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NEVA

pour mère, à son insu, la courtisane célèbre Épicharis. Celle-ci la sauve du déshonneur. La fille convertit la mère à la foi chrétienne. Néron fait incendier Rome et fait accroire à la populace païenne que les chrétiens sont les auteurs de ce crime. Chrysa et Épicharis sont immolées avec des milliers d'innocentes victimes. Vindex, prince d'Aquitaine, qui aimait Chrysa, lève l'étendard de la révolte et, tout en vengeant la mort de sa maîtresse, va délivrer le monde du monstre qui l'opprime.

Néron, en proie aux remords et assiégé de visions menaçantes, se fait donner la mort. Le premier acte et le troisième renferment les plus beaux morceaux. Dans le premier, on distingue le chœur des hôtes d'Épicharis, les strophes satiriques du poète S accus et le chœur de femmes : Schmùck dich mit der Tunika (Pare-toi de ta tunique), et des airs de ballet. Le troisième acte offre surtout comme dignes d'être admirés par les musiciens la prière de Chrysa, l'air du sommeil d'Épicharis et l'ode chantée par Néron en présence du lugubre spectacle de Rome incendiée. 11 est à remarquer que la langue musicale des maîtres non contestés, c'est-à-dire celle de Mozart, de Beethoven, de Weber, de Rossini, de Meyerbeer, a inspiré M. Rubinstein plus heureusement, lorsqu'il y a eu recours, que celle de Berlioz et de Wagner, à laquelle il a fait de trop fréquentes concessions. Distribution : Néron, Winckelmann; Vindex, Kriickel; Saccus, Landau; Chrysa, Mme Sucher; Épicharis, M'ie Borrée; Poppée, Mme prochaska.

Le succès de Néron s'est affirmé de tous côtés et en tous pays. Un an après son apparition à Hambourg, on le jouait à l'Opéra royal de Berlin; en 1884 on l'acclamait dans la patrie du compositeur, au théâtre Marie de Saint-Pétersbourg, où il se produisait en italien; on le donnait pour la première fois en langue française, en janvier 1885, au théâtre Royal d'Anvers, et enfin il paraissait pour la première fois en France, au théâtre des Arts de Rouen, le 15 février 1894. Il était joué ici par Mmes Bonvoisin, Leavington, Oberty, Dujardin, Féraud, et MM. Dutrey, Illy, Vérin, Tallier, Pourret, Delestang et Latreille.

NERONE, opéra italien, livret de Jules- César Corradi, musique de C. Pallavicino, représenté sur le théâtre de Saint- Jean-Chrysostome à Venise en 1679.

NERONE, opéra italien, livret de Piovene, musique de Orlandini, représenté sur le théâ-

tre de Saint-Jean-Chrysostome à Venise en

NERONE, opéra italien, musique de Duni, représenté à Rome vers 1730.

* NERONE, drame lyrique en quatre actes, paroles de M. Catelli, musique de M. Riccardo Rasori, représenté au théâtre Carignan de Turin le 21 novembre 1888.

nerone fatto cesare, opéra italien, livret de Matteo Noris, musique de Perti, représenté en 1693 sur le théâtre de San-Salvatore à Venise, puis au théâtre Malvezzi à Bologne en 1695, et enfin repris à Venise en

* NESTORIO, drame lyrique en quatre actes, paroles de M. Fulvio Fulgonio, musique de M. Giuseppe Gallignani, représenté à Milan, sur le théâtre de la Scala, le 31 mars

NEUE HERR (der) [le Nouveau Seigneur], opéra allemand, musique de Braun (George), représenté au théâtre de Gotha vers 1796.

NEUE ROSEN BLEDCHEN (das) [la Nouvelle Rosière"], opéra-comique en deux actes, musique de Aumann, représenté à Hambourg en 1789. M. Fétis attribue également cet ouvrage à un compositeur obscur nommé Ammon. Nous croyons que c'est une erreur.

NEUE SONNTAGSKIND (das) [le Nouvel Enfant du dimanche], opéra-comique allemand en deux actes, musique de W. Mûller, représenté à Vienne en 1794.

NEUEN GUTSHERRN (die) [les Nouveaux Propriétaires], opéra allemand, musique de Neefe, gravé en partition à Leipzig en 1784.

NEUVAINE DE LA CHANDELEUR (la),

opérette en un acte , paroles de M. Lockroy, musique de Greive, représentée à Bade le 10 septembre 1862.

NEVA (la), opéra italien en trois actes, musique de Ricci (Louis), représenté à Milan en 1832.

NEVA (bénédiction de la], scène lyrique, tirée du drame du Chevalier d'Éon, par M. de Lescure, musique de M. Adolphe Nibelle, exécutée au palais du Trocadéro le 10 octobre iS7S.Tous les ans, le 6 janvier, jour de l'Epiphanie, le clergé russe métropolitain, en présence du czar, de l'armée et du peuple, bénit les eaux encore glacées de la Neva pour conjurer les désastres de la débâcle et des inondations. Cette scène se compose de plusieurs morceaux :

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