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• * mam'zelle Mariette, opérette en un acte, paroles de M. Aurèle, musique de M. Emile Bourgeois, représentée aux Folies- Montholon le 19 avril 1874.
MAM'ZELLE PÉNÉLOPE, opéra-comique en un acte, paroles de Henri Boisseaux, musique de M. Théodore de Lajarte, représenté au Théâtre-Lyrique le 3 novembre 1859. C'est .une pièce amusante à quatre personnages. L'ouverture est orchestrée avec goût. Elle est formée de jolis motifs villageois. Le duo de Catherine et de Landry : Aujourd'hui, le doux mois de mai a du caractère et la mélodie en est heureuse. Nous aimons moins les couplets bouffes de Bobinus : Rosa la rose sur un tempo diminuetto. Les couplets de la pleurnicheuse Catherine sont excellents .- Ah! de chagrin mon âme est pleine. Le duo de Catherine et de Landry est le morceau le plus travaillé de l'opéra : il module beau-, coup, mais naturellement. Le quatuor : Quittez ce bas pour un amant, est traité d'une manière intéressante. La grâce et la légèreté avec une pointe de sentiment que le sujet comporte, se retrouvent dans le terzetto : Bans la nuit en silence. On voit dans cette petite partition que M. de Lajarte est nonseulement un bon musicien, mais aussi un nomme d'esprit. Tout y est à sa place avec le degré d'expression qui convient à chaque situation. La pièce a été bien jouée par Girardot, Gabriel, Potel et Mlle Faivre.
MANASSE in babilonia, opéra sacré, livret de Negri Giuseppe , musique de N. Coccon, représenté à l'Orfanotrofio Maschile de Venise le 15 mars 1877 ; exécuté par les élèves de cet établissement.
* MANCO DE LEPANTO (el), épisode historique en un acte, musique de Rafaël Aceves, représenté sur le théâtre du Cirque, à Madrid, le 23 avril 1867, pour l'anniversaire de la mort de Michel Cervantes.
MANDANE , opéra italien, livret de Bartolommeo Vitturi, musique d'Ignazio Fiorelli, représenté sur le théâtre de Sant'-Angiolo à "Venise en 1736.
MANDANE, REGINA DI PERSIA (Man-
dane, reine de Perse), opéra italien, musique de Coccia, représenté à Lisbonne en 1821.
MANDARIN (lk) , opéra, musique de Ritter (Pierre), représenté à Manhoim vers 1785.
mandolines (les), opéra-ballet, musique de Charles Sodi,représenté à l'Académie royale de musique le 14 septembre 1744. Sodi était Ita-
lien et fort'habile mandoliniste. Il écrivit la musique de plusieurs parodies jouées à la Comédie-Italienne. Un de ses airs : Quanto mai felice siete, obtint un grand succès.
* MANDRAGOLA (la.), « bizarrerie lyrique » en quatre actes et un prologue, paroles de M. Tornaquinci (pseudonyme de M. A.
Guidi), musique de M. Francesco Mirelli (pseudonyme de M. le prince de Teora), représentée à Naples, sur le théâtre des Fiorentini, le 16 février 18&.
MANDRAGORE (la), drame lyrique en trois actes, livret de M. Brésil, musique de M. Henri Litolff, représenté au théâtre des Fantaisies-Parisiennes de Bruxelles le 29 janvier 1876. Le sujet est tiré de Joseph Balsamo (Cagliostro) d'Alexandre Dumas, et le style général de la pièce est d'un caractère plus sérieux que celui des précédents ouvrages auxquels le compositeur a eu le tort, selon moi , d'associer son remarquable talent.
L'orchestration est traitée avec une expérience consommée; on a surtout applaudi les couplets de Graziella, un chœur au premier acte et le finale du second, ainsi qu'une chanson à boire dans le troisième. Chanté par Falchieri, Mme Morlet et Mlle Olga Lewine.
MÂNES de Schiller (les), fête théâtrale en un acte, musique de F.-A. Hiller, représentée à Kœnigsberg en 1812.
* MANETTE, opéra-comique en trois actes, paroles et musique de Mme Pauline Thys, dont des fragments ont été exécutés dans un spectacle de jour donné au Vaudeville le 30 avril 1865.
