MALA
qu'Avril dit aux bois, accompagné d'une façon superbe, surtout par les violons et les clarinettes, qui donnent à la trame orchestrale un moelleux et un fondu étonnants ; et enfin, le grand ensemble qui suit ce chant, et dont l'effet est d'autant plus puissant que, pour la première fois, on éprouve la joie trop rare d'entendre résonner plusieurs voix réunies. Au second acte, à part la sérénade comique de Beckmesser, qui est fort amusante, mais trop longue d'une strophe, on ne trouve plus guère à mentionner que la première partie de la scène entre Sachs et Éva, dont l'orchestre est adorable; par malheur, cette scène aussi s'allonge tellement qu'elle en devient insupportable. Le troisième acte est assurément le meilleur, sous tous les rapports. Là, il faut louer le prélude, qui est d'un beau caractère; une nouvelle cantilène de Walther: VAube pleurait ses perles dans les roses, qu'on entendra plusieurs fois, et dont le dessin exquis est souligné plus tard par un joli accompagnement de harpes et de violons; un très beau quintette dans lequel "Wagner a fait . lâchement des ° concessions au public » , car ce morceau est conçu, mélodiquement et harmoniquement, dans la plus pure forme italienne ; la superbe marche du défilé des corporations, qui reproduit avec un éclat très vif toute la première partie de l'ouverture ; et enfin le bel ensemble choral de la glorification de Hans Sachs, qui est une page d'un grand souffle et d'une inspiration pleine de noblesse.
Les rôles principaux de l'ouvrage étaient chantés à Munich par MM. Nachbaur, Betz, Bausewein, Schlosser, Holzl, Mm" Mallinger et Diez ; à Bruxelles, par MM. Jourdain, Seguin, Soulacroix, Schmidt, Delaquerrière et Mme» Rose Caron et Blanche Deschamps.
* MAJA (LA),zarzuela, paroles de MM.Perrin et Palacios, musique de M. Manuel Nieto. repr.à l'Eldorado de Barcelone en fév. 1896.
MAJA UND ALPINO OU LA ROSE EN- CHANTÉE, opéra allemand, musique de "Wolfram, représenté vers 1834.
MAJA UND ALPINO, opéra allemand, musique de Markull , représenté à Dantzig le 23 décembre 1843.
« MAJOR DE TABLE D'HÔTE (le), opérette, paroles tirées d'une pièce célèbre du poète russe Nicolas Gogol, musique de M. Alexandre Neumann, représentée à Vienne, sur le théâtre de la Josefstadt, en janvier 1896.
* MAJOR LUMPUS (le), opérette en trois actes, paroles de M. O. Stoklaska, musique du marquis Max de Wildfeld, représentée sur le théâtre municipal d'Olmiitz en février 1890.
MAJOR PALMER (le), opéra en trois actes, paroles de Pigault-Lebruii , musique de Bruni, représenté à Feydeau le 26 janvier 1797. Ce livret est un tissu d'invraisemblances.
MAJOR schlagmann (le), opérette en un acte , paroles de M. "Vernïer , musique de M. Adolphe Fétis , représentée aux Bouffes- Parisiens en octobre 1859 , et à Bruxelles le 19 novembre. L'ouverture de ce petit ouvrage est gracieuse et bien instrumentée. On a beaucoup applaudi une tyrolienne et des couplets de baryton : Grenadier du roi Guillaume. Chantée par Jean-Paul, Guyot, Mlles cico et Lasserre.
* MALA PASQUA, drame lyrique en trois actes, paroles de M. Bartocci-Fontana, musique de M. S. Gastaldon, représenté au théâtre Costanzi de Rome le 9 avril 1890.
MALA SZKOLA OJIOW (le Mauvais exemple du père) , opéra polonais en un acte, musique de Kurpinski, repr. à Varsovie en 1816.
* MALA VITA, drame lyrique en trois parties, paroles de M. N. Daspuro, musique de M. Umberto Giordano, représenté à Rome, sur le théâtre Argentina, le 21 février 1892. Les journaux italiens ont fait grand bruit de cet ouvrage, dont le succès a été réel d'ailleurs. On signalait, entre autres morceaux bien venus de la partition, un duo de soprano et ténor au premier acte ; au second un brindisi, un duo de femmes et un autre duo pour ténor et mezzo-soprano; au troisième, une chanson populaire, une prière et le duo final. Les interprètes étaient Mmes Gemma Bellincioni et Leonardi, MM. Stagno et Beltrami.
* malacarne, opéra italien en trois actes, paroles de M. Interdonato, musique de M. Gaetano Coronaro, représenté au Grand- Théâtre de Brescia le 20 janvier 1894, non sans quelque succès. Interprètes : MM. Larizza, Tabuyo et Luppi, M^es Schubert et Elisa Bruno.
* MALADE MALGRÉ LUI (le), opéra-COmique en un acte, musique de Luigi Bordèse, représenté au Creusot le 6 juillet 1891.
MALADE PAR AMOUR (le), opéra-comique en un acte, musique de Solié, représenté à Feydeau en 1804.