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peut fournir un sujet de poème intéressant. L'opéra de Pinsuti a obtenu du succès. Parmi les morceaux les plus remarquables de sa partition, je signalerai, dans le premier acte, l'air d'Osviena (soprano) : Febbre d'amor postérité, et le duetto d'Osviena e Wladimiro (baryton): A lui moribonda, et, dans le deuxième acte, l'air de Wladimiro : Se d'una sposa.
* matto PBR forza (uno), opéra-ballet en trois actes, paroles de M. Luigi Viverini, musique de M. Francesco Parisini, représenté au Politeama d'Adria le 26 janvier 1893.
MAURES D'ESPAGNE (les), opéra en trois actes, musique de Grétry, non représenté.
MAURESQUE (la), saynète musicale en un acte, paroles et musique de Mélèsville fils, représentée au théâtre des Folies-Nouvelles en avril 1857. Interprètes : M. Douchet, Mlle Géraldine.
MAURizio, opéra italien, livret d'Adriano Morselli, musique de Gabrieli (Domenico), représenté au théâtre San-Salvatore de Venise en 1687.
MAURO (il) [le Maure], opéra semi-seria, musique de François Bonoldi , représenté à Trieste en 1831.
MAUVAIS ŒIL (le) , opéra-comique en un acte, paroles de Scribe et Gustave Lemoine , musique de Mlle Loïsa Puget , représenté à l'Opéra-Comique le 1" octobre 1836. Cette pièce est un peu naïve ; il semble que les auteurs ont craint d'imposer à la musicienne légère des salons une tâche au-dessus de ses forces. Ils ont peut-être eu tort. En effet, MHe Loïsa Puget ne manquait pas d'inspiration mélodique ; elle en a donné d'abondantes preuves. Il fallait lui fournir l'occasion d'acquérir les qualités qui lui manquaient en lui offrant un cadre plus vaste que celui d'un Album. L'expression et la sensibilité qu'on trouve dans ses romances ne l'aurait pas placée trop loin de Dezède, de Gresnick et de Délia Maria.
Un jeune muletier, nommé Pedro, est fiancé à Inès, fille de l'alcade. Il raconte à ses camarades l'histoire de sa mule qui est, dit-il, ensorcelée par le mauvais œil, l'oeil du diable. De son côté, Inès, se promenant dans la vallée, a eu l'occasion de sauver de la mort un officier de l'armée de Christine que les carlistes poursuivaient. Son œil, disait-elle, l'avait fascinée. Depuis ce moment, elle est rêveuse et triste. Pedro prétend que sa fiancée «st comme sa mule. On lui enjoint de faire
venir l'enjôleur au moyen d'une chanson qui doit servir de signal à un rendez-vous demandé et promis. Un moine vient à passer, les paysans l'invitent à les aider à conjurer le mauvais œil. Ce moine, comme dans le Comte Ory, n'est rien moins que le beau militaire lui-même, qui finit par obtenir de l'alcade la main d'Inès. On a remarqué de jolis passages dans cette partition , notamment la romance jouée par le cor et reproduite dans le cours de la pièce, le duo chanté par Ponchard et par Mme Damoreau, qui a eu un succès complet comme actrice et comme chanteuse dans ce petit opéra.
MAUVAIS SUJET (un), opérette, musique de M. J. Uzès, jouée aux Porcherons en février 1872.
* MAUVAISE connaissance (une), comédie-opérette en un acte, paroles de M. P. Mangin, musique de M. L.-C. Désormes, représentée à l'Eldorado en 1877.
* MAYONNAISE (la), opérette en un acte, paroles de MM. Winbouy et Morello, musique de M. Blétry, représentée à l'Eden-Concert le 20 août 1887.
MAZEPPA, mélodrame, musique de J.-M.
Maurer, représenté à Bamberg en 1837.
MAZEPPA, opéra russe , musique de M. le baron Wietinghoff, représenté à Saint-Pétersbourg en juillet 1859.
