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NAVIGATEUR AUX INDES ORIENTALES

(le), opéra en langue bohème, musique de V. Maschek, représenté au Théâtre-National à Prague vers 1792.

NAZARINI À POMPÉI (les) , grand opéra, livret de Gollmick, musique de J. Muck, représenté à Darmstadt en février 1867*

NE L'UN NE L'ALTRO, opéra buffa, musique de J.-S. Mayer, représenté à la Scala de Milan, en 1807.

NE TOUCHEZ PAS À LA REINE, opéracomique en trois actes, paroles de Scribe et Gustave Waez, musique de M. Xavier Boisselot, représenté à l'Opéra-Comique le 16 janvier 1847. L'action est tout à fait invraisemblable. Une jeune reine de Léon refuse de donner la main à un roi d'Aragon, parce qu'elle lui préfère un bel inconnu qui l'a sauvée d'une chute de cheval au milieu des bois, premier oubli de l'étiquette que Scribe transforme en attentat : d'autres marques ûe familiarité moins innocentes compromettent le héros de la pièce don Fernand d'Aguilar et le régent lui-même. Tous deux, convaincus d'avoir effleuré de leurs lèvres la main de la reine, doivent subir le dernier supplice, puisqu'il n'y a pas de roi pour leur faire grâce. Dans de telles conjonctures , don Fernand , qui d'ailleurs est d'un sang royal , épouse la reine, se fait grâce à lui-même ainsi qu'au régent , son adversaire. Les détails comiques que les auteurs ont mêlés à la donnée principale de la pièce ont surpris quelque temps la faveur du public. Les accès de jalousie de maître Maximus, argentier de la cour, amusaient beaucoup le parterre. On doit remarquer toutefois que les pièces qui demeurent au théâtre sont celles dont l'idée est simple et vraie, et que les livrets de Scribe, où l'esprit anime les détails sans qu'on s'intéresse véritablement au sort des personnages, ont déjà perdu en partie leur effet dramatique. Les ingénieux accessoires ont vieilli, et l'invraisemblance, dépouillée de ce qui la dissimulait, en rendra bientôt la représentation peu attrayante. La partition de M. Xavier Boisselot est une œuvre consciencieuse et distinguée. Elle débute par des couplets spirituellement dialogues entre Maximus et sa femme :

NEGK

Ne touchez pas à la reine, C'est la charte souveraine, Et le moindre oubli vous mène

Droit au trépas!

De loin toujours on l'admire, La charte alors devrait dire, A l'amour comme au zéphyr,

N'y touchez pas.

Dans le récit et la romance qui suivent, don Fernand raconte son entrevue avec la reine dans la forêt. La facture en est travaillée, symphonique et l'expression poétique. Un bon trio plein de vivacité scénique termine agréablement ce morceau. Nous signalerons encore dansle premier acte un duo distingué entre le régent et Estrella, et un chœur délicieux : Reine à qui la beauté fait une double royauté. Les morceaux saillants du second acte sont le duo du conseil et l'air chanté par Fernand pendant le sommeil de la reine. Le troisième acte débute par un grand air de prima donna : l'Effroi que je combats de mon âme s'empare, chanté avec talent par Mlle Lavoye, et vivement applaudi. La suite de la pièce se déroule sur des dessins d'accompagnement d'une mélodie claire et toujours de bon goût. Les rôles de Fernand, du régent, de Maximus et d'Estrella ont été interprétés par Audran , Hermann-Léon , Ricquier et Mlle Lemercier.

* NEAGA, drame lyrique, paroles de Carmen Sylva, musique de M. Ivar Hallstrœm, représenté sur le théâtre Royal de Stockholm en octobre 1884. On sait que le nom de Carmen Sylva est le pseudonyme littéraire, illustré par des œuvres pleines de grâce, de délicatesse et de saveur, de la reine de Roumanie. Cette princesse assistait à la première représentation de Neaga, dont elle avait puisé le sujet dans une légende populaire de Roumanie.

NEBENBUHLER (die) [les Rivaux], opéra comico-roman tique en trois actes, musique de W. Freudcnberg, représenté au théâtre de la Cour, à Wiesbaden, en février 1879.

* NEBULOSA, opéra-bouffe italien, paroles et musique de M. Francesco Cattabene, représenté à Zurich le il mars 1893.

NECESSITA NON A LEGGE (la) [Nécessité n'a pas de loi], opéra italien, musique de Fabrizi (Vincent), représenté à Dresde en

NECKEN OP HET ELVEN SPEEL , opéra

suédois en trois actes, musique de Vaa Boom, représenté à Stockholm en 1844.

NEIG

NÉCROMANCIEN, opéra anglais, musique deGalliard, représenté à Haymarket en 1815.

* nedjeya, opéra italien, paroles de M- Pierre Nemo, musique de Mme Pauline Thys, représenté à Naples en décembre 1880.

* NEDONTE,RE Dl EPIRO, opéra sérieux, musique de Pio, représenté à Milan, sur le théâtre de la Scala, en 1790.

neger ( die ) , opéra allemand en deux actes, musique de Salieri, représenté à Vienne

eil 1804.

NEGLIGENTE (il), opéra italien, musique de Ciampi (François), représenté à Venise en 1749.

NEGLIGENTE (il), opéra buffa, musique de Paisiello, représenté à Parme vers 1765.

NÉGOCIANT DE BOSTON (le), opéra en un acte, paroles de Davrigny et Dejaure, musique de L.-E. Jadin, représenté à Favart en 1794.

NÉGOCIANT DE HAMBOURG (le), Opéracomique en trois actes, paroles de Vial et R. Saint-Cyr, musique de Kreutzer, représenté à Feydeau le 15 octobre 1821.

* NÈGRE D'ALCANTARA (LE), parodie à'Otello, opéra de Verdi, paroles de M. Thomaz de Mello, musique de M. Sticbini, représentée à Lisbonne, sur le théâtre de la Rua dos Candes, en août 1889.

nègre DE madame (le), opéra-comique en un acte, paroles de M. Alfred Duprez, musique de M. Théodore Ritter, représenté à la salle Beethoven le 9 juillet 1858. Chanté par Legrand, Eugène Fauvre, M"e claire Grange.

NÈGRE PAR AMOUR (le), opcra- comique eu deux actes, paroles de Saint-Just, musique de Villeblanche, représenté àTC-péra-Comique le 22 février 1809.

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