MARE
marchese villano (il), opéra, italien, musique de Caruso , représenté à Livourne dans le carnaval de 1775.
marchesella (la), opéra-bouffe italien, paroles et musique de Burali-Forti, représenté au théâtre Petrarca d'Arezzo le 24 décembre 1876. Chanté par Frilli, Sacchetti, Fedini et Mme Giannetti.
MARCHIONE DI GAMBA VERT ( le Marquis aux jambes torses), opéra italien en quatre actes, livret de Fontana, tiré d'un conte de Porta, musique d'Bnrico Bernardi, représenté au théâtre Castelli de Milan en juillet 1875. Les personnages parlent dans cet ouvrage le dialecte milanais, le français et l'italien.
MARCO attilio regolo, opéra italien, musique de Alexandre Scarlatti, représenté sur le théâtre Formagliari à Bologne en 1724.
MARCO-AURELIO, opéra, musique de Steîfani, représenté à Munich en 1681.
* MARCO BOTZARIS, opéra sérieux italien, musique de M. Bonicioli, représenté avec succès à Madrid, sur le théâtre de l'Alhambra, en octobre 1884.
* MARCO BOTZARIS, opéra sérieux italien, musique de M. Paul Carrer, compositeur grec, repr. au théâtre Foscolo, de Zante, en 1889.
MARCO CURZIO , opéra italien , musique de Capotorti , représenté au théâtre Saint- Charles le jour de la fête de Napoléon en 1813.
MARCO SPADA, opéra-comique en trois actes, paroles de Scribe , musique de M. Auber, représenté à l'Opéra-Comique le 21 décembre 1852. L'éternel brigand si exploité déjà par le librettiste reparaît encore ici; mais le public lui a fait un froid accueil. La musique a les qualités qui distinguent le style du compositeur. Toutefois, à l'exception d'une romance, on n'a rien relevé de saillant dans la partition.
MARCO VISCONTI, opéra italien en trois actes , musique de Petrella , représenté à la Scala de Milan en janvier 1855, puis à Naples et à Vienne. Les deux premiers actes ont été goûtés; le troisième a rendu le succès douteux.
MARCOTONDO OSSÎa IMPOSTORE (l'),
opéra italien, musique de J. Mosca, représenté à Palerme vers 1818.
MARÉCHAL FERRANT (le) , opéra-comi-
que en deux actes, en prose, paroles de Quêtant et Anseaume, musique de Philidor, représenté sur le théâtre de la foire Saint- Laurent le 22 août 1761, et à la cour devant Leurs Majestés. La scène se passe dans la boutique de Marcel, maréchal ferrant; le sujet n'a rien de ' remarquable , mais la musique est celle d'un maître. La facture en est excellente , l'harmonie conduite avec un art tout à fait hors ligne, la mélodie souvent intéressante. Il n'y a pas d'ouverture. Le premier air, celui de Marcel : Chantant à pleine gorge, est accompagné au bruit de l'enclume par une partie de violons et une de basse , avec quelques rentrées de. flûtes, et produit un effet excellent ; puis vient un bon trio pour deux sopranos et basse. Les couplets de Claudine et. de Marcel sont pleins de rondeur ; le duo entre Labride , cocher du château voisin , et Marcel : Premièrement , buvons, est fort comique ; l'ariette chantée par Labride, ténor, est une imitation de cloches avec un accompagnement en pizzicato d'un effet charmant : Quand, pour le grand voyage, Margot plia bagage: Les morceaux suivants, chantés par Jeannette et Colin , offrent une instrumentation très travaillée dont on ne trouve aucun exemple dans les partitions de cette époque écrites en France. Le premier acte se termine par un trio dans lequel le compositeur s'est surpassé dans le genra bouffon. L'âne de Bastien ne fait que braire, la cavale d'Eustache va clopin dopant, et, grâce au contrepoint de Philidor, tout cela produit une harmonie fort originale. Au deuxième acte, l'air de Jeannette : J'ai perdu tout ce que j'aime, est écrit si haut qu'il semble inchantable. On ne saurait admettre que le diapason fût sensiblement abaissé; car l'air est en mi mineur, et la contrebasse joue souvent le sol, sa note la plus grave. Nous signalerons encore l'air du cocher Labride : Brillant dans mon emploi, qui est un chef-d'œuvre. Il sa termine par des vocalises sur le mot gare , qui ne pouvaient être dites que par un chanteur habile. La scène du revenant montre toute la souplesse du génie de Philidor; enfin un tutti plein de verve termine l'opéra, qui est des plus remarquables et aurait de nos jours un grand succès s'il était remonté avec soin. Le Maréchal ferrant a eu plus de deux cents représentations.
MARÉCHAL FERRANT (lk), opéra-comique en un acte, musique de Steveniers, représenté au théâtre de la Monnaie, à Bruxelles, en décembre 1862.
