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MARTKÉSIE, REINE DES AMAZONES

■tragédie lyrique en cinq actes, avec un prologue, paroles de Lamothe, musique de Deetouches, représentée à Fontainebleau au mois d'octobre 1699, et à l'Académie royale de musique , à Paris , le 29 novembre suivant. MU» Maupin jouait les rôles de Cybèle et de grande prêtresse du Soleil, M'ie Desmâtins celui de Marthésie , et Thévenard celui d'Argapise.

MARTIN velten, musique de Agthe, représenté à Ballenstedt vers 1789.

•MARTINGALE ET GIROFLÉE, opérette en un acte, paroles de Labié, musique de Marc Burty, représentée sur le théâtre du Vaudeville en décembre 1862.

MARTINO PRIMO DELLA SCALA , opérabouffe, musique de Biasi, représenté au théâtre de Messine en 1842.

MARTINO WA W SERAJU {la Femme Martin au sérail), opéra-bouffe polonais en deux actes , musique de Kurpinski , représenté à "Varsovie en 1812.

* martire (la), opéra sérieux, musique d'Edoardo Perelli, représenté à Florence, sur le théâtre de la Pergola, en 1869.

* MARTIRE (la), drame lyrique en trois actes, poème de M. Luigi Illica, musique de M. Spiro Samara, représenté à Naples, sur le théâtre Mercadante, en mai 1894. Le livret, très pathétique, met en scène une malheureuse femme unie à un être indigne qui l'abandonne avec ses enfants pour suivre une chantnuse de café-concert, alors que sa fille agonise au logis commun. L'infortunée fait tous ses efforts pour ramener son mari, elle va jusqu'à le chercher dans ce café chantant

où se trouve sa rivale (il y a là un tableau, curieux et pittoresque, où le comique se mêle au tragique), mais sans pouvoir réussir. De désespoir elle s'empoisonne, en dépit de la tendresse que lui témoigne un jeune homme qu'elle aime, mais qui ne saurait la détourner de ses devoirs. La musique de M. Spiro Samara, parfois un peu brutale, mais fort intéressante et émouvante, a obtenu un véritable succès. Parmi les morceaux les mieux venus, on. signale le prélude du second acte, la chansonnette de Nina et le finale de ce même acte, puis le troisième acte, dont l'accent pathétique est tout à fait remarquable. La Martire était jouée par Mme Gemma Bellincioni et Collarnarini, MM. Roberto Stagno, Brombara, Buti et Giordani.

MARTIRIO DESANTI ABUND 10, PRETE, ABBUNDANZIO, DIACONO, MARZIANO, ET GIOVANNI, SON FILS, CHEVALIERS RO- MAINS (il), opéra sacré, livret de Ottavio Tronfarelli, musique de Domenico Mazzochi, représenté à Rome en 1631.

MARTIRIO DE' SANTI FANCIULLI GIUS- TO E PASTORE (il) [le Martyr des saints enfants Just et Pasteur], opéra sacré, livret de Malatesta Strinati, musique de Cintio "Vinchione, maître de chapelle de la cathédrale de Viterbe, représenté dans l'oratoire de San-Girolamo délia Carità, à Rome, en

MARTIRIO DI SAN GENNARO \fl) [le

Martyre de saint Janvier], opéra religieux, musique de Cimarosa, représenté à Naples en 1781.

MARTIRIO DI SANT' ADRIANO (il), opôr»

sacré, livret de Silvio Stampiglia, musique de Antonio Pistocchi.

MARTIRIO DI SANT' ADRIANO (il), Opéra

sacré, livret de Malatesta Strinati, musique de Giuseppe Amadori, repr. à Rome en 1702.

MARTIRIO DI SANT' ERASMO (il), Opéra

sacré, livret de Silbo Tropei, musique de Severo de Luca, représenté dans l'église de l'archiconfrôrie délia Pietà de' Fiorentini, à- Rome, en 1700.

MARTIRIO DI santa cecila (il), tragédie lyrique italienne en trois actes, musique de Scarlatti, représentée à Rome en 1709.

MARTON ET FRONTIN, opéra-comique, musique de M. Francis Thomé, rep au Casino des Eaux-Honncs en août 1877. Chauté car Trov et M"» Marcus.

MART

MARTYR OP ANTIOCH (the) [la Martyre d'Antioché], œuvre lyrique, poème de M. W.-S. Gilbert, musique de M. Arthur Sullivan, exécuté à Leeds le 15 octobre ;880.

La ville de Leeds, dans le Yorkshire, jouit d'une réputation musicale dans toute l'Angleterre, tant à cause de ses bonnes sociétés chorales qu'en raison de l'habitude qu'ont prise les compositeurs d'y porter la primeur de leurs ouvrages. L'action, tirée du Martyrologe, se passe à Antioche vers la fin du me siècle. Margarita, prêtresse d'Apollon, est aimée du préfet romain Olybrius. Elle embrasse le christianisme, et, en présence du peuple, elle chante sur sa lyre, au lieu des louanges d'Apollon, un hymne en l'honneur du Christ. La scène de la prison et celle de la condamnation à mort ont valu au musicien des applaudissements enthousiastes. La presse anglaise est unanime pour exalter cet opéra sacré, qui a été le great attraction du festival triennal de Leeds. Treize mille personnes y ont assisté. S. A. R. le duc d'Edimbourg s'y est rendu de Londres avec une nombreuse suite.

Le rôle ■ de Margarita a été chanté par Mme Albani, que nous n'avons plus le plaisir d'entendre depuis que, dans la salle Ventadour, le bruit des écus a remplacé les harmonieux concerts. C'est Apollon écorché par Marsyas. Les autres rôles ont été chantés par Mme patey et M. Lloyd.

MARTYRS (les), opéra en quatre actes, paroles de Scribe , musique de Donizetti, représenté à l'Académie royale de musique le 10 avril 1840. Le célèbre chanteur Nourrit avait fait choix du sujet de Polyeucte pour en composer un livret d'opéra italien. Donizetti en avait écrit la musique, et tous deux présentèrent l'ouvrage à la censure du gouvernement napolitain, qui ne jugea pas à propos d'en permettre la représentation. Nourrit comptait beaucoup sur le rôle de Polyeucte pour reconquérir la situation qu'il croyait avoir perdue dans l'opinion publique. Cette circonstance imprévue acheva d'égarer sa raison. C'était en 1839. Peu d'années après^ on ramenait en Italie le corps, privé de raison, de son infortuné collaborateur, Donizetti. Heureusement, ce poëme de Poliuto tomba en assez bonnes mains. Scribe l'arrangea pour la scène française , et le compositeur fit les soudures nécessaires. Hâtons-nous de dire que cet ouvrage important se ressent de son origine italienne, et que, pour le juger équitablement, il faut se placer au point de vue des formes et du style employés de l'autre côté des monts. Le premier acte s'ou-

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