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ment intime des personnages. La mélodie est toujours distinguée, et l'harmonie d'un intérêt soutenu. La facture a les apparences de la simplicité, ce qui a fait accuser la manière du compositeur d'affectation et de parti pris. C'est à notre avis une erreur. Il y a dans les accompagnements une dépense considérable de connaissances symphoniques et d'arrangements ingénieux. Grétry et Haydn semblent revivre dans le style dramatique de M. Reber. Ce n'est pas un faible mérite que d'évoquer de telles ombres. Nous signalerons, parmi les morceaux saillants, la romance de M. Benoist, les couplets d'André : Suzanne n'est plus un enfant ; le dialogue entre la voix de Suzanne et le violon de M. Benoist ; le duo du partage du mobilier maternel et un dernier duo d'amour. Le compositeur a traité l'orchestration avec une grande sobriété, sans y employer les cuivres. Les rôles ont été créés par Sainte- Foy, Couderc et Mme Miolan-Carvaïho.

papirîus, opéra allemand, musique de Stefani, représenté à Varsovie en 1808.

PAPPA MOSCA, opéra italien, musique de Felice Alessandri, repr.-à Vienne en 1788.

PÂQUERETTE, opéra-comique en un acte, paroles de MM. Grange et Larounat , musique de M. Duprato, représenté à l'Opéra- Comique le 2 juin 1856. Il s'agit, dans la pièce, d'une jeune fille bretonne que son tuteur, le vieux soldat Christophe , veut faire épouser à Banalec, qui est fils d'un fermier, et d'une niaiserie complète. La jeune Pâquerette est, de son côté, d'une naïveté telle, que le vieux troupier croit devoir inviter Gaston de Beaupré, ancien officier de son régiment, à servir d'intermédiaire entre les fiancés. Cet officier vient en Bretagne pour épouser une riche châtelaine ; mais , en s'acquittant consciencieusement de son emploi, il est luimême épris de la grâce et de l'innocence de Pâquerette, la préfère à la riche héritière, et la demande en mariage aux yeux de Banalec stupéfait. La musique a paru montée d'un ton au-dessus du livret, tant sous le rapport de la solennité de certaines phrases nullement en rapport avec le sujet que sous celui de l'instrumentation , trop chargée de cuivres. On a remarqué la chanson de Banalec : Aht j' sis-t-y content ! et le finale. Distribution : Gaston, Jourdan ; Banalec, Sainte- Foy ; Bernard, Nathan ; Pâquerette, MU° lienrion.

* PÂQUES DE LA REINE (les), grand opéra

en quatre actes, paroles de M. Mary Lafon, musique de M. Paul Mériel, repr. à Toulouse, sur le théâtre du Capitole, le 20 mars 1886.

PÂQUES FLEURIES, opéra - comique en trois actes et quatre tableaux, livret de MM. Clairville et Delacour, musique de M. P. Lacome, représenté aux Folies-Dramatiques le 21 octobre 1879. Ramon de Navarrins s'oppose au mariage de sa fille avec le capitaine Roger de Marsan et veut la marier au général espagnol don Diego. Une paysanne basque, la Maïta, et Riquec, son amoureux, favorisent les rendez-vous des jeunes gens. On est en temps de guerre. Selon l'usage, la fête de Pâques fleuries est un jour de trêve. Le général en profite pour se marier avec Irène de Marsan. Mais au moment de la cérémonie, la Maïta fait rompre la trêve ; le général s'empresse de retourner à son poste et l'union des deux amants s'ensuit.

Sur ce livret d'une naïveté excessive, M. Lacome s'est donné la peine d'écrire une partition sérieusement travaillée et de faire valoir chaque scène avec esprit et délicatesse. Je signalerai surtout le duo de Maïta et Riquet suivi d'un joli quatuor, le rondeau de Pâques fleuries et des airs de danse assez caractérisés. Cet ouvrage est çà et là entaché de couplets d'un goût douteux. Chanté par Lepers, Simon-Max, Luco, Maugé, Gabel, Vavasseur, Mme Simon-Girard, M^e Monthy.

PAQUITA, opéra allemand, musique de Dessauer, représenté à Vienne en 1851. Le rôle de Paquita a été interprété avec succès par la prima donna M'ie Zerr. Joseph Dessauer, fils d'un banquier de Prague, s'est distingué en Allemagne par une organisation musicale exceptionnelle et une mémoire prodigieuse.

* PAQUITA, opéra sérieux, paroles do M. Scalabrini, musique de M. Enrico Bossi, représenté au Conservatoire de Milan le 3 décembre 1881. Cet ouvrage était dû à un jeune élève de composition du Conservatoire, et chanté par des élèves de cet établissement.

* PAQUITA OSSia IL PEUDATARIO RAG- GIRATO, opéra-comique, paroles de Leono Bardare et Cafarecci, musique d'Achille Valenza, représenté à Naples, sur lo théâtre Nuovo, en décembre 1852.

* PAR-DEVANT MAITRE PLANTIN, Opéra-

comique en un acte, paroles de M. Annelot, musique de M. Geng, représenté à Cherbourg, le 17 février 1876.

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