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* MARE au diable (la), pastorale lyrique eh trois actes, tirée du roman de George Sand, paroles de M. André Lénéka, musique de M. N.-T.Ravera, représentée aupetit Théâtre- Lyrique de la Galerie Vivienne le 4 avril 1895. Interprètes : M"es Créhange, Vaillant, Nierbronn, d'Albrey, MM. Salomon, Gencia, Vais, Louis.
MARESCIALLA D'ANCRE (la) [la Maréchale d'Ancré] , opéra italien , musique de Nini, représenté à Padoue en 1839.
* marfa, opéra en quatre actes, musique de M. Joannes Hager, représenté le 4 octobre 1886, à l'Opéra impérial de Vienne, à l'occasion de la fête de l'empereur François- Joseph. Cette circonstance n'a pas empêché la chute complète de cette œuvre d'un dilettante médiocrement doué au point de vue artistique. Le pseudonyme de Rager voilait en effet la personnalité d'un homme de cour, M. le baron Hasslinger-Hassingen, conseiller et chef de bureau au ministère des affaires étrangères de l'empire d'Autriche-Hongrie.
*MARGA, opéra en un acte, paroles de M. Arno Spicss, musique de M. Georges Pittrich, représenté au théâtre Royal de Dresde le 9 février 1894. Le compositeur était répétiteur des chœurs à, ce théâtre, et le librettiste faisait simplement partie de ces chœurs. L'ouvrage avait pour interprètes MIla Malten, MM. Anthes et Scheidemantel.
MARGARITA, opéra- comique espagnol, musique de C. Moderati, joué à la Zarzuela de Madrid en avril 1864.
MARGARITA DI YORK (Marguerite d'York) opéra italien, musique de Nini, représenté à Venise en 1841.
MARGERY , opéra burlesque, musique de Lampe , représenté au théâtre de Covent- Garden, à Londres, vers 1831.
MARGHERITA, opéra italien, musique de Foroni, représenté à Milan en 1847.
* margherita, opéra, musique de M. Ciro Pinsuti, représenté sur le théâtre de la Fenice, de Venise, en 1882.
margherita d'angiu, opéra serai séria, paroles de Romani , musique de Meyerbeer, représenté à la Scala, de Milan, le 14 novembre 1820. Cet ouvrage est de ceux qui caractérisent la première manière du maître. Quoique écrit sous l'influence italienne , il offre des mélodies travaillées visiblement.
contournées, peu naturelles. L'inspiration est encore absente ou plutôt mal réglée. Toutefois, il y avait là la marque d'un musicien d'un mérite supérieur, et, il faut le dire, les moyens extramusicaux dont le compositeur pouvait disposer venant aussi à son aide, Margherita d'Angiu obtint du succès et fut représentée successivement à Munich, à Londres, en Belgique, et aussi à Paris, où on en donna une traduction au théâtre de l'Odéon le il mars 1826. Les rôles furent créés à- Milan par le célèbre chanteur Tachinardi» par Levasseur et Rosa Mariani.
MARGHERITA D'ARAGON, opéra napolitain, musique de Battista, représenté au théâtre Saint-Charles à Naples en 1844.
•margherita DI BORGOGNA, drame lyrique, paroles de M. Golisciani, musique de M. Falcon, représenté au théâtre municipal de Casal-Monferrat, le 10 février 1884.
MARGHERITA DI FIANDRA (Marguerite de Flandre), opéra en deux actes, musique de Sogner, représenté à Naples vers 1835.
MARGHERITA LA MENDICANTE, opéra italien en trois actes, libretto de Piave, musique de Gaetano Braga, représenté au Théâtre-Italien le 20 décembre 1859. C'est une reproduction du mélodrame de MM. Anicet Bourgeois et Michel Masson, la Mendiante, joué au théâtre de la Gaite en 1852. On a remarqué dans la partition de l'habile violoncelliste de nombreuses réminiscences des ouvrages de M. Verdi. Néanmoins, on a applaudi ajuste titre le morceau d'ensemble du deuxième acte et la romance de Margherita. Mme Borghi-Mamo a créé avec talent le rôle de la mendiante ; les autres ont été chantés par Gardoni, Graziani et Zucchini.
MARGHERITA POSTERLA. opéra italien en trois actes, musique de Maestrini, représenté à Pistoie en 1844, et à Naples en mars 1856. Mrae Medori a obtenu un grand succès dans le rôle principal.
