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APRE

APOTHÉOSE DU JEUNE BARRA (L'), pièce

lyrique en un acte, paroles de Léger, musique de Jadin , représ, à Keydeau, le 1" juillet 1794.

* apothicaire (l'), opéra-comique en deux actes, paroles de Fabre, musique de Poignet père et Simon, représenté au théâtre Montansier en 1793. L'un des auteurs de la musique de cet ouvrage, Simon, est un compositeur absolument obscur qui n'est connu que par l'adorable et célèbre romance : II pleut, il pleut, bergère, qu'il avait écrite sur les jolis vers de Fabre d'Églantine, ce qui peut faire supposer avec beaucoup de vraisemblance que le Fabre désigné comme auteur du livret de Y Apothicaire n'est autre que ce môme Fabre d'Églantine, qui ne devait pas tarder alors à monter sur l'échafaud révolutionnaire. Foignet et Simon devaient devenir, quelques années plus tard, deux des cinq directeurs qui succédèrent à la Montansier dans l'administration de son théâtre.

* APOTHICAIRE (l'), opéra-comique, musique de Joseph Haydn.— Voy. Speziale (Lo).

APOTHICAIRE ET PERRUQUIER, opérette, paroles de M. Klie Frébault, musique de J. Offenbach, représentée aux Bouffes- Parisiens le 17 octobre 1861. On croira difficilement que cette petite farce a du mérite. Les Bouffes-Parisiens sont le théâtre de la foire au xixe siècle, et ce genre ne serait pas à dédaigner si les auteurs savaient éviter la trivialité et le burlesque à outrance. M"e Sempronia attend son fiancé, apothicaire de son état. M. Boudinet, son père, prend pour l'apothicaire le jeune Chilpéric, qui arrive simplement pour coiffer sa fille. Le qui proquo se prolonge ainsi jusqu'au dônoûmcnt. M"» Sempronia choisit pour époux le beau Chilpéric. Le compositeur a affecté les formes surannées du vieil opéra-comique, et il a fait preuve en cela de souplesse. On a remarqué les couplets de Sempronia : Une fillette ingénue, dans lesquels l'écho du mot papa produit un effet fort drôle. Cette pièce a été jouée par Desmonts, Potel, Jean-Paul et MUe Gervais.

APPARENZA INGANNA (l') [l'Apparence trompeuse], opéra-bouffe italien, musique de Gherardeschi, représenté à Mantoue en 1782. Un second acte a été composé par Spontoni et représenté à Florence en 1784.

APPARENZA INGANNA (l'), opéra italien, musique de J. Mosca, représenté à Venise vers 1799.

APPARENZA inganna (l'), opéra, musique de Brambilla, représenté à Milan, au théâtre Re, en 1816.

APPARITION (i/), drame anglais, musique de Reeve, représenté à Londres en 1794.

APPARITION (l'), opéra en deux actes, paroles de Germain Delavigne, musique de M. Benoist, représenté sur le théâtre de la Nation (Opéra) le 16 juin 1848. Une scène de jalousie espagnole a fourni les épisodes du livret. Clara de Torellas, se croyant délaissée par un officier français, se fait passer pour morte, et cherche par des apparitions nocturnes à se venger de l'affront dont elle s'imagine être la victime. L'officier se justifie et le fantôme de Clara cesse d'effrayer les habitants de Torellas. Le fond de ce poème était bien léger et peu propre à faire valoir les qualités sérieuses de la musique de M. Benoist. Le morceau le plus important de l'ouvrage est le quatuor de l'apparition : Quoi! c'est Clara; c'est elle! Signalons encore un trio avec chœurs : Nous restons dans ce vieux manoir; les deux airs de Roger : Ahl que Dieu me la rende en ce triste séjour, et Toi qui vois tout du haut des deux. L'instrumentation est traitée avec cette science et ce goût que M. Benoist a montrés dans tous ses ouvrages, et d'une manière encore plus digne de remarque dans l'ouverture, la marche des Français et les airs de ballot. L'Apparition a eu pour interprètes Baroilhet, Alizard, Poulticr, M"es Masson et Courtot.

APPLAUSI FESTOSI DELLA SARDEGNA (gli), opéra italien, musique de Schauensée, représenté en Sardaigno en 1744.

APPRENSIVO RAGGIRATO (r/), opéra italien, musique do Cimarosa, représenté au théâtre des Florentins, à Naples, en 1798.

APRÈS FONTENOY OU MANCHE A MAN- CHE, opéra-comique en un acte, livret de M. Galoppe d'Onquairc, musique de M. Wekerlin, représenté àl'Opéra-National-Lyrique le 28 mai 1877. L'intrigue n'est pas compliquée. Après une bataille qu'on a appelée Fontenoy, question de titre, Bolflcur, maréchal des logis, a l'idée de s'introduire dans un château en se faisant passer pour un officier supérieur. Il y est reçu par Marton, qui, sous les habits de la marquise, lui tient tête comme il faut, et tout finit par un mariage.

La musique est accorte et dans le caractère du sujet. On y remarque un joli duo : Vous le voulez, belle marquise; une chanson à boire dialoguée :

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