PAPILLOTES DE MONSIEUR BENOIST
(les), opéra-comique en un acte , paroles de MM. Jules Barbier et Michel Carré, musique de M. Henri Reber, représenté à l'Opéra- Comique le 28 décembre 1853. C'est une œuvre de goût , pleine de science et de sentiment. En voici le sujet : Deux jeunes gens, qui se croient frère et sœur et dans une position de fortune très modeste, ont pour voisin un brave et digne homme , M. Benoist, qui joue du violon. Il est très bien accueilli par les jeunes ouvriers, et même si bien, qu'il se croit un instant aimé de Suzanne, qui lui a dit en plaisantant qu'elle ne voulait pas d'autre mari que lui. Cependant Benoist se souvient de son premier, de son unique amour. Il avait adressé une déclaration en vers à une charmante fille qui habitait une chambre vis-à-vis de la sienne. Le madrigal avait été accepté. Le lendemain la belle se met à la fenêtre ; une de ses papillotes est enlevée par le vent. Notre poète amoureux s'en empare ; mais quelle est sa stupéfaction lorsqu'il reconnaît un fragment de sa déclaration ! Aussi, depuis ce temps, il doute fort de lui-même et des sentiments qu'il peut inspirer. Il a raison, car l'ouverture d'une boîte, renfermant un testament, fait connaître que Suzanne n'est pas la sœur d'André. Tous deux pleuraient à la pensée de se quitter. C'est de grand cœur qu'ils s'épousent, et le brave Benoist retourne à sa mansarde avec son violon. Ce dernier personnage a été créé par Sainte-Foy avec un talent achevé de comédien. Tous les morceaux qui composent la partition de M. Reber ont du caractère , expriment avec vérité la situation, le senti-
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