et dans laquelle l'intérêt brille par son absence la plus complète. C'est même un prodige, et c'est là ce qui prouve la haute valeur musicale de Wagner, qu'il ait pu soutenir l'attention de l'auditeur à l'aide d'une partition écrite sur un pareil sujet.
Lohengrin a été joué, à notre Opéra, par Mmes Caron (Eisa) et Fierens (Ortrude), MM. Van Dyck (Lohengrin), Renaud (Frédéric) et Delmas (le roi).
* LOI DU PAL (la), opérette en un acte, paroles de M. H. Pop, musique de M. Cazaneuve, représentée au concert de la Cigale le 13 mai 1891.
* LOI JAUNE (la.), opéra-comique, paroles et musique de Mme Pauline Thys, représenté sur le théâtre du Pavillon-de-Flore, à Liège, en décembre 1887.
LOI TARTARE (la), opéra allemand, musique de Benda, représenté à Gotha vers 1774.
LOI TARTARE (la), opéra allemand, musique de Eberhard , représenté à Hanau en
LOI TARTARE (la), opéra allemand, musique de Zumsteeg, représenté au théâtre Ducal de Stuttgard vers 1790. Cet ouvrage n'a pas été gravé.
LOIN du bruit, opérette en un acte, pa-
roles de M. Galoppe d'Onquaire , musique de M. Paul Bernard, représentée dans les salons de Mme Orfila, en décembre 1859.
LOIS DE LA CHEVALERIE (les) , opéra allemand, musique de Koller, représenté au théâtre de la Cour, à Munich, à la fin du xvme siècle.
* LOLA, zarzuela en deux actes, musique de M- José Rogel, représentée à Madrid en
* LOLA, opéra anglais, paroles de M. Marshall, musique de M. Antoni Orsini, représenté au théâtre Olympique, à Londres, le 15 janvier 1881.
* LOLA, opérette en un acte, paroles de M. Chauvin, musique de M. Willent-Bordogni, représentée aux Bouffes-Parisiens le 8 juillet
LOLA LA GADITANA {Lola, la Bohémienne) , opéra espagnol, musique de Soriano-Fuertes, représenté à Cadix vers 1850.
* LOLOTTE ET PANFAN, opéra-comique en trois actes, musique de Dubarrois, représenté au théâtre des Jeunes-Artistes le 28 février
LOMBARDI ALLA PRIMA CROCIATA (l) [les Lombards à la première Croisade], opéra italien en quatre actes, livret de Solera, d'après un poème de Grossi, musique de M. Verdi,. représenté à Milan le il février 1843, et au Théâtre-Italien, à Paris, le 10 janvier 1863. Le libretto est très chargé de situations violentes, d'assassinats et de scènes religieuses. La partition offre une déclamation lyrique vigoureuse et plusieurs beaux morceaux : dans le premier acte, la prière : Salve Maria, et le quintette large et énergique du finale ; dans le second, le chœur des ambassadeurs, la scène de Pagano : Ma quando un suon terribile, le chœur des esclaves, le cantabile de Giselda : 5e vano è ilpregare; dans le troisième acte, on remarque le chœur de la procession, le duetto entre Giselda et Oronte, dans lequel M. Verdi a intercalé un andantino suave et accompagné avec une dolcesza tout italienne; mais le morceau capital de l'ouvrage est le magnifique trio qui termine cet acte. Le quatrième n'offre rien de saillant, si ce n'est peut-être l'hymne chanté par les croisés. La majeure partie des morceaux de cet ouvrage a été employée parle compositeur dans l'opéra de Jérusalem, représenté à l'Opéra français, et qui a été chanté admirable-
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ment par Alizard et Duprez. Naudin, Bartolini et Mme Frezzolini ont chanté la partition italienne. (V. l'article Jérusalem.) Chose assez singulière, après que l'opéra i Lombardi eut été, à l'aide de nombreux changements, adapté à la scène française sous le titre de Jérusalem, on réadapta cette seconde version pour la scène italienne, et on la joua sous le même titre de Gerusalemme. Il est vrai de dire que cette opération bizarre ne fut pas heureuse, et que les Italiens en revinrent bientôt à l'œuvre originale.
LONGE NASE (die) [le Long Nez], opéracomique allemand, musique de Braun (Joseph), représenté à Kœnigsberg en 1825.
LOOS DER GŒTTER (das) [la Destinée des dieux], opéra allemand, musique de Fribertii, représenté à Passaw. Cet artiste était à Vienne, en mo, en qualité de chanteur delà chapelle impériale.