MANFRED, drame de lord Byron, musique de Robert Schumann , exécuté à Iéna en février 1858.
manfred et Juliette, opéra allemand, musique de Neithardt, représenté à Kœnigsberg en 1835.
MANFREDI DI SVEVIA, opéra séria, livret de Santangelo, musique de F. Del Re, représenté le 16 juin au théâtre de Sansevero (Capitanatc).
* manfredo, opéra sérieux, paroles de G. T. Cimino, musique d'F.rrico Petrella, représenté à Naples, sur lo théâtre San Carlo, en 1872. Le principal rôle féminin de cet ou-
i.i xéé par la grande cantatrice Gabrielle Krauss.
* MANFREDO DI svezzia, opéra sérieux
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italien, musique de M. Giribaldi, représenté à Montevideo en juillet 1882.
MANGÉ PAR LES SAUVAGES, opéra-bouffe
en un acte, paroles de M. Lefebvre, musique de M. Burty ; représenté au théâtre des Nouveautés en novembre 1871.
MANIAC (the) [le Maniaque}, opéra anglais, musique de Bishop, représenté à Londres en 1810.
MANISCALCO (il) [le Maréchal ferrant], opéra italien , musique de Paër, représenté à Padoue en 1804.
* manita, opéra en deux actes, musique de M. Ogareio, représenté avec succès au théâtre municipal de Lubeck en nov,i892.
MANLJ (i), opéra italien, musique de J. Niccolini, représenté à Milan en 1802.
MANN UND FRAU {Mari et femme), opéra allemand, musique de Toot, représenté à Presbourg en 1795.
MANNEQUIN (le) , comédie en un acte et en vers, mêlée d'ariettes, paroles de Lieutaud, musique de Chapelle, représentée au théâtre de Louvois en 1793. Ce sujet a souvent été traité sous différents titres, tels que ceux-ci : le Tableau parlant, l'Amant statue, la Statue, etc.
MANNEQUIN DE BERGAME (l,E), Opéracomique en un acte, paroles de Planard et d'Eugène Duport, musique de Fétis , représenté à l'Opéra-Comique le 1" mars 1832. C'est un opéra-bouffon imité des formes de la comédie italienne, que le savant aristarque de la musique a écrit dans un de ses jours assez rares de gaieté. La Cuffiara, de Paisiello, a fourni aux librettistes l'idée de leur Mannequin. Il s'agit d'un président qui joue les arlequins. C'est une farce qui ne s'analyse pas. L'auteur de la musique a essayé d'introduire sur notre scène des morceaux écrits en nota e parola, qui demandent une volubilité et une facilité d'intonation que nos chanteurs français ne pourraient acquérir qu'à l'aide d'un continuel exercice dont le répertoire ne leur fournit pas l'occasion. Le Mannequin de Bergame a été joué par Fargueil, Juliet, Ernest, Mlle Prévost et Mme Lemesle.
MANOIR DE PIC -TORDU (le), opéracomique en trois actes, livret de MM. Saint- Albin et Mortier, musique de M. Serpette, représenté au théâtre des Variétés le 28 mai 1875. La pièce est extravagante. On a applaudi une jolie valse à la fin du premier acte.
MANOIR DES LARENARDIÈRE (le), opé-
rette-bouffe en un acte, paroles de M. Mestepès, musique de M. Emile Jonas, représentée aux Bouffes-Parisiens le 29 septembre 1864,
* MANON, opéra-comique en cinq actes et six tableaux, en vers libres, livret de MM. Henri Meilhac et Philippe Gille, musique de M. J. Massenet, représenté à l'Opéra- Comique le 19 janvier 18S4. C'est la Manon- Lescaut de l'abbé Prévost que les librettistes ont transportée à leur tour à la scène, après tant d'autres, et dont ils ont fait un poème vraiment charmant d'opéra que M. Massenet a mis en musique de la façon la plus délicieuse et la plus exquise. La pièce commence à. l'arrivée de Manon à Paris et à sa première rencontre avec Des Grieux, et se termine à, la mort de la malheureuse. Il va sans dire que les librettistes ont pris avec le roman toutes les libertés imaginables, apportant dans leurs tableaux la plus grande variété, et offrant au musicien des contrastes que celui-ci a su saisir avec un talent et une habileté dont il serait impossible de faire trop d'éloges.
