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oiseau gui supporte à peine la lumière , est un chef-d'œuvre. L'entrée des collecteurs est d'un grand effet. Les barcarolles, qui sont des mélodies charmantes, et les couplets sur Notre-Dame du Mont-Carmel sont devenus populaires. Ponchard père a chanté avec succès le rôle de Masaniello, quoique ce rôle demandât plutôt de la force que de la grâce. Convenablement interprété, Masaniello ne peut manquer de retrouver un jour une veine de succès.
MASANIELLO FURIOSO , opéra allemand, musique de Keiser, représenté à Hambourg en 1706.
* mascarille, opéra-comique en trois actes, livret posthume de Thomas Sauvage, musique de Julius Ten Brink, exécuté sous forme de concert, chez le compositeur, en octobre 1888.
* MASCARILLE LE TROUBADOUR, Opérette en un acte, paroles de M. Grenet, musique de M. Bovery fils, représentée au théâtre des Batignolles (Paris), le 8 mars 1879.
MASCHER A (la) , opéra-comique en deux actes, paroles de MM. Auguste Arnould et Jules de Waiïly, musique de M. G. Kastner, représenté à l'Opéra-Comique le 17 juin 1841. L'intrigue de cette jolie comédie repose sur une substitution de personne sous le masque et le domino, qui donne lieu à des quiproquos. On a remarqué, dans la partition ingénieusement orchestrée de M. Kastner, le trio : A ce soir! la romance chantée par MUe Révilly : J'avais rêve' la gloire et la fortune, et un boléro chanté par Mocker. Emon, Victor et Mme Henri Potier complétaient l'ensemble de la représentation.
* maschera (la) , opéra-bouffe-, paroles de Guidi, musique de Dominiceti, représenté sans succès sur le théâtre de la Scala, de Milan, le 2 mars 1854.
maschera fortunata (la), opéra italien, musique de Portogallo , représenté à Rome vers 1797.
MASCHERA LEVATA AL VIZIO (LA), opéra
italien, livret de l'abbé Francesco Silvani, musique de Gasparini (Francesco), représenté à Rome en 1704.
MASCHERA LEVATA AL VIZIO (La), opéra italien, livret de l'abbé Francesco Silvani, musique de Buini, représenté à Bologne en
mascherata (la) , opéra italien, livret
de Carlo Goldoni , musique de Cocchi (Joachim), représenté à Naples en 1751.
MASCHERATA (la), opéra italien, livret de Carlo Goldoni, musique de Galuppi, représenté sur le théâtre San-Cassiano, à Venise, en 1751.
MASCOTTE (la), opéra -bouffe en trois actes, livret de MM. Chivot et Duru, musique de M. Edmond Audran, représenté aux Bouffes-Parisiens le 28 décembre 1880.
Les porte-veine étaient alors à la mode, et les auteurs de la Mascotte en ont imaginé un à l'usage des Bouffes-Parisiens. Ce porteveine est une jeune paysanne dont la présence dans une maison suffit pour y amener le bonheur, la fortune, tous les biens, faire réussir toutes les entreprises. Cela s'appelait autrefois une dame blanche, une fée , un bon ange ; c'est aujourd'hui une gardeuse de dindons, et son nom est moins poétique; elle s'appelle une mascotte dans la légende, et de son nom Bettina. L'action se passe dans les États de Laurent XVII, prince de Piombino. Rocco, un de ses fermiers, possède la mascotte et, de gueux qu'il était, devient riche. Laurent lui enlève Bettina, son trésor, en fait une comtesse et le fait lui-même son premier chambellan; mais, pour que la mascotte conserve son privilège de porte-veine, il faut qu'elle résiste à toutes les séductions. Or, elle aime le berger Pippo, qui vient enlever Bettina au moment où le vieux prince va l'épouser pour la forme, afin de la préserver de toute aventure. Le porte-veine ayant quitté la cour, Laurent XVII n'a plus que des revers. Le prince de Pise, Fritellini, fiancé à la princesse Fiammetta, enlève à son futur beau-père ses États. Laurent XVII et son chambellan Rocco sont réduits à la misère et, tout dépenaillés, reviennent au troisième acte en habit de pifferari et subissent tous les genres d'affront. Il va sans dire que le berger Pippo épouse la gardeuse de dindons, Fritellini la princesse Fiammetta, et que les couplets grivois, les jolies actrices, les costumes brillants, un certain luxe de mise en scène devait assurer à cette entreprise une longue carrière. Et la musique? Le morceau qu'on a applaudi le plus, qui a même été bissé, est un duo dans lequel Pippo et Bettina imitent tour à tour le bêlement des agneaux et le gloussement des dindons. Dans l'Avocat Patelin, le bée, bée du berger Aignelot est aussi adroit que malicieux, tandis que le bi, bé du berger Pippo n'est que la première syllabe d'un mot qu'on achève pour lui. Quoique,
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à mon sens, un musicien soucieux de son art ne devrait pas s'associer aux concessions que font les librettistes au mauvais goût régnant, je ne puis méconnaître qu'il y a dans la partition de M. E. Audran des morceaux intéressants. Le rythme y joue un rôle plus essentiel que la mélodie, et presque tous les vers sont syllabiques, depuis le chœur d'introduction : Vive le petit vin doux, jusqu'aux couplets fort lestes sur la fleur d'oranger. Au point de vue exclusivement musical, il y a dans le premier acte une valse chantée par la mascotte, avec les réponses du chœur, et une romance expressive ; au deuxième, un menuet chanté et les couplets du secret de Polichinelle; enfin, dans le troisième, d'excellents couplets militaires, chantés par Fritellini et le chœur, habilement relevés par les deux pistons. Cette opérette, fort développée , était chantée par Morlet, Hittemans, Lamy; MU" Montbazon et Dinelli.
* MASINA SPINOLA, opéra, musique de M. A. Jocteau, représenté en 1882 à Turin, sur le théâtre Victor-Emmanuel.
MASNADIERI (i) [les Brigands], opéra en quatre actes, livret de Maffei , musique de Verdi, représenté à Londres, au théâtre de Drury-Lane, au mois de juillet 1847. Le livret n'est autre chose qu'une imitation des Brigands de Schiller. Le sujet avait déjà été choisi par Mercadante, qui n'avait pas réussi. Il en fut de même pour Verdi, malgré le talent des interprètes, qui étaient Jenny Lind, Lablache, Gardoni, Coletti, Bouché, Corelli et Daifiori. C'est un sujet terrible que celui qu'a imaginé Schiller. Nous comprenons qu'il ait séduit M. Verdi par l'horreur même des situations devant laquelle ce compositeur ne recule jamais. Cependant la musique reste bien en deçà de ce que l'on pouvait attendre d'une telle entreprise. Les mélodies ont peu de caractère et la couleur générale est terne. On a remarqué dans le chœur d'introduction l'andantino : 0 mio castel paterno, l'allégro : Nell' argilla maledetta , l'air de baryton : Quella lampada vitate, qui exprime une pensée parricide qui jamais n'aurait dû souiller l'art musical. Laissons ces horreurs à la tragédie et aux vers alexandrins. Nous ne pouvons signaler dans le second acte que l'air d'Amalia, dans le troisième le duo de soprano et de ténor, et enfin le terzetto final de l'ouvrage.