OBERTO, CONTE DI SAN BONIFACIO
poème de Felice Romani, musique de Verdi, représenté au théâtre de la Scala de Milan, le 17 novembre 1839, avec Salvi, Marini, M"" Raineri-Marini et Shaw comme interprètes. C'est le premier ouvrage de l'illustra maître, et il fut assez bien accueilli du public pour que le célèbre éditeur Ricordi lui achetât sa partition au prix de 1,750 francs.
OBLESZENIA GDANSKA (le Siège deDantzig)\ opéra polonais, musique de Kurpinski, représenté à Varsovie en 1815.
OBOTRITEN (die), grand opéra en quatre actes , musique de Lappo , représenté à Schwerin le 6 janvier 1840.
OCA DEL CAIRO (l'Oie du Caire) , opérabouffe en deux actes, paroles de l'abbé Varesco, chapelain de la cour de Salzbourg, musique de Mozart, écrit en 1783. C'était un livret stupide, que l'auteur avait fabriqué pour céder aux instances du père de Mozart, et que le fils avait finalement laissé de côté, désespérant d'obtenir du poète les corrections convenables. La pièce devait avoir trois actes. Le dernier ne fut jamais composé.
M. André, éditeur de musique à Offenbach, fit graver le manuscrit. Il n'y avait d'orches-
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très que l'ouverture, le quatuor d'introduction, l'air d'Isabelle, le trio qui termine le premier acte, et les ritournelles des autres morceaux. Le reste n'offrait que la basse chiffrée. M. Victor Wilder a traduit en vers cette pièce informe, en a arrangé quelques scènes pour en rendre la représentation supportable. Un vieil épouseur de soixante ans veut se marier à sa pupille. Son neveu est épris de la belle et finit par se substituer à l'oncle. Les manèges et les jeux de scène, les échelles, les scènes de balcon, les tours de clef inutiles, les escalades ne manquent pas, et à la fin de la pièce apparaît une oie colossale conduite par un eunuque, sans qu'on devine en quoi la présence de ces deux personnages intéresse le dénoûment. La femme du tuteur Beltram, qu'il croyait morte depuis longtemps, semble sortir des flancs de cette oie, ainsi que plusieurs petits enfants qu'elle ramène du harem du pacha d'Egypte, où elle a séjourné plusieurs années. Quelle qu'ait été la pièce originale, il est difficile de l'imaginer plus maussade que celle qui a été jouée aux Fantaisies-Parisiennes en juin 1867.
C'est une folie de carnaval peu comique en somme. La partition offre plusieurs morceaux ravissants. M. Constantin, chef d'orchestre des Fantaisies-Parisiennes, a complété l'orchestration inachevée avec habileté et conscience. Il a introduit dans l'ouvrage une ouverture et une scène d'introduction tirés d'un opéra manuscrit de Mozart, intitulé : Lo Sposo deluso, ainsi qu'un trio de la Villanella rapita, opéra de Bianchi, mais dont la musique a été composée par Mozart en 1784. L'ouverture débute par un motii présenté par les clarinettes et les hautbois, et qui a vieilli. L'adagio qui suit est empreint de cette mélancolie qui abandonne rarement Mozart. Après le quatuor d'introduction, le ténor Fabrice chante un air dont la mélodie est charmante et dans lequel on remarque une rentrée de flûte dont l'effet est ■délicieux. L'air d'Aurette, la soubrette, est plein d'expression et d'esprit. Le duo qu'elle chante avec son amoureux Pascal est une scène de fâcherie et de réconciliation à la Molière et qui est bien traitée. L'air de la pupille Isabelle est le digne pendant de l'air de la comtesse : Doue sono, des Nozze. Pendant le duo de la bague entre Isabelle et Fabrice, et qui se termine en trio, on entend un roucoulement de violons délicieux. C'est d'une grâce achevée. Le deuxième acte débute par un quatuor dans la forme italienne. La scène de Joconde : Quand on attend sa
belle, exprime une situation analogue, et la comparaison de ces deux scènes peut servir à démontrer en quoi diffère le goût français du génie allemand. Dans la pièce française, l'expression est tendre , mais vive, sobre et un peu railleuse ; dans le quatuor du plus doux et du plus sensible des Allemands, la symphonie domine et les personnages sont plutôt des musiciens excellents que des amoureux. Devant ce magistral ensemble, le pauvre petit trio de Nicolo se dérobe comme il peut, mais avec un sourire plein de malice et de grâce qui veut dire : Je reviendrai. Le duo des cadeaux offre un accompagnement de grupetti qui n'a pas la légèreté des dessins d'orchestre de Mozart. Nous ne croyons pas qu'il doive lui être attribué. Les couplets de Beltram sont des meilleurs. Us sont suivis d'un quatuor et d'un chœur final.
