MOUSQUETAIRES DE LA REINE (LES
opéra-comique en trois actes, paroles de M. de Saint- Georges, musique d'Halévy , représenté à l'Opéra-Comique le 3 février 1846. Cet ouvrage est sans contredit le meilleur que le maître ait écrit pour la scène de l'Opéra-Comique ; tout y porte le cachet de sa sensibilité exquise et de la distinction de son esprit. Le livret est intéressant ; l'action se passe sous Louis XIII, au temps du siège de La Rochelle. Cinq personnages occupent la scène; trois mousquetaires et deux filles d'honneur de la reine. La peinture des caractères a été tracée par le compositeur avec une vérité saisissante; l'amour sincère d'Olivier d'Entragues , l'étourderie et la générosité d'Hector de Biron , l'humeur belliqueuse du capitaine Roland, la grâce piquante de M' le de Simiane, la passion tour à tour ingénue et fière d'Athénaïs de Solange, tous ces sentiments, parfaitement exprimés dans la musique, forment une galerie de portraits vivants. L'ouverture a plus de verve et d'élégance que les autres pièces instrumentales du même compositeur; en effet, son inspiration a été lente et presque stérile toutes les fois que les paroles ou une situation bien déterminée ne lui ont pas donné une direction. Après le choeur d'introduction dit par les mousquetaires revenant de la chasse, on
remarque l'air d'Athénaïs : Bocage épais, légers zéphyrs, chef-d'œuvre de grâce tout empreint des parfums mystérieux d'un premier amour. Cet air a été interprété pour la première fois par Mlle Lavoye. Une fort jolie ariette : Parmi les guerriers, chantée par Mlle Darcier, précède le beau sextuor ou Serment des chevaliers , qui est à la fois plein de noblesse et de douceur. La marche nocturne des mousquetaires , avec tambours, d'un effet piquant, termine le premier acte. Au second acte, le capitaine Roland, trèsbien représenté à l'origine par Hermann- Léon, chante des couplets d'une facture bien caractérisée : C'est à la cour du roi Henri, messieurs, que se passait ceci. Le quatuor des masques : Nuit charmante, est semé de détails d'un goût exquis. Le troisième acte n'est pas moins riche que les deux premiers ; il offre, en outre, des effets très- variés ; car, après une romance pleine de sentiment et de tendresse, délicieusement chantée par Roger : Enfin un iour plus doux se lève, survient un duo dramatique, d'une émotion vraie et poignante : Trahison, perfidie; et la partie musicale de l'ouvrage est terminée par un duo bouffe d'un comique franc qui n'exclut pas l'originalité de la mélodie. Ce duo : Saint Ni' colas , 6 mon patron ! chanté par Mocker et Hermann-Léon, a obtenu le plus grand succès.
* mousseline-CLUB," vaudeville-opérette en un acte, musique de J.-J. Debillemont, représenté au théâtre des Menus-Plaisirs le 22 novembre 1868.
* moustique (le), opéra-bouffe en trois actes, paroles de MM. Pajol et de Monlun, musique de M. Henri Kowalski, représenté à, l'Alcazar royal de Bruxelles le îer novembre 1884.
MOUTH OF THE NILE (the) [l'Embouchure du Nil], opéra anglais, musique de Attwood, représenté à Covent-Garden en
* MOUTIER SAINT-GUIGNOLET (le), Opérette en trois actes, paroles de MM. Alexandre Bisson et Bureau -Jattiot, musique de M. Frédéric Toulmouche , représentée à Bruxelles, au théâtre des Galeries-Saint-Hubert, le 5 mai 1885.
MOUTON enragé (le), monologue, paroles de MM. Noriac et Jaime, musique de M. Paul Lacome , joué et chanté par Mme judic aux Bouffes-Parisiens en mai 1873. M. Ernest, dans un accès de jalousie, a enfermé Mou-