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MAÎTRE MARTIN ET SES COMPAGNONS

opéra en trois actes, musique de Vendelin Weissheimer, représenté à Leipzig le 6 mars 1880. Le sujet a été tiré d'un conte d'Hoffmann et avait déjà été traité par Krug et par F.-W. Tschirch.

maître palma, opéra-comique en un acte, paroles de MM. Furpille et Gille, musique de M'ie Rivay, représenté au Théâtre- Lyrique le 17 juin 1860. Livret bizarre, musique assez agréable. Interprètes : Lesage, Legrand, M"e Moreau.

MAÎTRE PANCRACE, opéra allemand, mu- Bique de Verdyen, représenté à Ypres lo 17 janvier 1861.

maître pathelin, opéra -comique en un acte , paroles de MM. de Leuven et Fer-

dinand L'angle , musique de M. François Bazin, représenté sur le théâtre de l'Opéra- Comique le 12 décembre 1856. Les auteurs du livret ont renfermé en un seul acte la pièce de Bruéis, et, en conservant les principaux épisodes de la vieille Farce de maistre Pierre Pathelin , ils ont prouvé que les modernes pouvaient aussi bien s'en divertir que leurs aïeux du xve siècle. M. Bazin est sorti victorieux des difficultés qu'offrait pour la musique un pareil sujet. Tout en exprimant avec franchise le caractère de chaque scène, il a écrit une partition élégante et estimée des connaisseurs. L'ouverture fait entendre le motif de la marche comique qui accompagne à la fin de l'acte l'entrée du tribunal, ce qui place l'ouvrage dans le cadre spécial qui lui convient. Nous citerons, parmi les morceaux les plus applaudis, les couplets de l'avocat, chantés par Couderc; les couplets du berger, chantés par Berthelier , qui a débuté à l'Opéra-Comique dans cette pièce ; une jolie romance de ténor et le duo des Bé bé. Prilleux a très bien joué le rôle du drapier, et Lemaire a rendu d'une façon exhilarante celui du bailli. En somme, comme pièce et comme musique, Maître Pathelin est un des meilleurs actes d'opéra-comique du répertoire.

maître PERONILLA, opéra -bouffe en trois actes , livret de M. X., musique de M. Jacques Offenbach, représenté aux Bouffes- Parisiens le 13 mars 1878. Le sujet de la pièce est assez original. Maître Peronilla est un fabricant de chocolat qui, dans sa jeunesse, a exercé la profession d'avocat. Manuela, sa fille, est courtisée par Alvarez, dont les sérénades l'ont charmée, et par le vieux et ridicule Guardona. Ce dernier est préféré par le père , et l'acte civil du mariage est passé devant notaire. Mais les deux cousins de la jeune fille parviennent à substituer Alvarez à Guardona dans la cérémonie religieuse, qui a lieu pendant la nuit. Manuela se trouve donc bigame, et les tribunaux sont saisis de l'affaire. Leona, sœur de Peronilla, prend le parti de Guardona. La cause est appelée. Un avocat plaide en faveur de Manuela et, dans le feu de son éloquence, laisse tomber la perruque dont il s'est affublé. On reconnaît en lui le père de l'accusée. L'acte civil, dressé au nom de famille que porto également Leona, est appliqué à celle-ci, qui est contrainte d'épouser le vieux Guardona, et Manuela épouse Alvarez.

La musique est agréable et, sauf quelques phrases d'un goût médiocre et des rétninis-

MAIT

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cences, offre de charmants morceaux. Je citerai particulièrement la jolie romance d'Alvarez : Quand j'ai dû, la mort dans l'âme; les couplets des petits valets : Pedro, le petit bohémien ; le rondeau de Frimouskino : Je pars, je vais, je vole, qui est très bien fait, et la romance chantée par le même : Assurément, j'ai confiance. Le morceau le plus applaudi a été la Malaguena, chanson espagnole où se trouvent quelques modulations bizarres, mais intéressantes. Il est fâcheux que les paroles n'offrent pas la moindre trace d'esprit ni de littérature. Le succès de carrefour qu'on a fait au Roi barbu qui s'avance, bu qui s'avance, de la Belle Hélène , a sans doute engagé M. Offenbach à reproduire ce genre d'effet. Ce passage peut donner une idée du goût qui préside à la confection de ces ouvrages :

Les frères Vélazquez Comm' témoins font florès, Où faut-il Signes?

PERONIIAA.