Elle est charmante, en vérité, cette partition de Manon, toute pleine de jeunesse et de fraîcheur, par instants empreinte d'une verve et d'une gaîté folle, dans d'autres empruntant le langage de la tendresse la plus touchante, ou bien encore faisant entendre le cri de la passion la plus violente et la plus désordonnée. M. Massenet n'avait pas encore rompu, lorsqu'il l'écrivit, avec les anciennes traditions de l'opéra-comique. et l'on y trouve, bien distincts les uns des autres, des airs, des couplets, des duos et des morceaux d'ensemble ; seulement, il avait rafraîchi et renouvelé jusqu'à un certain point, à l'aide d'un accent très personnel, ces formes consacrées, et il avait introduit une innovation piquante en soulignant tout le dialogue parlé par un accompagnement symphonique aussi discret qu'élégant. Ce fut là pour le public une véritable surprise, qui produisit, grâce à la délicatesse avec laquelle le procédé était mis en œuvre, le plus heureux effet. Il y avait bien de la nouveauté dans tout cela, une véritable recherche du bien dire et du bien faire, mais dans des conditions toujours vraiment scéniques et musicales, avec une inspiration abondante et facile qui caressait et charmait l'oreille de la façon la plus délicieuse. Ah ! que nous voilà loin des cruautés barbares, des audaces maladroites, des sottises volontaires et douloureuses de quelques-uns 1 Combien de morceaux seraient à citer dans
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cette œuvre si fine et si élégante! Tout le premier acte y passerait. C'est le chœur si mouvementé, si gai, si grouillant, si plein de verve, de l'arrivée du coche, dont reflet est absolument irrésistible. C'est ensuite l'air de Manon : Je suis encore tout étourdie, d'un caractère si plein de grâce et de langueur. Puis la scène de Lescaut et de ses deux compagnons. Puis, leterzetto charmant et pimpant des grisettes : Revenez, Guillot, revenez, qui sonne gaîment comme le ramage matinal des oiseaux dans la forêt. Puis encore, les couplets de Lescaut : iVe bronchez pas, soyez gentille, dont la franchise est tout à fait caractéristique. Et enfin, api'ès la cantilène charmante de Manon : Voyons, Manon, plus de chimères..., le joli duo de la rencontre, qu'elle chante avec Des Grieux, et qui est bien le plus tendre et le plus aimable dialogue amoureux qu'on puisse rêver.
Tout intime et bien différent du premier, le second acte, qui nous mène au logis des deux amoureux, ne lui cède en rien. Après le prélude piquant qui lui sert d'introduction, vient la scène de la lettre et la lecture de celle-ci, faite par les deux voix; c'est une page tout empreinte d'une tendresse pénétrante. Le quatuor qui suit, morceau d'une facture excellente et solide, écrit dans le vrai style de l'opéra-comique, offre un contraste complet avec ce duo, et la romance de Manon : Adieu, notre petite table! est comme mouillée de larmes et d'une expression absolument touchante.
Au troisième, qui nous présente une fête au Cours-la-Reine, après un entr'acte pimpant dont l'orchestre est écrit comme l'auteur sait l'écrire, il faut distinguer le gentil duetto des grisettes, la chanson franche et bien venue de Lescaut : 0 Rosalinde! et l'excellent dialogue, si scénique et si émouvant, de Manon et du comte Des Grieux. Au quatrième acte enfin (le dernier est peu important), on trouve la scène austère et caractéristique de Des Grieux avec son père et la grande scène dans laquelle Manon, qui, après l'avoir abandonné, retrouve toute sa passion pour son amant, vient le chercher jusquo sous les voûtes de Saint-Sulpice. Au point de vue dramatique, comme d'ailleurs à tous les points de vue, c'est là l'épisode le plus important et le point culminant de l'œuvre. Là, le compositeur a déployé toute sa puissance pathétique, il a placé dans la bouche de ses héros la passion la plus humaine et la plus intense, et il a atteint les dernières limites de l'émotion, de l'émotion la plus profonde et
la plus communicative. Cela est vraiment poignant, et d'un effet indescriptible.