MAZEPPA , opéra italien en quatre actes, musique de Pedrotti, représenté à Bologne dans le mois de décembre 1861.
MAZEPPA, opéra - bouffe , musique de M. Pourny; représenté aux Folies-Dramatiques le 7 septembre 1872. Joué par Luce, Milher, Hamburger, Mmes Thierret et Blanche d'Antigny.
* MAZEPPA, opéra en trois actes, musique de Pierre Tsehaïkowsky, représenté avec un très grand succès à Moscou au commencement de Tannée 1884. Peu de mois après et dans le cours de la même année, cet ouvrage était joué à Saint-Pétersbourg, où le public se montrait à son égard beaucoup plus froid et plus réservé.
* MAZEPPA, grand opéra en cinq actes, poème de MM. Charles Grandmougin et G. Hartmann, musique de Mme la marquise de Grandval, représenté au Grand-Théâtre de Bordeaux le 24 avril 1892. On connaît la légende de Mazeppa, emporté jusque dans
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l'Ukraine par le cheval sur lequel il avait été attaché, devenant, au lieu de trouver la mort à laquelle il semblait condamné, le chef des gens de l'Ukraine, plus tard gagnant la confiance de Pierre le Grand, et enfin trahissant ce prince pour servir Charles XII. Le livret nous le présente au moment où l'Ukraine le proclame son défenseur. Mazeppa s'est épris d'une jeune fille, la belle Matrena, qui partage son amour et qui sacrifierait tout pour lui, hors l'honneur. Il n'en poursuit pas moins ses intrigues et n'en médite pas moins sa trahison. Bientôt son complot est découvert, et il se voit obligé de fuir la colère et les ressentiments de ses anciens compagnons d'armes. Abandonné de tous, il erre, seul, un soir, dans la steppe, il entend la voix de la femme aimée. Il appelle ; c'est bien elle, c'est Matrena, qui bientôt se trouve, en sa présence. En reconnaissant l'infâme, le traître qui a renié sa patrie, elle estprise d'un mouvement de fureur, le maudit et tombe morte à ses pieds. Mazeppa, épouvanté, pousse alors un cri de douleur ! « Morte ! Et je suis maudit par elle ! »
Sur ce livret, assez habilement construit et dont les incidents ne manquent point d'intérêt, Mme de Grandval a écrit une partition qui a été fort bien accueillie et dont le succès a été réel. On en a particulièrement signalé au premier acte une jolie berceuse chantée par Matrena ; au second, son duo avec Iskra, et la scène vivante et mouvementée de la place de Pultawa avec la marche triomphale, le chœur des j eunes filles et l'épisode final, d'un grand effet dramatique; au troisième, le prélude symphonique et le grand duo passionné de Matrena et de Mazeppa ; et surtout, au quatrième, des danses très pittoresques et le finale de la malédiction. L'ouvrage était joué par Mme Bréjean-Gravière et MM. Maurice Devriès, Dupuy, Silvestre et Abbert.
* mazeppa, opéra, musique de M. Adam Mtinchaymer, représenté au théâtre impérial de Varsovie il y a quelques années.
MAZET, comédie en deux actes, mêlée d'ariettes, paroles d'Anseaume, musique de Duni, représentée à la Comédie-Italienne le 24 septembre 1761. Le sujet est tiré d'un conte de La Fontaine.
MAZET, opéra allemand, d'après la pièce française, musique de Kozeluch, représenté à Vienne en 1780.
MAZZINA, opéra italien, musique de Piccinni , représenté à Naples vers 1767.
* MBROGLIE DE LE BAJASSE (LE), Opérabouffe en dialecte napolitain, paroles anonymes, musique de Paisiello, représenté à Naples, sur le théâtre des Fiorentini, en 1767.
* me escamo, zarzuelaenunacte, musique de M. José Rogel, repr. à .Madrid en 1866.
méchante FEMME (la), opéra allemand, paroles de Herklots, musique de Ignace Walter, représenté à Vienne en 1795.
