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MATT

Geronimo ne veut pas entendre raison, et sa sévérité le sert dans cette occasion ; il se radoucit subitement lorsque le comte déclare qu'il abandonnera la moitié de la dot s'il lui laisse épouser Carolina. Paolino est désolé. De son côté, Fidalma, tante des jeunes personnes, est éprise du commis et veut se faire épouser par lui. En présence de tant de difficultés, il ne reste qu'un moyen : celui de fuir. C'est ici que le compositeur a écrit un air célèbre, plein de tendresse et de charme :

Pria che spunti in ciel l'aurora Cheti, cheti a lento passo, Seenderemo fin abbasso Che nessun ci sentira.

Elisetta, dans un accès de jalousie, croit surprendre le comte et sa sœur enfermés ensemble pendant la nuit. Elle appelle; on vient; et il ne reste aux pauvres amants qu'à déclarer qu'ils sont mariés. Aucun compositeur n'a su mieux réunir dans la même scène les deux éléments tragique et comique. Geronimo paraît inflexible d'abord, le comte intervient pour le couple intéressant et promet d'épouser Elisetta. Fidalma, n'espérant plus rien pour elle-même, engage philosophiquement son frère à pardonner :

Già che il caso è disperato.

Ci dobbiamo contenlar.

Et tout se termine au mieux : Oht che gioja! oht che piacere!

L'ouverture à! Il matrimonio segreto est une préface digne de l'ouvrage. Nous signalerons encore le duo ravissant d'amour et de mystère :

Stendimi pur la mano Che mi vacilla il piè.

L'instrumentation de Cimarosa est toujours et partout claire, vive, pétillante d'esprit; les idées mélodiques abondent. Il n'emploie qu'avec réserve les instruments à vent. On a fait une reprise brillante du chef-d'œuvre à Paris, en 1836, avec Lablache, Tamburini, Rubini, Mme Albertazzi.

// matrimonio segreto a été représenté à la cour de Munich, le 6 juin 1850, par des amateurs appartenant aux plus hautes classes de la société. Le prince Albert, frère cadet du roi, doué d'une belle voix de basse, a chanté, le rôle de Geronimo. Aux Italiens, Mme Aiboni a laissé de bons souvenirs dans le rôle de Fidalma. Gardoni, Zucchini etScaleseont aussi interprété avec talent cet opéra, qu'on ne saurait monter avec trop de soin ; car c'est un de ces ouvrages-types qui servent à juger le mérite d'une troupe et l'intelligence artistique d'un directeur.

* MATRIMONIO SEGRETO (il), opérabouffe, musique de M. Achille Graffigna, représenté sans succès au théâtre Salvini de Florence, en septembre 1883.

MATRIMONIO SOTTO LA REPUBLICA (un)

[un Mariage sous la République], opéra italien, musique de Podestà, représenté au théâtre dal Verme de Milan en juin 1875. Le motif de l'ouverture est le chant de la Marseillaise, développé avec assez d'habileté.

MATRIMONIO VILLANO (il) [le Mariage au village], opéra italien, musique de P. Guglielmi, représenté à Naples en 1765.

MATRIMONT [le Mariage), opéra anglais, musique de King, représenté à Londres vers

MATROCO, drame burlesque en quatre actes, en vers, paroles de Laujon , musique de Grétry, représenté à Fontainebleau en 1777, et aux Italiens le 23 février 1778. C'était une parodie des mœurs de la chevalerie. L'auteur de Richard Cœur de Lion eut honte de s'être prêté à cette bouffonnerie , surtout après le mauvais accueil qu'elle roçut du public, et brûla sa partition. Toutefois, il en parle, non sans trahir son dépit, dans ses Bissais, et il en donne quelques fragments. Il avait réuni dans cet ouvrage plusieurs airs populaires, tels que Charmante Gabrielle, etc.

MATROSE UND panger, opéra allemand, musique de T. Hentschel, représenté à Leipzig vers 1855.

* matteo falcone, tragédie musicale en un acte, livret tiré du récit célèbre de Prosper Mérimée qui porte ce titre, musique de M. Henri Zoellner, directeur de la Société de chant de New- York, représentée en cette ville, à rirving-Piace-Tueatre, en janvier 1894.

MATTI GLORIOSI (î) [les Fous glorieux], opéra-bouffe, musique de Gagni , représenté à Milan en 1786.

MATTI PER AMORE (i) [les Fous par amour], opéra italien, musique de Cocchi (Joachim), représenté à Venise en 1756.

mattia corvino, opéra séria, livret de d'Ormeville, musique de G. Pinsuii, représenté au théâtre de la Scala de Milan Je 24 mars 1877 ; chanté par Sani, Villani, Monti, Mme Horsi de Giuli. Le règne heureux du héros hongrois, protecteur, au xv« siècle, des arts et des lettres, et qui a exercé dans cette partie de l'Europe une si durable influence,

MAUV

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