Je ne saurais dire ce qu'il faut le plus apprécier dans cette partition de Manon : ou de la pureté du style, ou de la grâce et de la fraîcheur de l'inspiration, ou de la justesse du sentiment scénique, ou de la finesse et du piquant des harmonies, ou des jolies trouvailles symphoniques qui se révèlent à chaque pas, ou de l'ensemble magistral qui règne sur l'œuvre entière. Je me contente de trouver cette œuvre exquise, achevée dans toutes ses parties, et de constater le plaisir délicat et raffiné qu'elle offre à l'auditeur attentif et que chacun éprouve à l'entendre. La partition de Manon est certainement l'une des plus remarquables qui se soient produites à. l'Opéra-Comique depuis un quart de siècle. Les rôles principaux en ont été tenus par Mile Heilbron (Manon), MM. Talazac (Des Grieux), Taskin (Lescaut), Cobalet (Des Grieux père) et Grivot (Guillot de Morfontaine).
* MANON, opéra, musique de M. Kleinmichel, représenté au théâtre municipal da Magdebourg en janvier 1887. Le rôle de Ma-non était tenu dans cet ouvrage par une excellente artiste, Mme Monhaupt, à qui il valut un succès considérable.
MANON LESCAUT, opéra-comique en trois actes et cinq tableaux, paroles de Scribe, musique de M. Auber, représenté à l'Opéra- Comique le 23 février 1856. Le roman de l'abbé Prévost a fourni les principaux épisodes de la pièce. M. Scribe a déployé une grande habileté à déguiser le fond immoral de l'intrigue ; mais décidément cette histoire a des chapitres trop chargés d'ignominie pour plaire sur une scène lyrique. Ce marquis d'Hérigny, qui se sert d'un soldat de son régiment pour suivre à la piste une jeune ouvrière de la rue de la Ferronnerie à la rue Saint-Jacques , porte assez mal ses épaulettes de colonel. La réunion au Cadran bleu, la conduite du soldat Lescaut, qui perd au pharaon l'argent donné à sa cousine par le chevalierDcsGrieux; Manon chantant comme une mendiante la Bourbonnaise pour payer la dépense de la guinguette, tout cela est à la fois trivial et odieux. Le second acte se passe à l'hôtel d'Hérigny; mais la scène du pavillon , dans laquelle Manon fait servir à souper à son amant par les gens du marquis dont elle a accepté les offre-. pas plus admissible. Quant au dernier Mte, qui transporte le spectateur dans la Louisiane, il devait offrir une suite de péripéties
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plus invraisemblables les unes que les autres pour ramener sur la scène les personnages, et les rendre témoins de la mort de la pauvre Manon. Dans un roman, l'auteur a plusieurs centaines de pages pour développer l'action et préparer le lecteur aux situations les plus inattendues. Dans une pièce, et surtout dans une œuvre lyrique, où la marche des événements est encore suspendue par l'exécution des morceaux de musique, il faut être sobre, clair, concis, rapide. Voilà pour la forme; quant au fond, les auteurs qui veulent mettre sur la scène un roman célèbre ne remarquent pas assez que le livre s'adresse à un individu, qu'il n'y a pas d'intermédiaire entre la page et son œil qui la lit. Il en résulte que l'auteur peut s'adresser à lui avec plus de franchise et s'abandonner à la peinture de certains tableaux sans trop s'exposer à déplaire j tandis que la pièce s'adresse à un public composé d'individus qui sans le savoir surveillent leurs impressions mutuelles, et communiquent entre eux moralement comme par un courant magnétique. En voilà assez sur la tentative malheureuse de M. Scribe. Si nous passons à la musique , nous ne pouvons que regretter que tant de talent, de grâce, d'habileté aient été dépensés d'une manière éphémère et avec une telle prodigalité sur un sujet ingrat. L'ouverture est ravissante. Au premier acte, nous rappellerons le duo de Manon et de Marguerite ; l'allégro lancé avec hardiesse par Mme Cabel : Les dames de Ver' sailles , et la Bourbonnaise , chantée par Manon avec accompagnement de guitare. Les couplets du marquis, au second acte, ont l'élégance que le caractère du personnage comporte. Les idées musicales semées au commencement du troisième acte ont un caractère original ; la danse nègre, la chanson créole, le quatuor sotto voce offre des effets sui generis, dont on ne trouve pas les équivalents dans les autres ouvrages de M. Auber. La dernière scène, consacrée à la mort de Manon et au désespoir de Des Grieux, a fourni au maître l'occasion d'écrire une sorte de symphonie dramatique fort expressive. Les rôles ont été créés par Puget, Faure, Beckers, Jourdan, Nathan, Mme Cabel , Mlles Lemercier et Zoé Bélia.
