ARCH
sique de L. Gordigiani, représenté au théâtre de la Pergola, à Florence, en juin 1841.
ARAMELLA OU LES DEUX VICE-REINES, opéra allemand, musique de Huttenbrenner, écrit en Syrie vers 1825.
ARATO IN sparta, opéra italien, musique deRuggeri, repr. à Venise, en 1709.
ARBACE, opéra italien, musique de Bianchi, représenté à Venise en 1783.
ARBACE, FONDATORE DELL' IMPERO DE PARTI, opéra, musique de Draghi (Antoine), représenté à Vienne en 1698.
ARBORE DI DIANA, opéra italien, livret de da Ponte, musique de Martin y Solar, représenté à Vienne vers 1785.
ARBRE CREUX (l'), opéra, musique de Jérôme Payer, repr. à Vienne vers 1808.
ARBRE DE robinson (i/), opérette en un acte, paroles de M. Michel Carré, musique de M. Erlanger, représentée aux Bouffes-Parisiens le 19 octobre 1857.
arbre DE NOËL (l'), féerie en trente tableaux, de MM. Mortier, Vanloo et Leterrier, musique de MM. Charles Lecocq et Jacobi, représentée à la Porte-Saint-Martin le 4 octobre 1880. Les yeux sont tellement occupés dans ces sortes d'ouvrages, que les oreilles se reposent. On doit cependant rappeler les couplets chantés par Mlle Zulma Bouffar et les airs de ballet.
ARBRE ENCHANTÉ (l') opéra-comique en un acte, sur un livret imité d'un vaudeville de Vadé, le Poirier, musique de Gluck, représenté pour la première fois à Vienne en 1759 et à Versailles le 20 février 1775. La pièce du i°ome>- fut représentée àl'Opéra-Comique le 7 août 1752 et reprise à la Comédie- Italienne le 20 juin 1772, avec une musique nouvelle de Saint-Amand. M. Martinet a fait représenter le petit opéra de Gluck à son théâtre des Fantaisies-Parisiennes au mois d'avril 1867. Dans la période de sa vie qui précéda son voyage à Paris, Gluck écrivit un certain nombre de petits ouvrages dont les intrigues et la naïveté ne convenaient pas à son génie. Les Pèlerins de la Mecque, le Chasseur en défaut, Y Arbre enchanté sont de ce nombre. Dans ce dernier opéra, il s'agit d'un vieillard épouseur que bernent de concert deux villageois et Claudine qui doit être sa femme. Ce compère Thomas est si crédule qu'on le fait grimper sur un arbre d'où il assiste à un dialogue amoureux entre sa fiancée et le paysan Biaise, s'imaginant
voir un tableau magique ; il redescend ; les amoureux ont repris leurs places ; il remonte dans l'arbre ; ceux-ci se rapprochent et le manège recommence. De guerre lasse, et lorsqu'il reconnaît qu'il a été dupe, il renonce à Claudine. La musique est loin de répondre au canevas léger de la pièce. Elle manque de vivacité, de souplesse et de grâce. Les notes tenues par les instruments à vent, les appoggiatures perpétuelles du chant donnent de la lourdeur et de la monotonie à l'ensemble de la partition. Les couplets de Biaise et l'ariette de Claudine sont les morceaux saillants de ce jetit acte. La scène dans laquelle Lucette, au pied de l'arbre , interpelle Thomas et lui chante : Riez donc! riez donc! est assez jolie. Mais qu'il y a loin de ce rire forcé avec la verve naturelle des compositeurs italiens. C'est une excellente idée d'établir, à Paris, un théâtre lyrique rétrospectif. L' Arbre enchanté de Gluck ne vaut pas le Sorcier de Philidor joué au même théâtre ; mais c'est un service rendu à la musique dramatique que de l'avoir fait connaître. En montant plusieurs pièces de cette époque, on est certain d'arriver promptement à quelque grand succès, surtout en faisant faire de bonnes traductions des opéras italiens. L' Arbre enchanté a été joué par Gourdon, Engel, Barnolt, M"ies Arnaud et Geraizer.
ARBRE ENCHANTÉ (l'), opéra allemand, musique de Stefani, représenté à Varsovie en 1797.
ARCADIA in BRENTA (i/), opéra italien en trois actes, paroles de Goldoni, musique de Ciampi (Legrenzio-Vincenzo), représenté en Italie vers 1739.
ARCADIA IN BRENTA, opéra italien, musique de Galuppi, représenté en Italie en
ARCHE marion (l'), opérette, paroles de M. Albéric Second , musique de M. Adolphe Nibelle, représentée aux Bouffes-Parisiens le 30 septembre 1868. C'est une comédie amusante. Deux individus sont sur le point de se jeter à l'eau; une jeune fille passe, et les voilà qui ne veulent plus mourir. C'est à qui décidera l'autre à monter dans la barque à Caron; car la jeune fille, qui a bon cœur, promet d'épouser le survivant. Enfin on boit ; l'un des deux se grise et s'endort; l'autre reste seul maître du terrain. 11 y a dans cette pièce un rôle comique d'écrivain public. La partition renferme des mélodies agréables; sous ce rapport, le compositeur n'en est pas à son coup d'essai.