NICO
l'hymne national russe, le chœur des popes, un chœur populaire, une prière et un finale à double orchestre : Dieu, garde en ta bonté. Les soli ont été chantés par M. Lauwers. Cet ouvrage a été aussi exécuté avec succès à Orléans.
NEVEU DE GULLIVER (le) , opéra-ballet en trois actes, paroles de Henri Boisseaux, musique de M. Th. de Lajarte, représenté au Théâtre-Lyrique le 22 octobre 1861. L'auteur aurait pu tirer un meilleur parti du célèbre roman de Swift. L'action au deuxième acte se passe dans la lune. La femme de Gulliver l'accompagne dans ses voyages. Elle joue un rôle dansant qui, n'étant pas motivé comme celui de Fenella, est étrange et nullement intéressant. Quant à la part du musicien, pour avoir été sacrifiée à un mauvais livret , elle n'en a pas moins été jugée estimable. La romance : Dans ses regards parlants , est charmante. L'air de l'arrivée dans la lune est poétique. M. Jules Lefort a fait ses débuts sur la scène dans cet ouvrage , secondé par Surmont, Mme et Mlle Vadé, Mlle Faivre et la danseuse MUe Clavelle.
* NEVEU DE MONSEIGNEUR (le), opérabouffon en deux actes, c'est-à-dire pastiche avec musique parodiée et arrangée par Guénée sur des morceaux de Morlacchi, Fioravanti et Rossini, représenté à l'Odéon le
7 août 1826.
* neveu trépassé (le), opéra-comique, musique de Reuling, représenté à Vienne le
80 août 1833.
NEW SPAIN (la Nouvelle-Espagne) , opéra anglais, musique de Samuel Arnold , représenté à Haymarket en 1790.
* NIAIS PAR RUSE (LE) OU LA MINE CACHE le jeu, opéra-comique en un acte, paroles de Dubois, musique de Lélu, représenté au théâtre des Jeunes-Artistes le 10 décembre 1801.
NICABORO, opéra italien, musique de Tritto, représenté au théâtre Saint-Charles, à Naples, en 1798.
NICAISE, opéra-comique en un acte, pa-.
rôles de Framery, musique de Bambini, représenté à l'Opéra-Comique le 15 juillet 1767.
NICAISE, opérette en un acte, paroles de M. Emile Abraham, musique de M. Bernardin, représentée aux Bouffes- Parisiens dans le mois de janvier 1867. Le livret a été emprunté au conte de La Fontaine, et la musique, formée de divers motifs arrangés avec
goût. Le duo : Aimons-nous, c'est si doux, sur un temps de valse, est assez agréable. Chanté par Beaucé, Jannin et Mme Collas.
* NICETTE OU L'ÉCOLE DE LA VERTU, opéra-comique en trois actes, paroles de Du Perron, musique de De Lange, représenté sur le théâtre de Liège en janvier 1776.
* NICETTE ET COLIN OU LE PAT DANS LES départements, opéra-comique, paroles de Mutel, musique de Guichard, représenté au théâtre Mareux en 1799.
* NICHETTE, opéra-comique en un acte, musique de M. Carman, représenté à Gand en février 1882. L'auteur, jeune officier d'artillerie dans l'armée belge, était le fils d'un chanteur dont la réputation avait été grande.
* NICODÈME DANS LA LUNE OU LA RÉVO- LUTION pacifique, « folie en prose et en trois actes, mêlée d'ariettes et de vaudevilles » , paroles et musique du Cousin-Jacques (Beffroy de Reigny), accompagnements de Leblanc, représentée au Théâtre-Français comique et lyrique le 7 novembre 1790. Cette « folie », comme la qualifiait l'auteur luimême, obtint un succès fou, que l'on voit constater par tous les journaux du temps. La première édition do la pièce porte qu'elle fut représentée pour la cinquantième fois le lundi 21 février 1791, et la seconde édition nous apprend que la 97e représentation en eut lieu le 22 mai suivant.
h'Almanack général de tous les spectacles (1791) disait, au sujet de cette pièce : « L'auteur a cela de particulier qu'il fait lui-même les airs de ses paroles; il serait à souhaiter que tous les auteurs fussent assez musiciens pour faire de même. L'intention musicale ne peut être mieux rendue que par celui qui fait les paroles. M. Leblanc, maître de musique de ce spectacle, a fait les accompagnements de Nicodème, et a arrangé l'ouverture, d'après le plan dressé par le Cousin-Jacques, auquel il s'est, pour ainsi dire, identifié... » Un autre chroniqueur (Lemazurier, dans l'Opinion du Parterre de 1 8 1 Z) d isait : » Nicodème da?is la lune et le Club des bonnes gens obtinrent un succès qui passa de beaucoup celui du Mariage de Figaro, un succès si grand qu'il paraîtra sans doute incroyable à ceux qui liront l'histoire dramatique des dernières années du xvme siècle. » Ce succès se traduisit en effet par une série de trois cent soixante-treize représentations obtenues au Théâtre-Français comique et lyrique, où Juliet, qui appartint plus tard a l'Opéra-Comique, se rendit aussi fameux