LORBEER UND BETTELSTAB (Laurier et bâton de mendiant), opéra allemand, musique de Weitzmann, représenté à Reval vers 1836.
LORBEERBAUM UND BETTELSTAB Oder DREI WINTER EINES DEUTSCHEN DICH- TERS (Laurier et bâton de mendiant ou Trois hivers d'un poète allemand, comédie en trois actes, mêiée de chants, de C. Holtey, musique de Rietz, représentée au théâtre de Kœoigstadt, de Berlin, le 13 février 1833.
LORD OF THE MANOR (the) [le Seigneur campagnard], opéra anglais, musique de W. Jackson, représenté au théâtre de Drury- Lane, à Londres, en 1780.
LORD SUPPOSÉ (le), opéra-comique en trois actes, paroles d'Oisemont, musique de Chartrain, représenté à la Comédie-Italienne le 22 février 1776.
LORELEI , opéra allemand , musique de W.-H. Heinze, représenté à Breslau en 1746.
lorelei , opéra allemand , paroles de M. Molitor, musique de Lachner, représenté au théâtre de la Cour, de Munich, en 1S46. Le sujet du texte est très heureux; il se rattache aune de ces traditions de féerie et de merveilleux fantastique dont les bords du Rhin sont peuplés. Lorelei est une nymphe, une sirène du Rhin, qui attire le nocher par ses chants et l'entraîne ainsi à sa perte. La musique a des longueurs; quelques morceaux ont été applaudis ; cependant l'ouvrage n'a pas eu beaucoup de succès.
loreley, symphonie vocale, paroles de
Mûller , musique de F. Hiller , exécutée à Vienne en décembre 1861.
LORELEY , opéra allemand , paroles de M. Geibel, musique de M. Max Bruch, représenté à Cologne en août 1864.
* LORELEY, légende symphonique en trois parties, paroles de M. Eugène Adenis, musique de MM. Paul et Lucien Hillemacher, exécutée au concert du Châtelet le 14 décembre 1882. Cette œuvre commune de deux frères, qui tous deux avaient obtenu le grand prix de Rome, le premier en 1876, le second en 1880, avait été couronnée en 1882 au concours biennal de composition musicale ouvert par la ville de Paris. Les deux compositeurs avaient envoyé leur partition de Rome, où ils se trouvaient encore, et c'est par dépêche qu'on dut les aviser en cette ville de leur succès. L'auteur du poème s'était inspiré, en l'arrangeant, ou plutôt en la dérangeant à sa manière, de la célèbre ballade de Loreley, la fée du Rhin, illustrée par Henri Heine, et dont les compositeurs allemands ont tant usé et abusé qu'il serait impossible aujourd'hui d'établir le nombre de ses interprétations musicales. MM. Hillemacher ont écrit sur ce poème une partition qui ne manque assurément pas de qualités, mais qui se distingue par certaines audaces parfois excessives en même temps qu'inutiles, aussi bien que par un style tourmenté et un manque de clarté fâcheux. La première partie surtout a paru d'une obscurité redoutable. Quelques pages pourtant sont à signaler pour leur intérêt, entre autres une cantilène du ténor : O vierge pure! la chanson de baryton : Je n'ai mis mon bonheur sur terre..., et le finale mouvementé et développe de la seconde, ainsi quo le grand duo d'amour de la troisième, qui est comme enveloppé dans une sorte de chœur mystérieux d'une jolie couleur et d'un heureux effet. Les excellents interprètes de cette œuvre d'exécution malaisée étaient Mlle Caroline Salla, MM. Talazac, Taskin et Plançon.
* LORELEY, opéra romantique en cinq actes, poème et musique do M. Otto Fiebach, représenté au théâtre municipal de Dantzig le îer avril 1886. L'auteur dirigeait lui-môme l'exécution de son œuvre.
* loreley, opéra romantique, paroles de M. Hcrsch, musique de M. Adolphe Mohr, représenté au théâtre municipal de Hambourg en avril 1886. La principale interprète de cet ouvrape était M»» Sucher, qui depuis lors a conquis en Allemagne une renommée si
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brillante. Les autres rôles étaient tenus pai Mme von Zanter, MM. Emst et Krauss.
* LORELEY, drame lyrique, paroles et musique de M. Johan Bartholdy, représenté avec succès, en octobre 1887, au théâtre Royal de Copenhague.