MÉCHANTE FEMME (la), opéra allemand, paroles de Herklots, musique de Bierey, représenté à Dresde en 1805.
médaille (la), opérette en un acte, paroles de MM. Adolphe Fabre et Edouard Montagne, musique de M. Canoby, jouée aux Bouffes-Parisiens le 16 février 1865.
" MÉDAILLON DE MARIETTE (le), Opéra-
comique, musique de M. Florimond Van Duyse, représenté à Gand le 20 mars 1861.
MEDEA, opéra italien , musique de Perez, représenté à Païenne vers 1744.
MEDEA; opéra italien en deux actes, musique de J.-S. Mayer, représenté à la Fenice, à Venise, en 1812, et à Paris le 14 janvier
MEDEA, opéra italien, musique de Celli, représenté à Rome en 1838.
MEDEA, opéra italien, musique de J. Pacini, représenté à Palerme en 1844.
MEDEA E GIASONE, opéra italien, livret de Giovanni Palazzi, musique de Francesco Brusa, représenté au théâtre de San-Angiolo de Venise en 1726.
* medea E GIASONE, drame lyrique, musique de Carlo Coccia, représenté au théâtre Royal de Turin en 1815.
MEDEA IN ATENE, opéra italien, livret de Aurelio Aurelj, musique de Zanettini (Antonio), représenté au San-Mosè de Venise en 1675 , repris en 1678 au San-Angiolo.
médecin de l'amour (le), opéra-comique en un acte, envers, mêlé d'ariettes, paroles d'Anseaume et Marcouviile, musique de Laruette , représenté au théâtre de la foire Saint-Laurent le 22 septembre 1758. Le sujet de cette pièce est le même que celui de Stratonice. Le roi de Syrie a été transformé en bailli de village, et tout le reste à l'avenant. Cène pièce a été remise en musique par Saint-Arnaud et par Coignet.
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* MÉDECIN DUPÉ (le) OU LA HUCHE, opéra-comique en un acte, paroles de Mayeur- Saint-Paul, musique de Chapelle, représenté au théâtre de la Cité en 1793.
MÉDECIN ET L'APOTHICAIRE (le), opéracomique, musique de Ditters, représenté à Leipzig en 1846. Cet ouvrage médiocre a cependant eu du succès.
MÉDECIN MALGRÉ LUI (le), opéra-comique en trois actes, paroles de Désaugiers fils, musique de Désaugiers père, représenté au théâtre Feydeau le 26 janvier 1792. C'est la comédie de Molière avec des couplets et quelques morceaux d'ensemble. Le sujet ne comporte guère plus de musique. La pièce est trop littéraire pour être traitée comme les canevas italiens, et elle ne renferme pas assez de scènes dramatiques pour inspirer un compositeur. L'air révolutionnaire : Ça ira! se retrouve adapté dans cet ouvrage à une situation burlesque. Triste plaisanterie.
MÉDECIN MALGRÉ LUI (le) , comédie de Molière, mise en musique par M. Gounod, représentée au Théâtre-Lyrique le 15 janvier 1858. En adaptant cette comédie à la forme lyrique, en transformant les scènes eu trios, sextuors, couplets et choeur, on n'a pas pu parvenir à lui donner l'air d'un opéracomique. La musique de M. Gounod paraît être une œuvre séparée du sujet. On l'écoute avec plaisir, parce qu'elle est fort intéressante, fort distinguée. Malgré les efforts du compositeur pour lui donner une tournure archaïque, et particulièrement l'empreinte du xvue siècle, elle est restée une œuvre très moderne , très raffinée , pleine de détails , parfois trop ingénieux et maniérés, accusant partout une science exubérante de l'orchestration et du contrepoint. Quant à la gaieté, la rondeur, le tour gaulois de la pièce de Molière, la musique n'en offre nulle part la plus légère trace, et les passages les plus intéressants du dialogue ont je ne sais quelle teinte mélancolique dont l'auteur ne peut jamais s'affranchir. Nous n'exceptons pas les couplets de la Bouteille, chantés par Sganarelle :
Qu'ils sont doux,
Bouteille jolie.
