‹ Dictionnaire des opérasChapitre 545 sur 928 · MULE · texte numérisé non relu

MULE

tonnette. Celle-ci se venge en favorisant la prise d'assaut de la forteresse par un voisin qui se trouve être son ami d'enfance. On a remarqué la lecture d'une lettre sur un motif de valse et une sorte d'ouverture agréablement traitée.

MOZART'S ZAUBERFLOTE ( la Flûte enchantée de Mozart), opéra, musique de Riotte, représenté au théâtre de Prague vers 1820.

M'SIEU LANDRY, opérette en un acte, paroles de M. Camille du Locle, musique de M. Duprato, représentée aux Bouffes-Parisiens en novembre 1856. L'air de la Foire de Bayeuat a de l'entrain et une verve bien comique. Ce petit ouvrage est d'une audition agréable. Il a été joué par Gerpré, Guyot, Mlles Dalmont et Mareschal.

MUDARRA, opéra allemand, livret de Herclots, musique de Weber (Bernard-Anselme), représenté en 1799.

* MUDARRA, opéra sérieux, musique de Battista, représenté à Naples, sur le théâtre San Carlo, vers 1848.

MUERTE DE GARCILASO (la), opéra espagnol en un acte, musique de M. Espinosa, représenté au théâtre Apollo, à Madrid, en janvier 1877.

* MUERTO DE BUEN HUMOR (tJN), zarzuela en un acte, musique de M. José Rogel, représentée à Madrid en 1867.

muette DE PORTici (la), opéra en cinq actes, paroles de Scribe et Germain Delavigne, musique d'Auber, représenté pour la première fois à l'Académie royale de musique le 29 février 1828. Le sujet de cet ouvrage est, comme on sait, l'élévation et la chute de Masaniello ; mais l'introduction sur la scène et dans un opéra d'une jeune fille muette a été une inspiration aussi heureuse qu'elle était hardie. Dès les premières représentations de cet ouvrage, on s'est accordé à le proclamer le chef-d'œuvre d'Auber, et à le placer au premier rang des œuvres lyriques. Après plus d'un demi-siècle, pendant lequel bien dos opéras de genres différents ont été représentés, ce rang lui a été conservé. L'opéra de la Muette est d'une richesse extrême. Airs, duos, prières, cavatines, barcarolles, chœurs, airs de danse, orchestration, tout a du caractère et est du plus grand effet. Le mérite le plus singulier de la partition , et peut-être celui qu'on remarque le moins, est d'avoir exprimé, avec toute la précision dont la lan-

gue musicale est susceptible , les sentiments que la pauvre Fenella ne peut exprimer que par ses gestes. L'ouverture est originale et brillante. Pour ne citer que les morceaux caractéristiques , nous rappellerons le chœur : 0 Dieu puissant, Dieu tutélaire ; la barcarolle si populaire : Amis, la matinée est belle; le duo dans lequel se trouve la phrase rythmée si fièrement : Amour sacré de la patrie; la scène du marché ; la belle prière extraite d'une messe du compositeur; la cavatine dite du sommeil : Du pauvre seul ami fidèle , triomphe de Nourrit et de Poultier ; l'air du quatrième acte : Arbitre d'une vie, chanté par Mm» Damoreau et si admirablement interprété naguère par Mme Vandenheuvel- Duprez ; enfin la barcarolle : Voyez, du haut de ces rivages. Le style vif et varié du compositeur s'accordait bien avec les scènes animées du drame. La Muette de Portici est un des plus beaux spectacles dont on puisse j ouir à l'Opéra.

* mujer y reina, zarzuela en trois actes et neuf tableaux, paroles de M. Pina Dominguez, musique de M. Ruperto Chapi, représentée à Madrid en janvier 1895, avec un succès qui engendra plusieurs parodies.

Page 1