‹ Dictionnaire des opérasChapitre 614 sur 928 · PETE · texte numérisé non relu

PETE

avait fait don à l'Opéra , ne produisit qu'un effet médiocre , faute d'être éclairé convenablement. Le réalisme matériel ne convient pas mieux au théâtre que le réalisme moral. Nous signalerons l'air de Méduse : J'ai perdu la beauté qui me rendait si vaine, dont la facture et l'expression sont des plus remarquables.

PERSÉE ET ANDROMÈDE , opéra allemand, musique de Baumgœrtner, représenté en Allemagne en 1780.

PERSÉE ET ANDROMÈDE, opéra-ballet, musique de Druzeehy, composé en Hongrie vers 1787.

PERSEO, opéra italien, musique du P.

Mattioli, représenté à Venise en 1665.

PERSEO, opéra italien, musique de Sacchini, représenté à Londres .en 1774.

PERSIAN HUNTERS (les Chasseurs per sans), opéra anglais, musique de C.-E. Horn, représenté à Londres vers 1810.

PERSUASIONE CORRETTA (LA.) , opéra italien , musique de P.-C. Guglielmi, représenté à Naples vers 1814.

PERTARIDO , RE DE' LONGOBARDI, musique de Boniventi, représenté à "Venise en

PERTHARITE , opéra en trois actes , musique de Hoszisky, représenté au théâtre de Rheinsberg vers 1783.

PERTINACE, opéra italien, musique de Biego, représenté à Venise en 1689.

PERUGINA , opéra-comique en un acte , paroles de Mélesville , musique d'Hippolyte Monpou, représenté au théâtre de la Renaissance au mois de décembre 1838. Cette pièce avait déjà été jouée au Gymnase, le 26 mai 1821 , sous le titre de la Meunière, paroles de Scribe et Mélesville. Trois artistes, depuis célèbres, ont attaché leur nom à ce modeste vaudeville. Il a servi aux débuts de la cantatrice Mme Méric Lalande, qui a été l'interprète des principaux chefs-d'œuvre sur les scènes de l'Europe. La musique du vaudeville de laMeunière a été composée par Garcia, le ténor renommé, père de la Malibran et de Mme Pauline Viardot; enfin le rôle de Pierre fut joué par Pitrot, qui fut un des niais les plus amusants du Vaudeville. La part ition de Perugina n'a pas d'importance au point de vue musical. On y a distingué à peine une ou deux romances.

péruviens (lus), opéra en trois actes,

musique de Hoszisky , représenté au théâtre de Rheinsberg vers 1782.

PÉRUVIENS (les), opéra, musique de Arquier, représenté à Tours en 1798.

•PERVENCHE, opérette en trois actes, paroles de MM. Chivot et Duru ; musique de : M. Edmond Audran , représentée aux Bouffes -Parisiens le 31 mars 1885. Interprètes : MM. Maugé, Piccaluga, Messmaker, Mmes Thuillier-Leloir,' Piccaluga et Becker.

PERVONTE ou LES souhaits , opéra allemand, musique de Lindpaintner, représenté à Stuttgard vers 1830.

PESCATOR FORTUNATO (il) , PRINCIPE

D'ISCHIA, opéra italien, paroles et musique de Antonio Novi, représenté sur le théâtre Formagliari, à Bologne, en 1716.

PESCATORE DISINGANNATO (il) [le Pêcheur désabusé], épithalame musical italien à cinq voix, musique de Pollaroli, exécuté à Venise en 1721, en l'honneur des noces de Louis de Colloredo et d'Eléonore, marquise de Gonzague.

PESCATRICE (la), opéra italien, musique de Piccinni, représenté à Naples en 1765.

PESCATRICE (la), opéra italien, musique de Gassmann, représenté à Vienne en 1771.

PESCATRICE (la), opéra italien, musique de F.-J. Haydn, représenté à Vienne en 1780.

PESCATRICE FEDELE (la), opéra italien, musique d'Anfossi, représenté àRome en 1776.

PESCATRICI (le), opéra italien , musique de Bertoni, représenté à Venise en 1752.

PESCATRICI (le) , opéra italien , musique de Paisiello, représenté à Venise vers 1766.

PETER SCHMOLL UND SEINE NACH- BARN (Pierre Schmoll et ses voisins) , opéracomique allemand, musique de Weber, représenté à Salzbourg en 1801. Ce fut un des premiers ouvrages du célèbre compositeur. Il fut joué dans la même année à Augsbourg. Malgré le suffrage de Michel Haydn, qui avait découvert dans cet essai la trace du génie, Peter Schmoll ne réussit pas. La partition restée dans les archives de la famille de Weber n'a pas été gravée ; mais l'ouverture a été publiée et exécutée souvent.