Qu'ils sont doux
"Vos petits glouglous.
Il est impossible d'imaginer des combinaisons plus ingénieuses et dont l'effet soit plus imitatif tout en restant musical, que celles de l'accompagnement par les flûtes, les cors, les clarinettes et les bassons. Mais tout ce luxe
n'est pas de mise lorsqu'il s'agit d'un bûcheron entonnant une chanson à boire. Parmi les morceaux saillants dé la partition, nous rappellerons le duo de Sganarelle et de Martine, le sextuor de la consultation, les couplets de la nourrice, la pastorale chantée par Léandre déguisé en berger ; le chœur : Serviteur, monsieur le docteur, et le quintette du troisième acte. Les rôles ont été créés par Meillet, Girardot, Mlles Faivre et Girard.
Le Médecin malgré lui fut transporté à TOpéra-Comique, où l'on en fit une reprise en 1872, et une seconde le 15 mai 1886. Mais, chose assez singulière, cette partition si piquante et si spirituelle n'y obtint point de succès et ne put se maintenir au répertoire. Qui sait si elle n'y retrouvera pas un jour la vogue de Mireille et de Philémon et Baucïst
MÉDECIN TURC (le), opéra-bouffon en un acte, paroles de Villiers et Armand Gouffé, musique de Nicolo, représenté à TOpéra-Comique le 15 novembre 1803. La pièce est bien conduite et amusante. Forlis, lieutenant de vaisseau français, a été pris par des corsaires et vendu comme esclave au grand vizir à Constantinople, tandis qu'Adèle, sa femme, fait partie du harem d'un vieux médecin turc nommé Kalil. Tous deux sont désolés de leur séparation. Forlis apprend par hasard que le médecin, épris des charmes d'une esclave française, a refusé de la céder au Grand-Seigneur; que, pour venger Sa Hautesse, le vizir veut mettre la science de Kalil à l'épreuve. On lui donnera à guérir un fou, et s'il échoue, il subira un châtiment exemplaire. Forlis a le pressentiment que cette esclave si intéressante est sa femme ; il contrefait le fou et se fait conduire chez le docteur. Mais celui-ci, malgré les conseils de Bouzoula, sa femme en titre, à laquelle Adèle inspire de la jalousie, malgré la promesse qu'on lui fait de le nommer médecin de Sa Hautesse s'il réussit dans sa cure, ne consent pas à rendre Adèle à son époux. Cependant la guérison de celui-ci est à ce prix et chaque fois que l'entêté docteur refuse la liberté à son esclave, Forlis redevient aussi fou qu'auparavant. A la fin Kalil cède et le jeune couple s'embarque pour la France.
L'ouverture, dont le thème principal est une espèce de marche turque, a de l'entrain et une couleur originale. La romance d'Adèle : Sans plaisir et sans espérance est gracieuse; mais, au lieu de faire connaître de suite les sentiments de regret de cette jeune femme, cette romance la montre au contraire occu-
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pée à se distraire par le chant et la danse des ennuis de la captivité. C'est d'ailleurs conforme à la manière frivole dont l'auteur de Joconde traite les sentiments sérieux. Les couplets de Bouzoula : Les plaisirs volaient sur mes traces, ont la désinvolture du genre. L'air dans lequel Kalil peint tour à tour son triomphe et sa chute n'est qu'assez comique : Oui, partout il faudra qu'on publie, etc. Nicolo, qui avait connu en Italie des modèles excellents de l'air bouffe, ne trouvait pas en France des artistes capables de les interpréter. Il s'est plié au goût français de cette époque, et son air de basse, tout en étant bien écrit, est lourd. Le trio qui suit : Tâchez par des agaceries, est bien développé. La partie de soprano est tantôt chantée, tantôt dansée par Adèle, ce qui alors passa pour une invention. piquante,' mais compromit le succès de l'œuvre à cause de la difficulté de trouver les deux talents réunis dans la même personne. La grande scène de la folie simulée de Forlis est un des bons morceaux de l'œuvre du compositeur. Elle a été écrite pour le célèbre chanteur Elleviou. Mentionnons encore le quatuor de la reconnaissance : Du courage, point de frayeur. La partition du Médecin turc est une des meilleures de l'auteur, et on l'entendrait encore avec plaisir si elle était interprétée par des chanteurs habiles. Nicolo l'a dédiée à la princesse Louis. A cette époque, les compositeurs se préoccupaient déjà d'échapper aux fourches caudines des marchands de musique. Plusieurs d'entre eux et les plus illustres s'étaient formés en société pour l'exploitation d'un magasin de musique situé rue de la Loi, n» 268, vis-à-vis de la rue Ménars. C'étaient Cherubini, Méhul, Kreutzer, Rode, Nicolo Isouard et Boieldieu. Le Médecin turc fut publié dans cette maison. L'entreprise commerciale des compositeurs réunis ne Téussit point.