Distribution : Don Beltram, Geraizer; Fabrice, Laurent; un eunuque, Bonnet; Pascal, Masson; Isabelle, Aurette, Jacinthe Mmes Armand, Geraizer, Mathilde.
Cet ouvrage avait déjà été exécuté à l'Académie de chant de Magdebourg le 3 février
*OCCASIE MAAKTDENDIEF (de), opéra-
comique flamand en un acte, musique de M. Charles Miry, représenté à Gand le 24 décembre 1866.
occasion (l'), opéra-comique, musique de Saint-Amans, repr. à Bruxelles en 1778.
OCCASIONE FÀ IL LADRO (i/) [l'Occasion fait le larron], huitième opéra composé par Rossini, âgé alors de vingt et un ans. Il fut représenté sur le théâtre de San-Mosè, à Venise, dans l'automne de 1812.
* occhi azzurri, « idylle musicale » en un acte, paroles de Mme Erminia Barzocchi, musique de M. Ciro Cavalieri, représentée au théâtre Social de Fossano, le 28 février 1889. OCTAVIE , opéra allemand , musique de Keiser, représenté à Hambourg en 1705.
OCTAVUS AUGUSTUS SUI VICTOR GLO- RIOSUS , drame latin, musique de Eberlin (Jean) , représenté en 1747. Cette partition a été exécutée par les étudiants du couvent des bénédictins de Salzbourg.
oculiste (l'), opéra-comique en deux actes, musique de Gyrowetz , représenté à Vienne vers 1817.
ODALISA, opéra italien, musique de Nini, représenté à Milan en 1842.
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ODDA di bernauer, drame lyrique, musique de Lillo, représenté à Naples en 1837.
ODI DELUSI DAL SANGUE (GLl) , Opéra
talien, livret de Lucchini, compositeur vénitien, écrit sur la demande d'Auguste II, roi de Pologne et électeur de Saxe, musique de Lotti, représenté à Dresde, pendant le carnaval de 1718.
ODIO ED AMORE, opéra italien, livret de Matteo Noris, musique de Pollaroli , représenté sur le théâtre de Saint-Jean-Chrysostome, et repris en 1717 sur le théâtre Marsigli-Rossi, à Venise, en 1703.
* ODIO ED AMORE, opéra sérieux italien, paroles de Felice Romani, musique du compositeur espagnol Mariano Obiols, représ.
à Milan, sur le théâtre de la Scala, en 1837.
ODIO PLACATO (i/), opéta italien, livret de l'abbé Francesco Silvani, musique de Botteoni, représenté à Gorice en 1696.
ODIO PLACATO (l'), opéra italien, livret de l'abbé Francesco Silvani, musique de Buini, représenté au théâtre de San-Mosè, à Venise, en 1725.
ODIO PLACATO , opéra italien, livret de l'abbé Francesco Silvani, musique de Galuppi, représenté sur le théâtre de San-Angiolo, à Venise, en 1730.
ODIO REDIVIVO (i/), opéra italien, livret de Zamboni, musique de Nelvi, représenté à Bologne en 1723.
ODIO VINTO DALLA COSTANZA (ta
Haine vaincue par la constance), opéra italien, livret de Marchi, musique de Vivaldi, représenté sur le théâtre de San-Angiolo, à Venise, en 1731.
ODOACRE, opéra italien en trois actes, livret de Novello de Bonis, musique de Varischino, représenté au théâtre San-Angiolo de Venise, en 1680. Cet opéra eut du succès, car il fut repris à Bologne, à Vérone et à Trévise.
