MEMN
* MÉLITE OU LE POUVOIR DE LA NA- TURE, opéra-comique en trois actes, paroles de Desfontaines, musique de Deshayes, représenté à l'Opéra-Comique (théâtre Favart) le 19 mars 1792.
MELODANZA (la), opéra italien, musique de F. Orlandini, représenté à Milan en 1806.
MÉLOMANIE (la), opéra-comique en un acte, livret en vers de Grenier, musique de Champein, représenté à l'Opéra-Comique national le 23 janvier 1781. L'auteur a dédié sa partition à Mlle de Condé. Elle obtint assez de succès. C'est une œuvre travaillée et qui dénote aussi de la facilité ; mais les idées sont communes. La pièce est très bouffonne. Géronte est un vieillard extravagant qui raffole de musique. Quoiqu'il ait promis la main de sa fille Élise à Saint-Réal, il se ravise et veut la donner à un nommé Fugantini, musicien italien dont l'arrivée lui est annoncée. Lisette vient au secours de sa jeune maîtresse; son amiCrispin aidant, on fait passer Saint-Réal pour le maestro Fugantini. Géronte charmé, ravi de la voix et de tout ce que lui chante son futur gendre, comble les vœux de sa fille et les siens propres. L'ouverture est fort médiocre. L'auteur a cherché à rendre successivement plusieurs effets musicaux, la vivacité du ballet, la solennité du récitatif du grand opéra, la boursouflure du mélodrame, et à imiter plusieurs instruments : la harpe, la mandoline, la guitare, le hautbois, le cor, les timbales et même le canon, si toutefois cet instrument de destruction peut être considéré comme appartenant à l'orchestre. Ce n'est pas le seul ouvrage dans lequel on ait cherché à produire des imitations de ce genre. Plusieurs compositeurs ont cru qu'il était tout naturel et opportun dans un opéra d'indiquer les ressources de l'art musical et de montrer leur savoir-faire. Sauf de rares exceptions, ils n'ont pas raisonné juste en ceci. D'abord, en annonçant successivement un air de flûte, des arpèges de harpe, etc., ils ôtent au spectateur le charme de la surprise et le font assister malgré lui à un concert plutôt qu'à une représentation; ensuite ils se mcpren- ' nent sur le rôle de l'art musical, qui consiste a peindre les sentiments et les situations de i âme à l'aide d'un procédé tout idéal que la préoccupation de l'imitation matérielle ne peut qu'affaiblir. Champein ne connaissait pas cette théorie, etson mélomanes'en donne à cœur-joie. Crispin même le dépasse dans sou air descriptif : Mousicien terrible et bar-
bare. Cependant nous signalerons, en dehors de ces rôles chargés, l'ariette d'Elise : Que je suis malheureuse! celle de Lisette : De la gaieté le doux transport; la musette lourée en sol : A douce et gentille fillette, et enfin la romance de Saint-Réal : O des dieux le plus bel ouvrage. Le quinque qui suit n'offre rien qui le distingue, si ce n'est les traits de bravoure de la partie de soprano qui ont dû faire honneur à la vocalisation de M"e Colombe, chargée du rôle d'Elise, et qui donnait sans doute brillamment le ré suraigu. Voici la suite de la distribution de cet ouvrage : Saint-Réal, haute-contre, Michu; Géronte, baryton, Narbonne; Crispin, ténor, Trial; Crisanthe, ténor, Rosières; un notaire, ténor. Favart Lisette, soprano, Carline.
* MELONES Y CALABRAZAS, revue satirique, de MM. Navarro y Gonzalvo, avec musique de M. de Reig, représentée à Madrid en avril 1885.
MELUSINE, opéra romantique, musique de Conradin Kreutzer, représenté au théâtre de Kœnigstadt le 27 février 1833.
melusine , opéra allemand en quatre actes, musique de Schindelmeister , représenté au théâtre de la Cour, à Darmstadt, en
MELUSINE, opéra allemand, musique de Gramann , représenté à Wiesbaden le 25 septembre 1875.
MELUSINE, opéra allemand, musique de Mayrberger , représenté à Presbourg le 21 janvier 1876.
' MELUSINE, drame lyrique, musique de M. le prince Troubetskoï , représenté au théâtre impérial de Moscou en janvier 1895.
* MELZOR ET ZIMA, opéra-comiquo en un acte, paroles de Perrey, musique de Lanusse, représenté à la Porte-Saint-Martin le 9 novembre 1802.
* MEMNON, opéra-comique en trois actes, paroles de G uichard, musique de Ragué, représenté à la Comédie-Italienne le 26 août 1784.
MEMNON OU LA SAGESSE HUMAINE, op.-
comique en un acte, paroles de MM. Edouard Cadol et Paul Bocage, musique de M. Charles Grisart; représenté au théâtre des Folies- Bergère le 2 décembre 1871. C'est le conte de Voltaire qui a fourni ladonnée delà pièce. La musique a été assez goûtée ; on a remarqué les couplets chantés par M"e Judic, le duo entre l'esclave Aidée et Memnon, ainsi