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Drames liturgiques des xne et xm» Siècles, d'après les manuscrits, études réunies en 1860 dans une Histoire générale de la musique religieuse, et qui, je crois, ont servi de point de départ à des travaux analogues. Je saisis cette occasion qui m'est offerte pour établir, une fois de plus, la différence qui existe entre les mystères et les vrais drames liturgiques, ceux que j'ai publiés, d'où j'ai tiré tant de belles séquences , entre autres les chants connus sous le nom de Chants de la Sain le- Chapelle, que j'ai offerts enfin avec confiance à l'admiration des amateurs des arts élevés.

OBERON, opéra en trois actes, poème de Planché, musique de Weber, représenté pour la première fois à Londres le 12 avril 1 826, quelques semaines avant la mort de ce compositeur de génie. Le succès n'avait point répondu à son attente, et cette circonstance augmenta la mélancolie profonde à laquelle il était en proie depuis longtemps. Weber mourut le 5 j uin de la même année. Le poème à'Oberon est tiré d'un roman de la Bibliothèque bleue , intitulé Euon de Bordeaux. Représenté sur le théâtre allemand, à Paris, en 1830, cet opéra ne fut guère apprécié que par les connaisseurs. L'ouverture seulement, adoptée par la Société des concerts du Conservatoire, ne tarda pas à devenir un des morceaux les plus admirés de son répertoire. Ce ne fut qu'en 1857 que le public français fut admis à connaître l'ouvrage entier de Weber au Théâtre- Lyrique, grâce à la traduction de MM. Nuitter, Beaumont et de Chazot. Une traduction plus ancienne en avait été faite par M. Çrevel de Charlemagne. Le caractère de la musique à'Oberon est aussi original , aussi fantastique que celui du Freischutz et de Preciosa, mais beaucoup plus doux et empreint d'une délicatesse mélancolique. Les parties les plus saillantes de cet opéra sont le chœur d'introduction des génies, l'air de Rezia, suivi d'un duettino charmant et de la marche bizarre si délicieusement accompagnée par des vocalises, qui termine le premier acte; la scène de l'orage, la suave barcarolle et le chœur du ballet aquatique du second ; dans le troisième, une ariette bien rythmée, le duo plutôt original que comique, mais d'un joli effet, entre Chérasmin et Fatime, enfin l'admirable cavatine de Rezia, dans laquelle semble avoir passé le dernier souffle du musicien poète. Il est regrettable que les directeurs de théâtre aient fait de nombreuses interpolations des morceaux de cet ouvrage à chaque nouvelle mise en scène. Les amateurs de la musique de Weber devront préfé-

rer la version primitive à tous ces remaniements. C'est sur des paroles anglaises et pour le théâtre de Covent-Garden que le compositeur écrivit sa partition. C'est là qu'il faut étudier le caractère de ces personnages déjà rendus traditionnels par le Songe d'une nuit d'été, à'Oberon, de Puck, de Titania; c'est dans cette œuvre originale qu'on peut se rendre compte de l'alliance du génie allemand avec le génie de Shakspeare. Au Théâtre- Lyrique, les rôles ont été chantés par Michot, Girardot, Mme Rossi-Caccia et Girard. Mme Ugalde a chanté depuis admirablement le rôle de Rezia.

OBERON, ROI DES ELFES, opéra allemand, musique de Wianiczky, représenté à Francfort-sur-le-Mein, pour le couronnement de l'empereur Léopold II, en 1790, et à Vienne en 1791.

OBERON, THE FAIRY PRINCE (Oberon, prince des fées), paroles de Ben-Johnson, musique de Ferrabosco, représenté à Londres vers 1610.

* OBERSTEIGER (der), opérette, musique de M. Zeller, représentée avec un succès complet à Vienne, sur le théâtre An der Wien, en, janvier 1894.

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