* MANON Lescaut, draine lyrique en quatre actes, paroles de M. Domenico Oliva musique do M. Giacomo Puccini, représenta au théâtre Royal de Turin le Ier février 1S93. Les interprètes étaient Mmes Ferrani et Ceresoli, MM. Cremonini, Moro, Polonini, Ramini et Castagnoli. On peut supposer que
c'est le très grand succès de la Manon de M. Massenet qui a engagé deux auteurs italiens à extraire à leur tour un opéra du roman célèbre de l'abbé Prévost. Ils n'ont pas eu tort sans doute, puisque le succès, un succès véritable, a couronné leurs efforts, et que cette nouvelle Manon Lescaut a fait en deux années le tour de presque tous les théâtres d'Italie. Un fait singulier se produisit môme. C'était à l'époque où la Manon française venait de paraître elle-même en Italie, qu'elle parcourait triomphalement, aux acclamations de tous. On eût pu croire que l'une, quelle qu'elle fût, ferait du tort à l'autre, et que le succès de celle-ci devait empêcher le succès de celle-là. Il n'en fut rien, la comparaison ne fut préjudiciable à aucune, et l'une et l'autre se succédaient en tous endroits sans cesser de recevoir les applaudissements du public, qui leur témoignait une égale sympathie. Un journal italien publia même à ce sujet un dessin assez caractéristique représentant les deux Manons, la française et l'italienne, se rencontrant en souriant, les bras chargés de couronnes de fleurs, le dessin portant cette légende : « Manon-Massenet et Manon-Puccini, de bonnes cousines latines, se rencontrant en quelque station au cours de leur voyage à travers l'Italie, pourront se congratuler réciproquement pour le bonheur bien mérité qui les accompagne. »
Le style de la Manon Lescaut de M. Puccini ne ressemble en rien à celui de la Manon de M. Massenet. Le compositeur italien n'a pas mis dans son œuvre la délicatesse, la grâce exquise, le charme pénétrant qu'on rencontre dans celle de son confrères français. C'est par d'autres moyens qu'il a réussi, mais il n'a pas moins réussi. Sa musique se fait remarquer surtout par une grande chaleur d'expression, par des accents d'une passion intense, intense parfois jusqu'à l'excès. Cela est un peu gros, surtout au point de vue de l'orchestre, mais cela porte, parce que l'élan est vrai et que l'inspiration est spontanée. On a signalé particulièrement une jolie romance de Des Grieux, son premier duo avec Manon, une chanson dite par celle-ci, le finale du second acte, le prélude et la grande scène du départ au troisième, enfin l'épisode de la mort de Manon. Unjournal italien appréciait ainsi l'œuvre de son compatriote : « M. Puccini a mis dans sa partition toute son âme d'artiste, de la passion, de la chaleur et de la grâce, de l'élégance, du goût. Quelquefois il abuse de certaines formes orchestrales qu'il préfère ; il colore trop, met de l'emphase dans
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le discours musical. Mais quelle clarté, quelle expression, quel sentiment! Cela séduit et émeut; souvent avec des transitions brusques, des passages hardis, mais toujours avec sincérité d'art Voilà un compositeur qui a une place marquante dans la jeune école italienne, et en entendant la musique de M. Puccini, on peut se convaincre que M. Mascagni ne sera pas seul à recueillir l'héritage de Verdi. »
MANSARDE DES ARTISTES (la), opéra-
comique, d'après un vaudeville français, musique de Capecelatro, représenté au théâtre delFondo à Naples en 1837.
* MANTAS Y Gapas, zarzuela, musique de MM. Fernandez Caballero et Nieto, représentée à Madrid en mai 1881.
MANTEAU (i/E) OU LES NIÈCES RIVALES,
opéra-comique en un acte, paroles de Beaunoir, musique de Champein, représenté au théâtre de Beaujolais vers 1786.