ODOACRE, opéra italien en trois actes, livret de Novello de Bonis, musique de Scarlatti et de Legrenzi, repr. à Naples en 1694.
ODOARDO, opéra italien, livret d'Apostolo Zeno, musique de Ziani, représenté sur le théâtre San-Angiolo de Venise, en 1698.
ODOARDO , opéra séria, livret d'Apostolo Zeno, musique do Jomelli , représenté au théâtre des Florentins, à Naples, en 1738.
ODOARDO E CARLOTTA, opéra italien, musique de Farinelli, représenté en Italie vers 1793.
ODOARDO E GILDIPPA, opéra italien, musique de O. Nicolaï, repr. à Turin en 1841.
ODOARDO STUART, opéra italien , musique de Coccia, représenté à Milan en 1832.
ŒDIPE , tragédie anglaise , musique de Purcell, représenté en Angleterre en 1692.
ŒDIPE, opéra, musique de Gebel (George), représenté à Rudolstadt en 1751.
ŒDIPE, tragédie de Sophocle, traduite par G. Wendt et mise en musique par Edouard Lassen, chef d'orchestre de la ville de Weimar , représentée le 7 février 1874.
ŒDIPE À COLONE, tragédie-opéra en trois actes, paroles de Guillard , musique de Sacchini, représenté à l'Opéra le 1er février 1787, six mois après la mort du compositeur. Ce fut un magnifique succès posthume. L'histoire terrible d'Œdipe, comme celle d'Iphigénie, a souvent inspiré la muse des auteurs tragiques. Le plus ancien, Sophocle, semblait avoir épuisé le sujet dans ses deux chefs-d'œuvre : Œdipe roi et Œdipe à Colone. Le poète latin Sénèque a suivi le plan de Sophocle , et n'a montré d'invention que dans les épisodes, surtout celui de la peste qui remplit le premier acte. Prévost futle premier auteur d'une tragédie à' Œdipe en français ; elle fut jouée en 1605. Sainte-Marthe en donna une nouvelle en 1614. Pierre Corneille introduisit dans son Œdipe, représenté en 1659, deux éléments que ses devanciers avaient négligés, l'un volontairement, l'autre par impuissance ; je veux parler de l'amour et du raisonnement philosophique. Il est possible que cette dernière innovation ait nui au succès de la tragédie; mais, sous la plume de Corneille, les théories de la fatalité et du libre arbitre sont tracées d'une manière sublime dans le dialogue de Jocaste et de Thésée. L'Œdipe de Voltaios, joué en 1718, renferme aussi des morceaux remarquables , surtout lorsqu'on soDge que l'autour le composa à l'âge de dixhuit ans. Nous ne mentionnons que pour mémoire la tragédie de Lamotte, jouée en 1726, et celle d'Œdipe chez Admète de Ducis (1778), dont le plan s'éloigne le plus do celui du vieux tragique grec. Guillard achoisi les situations les plus propres à la musique, et son poème n'est pas sans mérite. La partition d'Œdipe à Colone est le chef-d'œuvre de Sacchini. Il s'y élève parfois à la sublimité du sujet an-
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tique. L'auteur de compositions, tour â tour si suaves et si dramatiques, avait éprouvé de grandes difficultés pour faire représenter cet ouvrage. Les succès qu'il avait obtenus en Italie et en Angleterre n'avaient pas suffi pour le faire accueillir à Paris comme il le méritait. Il ne put triompher des cabales qui s'élevaient contre lui , malgré la protection de la reine. Il mourut le 7 octobre 1786, à l'âge de cinquante- deux ans, laissant un chef-d'œuvre de plus au monde artistique. L'ouverture n'est pas assurément à la hauteur de l'expression générale du drame. Il faut se montrer à cet égard indulgent en raison des habitudes des maîtres italiens de cette époque. L'exemple de Gluck néanmoins était bon à suivre, et l'ouverture à'Iphigénie aurait dû exciter l'émulation de Sacchini; mais le maître ne tarde pas à s'élever au ton de son sujet. L'air de Polynice : le Fils des dieux, le successeur d'Alcide, a de la grandeur, et il est suivi du chœur des soldats , dont la facture énergique et simple a été imitée depuis par Méhul. Le chœur de femmes : Allez régner, jeune princesse, a des formes si pures, un rythme si harmonieux, qu'on croirait assister à une procession des Panathénées. L'air de l'Athénienne, celui d'Eryphile ont beaucoup de charme; la marche des prêtres est sublime et peut-être supérieure à ce qu'a écrit Gluck dans ce caractère. Tout le monde connaît la grande scène : Ah.! n'avançons pas davantage. Le contraste du vieil Œdipe, appuyé sur sa jeune fille Antigone, est admirablement interprété. Le mouvement de l'allégro : Filles du Styx, terribles Euménides , est d'un effet saisissant. Enfin, pour abréger, la scène de la reconnaissance du malheureux fils et du plus malheureux père est d'un pathétique puissant et d'une beauté achevée. L'air : Elle m'a prodigué sa tendresse et ses soins, est un des plus beaux airs français. Et cependant, lorsque, en 1843, l'Académie de musique a repris cet ouvrage, elle n'a pu en donner que six représentations, auxquelles j'ai fidèlement assisté. Ces beautés sévères, ces formes si pures d'harmonie, ces accents si vrais et si pathétiques n'ont pu triompher de la froideur et des distractions du public. Il aurait fallu un auditoire mieux préparé pour apprécier une telle œuvre, dont on peut certainement dire :
C'est avoir profité que de savoir s'; plaire.
ŒDIPE A colone, tragédie grecque de Sophocle, traduite en vers allemands par Frenz Fritze , avec les chœurs composés par Mendelssohn-Bartboldy, représentée au pa-
lais de Postdam, à Berlin, ie 1er novembre 1845. La partition contient neuf morceaux, dont les plus remarquables sont le chant funéraire et l'invocation des dieux dans le chant du combat. Le rôle d'Antigone a été joué avec talent par Mlle stich. La musique vocale de Mendelssohn manque d'inspiration.
ŒDIPE À THÈBES , tragédie lyrique en trois actes, paroles du comte Duprat de Latouloubre, musique de Méreaux, représentée à l'Opéra le 30 décembre 179 1. Quoique cet ouvrage n'ait pas eu de succès , on a remarqué la musique de l'auteur d'Alexandre aux Indes.
* ŒIL DE FEU (l'), opérette en un acte, paroles de MM. Alfred Pouillon et René Gry, musique de M. Campisiano, représentée aux Folies-Bergère en octobre 1872.
* ŒIL DE MONSIEUR L'EXPERT (l'), Opérette en un acte, musique d"Émile Ettling, représentée au concert de l'Eldorado en 1874.
ŒIL DU DIABLE (l'), opéra-comique, musique de F. Glaeser, représenté au théâtre Kœnigstadt, à Berlin, vers 1835.
ŒNONE, scène lyrique, paroles de Roy, musique de Destouches, chantée à la cour le 20 avril 1719.
ŒNONE , opéra en deux actes , paroles de Lebailly, musique de Kalkbrenner père, représenté après la mort de cet artiste le 26 mai 1812. Il n'eut aucun succès.
ŒTIOPY (thk), opéra anglais, musique de Bishop, représenté à Covent-Garden, à Lon-
* ŒUF ROUGE (l'), opérette en trois actes, paroles de MM. W. Busnach et Vanloo, musique de M. Edmond Audran, représentée aux Folies-Dramatiques le 14 mars 1890. Interprètes : MM. Gobin, Larbaudière, Nuguet, Guyon fils, Duhamel, Mmes Jeanne Thibault, Leriche.
OFFENDERE PER AMARE Owero LA TELESILLA, opéra semi séria, livret de Donato Cupeda, musique de Fux (Jean-Joseph), représenté le jour de naissance de la reine des Romains Amélie-Wilhelmine, à Vienne, par ordre de Joseph 1er, en 1702.
OFFICIER COSAQUE (l') , opéra-comique en un acte, paroles de Cuvelier et Barouillet, musique de Gianella et Dumonchau, représenté au théâtre de la Porte-Saint-Martin le 8 avril 1803