•MARGHERITA PUSTERLE, dramelyrique.
poème de Domenico Bolognese, musique de Jean Pac.ini, représenté à Naples, sur le théâtre de San Carlo, en 1S56. Interprètes: Mirate, Coletti, Orati, Ceci, Rossi, Benedetti, Cammarano et Mm" Medori, Salvetti, Paganini, Garito et Landi. C'était le soixante-quatrième ouvrage dramatique de Pacini, alors âgé de soixante ans environ, et ce ne fut pas l'un des plus fortunés. Dans ses Mémoires, fertiles en anecdotes et en renseignements sur ses
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œuvres, racontés avec une sincérité et une bonhomie charmantes, il s'exprime ainsi au sujet de cet opéra : « La Medori fut sublime dans cet ouvrage, mais la fortune ne sourit pas à ma pauvre Margherita... J'avais cherché à introduire dans la musique de mon opéra une certaine couleur locale, particulièrement en ce qui concernait quelques chœurs, en me formant un concept des chants du xive siècle. J'avais en outre imaginé, dans la scène qui représente la nuit de saint Jean, outre le caractère mystérieux de la mélodie, d'imiter l'écho au naturel, non plus avec des instruments, comme on l'avait fait jusqu'alors, mais bien avec les voix. A cet effet, j'avais eu l'idée de placer en divers points de la scène quand parlait Alpinolo (contralto), une autre voix de contralto ; quand parlait Ramengo (basse), une autre voix de basse. J'espérais tirer de cette idée un grand effet, mais c'est bien le cas de dire que j'avais compté sans mon hôte. » C'était là, il faut en convenir, une imagination bizarre, faite pour étonner de la part d'un artiste si habile et si expérimenté. On voit d'ailleurs avec quelle franchise le vieux Pacini confessait lui-même ses insuccès.
* MARG HERITA, RÊGINAD'INGHJLTERRA,
drame lyrique, poème de Leone Tottola, musique de Jean Pacini, représenté à Naples, sur le théâtre San Carlo, le 4 octobre 1829. Les interprètes étaient, avec le fameux Lablache, Winter, Benedetti et Chizzola, M°"« Tosi, Carraro et Ricci ; malgré tout leur talent, ils ne purent empêcher l'ouvrage de subir une des chutes les plus éclatantes qu'on puisse imaginer.
* MARGITTA, opéra-comique en trois actes, paroles de MM. R. Bunge et J. Freund, musique de M. Meyer-Helmund, représenté au théâtre municipal de Magdebourg en décembre 1889.
MARGOT , opéra-comique en trois actes , paroles de MM. de Saint-Georges et de Leuven, musique de L. Clapisson, représenté au Théâtre- Lyrique le 5 novembre 1857. Cette pièce n'a pas eu de succès. La partition renferme cependant de jolies choses, entre au- . très les couplets de Nanon au troisième acte : Chut! et les deux airs chantés par Mme Miolan-Carvalho : le premier sur le Langage des fleurs, au second acte, et le deuxième au troisième acte. On a remarqué une sorte d'introduction instrumentale dans laquelle M. Clapisson a cherché à faire de la musique imitative. L'ouvrage a été chantr par Monjauza
et MDe Carvalho et a eu 30 représentations.
MARGUERITE OU LES BRIGANDS , Opéra en un acte, musique du baron de Lannoy, représenté à Grœtz en 1814.
MARGUERITE , opéra-comique en trois actes, paroles de Scribe et Pl'anard, musique de M. Adrien Boieldieu, représenté à FOpéra- Comique, le 18 juin 1838. Le livret est trop chargé d'épisodes tragiques qui sont tirés d'une légende allemande. Dans le premier acte, on a remarqué les couplets en trio : On dit au village qu'il est fort bien fait ; le duo : Au bonheur, au plaisir que votre cœur se livre ; le finale dramatique avec la ronde : Livrons-nous à la danse. Le second acte débute par un air de soprano plein de sentiment et qui a obtenu un succès mérité : Merci de tous vos soins ; c'est bien ;me voilà prête ; l'air bouffe du bailli : Ah! vraiment, j'en perds la tête ; qui faut-il donc que j'arrête? et un finale trèsdramatique ont été applaudis. On a entendu dans le troisième acte une jolie romance : Au serment qui nous lie, et une aubade chantée par le chœur dans la coulisse. Les rôles ont été créés par Jansenne , Henri , Couderc, Mlles Rossi et Berthault. L'opéra de Marguerite a eu assez de succès pour promettre au fils de Boieldieu, qui n'était alors âgé que de vingt-deux ans, une facile et glorieuse carrière. Après avoir fait représenter un petit nombre d'ouvrages, il paraît avoir renoncé à travailler pour le théâtre et s'être contenté d'écrire pour les salons. Il y a dans cette résolution une défiance de soi-même ou peut-être un secret de piété filiale que la critique doit respecter.
MARGUERITE, opéra entrais actes, musique de Van Buggenhout, écrit à Bruxelles vers 1845.
* marguerite (la), opéra-comique, pa rôles de M. Aurès, musique de M. Dermineur, représenté à Alger en février 1875.
MARGUERITE D'AUTRICHE, opéra, musique de Grégoire, représenté au grand théâtre Royal d'Anvers en 1850.
MARGUERITE DE WALDEMAR , Opéra-
comique en trois actes , paroles de Saint-Félix, musique de G. Dugazon , représenté au théâtre Feydeau le 12 décembre 1812.
MARGUERITE ET FAUST, poème lyrique, musique de Cohen (Henri), exécuté dans la salle du Conservatoire en 1847.