MANTEAU ROUGE (i,e), opéra allemand, musique de Wùrfel , représenté à Vienne au théâtre de la Porte-de-Carinthie vers 1832.
MANTEAU ROUGE (le), opéra allemand , musique de M. Wurst, représenté au théâtre lîoyal de Berlin au mois de décembre 1848.
MANTELLO (n,), opéra italien, musique de Speranza, représenté à Turin en 1845.
* MANTELLO (il), opéra-comique, musique de Carlo Romani, représenté en 1852 à Florence, sur le théâtre Leopold, aujourd'hui théâtre National.
MANTILLE (la), opéra-comique en un acte, paroles de Planard et Hautefeuille Goubaux, musique de Bordèse, représenté à l'Opéra- Comique le 31 décembre 1838.
MANTO LA FÉE, tragédie lyrique en cinq actes avec prologue, paroles de Menesson, musique de Batistin (Struck), représenté à l'Opéra le 29 janvier 1711.
* manzanares (el), zarzuela en un acte, paroles de Pina, musique de Barbieri, représentée à Madrid, sur le théâtre du Cirque, le 19 juin 1852.
* MANZANAS DE ORO (las), zarzuela fantastique en trois actes, paroles de Blasco, musique d'Emilio Arrieta, représcntc'e en
iire 1873 à Madrid, sur le Théâtre- Espagnol.
maometto, opéra italien, musique de Wintcr, représenté à Milan en 1817.
MAOMETTO SECONDO , opéra de Rossini.
Cet ouvrage fut représenté sur le théâtre San-Carlo, à Naples, pendant le carnaval de 1820. Rossini fit jouer cet ouvrage à l'Académie royale de musique, en 1826, sous le titre de Siège de Corinthe. V. ce mot.
* MAOMETTO il, drame lyrique en trois actes et un prologue, paroles de M. Taddeo Wiel, musique de M. Ausonio De Lorenzi- Fabris, représenté au théâtre Malibran de Venise le 9 juillet 1892'.
* MAQUINAS SINGER, « jeu comique » en un acte, paroles de MM. Iraizoz et Moriasterio, musique de M. Manuel Nieto, représenté au théâtre Felipe, de Madrid, en juin 1886.
MARA, opéra romantique, musique de Netzer, représenté au théâtre de la Porte-de- Carinthie, à Vienne, en 1841.
* mara, opéra en un acte, paroles de M. Akel Delmar, musique de M. Ferdinand Hummel, représenté à l'Opéra royal de Berlin en 1893. C'est une œuvre faite à l'imitation de la fameuse Cavalleria rustieana, avec plus de brutalité. L'action s'entame le rideau encore baissé et durant l'ouverture, au cours de laquelle on entend un coup de feu : c'est le héros de la pièce, Eddin, qui tue le père d'un de ses ennemis, et qui lui-même meurt à la fin d'un coup de fusil. Fièce et musique n'ont obtenu aucun succès.
MARAVILLA (Merveille), drame lyrique espagnol en trois actes, paroles et musique de M. José de Ciebra, représenté au Théâtre- Italien le 4 juin 1853. Le livret a paru ridicule, mais la musique offre une suite de motifs espagnols qui ont du charme et de l'originalité. Il a été chanté par M. Cacerès, Mlles Elise Lucas et Clotilde Semiglia.
MARC-ANTOINE, opéra allemand, musique de Gebel (George) , représenté à Rudolstadt en 1753.
MARC-ANTONIO , opéra italien, musique de Paini, représenté en Italie vers 1800.
MARCEL OU L'HÉRITIER SUPPOSÉ, opéra en un acte, paroles de Uuilbert de Pixérécourt. musique de Persuis, représenté à l'Opéra- Comique (salle Favart) le 12 février 1801.
MARCEL ET C'e , bouffonnerie musicale en un acte, paroles de MM. H. Avocat et Désiré Courtecuisse , musique de M. 1' représentée aux Bouffes-Parisiens en octobre 1869. Cette pièce & pour auteurs deux
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diens, Tacova et Désiré ; on s'en aperçoit au sujet. Marcel est un acteur qui, avec sa camarade Charlotte, joue successivement toutes sortes de rôles pour plaire à un vieil amateur, et lui arracher un consentement au mariage de sa fille. On a remarqué dans la musique les couplets : Mon village est dans la Touraine, et une marzurke chantée. Jouée par Désiré, Jean Paul, MUe Bonelli.