On vous le dira,

On vous le di,

On vous le di, On vous le dira.

M. Offenbach a tellement caricaturé l'art du compositeur, qu'on a quelque peine à le prendre au sérieux lorsqu'il veut l'être.

Le genre de l'opérette a remplacé celui de l'ancien vaudeville, malin et français, parisien surtout. Mais la partie musicale ayant été développée à l'excès, on n'a pu la faire accepter au public qu'en l'assaisonnant de gravelures et d'exhibitions plastiques. L'esprit, qui faisait les frais de l'ancien vaudeville et de la comédie à ariettes, n'est plus nécessaire ; les situations scabreuses suffisent, accompagnées d'une musique qu'on écoute à peine. L'opérette est une transformation passagère qui flatte les goûts d'un public mêlé, cosmopolite et indifférent au fond. L'auteur dramatique gagnerait à n'accepter du musicien qu'une collaboration moins encombrante, moins coûteuse et réduite aux proportions de l'ancienne comédie à ariettes. C'est là le genre dans lequel l'opérette devra être ramenée et maintenue si l'on tient à conserver à l'esprit français les qualités dont il doit faire preuve dans ce genre de plaisir : le goût, la sensibilité, une gaieté spirituelle. Distribution : Alvarez, Mme Peschard; Frimouskino, Mme Paola Marié; Leona, Mme Girard; Manuela, Mlle Humberta -, Antonio, Mlle Fanny Robert ; Paquita, Mlle Descot ; Felipe , MUe Blot ; Juanito, MUe Blanche; Peronilla, M. Daubray; Guardona, M. Jolly; Ripardos, M. Troy; Bridoi-

son, le notaire, MM. Scipion, Pescheux; les deuxVelazquez.Maxnère, Dubois; deux juges Jannin, Chambéry ; le marquis, Sassard ; doD Fabrice, Montaubry.

maître pierrot, opéra-comique en un acte, livret de M. Albert Carré, musique de M. Félix Pardon, représenté au Casino de Contrexéville en août 1880 ; chanté par Lary et Mme Astruc.

* MAÎTRE PUPP, opérette en un acte, musique de M. Zaytz, représentée à Vienne en octobre 1867.

* MAÎTRE TAUPIN, opéra-comique en un acte, paroles de M. de Liagre, musique de M. Guigou, représenté sur le théâtre du Gymnase, à Marseille, en 1877.

* MAÎTRE VOLEUR (le), « légende allemande » en trois parties, adaptation libre du poème de A. Fitger par M. Gustave Kastropp, musique M. Eugène Lindner, représenté en mars 1889 à Weimar, sur le théâtre de la Cour.

MAÎTRE WOLFRAM, opéra-comique en un acte, paroles de Méry et de M. Théophile Gautier, musique de M. Ernest Reyer, représenté au Théâtre - Lyrique le 20 mai 1854. L'action se passe en Allemagne et retrace un tableau des mœurs bourgeoises à la fois simple et touchant. Deux jeunes orphelins, Léopold Wolfram et Hélène, élevés ensemble par les soins du vieux professeur "Wilhelm, semblent destinés à s'épouser. Ainsi le prétend le bon Wilhelm ; ainsi l'espère maître Wolfram, devenu un habile organiste. Mais Hélène, tout en chérissant celui-ci comme un frère, aime le soldat Frantz. Une lettre, perdue par elle, révèle son secret, et le pauvre Wolfram se résigne à oublier son amour en se vouant au culte de l'art ; il demande aux accords de son orgue les consolations dont son âme a besoin après une si cruelle déception. L'ouverture est traitée avec soin, et la couleur de l'instrumentation est appropriée au sujet. L'invocation à l'Harmonie, chantée par Wolfram, est une mélodie fort expressive. Elle est suivie des jolis couplets d'Hélène :

Je crois ouïr dans les bois

Une voix ; L<< vent me parle à l'oreille, La fleur me dit ses secrets

Les plus frais.

Et le ramier me conseille.

L'air du soldat Frantz : Maudit soit le ferrail' leur , un chœur d'étudiants , une romance chantée par Léopold, et un duo développé et composé de phrases originales, forment une

MAIT

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petite partition intéressante et dans laquelle la théorie musicale et le sentiment tout indi-.viduel de l'auteur de la Statue s'étaient révélés de manière à faire bien augurer de son avenir. Les rôles ont été créés par Laurent, Talon, Grignon et Mme Meillet.

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