* LORELEY, opéra romantique en quatre actes, musique posthume d'Emile Naumann, représenté à l'Opéra royal de Berlin en avril 1889. Poème et musique subirent la chute la plus complète.
* LORELEY, opéra romantique en trois actes, paroles de MM. Carlo d'Ormeville et Zanardini, musique d'Alfredo Catalani, représenté au théâtre Royal de Turin le 16 fé-
* LORELEY, opéra romantique en trois actes, paroles de M. G. Gurski, musique de M. Hans Sommer, représenté le 12 avril 1891 au théâtre de la Cour, à Brunswick. L'ouvrage, conçu d'après les plus hardies théories wagnériennes, a dû, dit-on, quelque succès surtout à sa très remarquable interprétation, et à ce fait que l'auteur était fort aimé à Brunswick, sa ville natale. Un fait assez original se produisit d'ailleurs le jour de la première représentation : la salle était comble et l'heure du spectacle était arrivée lorsque le ténor Hermann Schrœtter, au moment de se présenter en scène, fit une chute assez grave et se blessa au point de ne pouvoir remplir son rôle. Le régisseur vint alors, en annonçant cet accident, demander au public l'autorisation de substituer au ténor invalide un simple acteur dramatique qui déclamerait son rôle au lieu de le chanter. Quelque singulière que fût la proposition, elle fut acceptée par tous les spectateurs, et c'est dans ces conditions médiocrement musicales que la nouvelle Loreley put faire sa première apparition. Et ce qu'il y a de plus curieux, c'est que le public, particulièrement bien disposé, applaudit l'ouvrage avec une sorte de frénésie, applaudit le faux ténor récitant, et applaudit enfin le compositeur, en le rappelant plusieurs fois sur la scène avec vigueur. Le ténor authentique put heureusement reprendre possession de son rôle pour la seconde soirée.
LORENZINO DE' MEDICI, opéra italien, musique de Pacini, représenté à Modènc vers 1850;
LORENZINO DE' MEDICI , opéra italien , musique de Marenco, représenté à Lodi et
au théâtre del Verme, de Milan, en déc.1874.
LORENZO, CHEF DE BRIGANDS, opéracomique autrichien, musique de Kinki, représenté à Josephstadt vers 1820.
* LORENZO SODERINI, opéra sérieux en quatre actes, musique du comte Cenci-Bolognetti, représenté à Florence, sur le théâtre de la Pergola, le 3 août 1867.
LORETTA, musique de Lavenu, représenté au théâtre de Drury-Lane, à Londres, en
* LORETTA L'INDOVINA, opéra-comique, paroles d'Almerindo Spadetta. musique de Ruggi, représenté au théâtre Bellini, de Naples, en 1866.
LORHÈLIA, opéra séria, livret de Calvi, musique de S. Falchi, représenté au théâtre Argentina,àRome,le4 décembre 1878; chanté par Rossetti, Vanden, Pinto; M^es stolzmann, Maccaferri-Scarlatti.
* LORLE, opéra en trois actes, poème de M. H. Scheky, musique de M. A. Forster, représenté au théâtre Royal de Dresde le 18 juin 1891.
* LORO Y LA LECHUZA (el), zarzuela en un acte, paroles de M. Mariano Fernandez, musique de Francisco Barbieri, représentée à Madrid, sur le Théâtre-Espagnol, le 23 décembre 1877.
* LORRAINE, opérette, paroles de M. O.Walther, musique de M. R. Dellinger, représentée au théâtre Cari Schultze, de Hambourg, le 2 octobre 18S6.
LOTARIO, opéra italien, musique de Haendel, représenté à Londres le 2 décembre 1729.
LOTTE AM HOFE (Charlotte à la cour), opéra allemand , musique de J.-A. Hiller, écrit à Leipzig vers 1765.
* LOTTERIA Dl VIENNA (la), opéra-bouffe, paroles de Pasquale Altavilla, musique de Vincenzo Fioravanti, représenté à Naples, sur le théâtre Nuovo, en 1843. Un des frères du compositeur remplissait le principal rôle de cet ouvrage, celui de don Ciisostomini.
* loucuras DE RAPAZ, opérette en trois actes, musique de M. Freitas Gazul, représentée à Lisbonne, sur le théâtre du Prince- Royal.
* LOUIS DE MALE, grand opéra en quatre actes, paroles de Vanderbelen, musique du baron de Peellaert, représenté au théâtre de