PETER UND HANNCHEN (Pierre et Jeannette), opéra allemand, musique d'André, représenté à Berlin vers 1770.

PETER von szapart, opér* hongrois

PETI

PETI

en trois actes, musique de Schindelmeisser, représenté au théâtre de Pesth le 8 août 1839.

* PETERKIN, opéra-comique anglais, musique de M. Camerana, compositeur italien' représenté au Royal-Théâtre, à Londres, le 4 septembre 1893.

PETERMANNCHEN (Pierre lepetit homme), opéra-comique en deux actes, musique de Lappe , représenté à Schwerin en février

* PETIT ABBÉ (le), saynète musicale à un personnage, paroles de MM. Henri Bocage et Armand Liorat, musique de M. Charles Grisart, représentée au Vaudeville le 9 octobre 1879, avec Mm" Céline Chaumont comme interprète.

* petit blaise, opéra-comique en un acte, paroles de M. Victor Pittié, musique de M. Paul Rougnon, représenté au théâtre d'Application en mai 1889.

* petit bois (le), opérette en un acte, paroles de M. Armand Liorat, musique de M.. Charles" Grisart, représentée aux Bouffes- Parisiens le 7 mars 1893.

* PETIT BONHOMME VIT ENCORE, Opérette en deux actes, musique de M. Louis Deffès, représentée aux Bouffes-Parisiens le 19 décembre 1868.

PETIT CHAPERON ROUGE (le) , opêracomique en trois actes, paroles de Théaulon, musique de Boieldieu , représenté au théâtre Feydeau le 30 juin 1818. Le compositeur venait de succéder à son maître Méhul, comme membre de l'Institut, lorsqu'il fit représenter le Petit Chaperon rouge. On dit alors de cet opéra , que c'était son discours de réception. On connaît le joli conte de Perrault. Théaulon transforma les personnages. Le Petit Chaperon devint Rose d'amour , le loup prit les traits du baron Rodolphe, et le comte Roger fut l'heureux amant qui empêcha la pauvrette d'être croquée par le loup. Cet ouvrage , qui offre des mélodies fraîches et pleines de naturel , a eu longtemps les honneurs du répertoire. Les rôles ont été créés par Martin, Ponchard, Lesage, Mme» Gavaudan, Boulanger et Desbrosses. L'orchestration, plus riche et plus colorée que dans les ouvrages précédents du maître, faisait pressentir l'auteur de la Dame blanche. La partition abonde en morceaux charmants; nous rappellerons les couplets : Robert disait à Claire; la ronde: Depuis longtemps , gentille Annette; la romance : Le noble éclat du dia-

dème; les couplets : Il m'a demandé le bouquet; l'air de Martin : Anneau charmant, si redoutable aux belles; enfin les deux duos du deuxième acte et celui du troisième. Cet ouvrage a été repris à l'Opéra-Comique en 1860, avec Montaubry, Crosti, Barielle , Lemaire, Mmes Faure-Lefebvre, Casimir et Mlle Zoé Bélia.

« PETIT CHAPERON ROUGE (le), opérette

en trois actes, paroles de MM. Ernest Blum et Raoul Toché, musique de M. Gaston Serpette, représentée au théâtre des Nouveautés le io octobre 1885. Interprètes: MM. Berthelier, Brasseur père et fils, Allart, Mlles Marguerite Ugalde et Juliette Darcourt.

* PETIT CHAT (le) opérette, musique do M. Hugo Félix (pseudonyme d'un riche dilettante), représentée à Lemberg, sur le théâtre national polonais, le 23 janvier 1890.

PETIT COUSIN (le), opérette en un acte, paroles de MM. Rochefort et Deulin, musique de M. le comte Gabrielli , représenté au théâtre des Bouffes-Parisiens le 17 avril 1S60.