médecin TURC (le), opéra-comique, musique de Meynne et T. Jouret, représenté sur un théâtre de société, à Paris, en 1845.
MÉDECINE SANS MÉDECIN (la), opéra-
comique en un acte , paroles de Scribe et Bayard , musique d'Herold , représenté à l'Opéra-Comique le 18 octobre 1832. Il s'agit dans cette pièce d'un médecin qui, sans avoir recours à son art, guérit un négociant malade d'une faillite imminente , en faisant épouser sa fille par un jeune Anglais fort riche qui , cédant à un accès de spleen, voulait aussi se tuer. Un si pauvre livret ne se prê-
tait point à la musique, et cependant Herold y a adapté de fort jolis motifs qui n'ont pas survécu malheureusement au naufrage de ia pièce. Mlle Massy a débuté dans cet opéracomique.
Médée , tragédie lyrique en cinq actes, avec un prologue, paroles de Thomas Corneille, musique de Charpentier, représentée par l'Académie royale de musique le 4 décembre 1693. Les rôles de Créon et de Jason jurent représentés par les acteurs Dun et Dumesny, celui de Creuse par Mlle Moreau, et celui de Médée par la célèbre Mlle Marthe Le Rochois.
MÉDÉE, opéra allemand, musique de Gebel (George), représenté à Rudolstadt en
MÉDÉE , opéra allemand , musique de Benda, représenté à Gotha vers 1769, et à Leipzig en 1778.
MÉDÉE, tragédie lyrique en trois actes et en vers , paroles d'Hoffman , musique de Cherubini, représentée sur le théâtre Feydeau le 23 ventôse an V (13 mars 1797). Le journal le Censeur avait inséré le jugement suivant sur cet ouvrage : « La musique, qui est de Cherubini, est souvent mélodieuse et quelquefois mâle, mais on y a trouvé des réminiscences et des imitations de la manière de Méhul. r> Pans un beau mouvement d'enthousiasme, Méhul lui répondit : tO Censevr , tu ne connais pas ce grand artiste. Mais moi qui le connais et qui l'admire, parce que je le connais bien, je dis et je prouverai à toute l'Europe que l'inimitable auteur de Démophon, de Lodoïska, à'Elisa et de Médée n'a jamais eu besoin d'imiter pour être tour à tour élégant ou sensible , gracieux ou tragique, pour être enfin ce Cherubini que quelques personnes pourront bien accuser d'être jnitateur, mais qu'elles ne manqueront pas d'imiter malheureusement à la première occasion. Cet artiste justement célèbre peut bien trouver un Censeur qui l'attaque ; mais il aura pour défenseurs tousceuxqui l'admirent, c'est-à-dire tous ceux qui sont faits pour sentir et apprécier les grands talents. Méhul. » Je demandais un jour à un des rares spectateurs vivants do l'opéra de Médée, au successeur de Cherubini, ce qu'il pensait de cet ouvrage : t C'est de la musique bien faite, • me répondit M. Auber.
MÉDÉE, opéra, musique de Langlé, composé vers 1805 (inédit).