MARCELIN, opéra-comique en un acte, paroles de Bernard Valville, musique de Lebrun, représenté à Feydeau le 22 mars 1800.
* MARCELLA, « scènes lyriques » en un acte et deux tableaux, paroles de M. Bernardino Zendrini, musique de M. Luigi Marzani, représentées à Codogno le 18 novembre 1893.
MARCELLINA, opéra italien, musique de Telesforo Righi, représenté le 1er mars 1873 à Parme.
* MARCELLINA, opéra sérieux en un acte, musique de M. Favara-Mistretta représenté au théâtre Dal Verme de Milan le 24 mai
Marcello in siracusa, opéra italien, livret de Matteo Noris, musique de Antonio Boretti, représenté sur le théâtre de Saint- Jean-et-Saint-Paul en 1670, et à Bologne en
MARCHAND d'esclaves (le), opéra allemand, musique de Ritter (Pierre) , représenté à Manheim en 1790.
MARCHAND D'ORVIÉTAN (le), opéra allemand, musique d'Eberwein (Charles), représenté à Weimar vers 1845.
* MARCHAND DE MARRONS (le), opéracomique en deux actes, musique du chevalier de Saint-Georges, représenté au théâtre des Beaujolais en i~88.
MARCHAND DE SMYRNE (le), opéra allemand, musique de Haindl , représenté à Inspruck en 1782.
MARCHAND DE SMYRNE (le), opéra allemand, musique de Walter, représenté à Ratisbonne en 1805.
marchand DE VENISE (le), opéra, livret tiré de la pièce de Shakspeare, musique de J.-A. Just, représenté à Amsterdam vers
marchand FORAIN (le), opéra-comique en trois actes, paroles de Planard et Duport,
musique de Marliani, représenté à l'Opéra- Comique le 31 octobre 1S34.
MARCHAND KALACHNIKOFF (LE;, opéra
russe, de Rubinstein. — Voyez Kalachnikoff.
MARCHANDE DE MODES (la), opéra-coniique, musique de Eberl, repr. à Vienne eni7Sl.
MARCHANDE DE MODES (la), opéra-COmique allemand, musique de Lasser, représenté à Munich en 1795.
MARCHÉ (le), opéra allemand, musique de J.-N.-C. Gœtze, représenté à Weimar en 1819. Avec succès.
* MARCHÉ AUX DOMESTIQUES (LE), opérette en un acte, musique de M. Luigi Bordèse, représentée au Creuzot le 3 février 1889.
* MARCHÉ AUX FIANCÉES DE HIRA (le), opéra « romantico-comique » en un acte, paroles de M. O. Justinus, musique de M. B. Zepler, représenté au théâtre Kroll, de Berlin, le 5 juillet 1892.
MARCHÉ AUX FILLES (le), opéra-comique allemand, musique de Weber (Frédéric-Dionis), composé pour un théâtre d'amateurs
MARCHÉ DE FEMMES (le), opéra allemand en un acte, paroles de Herklots, musique de Bierey, représenté à Vienne vers 1805.
* MARCHESAE IL TAMBURINO (la), Opérabouffe, musique d'Aniello Barbati, représenté au théâtre Nuovo de Naples en mars 1857.
MARCHESA E LA BALLERINA (la) [la Marquise et la Danseuse], opéra italien, musique de Gabrielli (le comte Nicolas) , représenté au théâtre Nuovo, de Naples, au printemps de 1840.
* MARCHESE ALBERGATI (il) , opéra sérieux, paroles anonymes, musique de Giuseppe Puzone, représenté au théâtre Nuovo de Naples en 1839.
MARCHESE D'UN GIORNO (il) OSSia GLI SPOSI FELICI, opéra-bouffe, musique de Vincenzo Puccita, repr. àLivourne en isos.
MARCHESE DI TULIPANO (il) [le Marquis Tulipano}, opéra italien, musique à& Paisiello, représenté à Rome vers 1767.
* marchese taddeo (il), opéra-bouffe en trois actes, paroles d'Almerindo Spadetta, musique de M. Ernesto Sebastiani, représenté a Naples, sur le théâtre Bellini, en nov. 1867.