PETIT DUC (le), opéra-comique en trois actes, livret de MM. (Henri Meilhac et Ludovic Halévy, musique de M. Charles Lecocq, représenté au théâtre de la Renaissance le 25 janvier 1878. Cet ouvrage est, au point de vue musical, le meilleur dû à la musa pedestris de l'auteur de la Fille de jl/me Angot. La pièce est amusante. Le duc Raoul de Parthenay a dix-huit ans. Il a épousé le matin même une charmante jeune fille qu'il aime. Mais, sur l'ordre du roi, les jeunes gens doivent se séparer le jour même et attendre quelque temps encore la consommation du mariage. La duchesse est envoyée à Lunéville au couvent des jeunes filles nobles et le petit duc devra achever son éducation sous la direction de son précepteur, le sieur Frimousse, et de son gouverneur militaire, le capitaine Montlandry. Les deux jeunes époux protestent contre cette séparation, car ils s'aiment tendrement. Parthenay, qui est né colonel, laisse là livres et précepteur, monte à cheval, se met à la tête de son régiment et va à Lunéville.

Le second acte se passe dans le couvent des demoiselles nobles. Le bouillant petit duc veut en faire sortir de force sa femme, menace de donner l'assaut au pensionnat. Mais on entend gronder le canon , et M«e Diane de Château-Lansac, la directrice, persuade à Parthenay qu'il a autre chose à faire que de mettre à sac un couvent. Le petit duc court

PETI

PETI

à l'ennemi, se couvre de gloire et obtient du roi, en récompense de sa bravoure, de devenir le mari de sa femme. On voit combien l'intrigue est faible; mais dans l'état actuel de l'art théâtral lyrique, cela importe peu, car ce cadre est rempli de petites scènes épisodiques et de couplets écrits pour les in- • terprètes jouissant de la faveur du public. Petite querelle entre les pages et les demoiselles d'honneur, chœur d'officiers, le bouteselle la leçon de chant, rondeau de la paysanne, idylle, chœur de dragons, chansons du petit bossu, du mot d'ordre, de l'épée sont autant de hors-d'œuvre très faiblement reliés à l'action. Selon les circonstances et le jeu des acteurs, ces pièces peuvent avoir un succès de vogue et d'argent, mais elles manquent de l'élément vital qui assure une destinée durable. Il y a beaucoup de choses à louer dans la partition : l'entrée et les couplets des pages, une gavotte, le duo du duc et de la duchesse : C'est pourtant bien doux, je vous aime ! les couplets de la Petite femme, la Leçon de chant, dans laquelle on regrette de trouver des effets burlesques que M. Lecocq aurait dû laisser à M. Offenbach : Mais la soup... mais la soupçonner, quelle peine.' l'ensemble et les couplets de Montlandry, le Bondeau de la paysanne, la marche de la ronde Pas de femmes et les couplets de l'épée. Cet ouvrage a été chanté par Mmes j. Granier, Desclauzas, Mily-Meyer, Léa d'Asco, Piccolo, Panseron ; MM. Vautbier, Berthelier , Urbain, etc,

petit FAUST (le), opéra-bouffe en trois actes et quinze tableaux, paroles de MM. Hector Crémieux et Jaime fils, musique de M. Hervé ; représenté au théâtre des Folies- Dramatiques le 23 avril 1869. Si on devait juger du mérite d'une œuvre par le succès et par le nombre de représentations successives, celle-ci l'emporterait de beaucoup sur les meilleurs opéras d'Herold, deBoieldieu et d'Auber, voire même de Rossini ; aucun ouvrage de ces maîtres n'a joui à son apparition d'une vogue comparable à celle du Petit Faust. Il y a là un problème psychologique à résoudre. Pour ma part, je ne proposerai pas d'autre solution que colle-ci: 11 faut retourner la proposition et dire : on peut juger ' de l'état mental d'une société par le succès qu'une œuvre telle que le Petit Faust y obtient et par le plaisir qu'on y prend. Il est impossible de donner une analyse supportable des scènes décousues composant cette Dièce, dont le musicien a fait çà et là une parodie de l'opéra do M. Gounod, mais qui,

sous la plume des librettistes, n'est qu'une olla podrida de lazzi plus indécents les uns que les autres, et dans lesquels l'esprit ne dissimule pas la grossièreté. Faust est un vieux maître d'école qui tient une classe de garçons et de filles. Marguerite lui est amenée par son frère Valentin, qui part pour la . guerre; cette drôlesse met l'école sens dessus dessous , et se sauve pour devenir es qu'onsait. Faust, rajeuni par Méphisto, court après sa belle, la trouve dans un bal public, l'enlève dans un fiacre après avoir tué son frère. Le spectre de Valentin apparaît aux yeux des coupables et les entraîne dans un enfer fort tristement parodié. Pour qu'on ne m'accuse pasde sévérité outrée, voiciletexte du finale du troisième acte que les auteurs n'ont pas craint d'intituler: Hymne à Satan !....

Page 1